Chine en Question

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Transformations silencieuses IV


 

Pendant que François Hollande poursuit sa croisade et permet au FN d’engranger les gains

Les 1er et 2 décembre, tous les médias chinois ont célébré la nouvelle, annoncée le 30 novembre par une conférence de presse de Christine Lagarde, d’inclure le Renminbi dans le panier des monnaies de réserve du FMI servant de références pour le calcul des droits de tirage spéciaux (DTS).

La satisfaction des autorités chinoises est encore augmentée par le fait que le poids relatif du Yuan dans le panier des monnaies de réserve sera de 10,92%, avant le Yen japonais (8,3%) et la Livre Sterling (8,1%), ce qui fait de la devise chinoise la 3e monnaie de référence globale, après l’Euro (30,9%) et le Dollar (41,7%).

Alors que la Banque Centrale a atteint l’objectif de faire figurer le Yuan au cœur de la direction des finances mondiales, la question est de savoir si Pékin a l’intention de pousser son avantage pour tenter de hisser sa monnaie au niveau d’une réserve globale à parité avec le Dollar.

A terme, la décision du FMI encouragera les banques centrales à détenir plus de réserves en monnaie chinoise et contribuera à augmenter l’utilisation du Yuan dans les transactions commerciales. Elle pourrait aussi pousser les autorités chinoises à ouvrir plus avant le marché des capitaux en Chine et à réaliser l’objectif que le Parti s’est lui-même fixé, de parvenir en 2020, à un marché du Yuan complètement libre dont le taux serait fixé sans entraves par le marché.

Le Renminbi accède au cercle fermé des monnaies de référence du FMI, Question Chine

Lire aussi :
• USA, FMI et Chine créent une « union monétaire » contre l’Allemagne, Sputnik.
• Edwin Le Heron : « Place importante pour le yuan baissera le rôle du dollar », Sputnik.
• Jacques Sapir : « face aux pressions US, la France devrait opter pour le yuan », Sputnik.
Dossier documentaire Chine – Économie, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

Transformations silencieuses III


 

Ces dix dernières années, les rapports économiques et commerciaux franco-chinois ont un fort impact sur l’économie française […].

L’Empire du Milieu ne cesse, en effet, de racheter des entreprises françaises, allant des aéroports (comme celui de Toulouse-Blagnac, décidée en décembre 2014 et réalisée en avril 2015) jusqu’aux clubs de football (en juillet dernier, Sochaux-Montbéliard est devenu le premier club européen à passer totalement sous contrôle chinois).

Même PSA Peugeot Citroën n’est plus une entreprise familiale: avec l’arrivée de l’Etat français et du groupe chinois Dongfeng au capital, la famille fondatrice a perdu le contrôle qu’elle exerçait depuis plus de 200 ans.

Parmi les contrats chinois les plus connus on trouve le rachat, en 2003, par le chinois TCL, fabricant de matériel électronique, de la branche téléviseurs de Thomson, ce qui l’a porté au rang de premier fabricant de téléviseurs au monde.

Fait fâcheux: aujourd’hui, un château sur deux (ou presque), en Bourgogne notamment, est vendu aux Chinois. Une centaine de châteaux de Bordeaux sont sous contrôle chinois. Ce qui n’est pas étonnant, étant donné que l’Empire céleste est la première destination des vins de Bordeaux en volume et que les investissements chinois y progressent ces dernières années d’une manière exponentielle. Ainsi, l’homme d’affaires chinois Jinshan Zhang a acheté en 2012 le château du Grand Mouëys à Capian à l’est de Cadillac, dans l’Entre-deux-Mers. Et ce, avec l’ambition d’en faire un grand vin mais aussi un hôtel de luxe avec salles de séminaire pour le tourisme d’affaire chinois, plus un restaurant avec cuisine française et chinoise…

Quand les Chinois rachètent la France : aubaine ou menace ?, Sputnik

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Estados Unidos: ¿Podrá con China y Rusia?


