Chine en Question

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Rapports de la XIIIe Assemblée populaire nationale


 

L’agence de presse chinoise Xinhua a publié trois rapports importants qui furent présentés le 22 mai 2020 à XIIIe Assemblée populaire nationale.

Tous les documents originaux sont au format docx et je vous offre une copie au format pdf.

Rapport d’activité du gouvernement
Présenté le 22 mai 2020 à la troisième session de la XIIIe Assemblée populaire nationale par Li Keqiang, Premier ministre du Conseil des affaires d’État
Publié le 30 mai 2020 par Xinhua (docx) – Chine en Question (pdf)

Rapport sur l’exécution du budget de 2019 et sur le projet de budget des instances centrales et locales pour 2020
Présenté le 22 mai 2020 à la troisième session de la XIIIe Assemblée populaire nationale par le Ministère des Finances
Publié le 30 mai 2020 par Xinhua (docx) – Chine en Question (pdf)

Rapport sur l’exécution du plan de développement économique et social en 2019 et sur le projet de plan pour 2020
Présenté le 22 mai 2020 à la troisième session de la XIIIe Assemblée populaire nationale par la Commission nationale du Développement et de la Réforme
Publié le 30 mai 2020 par Xinhua (docx) – Chine en Question (pdf)

Lire aussi :
Revue de presse Chine Économie, Chine en Question.
Dossier Économie Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle Géoéconomie, Monde en Question.
Revue de presse Chine Politique, Chine en Question.
Dossier Politique Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle Géopolitique, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

Hong Kong X – Une crise politique ukrainienne


 

Ce qui se passe à Hong Kong, ou plutôt ce qu’on en sait à travers le filtre des médias, ressemble étrangement à ce que les mêmes médias ont baptisé révolutions de couleurs et qui furent instrumentalisées par différentes agences de renseignements américaines.
Il s’agissait pour les États-Unis de déstabiliser la Russie post-soviétique dans ses régions frontalières : Géorgie au Caucase (2003), Ukraine en Europe de l’Est (2004 et 2014), Biélorussie en Europe de l’Est (2005) et Kirghizistan en Asie (2005) [1].

Il s’agit aujourd’hui pour les États-Unis, en complément de la guerre économique, de déstabiliser politiquement la Chine dans ses régions frontalières : Tibet, Xinjiang et Hong Kong. L’assaut mené au Tibet en 2008 via des ONG fut un échec [2]. Le soutien aux islamistes du Xinjiang n’a pas donné non plus les résultats attendus car cette région n’est pas l’Afghanistan et le gouvernement de Pékin a créé les conditions du développement économique et social de cette province qui est maintenant désenclavée via l’initiative une Ceinture une Route [3]. Il reste Hong Kong, qui occupe une position géostratégique importante et est facile à investir car aucun visa n’est exigé pour entrer sur le territoire et, héritage de la colonisation, l’anglais est pratiqué par beaucoup [4].

Comme en Ukraine, les stratèges américains ont remis deux fois le couvert via des réseaux qui existaient avant la rétrocession de 1997. En 2014, ils avaient déjà instrumentalisé des manifestations baptisées révolution des parapluies sous le prétexte naturellement de la démocratie. Hier, on convertissait les sauvages aux lumières de la civilisation chrétienne et aujourd’hui à celles de la démocratie. Les conversions se font toujours l’arme au poing, mais elles sont pilotée aujourd’hui à très longue distance…
Pendant les 148 ans de l’occupation britannique personne n’avait protesté du fait que le gouverneur de Hong Kong était désigné par la couronne d’Angleterre. Mais, depuis la rétrocession à la Chine, tout le monde milite pour le suffrage universel à Hong Kong et chaque 1er juillet est l’occasion de mobiliser une population de plus en plus inquiéte de la dégradation de son niveau de vie [5].

La mayonnaise a prit cette année car les inégalités sociales deviennent criantes à Hong Kong notamment en matière de logement.

[Une place de parking vendue 1 million de dollars à Hong Kong] Cette transaction est révélatrice de la flambée de l’immobilier à Hong Kong, à l’origine de nombreux problèmes sociaux et d’inégalités de richesse atteignant des niveaux sans précédent depuis 45 ans.
Les difficultés de logements à Hong Kong ont nourri la contestation des jeunes à Hong Kong ces derniers mois, même si leurs revendications sont politiques.
Le coefficient de Gini, qui mesure les disparités de revenus, est à Hong Kong le plus élevé de toutes les économies développées en 2016. Un habitant sur cinq vit en dessous du seuil de pauvreté.
Source : Les Echos, 24/10/2019.

Comment peut-on parler sérieusement de démocratie à Hong Kong alors que le plus grand nombre s’enfonce dans la misère sociale.

Les inégalités sont un facteur puissant mais souvent ignoré qui sous-tend les frustrations des Hongkongais. Et, contrairement au discours pro-démocratie dominant, l’échec du gouvernement autonome de Hong Kong à s’attaquer au problème provient de la politique électorale à laquelle les manifestants sont si attachés.
Source : Project Syndicate, 27/08/2019.

N’en déplaise à tous les charognards, Hong Kong ne subira pas le sort de l’Ukraine ! La Chine veut et a les moyens de garder ce territoire même si son importance économique ira en diminuant. Deng Xiaoping avait anticipé ce processus en faisant du bourg de Shenzhen la première zone économique spéciale de Chine en 1980. Depuis, Shenzhen est devenue la Silicon Valley et une grande place financière de la Chine et, en 2018, son produit intérieur brut a dépassé celui de Hong Kong [6].

01/11/2019
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question


Notes et références

[1] Voir sur l’Ukraine :
Winter on Fire (2015), Monde en Question.
Ukraine on Fire (2016), Monde en Question.
Lire sur les interventions de la CIA :
William BLUM, Les guerres scélérates – Les interventions de l’armée américaine et de la CIA depuis 1945, Parangon, 2004.
Blum nous démontre que la période d’après-guerre, loin d’avoir été froide, a fait des millions de victimes, particulièrement dans les États qui ont eu la volonté de s’affranchir politiquement et économiquement de Washington. Tout au long de cette période, les États-Unis ont soutenu de nombreuses dictatures, écrasé des gouvernements démocratiquement élus et des mouvements de libération, au nom de la démocratie et de la lutte contre le complot communiste international.
Yvonnick DENOËL, Gordon THOMAS, Le livre noir de la CIA,, 2007 [Texte en ligne].
John PRADOS, Histoire de la CIA, 2019 [Texte en ligne].

[2] Lire : Tibet, articles, revue de presse et dossier.

[3] Lire :
Xinjiang, articles, revue de presse et dossier.
une Ceinture une Route, articles, revue de presse et dossier.

[4] Lire :
Hong Kong, articles, revue de presse et dossier.
La prochaine guerre américaine, Monde en Question.

[5] Lire :
Julia CAGÉ, Le prix de la démocratie, 2018 [Texte en ligne].
Luciano CANFORA, Exporter la liberté – Échec d’un mythe, 2008 [Texte en ligne].
Gilles DORRONSORO, Le reniement démocratique – Néolibéralisme et injustice sociale, 2018 [Texte en ligne].
Hélène THOMAS, Les vulnérables – La démocratie contre les pauvres, 2010 [Texte en ligne].

[6] Lire :
From « High-Speed » to « High-Quality » Growth Shenzhen, the birthplace of China’s economic miracle, goes low-carbon, East Asia & Pacific on the Rise, 03/07/2014.
Hong Kong II – De la crise économique à la crise politique, Chine en Question, 02/09/2019.
Passé et avenir de la Chine, observations d’un Chinois d’outre-mer, French-China, 29/10/2019.

Lire aussi :
Revue de presse Chine Hong Kong, Chine en Question.
Veille informationnelle Géopolitique, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

Hong Kong VI – Une crise politique corse


 

À partir de 1965, la Corse fut le théâtre sanglant de revendications régionalistes puis autonomistes et enfin nationalistes. En 1975, les nationalistes du FLNC sont passés à la lutte armée en réclamant des droits nationaux du peuple corse, le droit à l’autodétermination et un pouvoir populaire démocratique en Corse. Michel Poniatowski, ministre de l’Intérieur, envoya 1200 gendarmes et CRS, des blindés et des hélicoptères. En 1996, après avoir réglé leurs comptes entre factions, les nationalistes ont annoncé théâtralement un cessez-le-feu (photo plus haut). Mais, en 1998, un commando assassina le préfet Claude Érignac. Ce n’est qu’après les assassinats de l’avocat Antoine Sollacaro et du Président de la Chambre de Commerce de Corse-du-Sud Jacques Nacer en 2012, que la nature mafieuse du nationalisme corse apparaît au grand jour pour tout le monde.

