Chine en Question

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Archives de Tag: Bibliographie

Le papier dans la Chine impériale


 

Considéré comme l’un des quatre trésors du lettré chinois traditionnel, avec le pinceau, l’encre et la pierre à encre, le papier a conquis le monde entier à partir de la Chine.

Devenu le support privilégié de l’écrit, il s’est révélé indispensable à l’essor de l’imprimé. Mais les conditions de sa création, puis de sa fabrication au cours des âges sont restées relativement mal connues jusqu’à une période récente. Ouvrages historiques, littéraires ou techniques, encyclopédies ou monographies provinciales et locales, les principaux textes chinois sur le papier sont réunis dans le présent volume, et ce pour la première fois.

Cette histoire du papier par les textes nous fait découvrir toutes les variétés de sa production, depuis le papier non traité jusqu’aux papiers richement décorés, en passant par le papier monnaie fiduciaire et sacrificiel, les vêtements ou encore les objets récréatifs.

Jean-Pierre DRÈGE, Le papier dans la Chine impériale – Origines, fabrication, usages, Les Belles Lettres, 2017.

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Le livre technique avant le XXe siècle – À l’échelle du monde


L’histoire du livre technique constitue un champ neuf et peu développé. Si elle est relativement moins connue que celle du livre de science ou de la littérature artistique, elle concerne pourtant une production extrêmement riche, qui représente et met à l’œuvre l’intelligence pratique et l’esprit d’invention. Il suffit de penser aux Descriptions des arts et métiers, commandées au plus haut sommet de l’État sous l’Ancien Régime, aux spectaculaires « théâtres de machines », aux manuels de fonctionnaires circulant dans tout l’empire chinois, aux multiples traités qui ont formé des générations d’ingénieurs ou encore aux guides techniques destinés à améliorer les pratiques des artisans et des agriculteurs, pour comprendre qu’il s’agit d’une littérature importante à caractère universel faisant l’objet de circulations intenses entre les différentes parties du globe.

L’objet de ce livre est à la fois de combler une lacune du champ historique et d’interroger les relations entre l’économie du livre et le monde de la technique afin d’analyser la catégorie du livre technique à travers ses formes, ses fonctions, ses modes de diffusion et d’appropriation, avant le XXe siècle. Cet ouvrage contribue ainsi au dynamisme de l’histoire des techniques, soucieuse d’affirmer sa dimension culturelle, comme une histoire des savoirs et des représentations, et de s’inscrire dans les débats de l’histoire globale.

Liliane HILAIRE-PÉREZ, Valérie NÈGRE, Delphine SPICQ et Koen VERMEIR (sous la direction de), Le livre technique avant le XXe siècle – À l’échelle du monde, CNRS, 2017 [Table des matières].

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Travail, luttes sociales et régulation du capitalisme dans la Chine contemporaine


 

Les transformations économiques et sociales d’une Chine devenue capitaliste suscitent des commentaires fascinés ou craintifs. Quand les uns soulignent l’enrichissement de la population, le pragmatisme des dirigeants, et la grandeur retrouvée du pays, les seconds insistent sur les risques d’instabilité sociale, l’autoritarisme, la corruption et l’ampleur des dégâts environnementaux.

En cherchant à renouveler l’analyse du développement chinois et de ses conséquences, cet ouvrage collectif et pluridisciplinaire encourage le lecteur à se défaire d’une vision manichéenne des mutations en cours.

Pour ce faire, la transition économique est analysée au prisme des transformations institutionnelles et juridiques des entreprises et du rapport salarial. Si l’abandon des anciennes structures socialistes et le développement du secteur privé ont permis d’atteindre des taux de croissance inégalés sur plus de trois décennies, ils ont également conduit à la déstabilisation du monde du travail, avec l’émergence de conflits et de revendications qui menacent la stabilité sociale. Tout l’enjeu est alors de savoir avec quels acteurs (État, organisations de travailleurs, entreprises multinationales, « société civile ») et à partir de quels compromis sociopolitiques peut se construire une régulation « à la chinoise » du capitalisme.

Clément SEHIER, Richard SOBEL, Travail, luttes sociales et régulation du capitalisme dans la Chine contemporaine, Presses Universitaires du Septentrion, 2015 [Texte en ligne].

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Le tour de Chine en 80 ans


 

Jacques Pimpaneau a consacré la majeure partie de sa vie à la Chine et s’est évertué à faire apprécier en France les subtilités sociales et culturelles du monde chinois.

Ni autobiographie ni savant ouvrage, ce récit relate à petites touches un parcours singulier, commencé par l’étude du chinois à Paris et un séjour à Pékin à la fin des années 1950, lors du « Grand Bond en avant » et de la famine qu’engendra cette politique économique désastreuse. Ce cheminement a abouti à ce qui, somme toute, reste important aux yeux de l’auteur, ce qu’il a retenu de la culture chinoise après avoir tout oublié. « Sinologue m’a toujours paru une insulte, car se prétendre spécialiste de la Chine est ridicule », proteste-t-il.

