Chine en Question

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La Chine sans œillères


 

À entendre l’avalanche de mensonges déversée sur ce grand pays par les médias occidentaux, on finit par se poser la question : peut-on encore considérer la Chine sans œillères ni préjugés, sans concession ni malveillance, en la regardant telle qu’elle est et non telle qu’on voudrait qu’elle fût ? Dès qu’ils daignent en parler, nos médias la décrivent en des termes qui oscillent toujours entre la crainte et le mépris. Assoiffée de richesses, jetant ses tentacules sur la planète, trompant son monde en affichant un pacifisme de façade, d’une brutalité sourde qu’on soupçonne prête à exploser derrière les faux-semblants d’un discours lénifiant, la Chine serait comme l’ogre de la fable qui finira, un beau matin, par manger les petits enfants. L’imagerie coloniale la représentait au XIXème siècle sous les traits d’une cruauté raffinée, mais ce raffinement n’est plus de mise. A croire nos éditorialistes et nos experts, la Chine nouvelle n’enrobe plus ses appétits voraces de ces raffinements surannés. Ce qu’elle veut, c’est « dominer le monde », tout simplement. Appelée à devenir la première puissance économique mondiale, elle réclame sa part d’hégémonie planétaire, elle revendique la première place sur le podium. Mais elle veut surtout, nous dit-on, imposer son modèle, promouvoir ses valeurs, s’ériger en exemple destiné à l’imitation des nations.

Cette vision d’une Chine conquérante et prosélyte est d’autant plus surréaliste que les Chinois font exactement le contraire. Persuadés que leur système est unique, ils ne cherchent à convertir personne. Qu’ils exportent des marchandises, achètent des terrains ou construisent des ponts à l’étranger, ils défendent évidemment leurs intérêts. Mais leur ambition n’est pas de repeindre le monde aux couleurs de la Chine. A choisir, ils préféreraient sans doute qu’on ne les imite pas, car chaque peuple doit trouver sa voie par lui-même, quitte à commettre ces erreurs de parcours sans lesquelles aucune réussite n’est méritoire. Comme le disent si bien les spécialistes de la langue chinoise – qui, eux, connaissent bien leur sujet – la pensée chinoise est empirique et pragmatique. Elle affronte les faits, elle en subit les corrections successives et poursuit son avancée tant bien que mal. Réticente aux idées abstraites, elle admet volontiers qu’il n’y a pas de recette toute faite. C’est pourquoi il faut renoncer à l’idée que les Chinois cherchent à diffuser leur modèle et cesser de prêter à ce grand pays des rêves de conquête qui n’existent que dans l’imagination de ses détracteurs. Mais nos experts patentés ne l’entendent pas de cette oreille. Concluant une émission de C dans l’Air dont le titre est déjà tout un programme (« Qui peut arrêter la Chine ? »), Valérie Niquet, chercheuse à la Fondation de la recherche stratégique, opposait en ces termes le modèle européen et le modèle chinois : « La Chine, c’est l’anti-Europe, par exemple. Nous, on tente de surmonter ce qui faisait les relations internationales du passé, le conflit, l’usage de la force pour régler les tensions. La Chine, elle, s’en tient aux comportements du XIXème siècle ».

Faut-il en déduire que la Chine aurait un goût prononcé pour « l’usage de la force en vue de régler les conflits » ? Pourtant, rares sont les Afghans, les Libyens, les Irakiens, les Syriens et les Yéménites à avoir péri sous des bombes chinoises. Pays européens, la France et le Royaume-Uni, en revanche, ont causé avec leur grand allié américain – et en utilisant divers intermédiaires – des centaines de milliers de morts et des dévastations sans nom en violant les règles internationales les plus élémentaires. Mais ce n’est pas nouveau. Accuser l’autre de ses propres turpitudes relève d’une inversion maligne dont le discours occidental est coutumier. Dire que la Chine, contrairement à l’Europe, « s’en tient aux comportements du XIXème siècle », dans la même veine, traduit un consternant mélange d’arrogance et d’ignorance. Car à cette époque, ce n’est pas l’empire chinois, mais les puissances impérialistes européennes qui pratiquaient la conquête territoriale et le pillage colonial. Les Chinois en savent quelque chose. Avec les « guerres de l’opium », Britanniques et Français ont envahi le « pays du milieu » pour le contraindre à signer des traités infamants et accepter l’importation massive de cette drogue aux effets délétères. Pire encore, en 1860, un corps expéditionnaire réunissant les forces des deux nations fait irruption dans Pékin et met à sac le splendide Palais d’été des empereurs Qing. Indigné, Victor Hugo condamna ce forfait en écrivant ces lignes amères : « Nous Européens, nous sommes les civilisés, les Chinois sont les barbares. Voilà ce que la civilisation a fait à la barbarie. Devant l’histoire, l’un des deux bandits s’appellera la France, l’autre s’appellera l’Angleterre. L’Empire français a empoché la moitié de cette victoire, et il étale aujourd’hui, avec une sorte de naïveté de propriétaire, le splendide bric-à-brac du Palais d’été. J’espère qu’un jour viendra où la France, délivrée et nettoyée, renverra ce butin à la Chine spoliée ».