La situation à Hong Kong ressemble en partie à celle de la Corse. Les revendications soi-disant démocratiques sont accompagnées de manifestations organisées par des commandos dont le but est de provoquer les plus de dégâts possibles y compris en tabassant des Hongkongais soupçonnés d’être favorables à Pékin.


Cet homme a lancé Nous sommes tous chinois !.
Un journaliste international lui a bloqué le passage et un émeutier masqué l’a frappé par derrière.

 

Il faut savoir que la mafia chinoise a soutenu le gouvernement de Tchang Kaï-chek qui l’utilisa contre les communistes et que, après la prise du pouvoir par le Parti Communiste en 1949, elle a émigré avec armes et argent à Hong Kong et Taïwan. Or, depuis la rétrocession de Hong Kong à la Chine en 1997, elle craint par dessus tout de perdre son pouvoir et fera tout pour le garder [1]. Comme je l’ai indiqué précédemment, les manifestations sont encadrées par des gens, qui évoluent selon la méthode des commandos (en petits groupes très mobiles) et qui sont dotés d’un équipement sophistiqué (identique pour tous). Cela nécessite une préparation et une logistique en amont et donc une organisation structurée et naturellement des fonds [2].

Face à la violence des nationalistes corses, y compris la violence armée, le gouvernement français envoya des gendarmes, des CRS et même des militaires pour maintenir l’ordre public. Le gouvernement chinois, n’en déplaise aux journalistes occidentaux qui agitent ce spectre, ne tombera pas dans ce piège. Il sait mieux que quiconque que le prix politique serait très élevé dans un contexte où les États-Unis et l’Europe n’attendent qu’un faux pas pour ostraciser la Chine [3]. Le gouvernement chinois ne recourra pas aux méthodes expéditives du gouvernement français parce que, plus prosaïquement, il a beaucoup moins besoin de Hong Kong pour maintenir et accroître son développement économique [4].

Par contre, le gouvernement chinois défendra, les armes à la main s’il le faut, sa souveraineté sur Hong Kong, territoire qu’il a récupéré en 1997 après 155 ans d’occupation britannique (traité de Nankin en 1842). C’est la ligne rouge que certains stratèges d’officines, plus moins liées au gouvernement américain, sont prêts à franchir, mais le gouvernement chinois a montré au cours du défilé traditionnel du 1er octobre 2019 qu’il était prêt à faire face à cette éventualité [5].

14/10/2019
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question


Notes et références

[1] Les triades sont un thème récurrent du cinéma hongkongais et américain. IMDb recensent 210 films, mais il oublie deux des trois films de CHAN Fruit qui traitent à la fois du thème de la rétrocession de Hong Kong à la Chine et de celui des triades : Xianggang zhizao – Made in Hong Kong (1997), Hui nin yin fa dak bit doh – The Longest Summer (1998) et Xilu xiang – Little Cheung (1999).

[2] Lire : Hong Kong IV – Photos avec commentaires, Chine en Question, 09/10/2019.

[3] Lire : Déclaration du porte-parole de l’ambassade de Chine sur la situation à Hong Kong, Ambassade de la République Populaire de Chine en République Française, 06/10/2019.

[4] Lire :
Hong Kong II – De la crise économique à la crise politique Chine en Question, 02/09/2019.
Comment le « miracle chinois » a éclipsé Hong Kong, Statista, 04/09/2019.

[5] Lire :
Le défilé d’anniversaire de la Chine dévoile de nouvelles armes qui influenceront les stratégies US, Réseau international, 01/10/2019.
Pourquoi la Russie a-t-elle décidé d’épauler la Chine dans la création d’un système d’alerte d’attaque par missile ?, Sputnik, 04/10/2019.
Pourquoi ce nouveau drone hypersonique chinois serait une mauvaise nouvelle pour la marine US ?, Sputnik, 05/10/2019.

Lire aussi :
Dossier Corse, Monde en Question.
Revue de presse Chine Hong Kong, Chine en Question.
Veille informationnelle Géopolitique, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

Hong Kong V – L’extradition en question


Suivre l’actualité, courir après le vent.
Penser l’actualité, marcher à contre-courant.


Pour décrypter cette photo lire le petit cours de rattrapage en sémiotique

 

Les médias dominants soutiennent inconditionnellement les manifestations qui se déroulent à Hong Kong alors qu’ils condamnent grèves et manifestations en France :

En 2010 par exemple, Eric Fottorino s’indignait de l’atteinte à la liberté d’expression des éléments minoritaires et incontrôlés de la CGT.
Lire : L’im-Monde contre les grèves, 23/10/2010.

On nous dit et nous répète à satiété que le projet de loi d’extradition serait la cause des manifestations à Hong Kong depuis plusieurs mois :

Des dizaines de milliers de personnes ont défilé dimanche dans le centre de Hong Kong pour réclamer l’abandon d’un projet de loi qui autoriserait des extraditions vers la Chine continentale pour y être jugé par la justice chinoise.
Source : Reuters – Challenges, 28/04/2019.

J’en doute sérieusement pour une raison toute simple : le gouvernement français et le gouvernement de Hong Kong ont signé le 4 mai 2017 un accord mutuel d’extradition sans suscité aucune inquiétude. Le projet de loi nº1419, déposé le 21 novembre 2018, fut adopté le 22 mai 2019 sans que personne ne fasse de commentaire. Cela signifie que les soi-disant démocrates hongkongais trouvent légitime que Hong Kong extrade ses ressortissants à Paris (un pays étranger), mais illégitime qu’elle les extrade à Pékin (dans le même pays) ! Plus étrange encore, le rapporteur Jean-Michel Clément a exprimé la même opinion (voir l’extrait du compte-rendu).

Voici un extrait de l’accord mutuel d’extradition (source en note) :

L’accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la Région administrative spéciale de Hong Kong de la République populaire de Chine relatif à la remise de personnes poursuivies ou condamnées vise donc, d’une part, à compléter le tissu conventionnel existant entre les deux parties et, d’autre part, à permettre la reprise d’une coopération judiciaire entre elles en matière de remise des personnes.

A cette fin, il prévoit que les deux parties s’engagent à se livrer réciproquement toute personne qui, se trouvant sur le territoire de l’une d’entre elles, est recherchée par l’autre partie aux fins de poursuites ou d’imposition ou d’exécution d’une peine.

L’accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la Région administrative spéciale de Hong Kong de la République populaire de Chine relatif à la remise de personnes poursuivies ou condamnées a été signé le 4 mai 2017 à Hong Kong par le consul général de France à Hong Kong et Macao, M. Eric Berti, et par le Secrétaire à la sécurité de la Région administrative spéciale de Hong Kong, M. Tung-Kwok Lai.

Cet accord a fait l’objet du projet de loi nº1419 déposé le 21 novembre 2018, du rapport nº1971 déposé le 22 mai 2019 et du compte-rendu nº1819063 de M. Jean-Michel Clément publié à la même date.
Voici un extrait du compte-rendu (source en note) :

Quelles sont les spécificités de cet accord avec Hong Kong ? Contrairement à la plupart des accords bilatéraux, cette convention a été conclue avec un territoire qui n’est pas un État souverain. Depuis la rétrocession en 1997, Hong Kong a le statut de RAS de la République populaire de Chine (RPC).

Pour autant, en vertu du principe « un pays, deux systèmes », Hong Kong est une entité qui jouit d’une grande autonomie par rapport à la RPC. Ce haut degré d’autonomie est garanti par la Loi fondamentale – la Basic Law -, qui sert de constitution à l’ancienne colonie britannique. Parce qu’il s’agit d’un État de droit, Hong Kong reste une place forte de l’économie asiatique, notamment pour les entreprises françaises. Elle est encore aujourd’hui la troisième place financière au monde. Cette autonomie, à laquelle sont profondément attachés les habitants de Hong Kong, se retrouve, d’une part, dans sa capacité à conclure des accords bilatéraux avec des États tiers, et notamment des conventions d’entraide judiciaire, et d’autre part, dans l’organisation de son système judiciaire, pénal et carcéral.