Outre les anecdotes et réflexions dont regorge ce livre, l’auteur y évoque les écrivains et les artistes qu’il a connus – notamment ceux qui ont marqué son regard sur la Chine et à qui il doit de n’avoir été ni maolâtre ni « expert » ès-chinoiseries, mais simplement, comme s’en souviennent ses anciens étudiants, un professeur pas comme les autres, pour lequel « les différences entre les cultures sont bien moindres que celles qui existent partout entre classes sociales ».

Jacques PIMPANEAU, Le tour de Chine en 80 ans, L’insomniaque, 2017.

L’auteur présentera son livre le 14 mars 2017 à 18h30 à La Maison de la Chine.

Dans sa présentation de l’auteur, l’éditeur utilise l’expression « Empire du Milieu ». Nommer la Chine « Empire du Milieu » relève d’une ignorance crasse car zhōng guó se traduit par pays du milieu et la Chine est une République depuis 1912. Qu’on se le dise !

08/03/2017
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

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Les cinémas d’Asie


 

D’où vient l’engouement jamais démenti pour les cinémas d’Asie ? Quelles pistes de réflexion esthétiques, historiques ou théoriques posent-ils? Quels en sont les problématiques et les enjeux principaux ? Tels sont les axes qui structurent cet ouvrage évoquant des cinématographies aussi riches que celles du Japon, de la Chine, de Taiwan ou encore de la Corée du Sud et du Nord, de la Malaisie ou des Philippines…

Tout en questionnant la relation cinématographique entre l’Orient et l’Occident, et plus particulièrement les rapports des cinémas d’Asie entre eux, les spécialistes réunis dans cet ouvrage analysent les nombreuses interférences esthétiques qui se nouent par le cinéma. Qu’il s’agisse de repenser des notions cinématographiques telles que la perspective ou la profondeur de champ, de rejouer le conflit entre classicisme et modernité, ou de mettre en scène des mémoires et des événements historiques, les cinémas d’Asie continuent d’interroger notre regard.

Enfin, au-delà des émotions et des réflexions esthétiques, ce sont aussi les mutations contemporaines qui sont disséquées avec force.

Nathalie BITTINGER, Les cinémas d’Asie, Presses universitaires de Strasbourg, 2016.

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Photographie


 

Exposition sur le massacre de Nankin, [Texte en ligne].

Studying Photographers of the Chinese Communist Party, [Texte en ligne].
Les photographes du Parti communiste chinois ont pour la plupart commencé leur travail au cours de la Seconde Guerre sino-japonaise (1937-1945), leurs photographies ont a joué un rôle important dans la mobilisation de masse.

The Photographs of William Saunders, [Texte en ligne].

La collection photographique Chine de Louis-Jules Dumoulin, [Texte en ligne].

Photographs from the 1950s, [Texte en ligne].

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De l’architecture à la ville… en Chine


 

De l’architecture à la ville met en exergue le travail d’Arte Charpentier Architectes ces dix dernières années en Chine. Cette agence française, regroupant architectes, urbanistes, architectes d’intérieur et paysagistes, soit 130 personnes dans le monde, est présente en Chine depuis le début des années 1990 et a ouvert une agence à Shanghai en 2002.

Après ses premières réalisations exemplaires à Shanghai, parmi lesquelles l’Opéra de Shanghai, l’Avenue du Siècle à Pudong, la Rue de Nankin, transformée en rue piétonne, Arte Charpentier a créé depuis 2002 une centaine de projets dont presque un tiers sont construits ou en chantier, comme le quartier Changfeng à Taiyuan, le Grand Théâtre de Shanxi, le Musée d’Ala’er, le Centre de la Mode de Shanghai, Sinan Mansions, la Place de la Célébration pour l’Expo 2010, etc. Les projets, architecturaux et/ou urbains, répartis dans diverses villes et souvent lauréats d’un concours international, sont de grande envergure et de haut niveau, programmes importants et prestigieux. Ils relèvent dès que possible des thèmes de l’écologie et du développement durable et bénéficient pour leurs brillantes réalisations de la longue expérience d’Arte Charpentier Architectes.

Cet ouvrage se divise en quatre parties présentant les projets urbains, les équipements publics, le renouvellement urbain et les complexes bureaux et commerces. Pour cela, la genèse de 21 projets est exposée, avec leurs contraintes et leurs difficultés et bien sûr toutes les réponses apportées par les équipes d’Arte Charpentier Architectes. De l’architecture à la ville est le fruit d’une excellente pratique chinoise, où la créativité contemporaine et le respect de la culture locale sont parfaitement conciliés..

Arte Charpentier Architectes, De l’architecture à la ville, ICI Interface, 2012 [Texte en ligne].

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Les « love doll » au Japon


 

Il existe au Japon une industrie de « love doll », des poupées grandeur nature conçues pour servir de « partenaires de substitution ».