 

Destacadas figuras públicas alemanas, incluyendo a los ex primeros ministros Helmut Schmidt y Gerhard Schroder, han insistido en que las acciones occidentales para atraer a Ucrania a su bando implicaban una penetración en la esfera de interés legítima de Moscú y por tanto un acto de acorralamiento a este último. Una reacción era inevitable, aunque la fuerza de ésta indudablemente sorprendió a todos. Washington comparte con sus socios europeos la responsabilidad de haber puesto en movimiento una dinámica que ha conducido a una nueva guerra fría con Rusia. No obstante, a diferencia de aquellos, esto lo afecta en una escala global. Las posibilidades de concentrar esfuerzos en el Asia-Pacífico y de colocar allí al 60% de sus fuerzas militares para 2020, tal como había ofrecido, se hacen ahora cuesta arriba. Ello no fue obstáculo, sin embargo, para que Obama otorgase garantías directas e inequívocas de apoyo militar a sus aliados del Este de Asia en su reciente viaje a esta región. De más está decir que la tensión en esa parte del mundo aumenta a pasos agigantados, sentando las bases para que también allí Estados Unidos pueda verse confrontado a otra guerra fría, en este caso con China.

Mantener un estado de alta tensión con Rusia o con China individualmente no resultaría un problema mayúsculo para Washington, pero hacerlo con los dos a la vez atentaría contra la razón. De hecho, antes de los eventos de Ucrania, analistas estadounidenses venían recomendando a su gobierno una aproximación a Moscú, como vía para enfrentar con mayor fortaleza el reto representado por China. Robert Kaplan, destacado especialista en geopolítica y ex Subsecretario de Defensa estadounidense, llegó a sugerir en un libro reciente una alianza Washington-Moscú que llevase a China a volcar su atención sobre su frontera con Rusia, obligándola a relajarla en relación a sus mares del Este y del Sudeste. Lo que Estados Unidos pareciera estar logrando, en cambio, es exactamente lo contrario. Es decir, propiciando el surgimiento de una alianza Moscú-Pekín que le representaría un efecto tenaza sobre los escenarios de Europa y de Asia del Este. Ello colocaría a Washington frente a una doble amenaza. De un lado frente a los 8.500 misiles nucleares de los que dispone Moscú. Del otro frente al 1,2 millón de millones de dólares en bonos de la deuda pública estadounidense en manos de China. Aunque en ambos casos se trate de armas de destrucción recíproca asegurada, son gigantescas espadas de Damocles que penden sobre la suerte de Estados Unidos.

Estados Unidos confronta una deuda pública que supera los 17 billones (millón de millones) de dólares, lo que condujo a su Secretario de Defensa a anunciar en febrero pasado la intención de reducir en un billón de dólares los gastos de defensa en los próximos años, así como a llevar el número de sus efectivos militares a su menor nivel desde 1940. Dicho país no parece capacitado para asumir el reto dual planteado. Ello sin tomar en cuenta que una eventual guerra fría con China podría conducir a un desacoplamiento de la economía global, con este último país articulando su propio espacio de influencia a espaldas de Washington. China no sólo es el mayor exportador mundial de mercancías sino que desplazó a Estados Unidos dentro de la red global de comercio, siendo a la vez una fuente de inversiones extranjeras directas y de financiamiento de inmensa fortaleza. Ello podría conducir a una globalización paralela susceptible de debilitar fuertemente el papel detentado por Estados Unidos.

Observatorio de la política China

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Transformations silencieuses II


 

S’il y avait encore des doutes sur l’insondable bêtise des médias commerciaux occidentaux, sachez que le point culminant du sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC) à Beijing a été présenté comme celui où le président russe Vladimir Poutine a prétendument « dragué » l’épouse du président chinois Xi Jinping – et la censure chinoise qui a suivi du geste de Poutine qui a posé un châle sur ses épaules dans l’air froid où les dirigeants étaient rassemblés. Et puis quoi encore ? Poutine et Xi présentés comme un couple gay ?

Oublions ces clowns et passons aux choses sérieuses. Dès le début, le président Xi a exhorté l’APEC à « ajouter du bois sur le feu de l’économie de l’Asie-Pacifique et mondiale ». Deux jours plus tard, la Chine a obtenu tout ce qu’elle voulait.