L’ingérence de la Chine au sein du système judiciaire est particulièrement inquiétante. Dans sa forme la plus brutale, cette pression se traduit par des enlèvements sur le territoire autonome. Dans sa forme plus douce, elle est visible au travers des avis donnés par l’Assemblée nationale populaire pour orienter l’issue des instances en cours à Hong Kong. Depuis quelque temps, un projet de loi qui vise à permettre l’extradition de personnes vers la Chine est en cours de discussion à Hong Kong. Il a entraîné les manifestations les plus importantes dans la région autonome depuis 2014. Nous devons y être vigilants.

Je souhaite toutefois rassurer notre commission sur un point : les risques que la pression chinoise fait peser sur les relations entre la France et Hong Kong en matière d’extradition sont maîtrisés. L’accord d’extradition avec Hong Kong, comme celui qui nous lie déjà à la Chine, comprend les garde-fous classiques dans ce type d’accord pour se prémunir contre la menace d’arbitraire ou d’ingérence. Il prévoit l’exclusion des infractions politiques, l’interdiction d’extrader une personne qui risque la peine de mort ou encore l’interdiction de poursuivre ou punir une personne pour des infractions distinctes de celles qui ont motivé sa remise. Dans le cadre de chaque demande d’extradition, nos autorités diplomatiques et judiciaires évalueront les risques liés aux atteintes à l’autonomie judiciaire de Hong Kong.

Compte tenu de ces garanties, j’appelle la commission à autoriser la ratification de cette convention.

Suivant l’avis du rapporteur, la commission adopte le projet de loi nº1419 :
Est autorisée l’approbation de l’accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la Région administrative spéciale de Hong Kong de la République populaire de Chine relatif à la remise de personnes poursuivies ou condamnées, signé à Hong Kong le 4 mai 2017, et dont le texte est annexé à la présente loi.

Ce qui se passe à Hong Kong, ou plutôt ce qu’on en sait à travers le filtre des médias, ressemble étrangement à ce que les mêmes médias ont baptisé révolutions de couleurs et qui furent instrumentalisées par différentes agences de renseignements américaines. Les prochains articles analyseront les points de convergence de la situation politique entre Hong Kong et la Corse et entre Hong Kong et l’Ukraine.

11/10/2019
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
Loi du 10 mars 1927 sur l’extradition, Le droit criminel.
Le Gouvernement français peut livrer, sur leur demande, aux Gouvernements étrangers tout individu non Français ou non-ressortissant français qui, étant l’objet d’une poursuite intentée au nom de l’État requérant ou d’une condamnation prononcée par ses tribunaux, est trouvé sur le territoire de la République ou de ses possessions coloniales.
Accord avec Hong Kong sur la remise de personnes poursuivies ou condamnées, Assemblée nationale :
Texte de l’accord international signé à Hong Kong le 4 mai 2017
Étude d’impact non datée
Projet de loi nº1419 déposé le 21 novembre 2018
Rapport de la Commission des affaires étrangères nº1971 déposé le 22 mai 2019
Compte-rendu nº18190-63 de M. Jean-Michel Clément publié le 22 mai 2019
Revue de presse Chine Hong Kong, Chine en Question.
Veille informationnelle Géopolitique, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

Hong Kong II – De la crise économique à la crise politique


Je hais la politique car elle devient injustice, car elle trahit la parole pour le slogan.
Stefan Zweig in Stefan Zweig Farewell to Europe (2016) – Stefan Zweig, adieu l’Europe [16’09].

 

Pour comprendre ce qui se passe à Hong Kong, il est nécessaire de situer la crise actuelle dans un contexte géoéconomique et géopolitique plus général.

Les États-Unis sont en guerre contre la Chine depuis 1856 (seconde guerre de l’opium) aux côtés de l’Angleterre et la France. Il s’agissait de démanteler l’économie chinoise qui menaçait les grandes puissances alors que la dynastie Qing était dans sa phase décadente [1]. La République de Chine resta sous domination étrangère entre 1911 et 1949. La Chine retrouva son indépendance nationale en octobre 1949, date de la proclamation de la République populaire de Chine, mais ce n’est qu’à partir de 2001 qu’elle a retrouvé le niveau de développement qu’elle avait atteint au XIXe siècle [2].

Le gouvernement américain a soutenu Tchang Kaï-chek jusqu’à sa mort en 1975. Même si la République populaire de Chine fut admise à l’ONU le 25 octobre 1971, les États-Unis n’établiront des relations diplomatiques avec la République populaire de Chine que le 1er janvier 1979.
Tchang Kaï-chek, replié à Taïwan depuis 1949, fonda en 1966 la WACL – Ligue anticommuniste mondiale renommée opportunément Ligue mondiale pour la liberté et la démocratie en 1990 comme par hasard après la chute du mur de Berlin. De hauts responsables de la CIA, tels Ray S. Cline, ont joué un rôle important dans l’organisation de la WACL. Les liens de cette organisation avec l’extrême droite sont notoires [3].

Depuis 1945, les États-Unis contrôle tous les pays via une structure militaires divisée en cinq zones [4], l’OTAN sous commandement américain et, depuis 2001, des partenariats de coopération militaire [5]. À cela s’ajoute les interventions de la CIA [6], celles d’armées secrètes sous couvert ou non de l’OTAN [7] et, last but not least, le recours aux mercenaires divers et variés notamment les terroristes se réclamant de l’islam comme au Xinjiang.

Les frontières de la Chine sont sous le contrôle militaires des États-Unis (marron), auquel s’ajoutent les anciennes colonies américaines (orange) et les multiples groupes islamistes instrumentalisés (vert) sans compter les réseaux d’espionnage dont on ne sait rien par définition [8].

Une guerre militaire n’aura pas lieu frontalement entre les États-Unis et la Chine, sauf un possible dérapage [9]. L’administration américaine de Donald Trump, comme le fit celle de Barack Hussein Obama, maintiendra la pression aux frontières, notamment en mer de Chine, et poursuivra ses tentatives de déstabilisation au Tibet, au Xinjiang, au Myanmar (Birmanie) et aujourd’hui à Hong Kong, cette ancienne colonie britannique. Mais la guerre se déroule essentiellement sur le front économique.

Depuis sa rétrocession à la Chine en 1997, Hong Kong est dans le collimateur du gouvernement américain qui espère, en plombant son économie, ralentir par ricochet sinon stopper la progression de la Chine dans l’économie mondiale. Cette politique a en partie porté ses fruits puisque Hong Kong est dans une phase de déclin économique. La spéculation immobilière en est l’aspect le plus visible y compris pour les médias dominants [10].

Le gouvernement chinois savait pertinemment que la rétrocession de la colonie britannique ne serait pas un processus facile et il avait anticipé les embûches que préparaient plus ou moins ouvertement les puissances occidentales en développant Shenzhen, ville ultra moderne dont le produit intérieur brut a dépassé celui de Hong Kong en 2018 [11].


Shenzhen située à la frontière entre Hong Kong et la Chine continentale

 

Hong Kong perd chaque jour de sa puissance au profit de Shenzhen. Si les grosses fortunes, même moins nombreuses, maintiennent vaille que vaille leur taux de profit, la petite bourgeoisie d’affaires paye les frais de cette crise de décroissante en basculant petit à petit dans la pauvreté. Cette crise économique se traduit naturellement par un profond désarroi social qui est aujourd’hui instrumentalisé politiquement non seulement à Hong Kong mais aussi à l’étranger… contre le gouvernement de Pékin [12].

Quatre leçons que Washington doit tirer de la guerre commerciale avec la Chine :

La première leçon est que la Chine ne courbe pas l’échine face à la tactique de pression maximale des États-Unis.
La deuxième leçon que ces faucons devraient apprendre est que l’économie chinoise est assez forte et résiliente pour résister à cette pression.
Le troisième fait que les faucons du commerce à Washington devraient cesser de nier, c’est que cette guerre commerciale nuit à leur peuple et à leurs entreprises.
Enfin, dernier point et non le moindre, les États-Unis devraient apprendre à se comporter comme une puissance mondiale responsable et cesser d’agir comme une « brute de cour d’école ». En tant que seule superpuissance du monde, les États-Unis doivent assumer leur responsabilité et se joindre à d’autres pays pour faire de ce monde un endroit meilleur et plus prospère.
Ce n’est qu’alors que les États-Unis pourront retrouver leur grandeur.
Source : Xinhua, 01/09/2019

02/09/2019
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question


Notes et références

[1] Un siècle de guerres contre la Chine :
Michel TIBON-CORNILLOT, Les guerres de l’opium ou l’écrasement de la Chine, Dedefensa, 10/08/2008.
Michel TIBON-CORNILLOT, La Chine en enfer : pillages et génocides blancs, Dedefensa, 29/08/2008.
Corinne AUTEY-ROUSSEL, Guerres de l’opium : le viol de la Chine par les puissances occidentales, Entelekheia, 30/04/2017.
Dossier Histoire Chine, Monde en Question.