Curieusement, ces produits sexuels haut de gamme se présentent sous la forme fantomatique de jeunes filles aux regards vides et aux corps incomplets… Est-il seulement possible de les « utiliser » ? Confrontant les humains à la question de la solitude, ces ersatz moulés dans les postures d’une attente sans fin fournissent un modèle représentatif de ce qui est considéré comme excitant et attirant dans la société actuelle.

Les firmes qui s’en disputent le marché les présentent non pas comme des « produits à vendre » mais comme des « filles à marier ». Lorsque le client ne peut ou ne veut plus garder sa poupée, celle-ci bénéficie de funérailles bouddhiques. A priori, ces love doll sont si ressemblantes qu’elles pourraient bien faire illusion. Ont-elles un cœur ? Une âme ?

Les Japonais investissent actuellement des millions dans la recherche en robotique et s’intéressent tout particulièrement aux moyens de simuler la conscience. Or ces poupées constituent un véritable laboratoire pour la recherche en vie artificielle. Elles servent de modèles à des prototypes d’androïdes et influencent les recherches de pointe en matière d’anthropomorphisme. Le sujet de ce livre dépasse donc l’anecdotique.

Il s’agit d’une enquête au cœur d’un système en train d’accoucher de formes de vies psychiques nouvelles. Les simulacres japonais devraient envahir le monde et cela d’autant plus rapidement que ces objets proposent quelque chose de plus qu’un aspect réaliste. Quoi ?

Agnès GIARD, Un désir d’humain- Les « love doll » au Japon, Les Belles Lettres, 2016 [Lectures].

Écouter aussi : Regards français sur le Japon, France Culture.

Lire aussi :
Agnès GIARD, La love doll au Japon : jeux imaginaires, incarnation et paradoxes, ¿ Interrogations ? n°23.
Agnès GIARD, Les 400 culs.
Poupée érotique, Ciné Monde.

Le Petit Journal (1890-1931)


 

Le Petit Journal est un quotidien parisien fondé en 1863. Bon marché, populaire, distrayant, il se lance en 1869, mais non exclusivement, dans le fait divers. Un supplément du dimanche commence à paraître en 1884. Les tirages vers 1900 sont alors les plus forts au monde, autour de deux millions d’exemplaires quotidiens.

Chine ancienne publie toutes les illustrations en couleurs concernant la Chine, leur thème, leur traitement, leur commentaire, afin d’essayer de saisir la perception de la Chine dans un journal à grand tirage (fin XIXe – début XXe).

Le Petit Journal – Supplément illustré : La Chine , Chine ancienne.

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Le chemin de fer du Yunnan, instrument de la colonisation française


 

En Chine, au début du XXe siècle, la région du Yunnan devient le théâtre de l’un des projets les plus ambitieux de son temps : construire un chemin de fer qui relierait le Tonkin de la colonie indochinoise, jusqu’à la capitale du Yunnan. Tout concourt à en faire un projet fou : le climat, le relief tourmenté par de hautes montagnes, l’approvisionnement des matériaux sur des sentiers que seuls peuvent parcourir des porteurs ou de petits chevaux… Enfin, le recrutement de la main d’œuvre sur place – il y aura jusqu’à 60 000 coolies sur le chantier – ne sera pas moins compliqué.

Albert Marie et Georges-Auguste Marbotte décident de participer à ce défi exceptionnel. L’un est ingénieur, ambitieux et déterminé à gravir les échelons pour donner à sa famille un avenir meilleur. L’autre est comptable, épris d’aventure et passionné de photographie. Il sera rejoint plus tard par sa femme et leur nouveau-né. À trois mois de distance épistolaire de leur patrie, tous deux auront une correspondance régulière avec leurs familles respectives, évoquant les difficultés sur le chantier et la vie quotidienne dans le sublime décor du Yunnan. Georges-Auguste Marbotte s’y révélera photographe de grand talent. C’est grâce à leurs descendants, qui ont pu conserver tous ces documents et des plaques de verre photographiques d’une qualité exceptionnelle, que le témoignage de cette folle épopée peut nous être conté.

Odile BERNARD, Elisabeth LOCARD, Pierre MARBOTTE, Le chemin de fer du Yunnan : Une aventure française en Chine, Musée national arts asiatiques Guimet, 2016.

Lire aussi :
Un train pour le Yunnan – Les tribulations de deux français en Chine Musée national arts asiatiques Guimet.
« Un train pour le Yunnan » : la folle histoire d’un projet impossible, Télérama.
L’Indochine Coloniale – Le chemin de fer du Yunnan, L’Indochine coloniale.
Amaury LORIN, « La civilisation suit la locomotive » : le credo ferroviaire de Paul Doumer, gouverneur général de l’Indochine (1897-1902), Revue d’histoire des chemins de fer.
Dossier documentaire Chine, Monde en Question.
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