1) Beijing a vu l’ensemble des 21 états membres de l’APEC approuver la Zone de libre-échange de l’Asie-Pacifique (FTAAP) – la version chinoise d’un accord commercial « tout inclus et que des avantages » capable de faire progresser la coopération Asie-Pacifique – voir le quotidien South China Morning Post. Le perdant a été l’accord de Partenariat Trans-Pacifique (TPP) défendu par les Etats-Unis, rédigé par les multinationales, et farouchement combattue – en particulier par le Japon et la Malaisie. [Voir ici]

2) de Beijing a avancé son projet de « connectivité tous azimuts » (selon les termes de Xi) à travers l’Asie-Pacifique – qui implique une stratégie à plusieurs volets. Une de ses caractéristiques principales est la mise en place de la banque d’investissement Asian Infrastructure Investment Bank dotée de 50 milliards de dollars et basée à Beijing. C’est la réponse de la Chine à Washington qui refusait de lui accorder une voix plus représentative au Fonds Monétaire International que l’actuelle et maigre 3,8% des voix (une part plus faible que les 4,5% détenus par la France en stagnation).

3) Beijing et Moscou se sont engagés dans un second méga-accord sur le gaz – cette fois à travers le gazoduc Altaï en Sibérie occidentale – après un premier méga-accord « Puissance de la Sibérie » conclu en mai dernier.

4) Beijing a annoncé un investissement initial de pas moins de $40 milliards pour lancer la construction de la ceinture économique Route de la Soie et de la Route de la Soie maritime 21e siècle.

De manière prévisible, une fois de plus, cette vague vertigineuse d’accords et d’investissements devait déboucher sur la plus spectaculaire et ambitieuse infrastructure plurinationale jamais entreprise : les multiples Nouvelles Routes de la Soie – ce réseau complexe de trains à grande vitesse, de pipelines, de ports, de fibres optiques et du nec plus ultra en matière de télécommunications que la Chine est déjà en train de construire à travers l’Asie centrale, reliés à la Russie, l’Iran, la Turquie et l’océan Indien, et qui bifurque vers l’Europe jusqu’à Venise, Rotterdam, Duisburg et Berlin.
Maintenant, imaginez la terreur des élites de Washington et Wall Street qui observent Beijing interconnecter le « Rêve Asie-Pacifique » de Xi bien au-delà de l’Asie de l’Est et tous azimuts, vers le commerce pan-Eurasie – dont le centre sera, comme s’il pouvait en être autrement, l’Empire du Milieu ; dans un avenir proche, une Eurasie transformée en ceinture de Soie chinoise massive, dans certaines régions choisies, une sorte de plan urbain de développement avec la Russie.

Vlad ne fait pas des trucs stupides

En ce qui concerne ‘Don Juan’ Poutine, tout ce qu’il faut savoir sur la priorité économique / stratégique de l’Asie-Pacifique pour la Russie a été distillé dans son intervention au sommet de l’APEC.

C’était en fait une mise à jour économique de son désormais célèbre discours [version française ] lors de la réunion de Club Valdaï à Sotchi en octobre, suivi par de nombreuses questions/réponses, qui a également été dûment ignoré par les médias des sociétés occidentales (ou présenté comme une nouvelle « agression ») .

Le Kremlin est arrivé à la conclusion que les élites de Washington & Wall Street n’ont absolument aucune intention de permettre un minimum de multipolarité dans les relations internationales. Il ne reste que le chaos.

Il ne fait aucun doute que la réorientation de Moscou de l’Occident vers l’Asie de l’Est est un processus directement influencé par la soi-disant doctrine de politique étrangère « ne faites pas des trucs stupides » du président Barack Obama, une formule qu’il a trouvé à bord de l’avion présidentiel Air Force One en avril dernier lors de son retour d’un voyage en – devinez – Asie.

Mais la symbiose/partenariat stratégique entre la Russie et la Chine se développe à plusieurs niveaux.

En matière d’énergie, la Russie se tourne vers l’est parce que c’est là que la demande est la plus forte. Quant au financement, Moscou a mis fin à la parité du rouble avec le dollar américain et l’euro ; sans surprise, le dollar américain a immédiatement – même si brièvement – chuté contre le rouble. La banque russe VTB a annoncé qu’elle pourrait abandonner la bourse de Londres pour celle de Shanghai – qui est sur le point d’être directement connectée à Hong Kong. Et Hong Kong, quant à elle, attire déjà les géants énergétiques russes.