[2] L’économie chinoise XIXe-XXIe siècles :
Angus MADDISON, L’économie chinoise – Une perspective historique, OCDE, 1998 et 2007 [BooksGooglePerspectives chinoisesTexte en ligne].
L’étude réévalue la portée et le sens du renouveau de la Chine depuis une cinquantaine d’années, en se servant de techniques quantitatives couramment utilisées dans les pays de l’OCDE. À partir d’une approche comparative, l’auteur explique pour quelles raisons le rôle de la Chine dans l’économie mondiale a fluctué aussi fortement au cours du dernier millénaire. Il conclut que la Chine devrait retrouver en 2015 la place de première économie mondiale qui lui revient naturellement et qu’elle a occupé jusqu’en 1890.
Dossier Économie Chine, Monde en Question.

[3] États-Unis/Chine – Ligues anticommunistes :
Chronologie Relations Chine-USA, Kronobase.
2004, Une source inédite de l’histoire de l’anticommunisme : les archives de l’Entente internationale anticommuniste (EIA) de Théodore Aubert (1924-1950), Matériaux pour l’histoire de notre temps.
18/02/2017, Comment le centre international de l’anticommunisme s’est ancré au bout du lac , Tribune de Genève.
WACL, Right Web.
août 1983, Du pogrome au combat pour la liberté, Le Monde diplomatique.
avril 1986, La Ligue anticommuniste mondiale, Le Monde diplomatique.
12/05/2004, Ligue Anti-communiste mondiale – World Anti-Communist League (WACL), Réseau Voltaire.

[4] Le contrôle militaire du monde :
Carte USom
Contrôle de l’Amérique du Nord, USNorthCom.
Contrôle de l’Amérique du Sud, USSouthCom.
Contrôle de l’Europe, USEuCom.
Contrôle de l’Afrique, USAfriCom.
Contrôle du Moyen-Orient, USCentCom.
Contrôle de l’Asie et de l’Océanie, USPaCom.
Carte bases militaires dans le Pacifique
Au 30 juin 2011, l’ensemble des Forces militaires américaines, c’est-à-dire l’US Army, l’US Navy, l’US Air Force et l’US Marine Corps (exception faite de l’US Coast Guard qui compte 43 521 personnels d’active au 30 septembre 2011) regroupaient 1 434 312 militaires répartis sur un millier de bases dans une centaine de pays.
Par comparaison, la Chine possède une et une seule base militaire à Djibouti !
Lire : La Chine construit sa première base militaire à l’étranger, Sputnik, 13/07/2017.

[5] L’OTAN :
Pays membres
Conseil de partenariat euro-atlantique (CPEA)
Partenariat avec pays non membres
Manlio DINUCCI, Brève histoire de l’OTAN de 1991 à nos jours, Le Grand Soir, 23/10/2017.

[6] Les guerres de la CIA :
William BLUM, Les guerres scélérates – Les interventions de l’armée américaine et de la CIA depuis 1945, Parangon, 2004 [Le Grand Soir].
John K. COOLEY, CIA et Jihad 1950-2001 – Contre l’URSS, une désastreuse alliance, Autrement, 2002.

[7] Les guerres secrètes de l’OTAN :
Daniele GANSER, Les armées secrètes de l’OTAN, Demi Lune, 2007 réédition 2011 et 2016 [Monde en Question].
Daniele GANSER, Les guerres illégales de l’OTAN – Une chronique de Cuba jusqu’à la Syrie, Demi Lune, 2017 [Monde en Question].

[8] Le contrôle militaire de la Chine :
Bases militaires : Corée du Sud, Japon, Philippines
Opération Enduring Freedom : Afghanistan
Conseil de partenariat euro-atlantique (CPEA) : Kazakhstan, Kirghizistan, Tajikistan
Partenariat avec pays non membres : Afghanistan, Pakistan, Corée du Sud, Japon, Mongolie

[9] Lire : La prochaine guerre américaine, Monde en Question.

[10] Lire : Hong Kong, de la crise économique à la crise politique I, Chine en Question.

[11] Shenzhen une zone de démonstration socialiste :
07/12/2017, Shenzhen-Hong Kong Connect, des noces de coton en or, Lazuli International.
Articles Shenzhen, Lazuli International.
28/02/2019, Shenzhen surpasses HK in GDP China Daily.
Articles Shenzhen, China Daily.
19/08/2019, La Chine va faire de Shenzhen une zone de démonstration socialiste, Xinhua.
19/08/2019, Beijing wants Shenzhen to play ‘key role’ in tech innovation for planned Greater Bay Area, The Japan Times.
26/08/2019, Ce n’est pas pour remplacer Hong Kong que Beijing relève le statut de Shenzhen, Le Quotidien du Peuple [c’est l’inverse qui est vrai].
29/08/2019, Shenzhen va introduire davantage de règles commerciales dans sa nouvelle zone de développement, Le Quotidien du Peuple.

[12] Lire : Les médias préparent la guerre contre la Chine, Chine en Question.

Lire aussi :
Revue de presse Chine Hong Kong, Chine en Question.
Veille informationnelle Géoéconomie, Monde en Question.
Veille informationnelle Géopolitique, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

Hong Kong – Les médias préparent la guerre contre la Chine


Suivre l’actualité, courir après le vent.
Penser l’actualité, marcher à contre-courant.

 

À l’image de Twitter et Facebook, YouTube a annoncé jeudi avoir enrayé une vaste campagne de propagande menée par Pékin sur les réseaux sociaux pour discréditer le mouvement en faveur de réformes démocratiques à Hong Kong.
AFP-Cnews, 23/08/2019.

Google se vante d’avoir désactiver 210 chaînes sous prétexte que le contenu serait mis en ligne par le gouvernement chinois… de Pékin. Et comble de l’hypocrisie, prétend que au fur et à mesure des manifestations, l’attitude de la Chine va devenir plus agressive, à la fois dans le monde réel et virtuel alors que l’agression vient de Facebook, Twitter et Google qui mènent une guerre de désinformation en censurant les contenus ne correspondant pas à leur opinion des événements.

Voilà un exemple de la liberté de la presse… version Big Brother !

26/08/2019
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
George ORWELL, 1984 [Texte en ligne].
Revue de presse Chine Hong Kong, Chine en Question.
Veille informationnelle Géopolitique, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

Bibliographie Chine (249 livres en ligne)


 

Ce dossier bibliographique contient uniquement des livres glanés au cours de mes recherches et accessibles en ligne ici.
Merci de signaler vos propres liens via les commentaires ou par courriel.

27/02/2019
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

000 Généralités

Paul ANDRÉ (sous la direction de), La Chine aujourd’hui, Presses universitaires du Septentrion, 2014.
Lucien BIANCO et Yves CHEVRIER (sous la direction de), Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier international – La Chine.
José FRÈCHES, Dictionnaire amoureux de la Chine, Plon, 2013 .
Dossier documentaire Généralités Chine, Monde en Question.

100 Pensée chinoise

Anne CHENG, La Chine pense-t-elle ?, Collège de France, 2009.
François CHENG, Cinq méditations sur la beauté, Albin Michel, 2006.
François CHENG, Cinq méditations sur la mort, autrement dit sur la vie, Jean Mouttapa, 2014 [Audio en ligne].
COLLECTIF, Les quatre livres de philosophie morale et politique de la Chine.
CONFUCIUS, Les entretiens.
Herbert FINGARETTE, Confucius, Presses de l’Université de Montréal, 2004.
Marcel GRANET, La pensée chinoise, Albin Michel, 1934.
François JULLIEN, De l’Être au Vivre – Lexique euro-chinois de la pensée, Gallimard, 2015 [Extraits en ligne].
Charles LE BLANC et Rémi MATHIEU (sous la direction de), Mythe et philosophie à l’aube de la Chine impériale – Études sur le Huainan zi, Presses de l’Université de Montréal, 1992.
Charles LE BLANC et Rémi MATHIEU, Approches critiques de la mythologie chinoise, Presses de l’Université de Montréal, 2008.
Paul-Louis-Félix PHILASTRE, Le Yi King, 1885 La meilleure traduction est celle de Cyrille JAVARY.
Dossier documentaire Pensée chinoise, Monde en Question.

200 Croyances chinoises

Bernard FORMOSO, Identités en regard – Destins chinois en milieu bouddhiste thaï, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2000.
Cyrille JAVARY, Les trois sagesses chinoises, Albin Michel, 2010.
Marie LAUREILLARD, Vincent DURAND-DASTÈS, Fantômes dans l’Extrême-Orient d’hier et d’aujourd’hui T1, Presses de l’Inalco, 2017.
Marie LAUREILLARD, Vincent DURAND-DASTÈS, Fantômes dans l’Extrême-Orient d’hier et d’aujourd’hui T2, Presses de l’Inalco, 2017.
Jean-Paul ROUX, Montagnes sacrées, montagnes mythiques, Fayard, 1999.
Dossier documentaire Croyances chinoises, Monde en Question.

300 Sciences sociales

Économie

AKINORI Isogai, HIROYASU Uemura, Robert BOYER (sous la direction de), Capitalismes asiatiques – Diversité et transformations, Presses universitaires de Rennes, 2015.
Claude AUROI, Jean-Luc MAURER, Tradition et modernisation des économies rurales – Asie-Afrique-Amérique latine, Graduate Institute Publications, 1998.
Serge BERTHIER, Le choc – La Chine en marche, Mettis, 2014.
Jean-Marie BOUISSOU, Jonathan SIBONI, Max-Jean ZINS, Argent, fortunes et luxe en Asie, Philippe Picquier, 2013.
Bruno CABRILLAC, Economie de la Chine, QSJ PUF, 1997.
Cercle Turgot, La Chinamérique – Un couple contre-nature ?, Eyrolles, 2010.
Jean-Marc CHAUMET et Thierry POUCH, La Chine au risque de la dépendance alimentaire, Presses universitaires de Rennes, 2017.
Laure DE CHARRETTE, Marion ZIPFEL, Chine – Les nouveaux milliardaires rouges, Archipel, 2013.
David DELFOLIE, Nathalie FAU, Elsa LAFAYE DE MICHEAUX, Malaisie – Chine – Une « précieuse » relation, Institut de recherche sur l’Asie du Sud-Est contemporaine, 2016.
Pierre-Antoine DONNET, Quand la Chine achète le monde, Eyrolles, 2018.
Jean-François DUFOUR, Made by China – Les secrets d’une conquête industrielle, Dunod, 2012.
Mamoudou GAZIBO et Roromme CHANTAL, Un nouvel ordre mondial made in China ?, Presses de l’Université de Montréal, 2011.
Jacques GRAVEREAU, La Chine conquérante – Enquête sur une étrange superpuissance, Eyrolles, 2017.
Jean François HUCHET, Xavier RICHET, Joël RUET (sous la direction de), Chine, Inde : les firmes au cœur de l’émergence, Presses universitaires de Rennes, 2015.
James Z. LEE et WANG Feng, La population chinoise – Mythes et réalités, Presses de l’Université de Montréal, 2006.
Erik ORSENNA, Petit précis de mondialisation T1 Voyage aux pays du coton, Fayard, 2007.
Erik ORSENNA, Petit précis de mondialisation T2 L’avenir de l’eau, Fayard, 2009.
Erik ORSENNA, Petit précis de mondialisation T3 Sur la route du papier, Stock, 2013.
Erik ORSENNA, Petit précis de mondialisation T4 Géopolitique du moustique, Fayard, 2017.
Emmanuel POISSON, Monnaies chinoises Tome III Les Song, Éditions de la Bibliothèque nationale de France, 2014.
Jean-Luc RACINE (sous la direction de), L’Inde et l’Asie – Nouveaux équilibres, nouvel ordre mondial, CNRS Éditions, 2009.
Thierry SANJUAN (sous la direction de), Les grands hôtels en Asie, Éditions de la Sorbonne, 2003.
Clément SEHIER et Richard SOBEL (sous la direction de), Travail, luttes sociales et régulation du capitalisme dans la Chine contemporaine, Presses universitaires du Septentrion, 2015.
SONG Hongbing, La guerre des monnaies – La Chine et le nouvel ordre mondial, Le retour aux sources, 2014.
Tanguy STRUYE DE SWIELANDE, La Chine et les grandes puissances en Afrique – Une approche géostratégique et géoéconomique, Presses universitaires de Louvain, 2011.
Danielle TAN, Caroline GRILLOT, L’Asie du Sud-Est dans le « siècle chinois », Institut de recherche sur l’Asie du Sud-Est contemporaine, 2014.
François THIERRY, Monnaies chinoises Tome IV Des Liao aux Ming du Sud, Éditions de la Bibliothèque nationale de France, 2014.
Dossier documentaire Économie Chine, Monde en Question.

Politique

Guillermo AUREANO, Philippe FAUCHER, Frédéric MÉRAND, Marie-Joëlle ZAHAR (sous la direction de), La politique internationale en questions, Presses de l’Université de Montréal, 2009.
Juliette BOURDIN, Entre porte ouverte et « porte fermée » – La politique chinoise des États-Unis du XIXe au XXIe siècle, Presses Sorbonne Nouvelle, 2013.
Yves CHEVRIER, Alain ROUX et XIAOHONG Xiao-Planes (sous la direction de), Citadins et citoyens dans la Chine du XXe siècle, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2010.
Gérald COPPENRATH, Les Chinois de Tahiti – De l’aversion à l’assimilation, 1865-1966, Société des Océanistes, 1967.
Jean ESCARRA, Le droit chinois – Conception et évolution, Sirey, 1936.
Thierry KELLNER, L’Occident de la Chine – Pékin et la nouvelle Asie centrale (1991-2001), Graduate Institute Publications, 2008.
Simon LEYS, Essais sur la Chine, Bouquins Laffont, 1998.
Albert LONDRES, Visions orientales, 1922.
Albert LONDRES, La Chine en folie, 1925.
Jack LONDON, L’invasion sans pareille, 1910.
Henri MASPÉRO, Jean ESCARRA, Les institutions de la Chine, PUF, 1952.
Alain PEYREFITTE, Quand la Chine s’éveillera… le monde tremblera, Fayard, 1980.
Christian SAINT-ETIENNE, Trump et Xi Jinping – Les apprentis sorciers, L’observatoire, 2018.
SUN Tzu, L’art de la guerre – Les treize articles, -512.
Dossier documentaire Politique Chine, Monde en Question.

Société & Culture

Catherine CAPDEVILLE-ZENG et Delphine ORTIS (sous la direction de), Les institutions de l’amour : cour, amour, mariage – Enquêtes anthropologiques en Asie et dans l’océan Indien, Presses de l’Inalco, 2018.
Jacques GERNET, Histoire sociale et intellectuelle de la Chine, Collège de France, 1976.
Marcel GRANET, La civilisation chinoise, 1929.
Institut national du sport et de l’éducation physique (sous la direction de), Pékin 2008, INSEP-Éditions, 2008.
Rany KEO KOSAL, Danielle BIRKEN, À la découverte de l’Asie – Mieux comprendre ses pensées et ses pratiques, Eyrolles, 2007.
Françoise KREISSLER, L’action culturelle allemande en Chine – De la fin du XIXe siècle à la Seconde Guerre mondiale, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 1989.
Charles LE BLANC, Profession sinologue, Presses de l’Université de Montréal, 2007.
Anabelle MASCLET, Comprendre la Chine, Ulysse, 2005.
QU Jingdong LI Peilin, La sociologie chinoise avant la Révolution, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2016.
Laurence ROULLEAU-BERGER, YUHUA Guo, PEILIN Li, SHIDING Liu (sous la direction de), La nouvelle sociologie chinoise, CNRS Éditions, 2008.
Laurence ROULLEAU-BERGER et LIU Shiding, Sociologies économiques française et chinoise : regards croisés, ENS Éditions, 2014.
Jonathan D. SPENCE, La Chine imaginaire – Les Chinois vus par les Occidentaux de Marco Polo à nos jours, Presses de l’Université de Montréal, 2000.
Richard WILHELM, Histoire de la civilisation chinoise, 1931.
Dossier documentaire Société & Culture Chine, Monde en Question.
Dossier documentaire Chine/Occident, Monde en Question.