Mélangez à présent tous ces événements clés avec le double accord énergétique massif en yuans-roubles, et le tableau est clair ; La Russie se protège activement contre les attaques spéculatives & politiques des Occidentaux contre sa monnaie.

La symbiose/partenariat stratégique sino-russe se développe visiblement sur l’énergie, la finance et, inévitablement, dans le domaine de la technologie militaire. Ce qui inclut le point crucial de la vente par Moscou à Beijing du système de défense aérienne S-400 et, à l’avenir, du S-500 – contre lequel les Américains sont impuissants ; et cela alors que Pékin développe des missiles qui peuvent dégommer tout ce que l’US Navy est capable d’aligner.

Quoi qu’il en soit, à l’APEC, Xi et Obama ont au moins convenu d’établir un mécanisme de notification mutuelle sur les principales opérations militaires. Ce qui pourrait – et le mot clé est « pourrait » – éviter en Asie de l’Est une réplique des incessantes pleurnicheries de l’OTAN du genre « La Russie a envahi l’Ukraine ».

Tremblez, néo-conservateurs

Quand le petit Dubya Bush est arrivé au pouvoir au début de 2001, les néo-conservateurs étaient confrontés à une dure réalité : ce n’était qu’une question de temps avant que les Etats-Unis perdent de manière irréversible leur hégémonie géopolitique et économique mondiale. Il n’y avait donc que deux alternatives ; gérer le déclin, ou miser le tout pour le tout pour consolider l’hégémonie mondiale en recourant à – quoi d’autre – la guerre.

Nous connaissons tous le vœu pieux qui a accompagné la guerre « à moindre coût » contre l’Irak – de Paul Wolfowitz et son « Nous sommes la nouvelle OPEP » à l’illusion que Washington pouvait intimider de manière décisive tous les concurrents potentiels, l’UE, la Russie et la Chine.

Et nous savons tous de quelle manière spectaculaire tout a mal tourné. Et même si cette aventure de mille milliards de dollars, comme l’a analysé Minqi Li dans The Rise of China and the Demise of the Capitalist World (la montée de la Chine et la chute du monde capitaliste), « a dilapidé la marge de manœuvre stratégique de l’impérialisme US », les impérialistes humanitaires de l’administration Obama n’ont pas encore renoncé et refusent d’admettre que les États-Unis ont perdu toute capacité à fournir la moindre solution significative à l’actuel, comme dirait Immanuel Wallerstein, système-monde.

Il y a des signes sporadiques d’une vie géopolitique intelligente dans les milieux universitaires US, comme ici sur le site Web Wilson Center (même si la Russie et la Chine ne sont pas un « défi » à un prétendu « ordre » mondial : leur partenariat est en réalité orienté pour créer un peu d’ordre dans tout ce chaos.)

C’est pourtant un article comme celui-ci dans US News qui réussit à se faire passer pour une « analyse » académique dans les grand médias américains.

En plus de cela, les élites de Washington & Wall Street – par la myopie de leur Think Tanks – s’accrochent encore à des platitudes mythiques telles que le rôle « historique » des États-Unis en tant qu’arbitre de l’Asie moderne et garant incontournable de l’équilibre des pouvoirs.

Il n’est donc pas étonnant que l’opinion publique aux États-Unis – et en Europe occidentale – soit incapable ne serait-ce que d’imaginer l’impact fracassant qu’auront les Nouvelles Routes de la Soie sur la géopolitique en ce début du 21ème siècle.

Les élites de Washington & Wall Street – avec une arrogance digne de la guerre froide – ont toujours considéré comme acquis que Beijing et Moscou seraient irréconciliables. Désormais, c’est l’étonnement qui prévaut. Notez comment « le pivotement vers l’Asie » de l’administration Obama a été complètement effacé de la narration – après que Beijing l’ait reconnu pour ce qu’il était : une provocation belliqueuse. Le nouveau concept est « rééquilibrage ».

Quant aux entreprises allemandes, elles sont littéralement en train de péter les plombs de joie devant les Nouvelles Routes de la Soie reliant Beijing à Berlin – et, point crucial, via Moscou. Les politiciens allemands devront tôt ou tard comprendre le message.