400 Langue

Chinois sans peine (2 tomes), Assimil, 2004.
L’écriture chinoise, Assimil, 2004.
Wendy ABRAHAM, Le Chinois pour les nuls, First, 2006.
Viviane ALLETON, Michael LACKNER (sous la direction de), De l’un au multiple, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 1999.
Jean-Paul BETBÈZE, André, CHIENG Les 100 mots de la Chine, QSJ PUF, 2013.
Nicolas CHAUVAT, 123 proverbes chinois, initiation à la pensée et à l’écriture chinoises, H&K, 2014.
Fabien DROUART, Méthode d’apprentissage des caractères chinois, Fabien Drouart, 2013.
Guillaume THOUROUDE, Rosalind SILVESTER (sous la direction de), Traits chinois/Lignes francophones, Presses de l’Université de Montréal, 2012.
YONGYI Wu, HONG Liu, Isabelle RABUT, Méthode de chinois premier niveau, Asiathèque, 2009.
Dossier documentaire Langue Chine, Monde en Question.

500 Sciences

Jean-Pierre AUGER, L’astronomie dans la Chine antique, Club d’astronomie de Frouville, 2013.
Jean-Marc BONNET-BIDAUD, 4000 ans d’astronomie chinoise – Les officiers célestes, Belin, 2017 [Extraits en ligneChine en Question].
Jean-Baptiste DELAMBRE, Histoire de l’astronomie ancienne (2 tomes), 1817.
Dominique PESTRE (sous la direction de), Histoire des sciences et des savoirs (3 tomes), Seuil, 2015.
Abel REY, La science orientale avant les Grecs, Albin Michel, 1942.
Léopold de SAUSSURE, Les origines de l’astronomie chinoise, 1909-1922.
Léopold de SAUSSURE, Le système astronomique des Chinois, Archives des sciences physiques et naturelles, 1919.
Michel SOUTIF, Naissance de la physique – De la Sicile à la Chine, EDP Sciences, 2002.
Dossier documentaire Sciences Chine, Monde en Question.

600 Techniques

Généralités

Éric BRIAN, Travail et savoirs techniques dans la Chine prémoderne, Spinger, 2010.
Paul DUPONT, Histoire de l’imprimerie (2 tomes), 1854.
Paul PELLIOT, Les débuts de l’imprimerie en Chine, Librairie d’Amérique et d’Orient Adrien-Maisonneuve, 1953.
Léopold de SAUSSURE, L’invention de la boussole, Archives des sciences physiques et naturelles, 1923.
Joanna WALEY-COHEN, Les sextants de Pékin, Presses de l’Université de Montréal, 2002.
Dossier documentaire Techniques Chine, Monde en Question.

Cuisine

Ghillie BASAN, Hanna AGOSTINI, 500 recettes d’Asie, La Martinière, 2011.
Margot ZHANG, Toutes les bases de la cuisine chinoise, Mango, 2015.

Médecine

COLLECTIF, Qi Gong.
Bernard CYGLER, Nez gorge oreille en médecine traditionnelle chinoise, Springer, 2006.
Bernard CYGLER, Le visage en médecine traditionnelle chinoise, Springer, 2009.
Giovanni MACIOCIA, Les principes fondamentaux de la médecine chinoise, Giovanni Maciocia, 1989.
Giovanni MACIOCIA, L’examen de la langue en médecine chinoise, Satas, 1989.
Giovanni MACIOCIA, La pratique de la médecine chinoise, Giovanni Maciocia, 1994.
Giovanni MACIOCIA, La psyché en médecine chinoise, Giovanni Maciocia, 2009.
Eric MARIÉ, Précis de médecine chinoise, Dangles, 1997.
Eric MARIÉ, Grand formulaire de pharmacopée chinoise, Paracelse, 1999.
Eric MARIÉ, Le diagnostic par les pouls en Chine et en Europe, Springer, 2011.
Ernesto NASTARI-MICHELI, Recherches sur les-origines et la formation de la médecine traditionnelle chinoise, Springer, 2012.
Jean PÉLISSIER, La médecine traditionnelle chinoise pour les nuls, First, 2018.
Marc SAPRIEL, Patrick STOLTZ, Une introduction à la médecine traditionnelle chinoise (2 tomes), Springer, T1 2006 T2 2012.
WANG Lihua, Médecine chinoise – Soins et remèdes de bonne santé d’hier et d’aujourd’hui, Guy Trédaniel 2007.
XU DaChun, Traditions oubliées de la médecine chinoise, Ouvrage Net, 2001.

700 Arts

Généralités

Jeannine AUBOYER, Roger GOEPPER, Les merveilles des grandes civilisations – L’Orient, Cremille, 1969.
Jean-Jacques BRETON, Philippe CACHAU, Dominique WILLIATTE, L’histoire de l’art pour les nuls, First, 2006.
Dossier documentaire Arts Chine, Monde en Question.

Architecture

Cyrille JAVARY, Dans la cité pourpre interdite, Philippe Picquier, 2009.
ZHOU Wenyi, De l’architecture à la ville – Arte Charpentier en Chine 2002-2012, Eyrolles, 2012.

Cinéma

Antony FIANT, Le cinéma de Jia Zhang-ke – No future (made) in China, Presses universitaires de Rennes, 2009.
Frédéric MONVOISIN, Cinémas d’Asie, d’hier et d’aujourd’hui – Japon, Corée du Sud, Taïwan, Chine et Hongkong, Armand Colin, 2015.
Dossier documentaire Cinéma Chine, Monde en Question.

Musique

Vladislav SISSAOURI, Cosmos, magie et politique – La musique ancienne de la Chine et du Japon, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 1992.

800 Littérature

Éric ADAM et Didier CONVARD, Fabio BONO, Marco Polo (2 albums), Glénat, 2013.
Christophe BEC et Stéphane BETBEDER, Pasquale DEL VECCHIO, Les Montefiore (2 albums), Glénat, 2013-2014.
BÉKA, MARCO, Voyage en Chine (1 album), Bamboo, 2013.
Olivier BLEYS, Discours d’un arbre sur la fragilité des hommes, Albin Michel, 2015.
Lucien BODARD, La vallée des roses, Grasset, 1977.
Lucien BODARD, Les grandes murailles, Grasset, 1987.
Pearl BUCK, Vent d’Est, vent d’Ouest, Stock, 1930.
Pearl BUCK, La trilogie de la terre chinoise, Payot, 1932-1935.
Pearl BUCK, Pivoine, Stock, 1949.
Gilles CHAILLET, Bernard CAPO, Tombelaine (5 albums).
Pauline CHEN, Dans le Pavillon rouge, Robert Laffont, 2015.
François CHENG, Enfin le royaume (quatrains), Gallimard, 2018.
CHI Li, Une ville à soi, Actes Sud, 2018.
CHI Zijia, Le dernier quartier de lune, Piquier, 2016.
CHI Zijia, Bonsoir, la rose, Piquier, 2018.
Michelle DESHAIES, XieXie, Éditions David, 2018.
Guy DELISLE, Shenzhen (1 album), L’Association, 2002.
Jean-Paul DOMINICI, La fiancée de Canton, Book Node, 2016.
Fabrice ERRE et Sylvain SAVOIA, La Grande Muraille de Chine (1 album), Dupuis, 2018.
Irène FRAIN, Au royaume des femmes, Fayard, 2007.
José FRÈCHES, L’Empire des larmes (2 tomes), XO, 2006.
Kate FURNIVALL, La concubine russe, Charleston, 2016.
Antonio GARRIDO, Le lecteur de cadavres, Grasset, 2011.
Paul GREVEILLAC, Maîtres et esclaves, Gallimard, 2018.
Régis HAUTIÈRE, Arnaud POITEVIN, Le marin, l’actrice et la croisière jaune (3 albums), Quadrants, 2010-2013.
HUA Yu, Mort d’un propriétaire foncier – Et autres courts romans, Actes Sud, 2018.
INOUE Yasushi, La favorite – Le roman de Yang Kouei-Fei, Gallimard, 1995.
JIA Pingwa, Portée-la-lumière, Stock, 2018.
JIAN Ma, Beijing Coma, Flammarion 2008 .
KOW Shih-Li, La somme de nos folies, Zulma, 2018.
Ysabelle LACAMP, Le baiser du dragon, Livre de Poche, 1988.
Maëlle LEFÈVRE, Jiazoku, Albin Michel, 2019.
Frédéric LENORMAND, Les nouvelles enquêtes du Juge Ti (15 tomes), Fayard, 2004-2010.
Frédéric LENORMAND, Un thé chez Confucius, Piquier, 2012.
Frédéric LENORMAND, Le bon, la brute et le juge Ti, CreateSpace Independent Publishing Platform, 2015.
LI Kunwu, Ma génération, celle d’une vie chinoise(2 albums), KANA, 2016.
LIU Cixin, Le problème à trois corps, Actes Sud, 2016.
LIU Xiaobo, La philosophie du porc et autres essais, Gallimard, 2011.
MA Jian, China Dream, Flammarion, 2019.
MAI Zi, Xiao Ou (3 albums), Kana, 2011-2012.
Mathieu MARIOLLE, Yann TISSERON, Shanghaï (3 albums), Drugstore, 2011-2013.
Jacques MARTIN, Alix – L’empereur de Chine (1 album), Casterman, 1983.
MI Jianxiu, Pékin de neige et de sang, Philippe Picquier, 2018.
NIE Chongrui, Patrick MARTY, Juge Bao (5 albums), Éditions Fei, 2009-2013.
OTIE & LI KUNWU, Une vie chinoise (3 albums), Kana, 2009-2010.
Marie Jo PUTNEY, La fiancée chinoise, Book Note, 2000.
QIU Xiaolong, Encres de Chine, Liana Levi, 2004.
QIU Xiaolong, De soie et de sang, Liana Levi, 2007.
QIU Xiaolong, Visa Pour Shanghai, Seuil, 2015.
Thierry ROBIN, Rouge de Chine (4 albums), Delcourt, 1991-1996.
Lisa SEE, Fleur de neige, Flammarion, 2006.
Lisa SEE, Filles de Shanghai, Flammarion, 2009.
Lisa SEE, Ombres chinoises, Flammarion, 2011.
SHENG Keyi, Un paradis, Philippe Picquier, 2018.
SU Tong, Le dit du loriot, Seuil, 2016.
Madeleine THIEN, Nous qui n’étions rien, Alto, 2016.
Robert VAN GULIK, Juge Ti (24 romans ou nouvelles), 10/18, 1957-1968.
Jules VERNE, Les tribulations d’un chinois en Chine, 1879.
Tancrède VOITURIEZ, L’empire du ciel, Grasset, 2016.
WANG Anyi, Amour dans une vallée enchantée, Philippe Picquier, 2011.
WANG Anyi, Amour dans une petite ville, Philippe Picquier, 2011.
WANG Anyi, Amour sur une colline dénudée, Philippe Picquier, 2012.
WANG Anyi, Le chant des regrets éternels, Philippe Picquier, 2012.
WANG Anyi, Le plus clair de la lune, Philippe Picquier, 2013.
WANG Anyi, La coquette de Shanghai, Philippe Picquier, 2017.
WEIHUI, Shanghai Baby, Philippe Picquier, 2002.
Delphine WEULERSSE, Récits de l’histoire de Chine, Nathan, 1973.
XIA Da, Little Yu (3 albums), Urban Chine, 2015.
XIAO Bai, La concession française, Philippe Picquier, 2016.
XINRAN, Parlez-moi d’amour, Philippe Picquier, 2018.
XU Zechen, La grande harmonie, Philippe Rey, 2018.
Adeline YEN MAH, Feuilles d’automne, L’archipel, 2000.
YING Lin, Mei Lanfang, une vie à l’Opéra de Pékin (5 albums), Urban China, 2016-2017.
ZHANG Ling, Le rêve de la Montagne d’Or, Belfond, 2011.
ZHU Xiao Di, Les nouvelles affaires du juge Ti, 10/18, 2010.
Dossier documentaire Littérature Chine, Monde en Question.

900 Géographie et Histoire

Guide voyage

Chine, Lonely Planet, 2015.
Robert FORTUNE, Aventures de Robert Fortune dans ses voyages en Chine à la recherche des fleurs et du thé, Hachette, 1855.
Dossier documentaire Récits de voyage Chine, Monde en Question.

Biographie

Danielle ELISSEEFF, Puyi – Le dernier empereur de Chine, Perrin, 2014.
Gary JENNINGS, Marco Polo – les voyages interdits (1/2 tomes), Télémaque, 2008.
Anne KERLAN, Lin Zhao – Combattante de la liberté, Fayard, 2018.
Pierre RACINE, Marco Polo, Perrin, 2012.

Histoire

Joyce APPLEBY, Capitalisme, histoire d’une révolution permanente, PIRANHA, 2016.
Serge BERTHIER, La Chine en marche – Le choc Mettis, 2014.
Bernard BRIZAY, Les trente « empereurs » qui ont fait la Chine, Perrin, 2018 [Critique].
Claude CHANCEL, LIU LE GRIX Libin, Le grand livre de la Chine – Histoire et géographie, Civilisation et pensée, Economie et géopolitique, Eyrolles, 2014.
Henri CORDIER, Histoire générale de la Chine (4 tomes), Paul Geuthner, 1920.
DUANMU Mei, Hugues TERTRAIS (sous la direction de), Temps croisés I, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2010.
DUANMU Mei, Hugues TERTRAIS (sous la direction de), Temps croisés II, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2010.
John K. FAIRBANK, Merle GOLDMAN, Histoire de la Chine, des origines à nos jours, Tallandier, 2010 [Critique].
Joseph FERRARI, La Chine et l’Europe – Leur histoire et leurs traditions comparées, 1867.
Peter FRANKOPAN, Les routes de la soie, Editions Nevicata, 2017.
Jacques GERNET, La vie quotidienne en Chine à la veille de l’invasion mongole (1250-1276), Hachette, 1969.
Jacques GOSSART, Les origines de la Chine, Oxus, 2006.
René GROUSSET, Histoire de la Chine – Des origines à la seconde révolution, 1942.
Harold Robert ISAACS, La tragédie de la révolution chinoise – 1925-1927, Gallimard, 1967.
Éliane LOPEZ, Le grand livre de l’histoire des civilisations, Eyrolles, 2012.
Guy MARTINIÈRE, Le Portugal à la rencontre de trois mondes, IHEAL, 1994.
René de PONT-JEST, Le Fire-Fly – Souvenirs des Indes et de la Chine, 1861.
François REYNAERT, La grande histoire du monde, Fayard, 2016.
Thierry SARMANT, 1715 – La France et le monde, Perrin, 2014.
Michel UDIANY, L’histoire des mondes imaginaires, Jourdan, 2014.
Xavier WALTER, Petite histoire de la Chine, Eyrolles, 2007.
Dossier documentaire Histoire Chine, Monde en Question.

Lire aussi :
Dossier documentaire Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle Livres, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

Un cow-boy menace la Russie et la Chine


Bibliographie Politique

 

Voilà votre armée : 187 000 soldats, actuellement déployés dans 140 pays.

Nous possédons et nous conserverons à l’avenir, la capacité de nous déployer rapidement et nous détruirons n’importe quel ennemi, n’importe où, n’importe quand.

Les États-Unis sont confrontés à un important défi en Europe, en Asie et au Moyen-Orient.

L’instabilité imprévisible est la nouvelle norme. Nous devons gérer le plus haut taux d’instabilité depuis au moins 1992.

Mais tout ceci n’est qu’une nuisance relativement mineure par rapport aux ressources dont dispose un État-nation avancé, comme la Russie, la Chine ou même la Corée du Nord et l’Iran.

À ce stade, nous pouvons développer quelques points que nous avons appris au cours de l’étude que nous avons menée intensément cette année sur la guerre future de haute intensité entre des États-nations de grande puissance. Et le premier est, sans surprise, qu’elle sera hautement mortelle, très hautement mortelle, contrairement à tout ce que notre armée a connu au moins depuis la Seconde Guerre mondiale.

En outre, le champ de bataille sera hautement complexe et presque certainement dans des zones urbaines denses et contre un ennemi insaisissable, obscur, qui combine la guérilla terroriste avec des actions conventionnelles, au sein de larges populations civiles.

Donc, en résumé, les 25 prochaines années ne vont pas être comme le 10 dernières, ni même comme les 25 dernières. Les défis qui s’accumulent et auxquels nous sommes confrontés, tout comme le caractère de la guerre en pleine mutation, ne ressemblent à rien que nos forces actuelles aient jamais connu en intensité et mortalité.