Tout cela sera discuté à huis clos ce week-end lors des réunions clés en marge du G20 en Australie. L’alliance en cours entre la Russie, la Chine et l’Allemagne sera là. Les BRICS, avec ou sans crise, seront là. Tous les acteurs du G-20 qui travaillent activement à un monde multipolaire seront là.

L’APEC a une nouvelle fois démontré qu’en matière de géopolitique, plus ça change et moins c’est pareil ; tandis que les chiens de guerre, chantres de « l’exceptionnalisme », de l’inégalité et du diviser pour régner continuent d’aboyer, la caravane sino-russe pan-Eurasienne poursuit son chemin, toujours plus loin, et encore plus loin, sur la route (multipolaire).

18/11/2014
Pepe Escobar
Le Grand Soir

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Transformations silencieuses I


 

Les entreprises françaises rachetées par des chinois . Bilan des 10 dernières années
Entre 2003 et fin 2013, le nombre d’implantations chinoises en France a significativement augmenté, passant de 9 à 33 par an, selon le rapport de l’agence française pour les investissements internationaux (AFII). Le récent rachat de l’hôtel Marriott des Champs Elysée par le fonds d’investissements chinois Kuai Yuan Holdings pour une somme de 344.5 millions d’euros en est le dernier exemple.
Question Chine

La Chine se prépare à briser le blocus visant la Russie imposé par les États-Unis
La Chine deviendra, à la fin de cette année, la première économie du monde, menaçant le statut de leader militaire des Etats-Unis dans l’ouest du Pacifique. Les Etats-Unis ne maintiennent leur statut actuel que par parce qu’ils mettent tout en œuvre pour contenir la puissance économique chinoise en déployant des forces militaires considérables dans les Océans Indien et Pacifique.
[…]
Pour résumer, la Chine a des intérêts communs avec la Russie en Asie du sud-est, c’est à dire retirer les Etats-Unis de ce marché qui représente 60 % de la population mondiale. Sans la technologie militaire de pointe et la fourniture de pétrole et de gaz par la Russie, l’économie chinoise devrait stagner. Le récent plan d’investissement de la Chine en Europe de l’est fait également partie de la politique commune russo-chinois pour casser l’hégémonie américaine.
Mondialisation

Beijing, le crépuscule asiatique post Bretton Woods
Le vendredi 24 octobre, un groupe de 22 pays asiatiques s’est réuni à Beijing, pour signer un accord approuvant finalement la création de la Banque Asiatique d’Investissement pour l’Infrastructure (AIIB en anglais), un an après que le Président de la République Populaire de Chine, Xi Jiping, en a fait la proposition lors du Forum de Coopération Economique Asie-Pacifique (APEC), à Bali, en Indonésie.
[…]
Les principes directeurs d’AIIB seront « justice, équité, ouverture » dans une claire allusion à l’écrasante domination de Washington dans le gouvernement de l’Architecture Financière Internationale. 70 ans après la Conférence de Bretton Woods, le rôle des Etats-Unis comme gendarme du capitalisme mondial reste intact malgré son enlisement économique et le haut niveau de sa dette, aussi bien publique que privée. « On pourrait comparer cela à un match de basket où les Etats-Unis établiraient la durée du match, la taille du terrain, la hauteur du panier et tout adapteraient tout selon leurs besoins » condamna Wei Jianguo, ex ministre du Commerce Chinois.
[…]
Sachant que le Japon, la Corée du Sud, l’Indonésie et l’Australie n’ont pas souhaité appuyer la mise en route de l’AIIB à cause des pressions du Gouvernement de Barak Obama, le soutien majoritaire du continent asiatique a montré que les efforts faits par la Maison Blanche pour affaiblir l’intégration régionale sont extrêmement limités face à la diplomatie du yuan. De plus, la mise en place de nouvelles institutions défie clairement les piliers de Bretton Woods et accentue le processus de transition vers de nouvelles formes de gouvernement avec pour objectif la régionalisation financière. Peut-être qu’à un moment l’ère américaine s’écroulera brutalement face à l’éclat resplendissant du crépuscule asiatique centré sur l’ascension multipolaire de Beijing.
Le Grand Soir

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