Lire aussi :
William BLUM, L’État voyou, Parangon, 2002, [Texte en ligne].
Ancien fonctionnaire du département d État, Blum nous rappelle que, s’il n’y a pas dé justification au 11 Septembre, il y a certainement des raisons. L’État voyou démontre comment, sous couvert de liberté, de démocratie et de droits de l’homme, les États-Unis commettent des actes criminels barbares, et agissent de la façon la plus belliqueuse qui soit.
William BLUM, Les guerres scélérates – Les interventions de l’armée américaine et de la CIA depuis 1945, Parangon, 20024, [Presse-toi à gauche !].
Pourquoi les États-Unis ont-ils soutenu les mouvements contre-révolutionnaires en Colombie, au Guatemala, au Salvador dans de nombreux autres pays ? Pourquoi avoir joué les dictateurs contre des hommes politiques démocratiquement élus, Pinochet contre Allende, le chah d’Iran contre Mossadegh, Mobutu contre Lumunba… Pourquoi avoir envahi la petite île de la Grenade et Panam ? Pourquoi avoir soutenu des guerres contre des gouvernements progressistes au Nicaragua, en Angola, en Indonésie ou au Timor oriental ?… Pourquoi avoir provoqué la mort de millions de personnes ? Pourquoi avoir empêché le développement de nombreux pays ? Toujours au nom de la démocratie et de la liberté !
Dossier documentaire Géopolitique – Arc de crise, Monde en Question.
Dossier documentaire Propagande, Monde en Question.
Dossier documentaire USA, Monde en Question.

Essais sur la Chine


 

Durant un quart de siècle, en cinq ouvrages successifs – histoire, témoignages, réflexions -, Simon Leys a proposé une interprétation de la Chine contemporaine qui n’a pas eu le don d’amuser les belles âmes ni les gens futés (politiciens, hommes d’affaires et sinologues dans le vent). On a pourtant jugé bon de rassembler ici ces irritants écrits, pensant qu’ils pourraient aider l’honnête homme et le lecteur de bonne foi à se poser les vraies questions : quelle sera l’issue de la longue et cruelle guerre que Mao et ses héritiers mènent depuis cinquante ans contre leur peuple ?

Simon Leys, nom de plume de Pierre Ryckmans, est un écrivain, essayiste, critique littéraire, traducteur, sinologue, professeur d’université de nationalité belge et de confession catholique, de langue française et anglaise, né le 28 septembre 1935 à Bruxelles et mort le 11 août 2014 à Sydney. Son oeuvre porte notamment sur la culture et l’art traditionnels en Chine, la littérature (notamment des auteurs catholiques) et la mer.

En 1971, sous le pseudonyme de Simon Leys, il publie aux éditions Champ libre Les habits neufs du président Mao, un ouvrage polémique sur la Révolution culturelle chinoise, le régime maoïste et les attitudes à leur égard de divers intellectuels occidentaux. Selon le philosophe Jean-Claude Michéa, son choix de démystifier la « Grande Révolution Culturelle Prolétarienne » a pour origine, alors qu’il vivait à Hong-Kong en 1967, la découverte, sur le pas de sa porte, d’un journaliste chinois agonisant après avoir été torturé par des maoïstes.

Simon LEYS, Essais sur la Chine, Bouquins Laffont, 1999 [Texte en ligne].
Réunion de 5 ouvrages parus précédemment : Les habits neufs du président Mao ; Ombres chinoises ; Images brisées ; La forêt en feu ; L’humeur, l’honneur, l’horreur.

Lire aussi :
Simon LEYS, Wikipedia.
Cycle Révolution culturelle 1966-1969, Ciné Monde.
Dossier documentaire Chine – Politique, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

Le conflit franco-chinois


La France de la Troisième République, sous l’impulsion de Jules Ferry, fit la guerre contre la Chine, entre septembre 1881 et juin 1885, pour prendre le contrôle du fleuve Rouge qui reliait Hanoï à la riche province du Yunnan en Chine. La victoire française avec la reconnaissance de son protectorat sur l’Annam et le Tonkin, s’ajoutant à la Cochinchine déjà occupée dix ans plus tôt et au Cambodge, conduisit à la création de l’Indochine française.

Édouard GUILLON, Le conflit franco-chinois (la guerre et les traités) d’après les documents officiels, A. Gratier, 1885 [Gallica].

L’auteur de ce document nomme la Chine l’Empire du Milieu, expression consacrée du colonialisme français.

S’il reconnaît les méfaits des précédentes guerres anglo-française contre la Chine, c’est pour mieux soutenir la légitimité de celle-ci.

Les deux guerres que l’Europe a faites à la Chine avant la guerre actuelle n’étaient pas davantage de nature à ramener l’Empire et à triompher de ses préventions. L’une est la guerre de l’opium, en 1840-42. Les Anglais ont vaincu la Chine pour avoir le droit de l’empoisonner. L’autre est la campagne de Pa-li-Kiao, en 1860. Les Français ont démontré l’excellence de leur civilisation par le pillage du Palais d’Été.
op. cit. p.9

En ce qui concerne le Tonkin, Édouard Guillon répète la propagande de l’époque :

En trois semaines, le Tonkin était à nous. Cette conquête de tout un royaume par une poignée de soldats et de marin rappelait les exploits des conquistadors espagnols du XVIe siècle. Elle restera une des pages les plus émouvantes de notre histoire coloniale.
op. cit. p.19

Comme la France considérait le Tonkin comme sa chasse gardée, elle n’hésita pas à faire la guerre contre la Chine pour sécuriser sa conquête coloniale. Les clauses du traité de 1884 (p.38-39) révèlent les roueries de la diplomatie française pour camoufler ses buts coloniaux sous le vocable politiquement correct du « libre trafic des marchandises entre l’Annam et la France » et pour continuer la guerre, que Jules Ferry appela des « destructions intelligentes », afin d’obtenir une indemnité de 80 millions.

En fait, il ne s’agissait pas d’une guerre puisque le Parlement n’avait pas donné son accord, mais d’un droit de représailles (p.43) car « il était injuste de condamner toute expansion coloniale » de la France (p.44). Bien que grisée par ses succès en Tunisie « une vaste et belle colonie qui complète l’Algérie », l’armée française redoutait les batteries Krupp (allemandes) de l’armée chinoise, mauvais souvenir de sa défaite en 1870. L’auteur vante donc l’héroïsme et la ténacité de l’armée car c’est au prix « de tâtonnements et de luttes pénibles », « de revers et de succès, de déceptions et d’espérances » que l’Algérie fut conquise (p.45).

Comme Jules Ferry démissionna le 30 mars 1885, ce fut son successeur qui signa le traité de paix qui consacra les droits coloniaux de la France sur la péninsule indochinoise.

Le but que la politique française poursuit depuis plusieurs années dans la péninsule indochinoise est d’assurer la pacification de l’Annam et particulièrement du Tonkin, afin d’ouvrir cette région à l’industrie et au commerce européens.
L’appui que les Annamites trouvaient au dehors a été la principale causes des difficultés auxquelles nous nous sommes heurtés. Ils recevaient, en effet, de leurs voisins non pas seulement des contingents militaires, mais des encouragements et une assistance morale qui les enhardissait à nous braver.
[…] les articles 1 et 2 du présent traité nous donnent des assurances positives et vous constaterez, sans doute avec satisfaction, qu’ils consacrent formellement de la part de l’Empire du Milieu la reconnaissance de nos droits sur l’Annam.
op. cit. p.55

Ces articles usent de la même rhétorique que celle de François Hollande pour justifier l’intervention de l’armée française au Mali.

Articles 1 (extraits)
La France s’engage à rétablir et à maintenir l’ordre dans les provinces de l’Annam qui confinent à l’empire chinois. À cet effet, elle prendra les mesures nécessaires pour disperser ou expulser les bandes de pillards et les gens sans aveu qui compromettent la tranquillité publique et pour empêcher qu’elles se reforment.
Articles 2 (extraits)
La Chine est décidée à ne rien faire qui puisse compromettre l’œuvre de pacification entreprise par la France.
op. cit. p.60

L’auteur vante les bénéfices militaire et politique de la guerre gagnée non sans difficultés contre la Chine.


op. cit. p.66

Il conclut sur le thème récurrent du colonialisme français :

Pour nous, Français, maîtres du Tonkin, dans cette influence de l’Europe sur l’Extrême Orient, à quelle part pouvons-nous prétendre ? Notre part ne sera pas politique, comme celle de la Russie ; elle ne sera pas commerciale comme celle de l’Angleterre. Elles sera plutôt morale et civilisatrice.

Et, in fine, avouant les bénéfices économiques de cette guerre pour conquérir l’Indochine, il fait le parallèle avec celles menées pour conquérir l’Afrique du Nord.


op. cit. p.67-68

06/04/2013
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi :
Revue de presse Chine 2013, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.
Dossier documentaire Chine/Occident, Monde en Question.