Cette spoliation, la France préfère l’oublier, et elle donne aujourd’hui des leçons de morale à un pays qu’elle a pillé il y a 150 ans, comme si ses ignominies passées lui conféraient un certificat de vertu pour le présent. La Chine, elle, n’a rien oublié, mais elle n’en éprouve aucune haine. Cette vieille humiliation, elle entend l’effacer en retrouvant la place légitime qui est la sienne dans le concert des nations. Ce qu’elle veut, c’est tourner définitivement la page de cette ère chaotique initiée par les guerres de l’opium et la décadence de l’empire des Qing. Nul besoin, pour y parvenir, d’imposer quoi que ce soit à qui ce soit. Modèle sans imitation possible, empire sans impérialisme, la Chine est par excellence une puissance pacifique. Mais elle ne l’est pas seulement par choix politique, ses dirigeants modernes ayant fait le choix du développement et proscrit l’aventure extérieure. Elle l’est aussi pour une raison plus profonde, et plus difficile à cerner pour un esprit occidental. C’est que la centralité imaginaire de l’empire lui a forgé un destin, le vouant à s’occuper d’abord de ses sujets et de leur bien-être avant de s’intéresser au reste du monde. Pays du milieu, la Chine reçoit en priorité l’influence bénéfique du ciel, qui est rond, tandis que la terre est carrée. Elle est située au centre du monde par un décret intemporel qui lui ôte l’envie d’en conquérir les marges. Cette périphérie du monde habité, en effet, ne sera jamais aussi intéressante que le cœur même d’un empire dont la gestion est déjà une lourde tâche.

Prêter des ambitions conquérantes à ce pays, par conséquent, est aussi absurde que lui reprocher de vouloir exporter son modèle, puisque ce dernier a pour vocation de rester unique. Si la Chine est pacifique, c’est donc en vertu d’un statut cosmologique dont le privilège s’accompagne d’une promesse d’innocuité à l’égard de ses voisins. « Les armes sont des instruments néfastes et répugnent à tous. Celui qui comprend le Tao ne les adopte pas », disait Lao-Tseu. Clef de voûte du monde habité, l’empire du milieu se condamnerait à la décomposition s’il se dispersait aux marges, il se dissoudrait dans l’informe s’il renonçait par ambition aux dividendes d’une sereine centralité. Or cette pesanteur de l’imaginaire chinois ne concerne pas seulement le monde des idées. Transposée dans le monde réel, elle détermine un habitus que les donneurs de leçons occidentaux devraient méditer, quitte à s’en inspirer pour leur propre gouverne : un grand pays qui n’a fait aucune guerre depuis quarante ans, en effet, mérite tout de même quelque considération. Hormis le bref règlement de comptes avec le Vietnam (1979), il faut remonter jusqu’à l’affrontement frontalier avec l’Inde (1962) et à la guerre de Corée (1950-1953) pour trouver la trace d’une guerre dans laquelle la Chine se serait engagée. Encore faut-il préciser que ces conflits se déroulèrent à ses frontières immédiates, et non dans de lointaines contrées convoitées par on ne sait quel expansionnisme. Mais cette attitude pacifique d’un empire auto-centré n’intéresse guère nos démocraties guerrières, devenues expertes en bombardements humanitaires, en embargos qui affament les peuples pour la bonne cause et en révolutions téléguidées de l’étranger.

Comme on l’a relevé, les Occidentaux, à propos de la Chine, oscillent toujours entre la crainte et le mépris. Ils ont exigé à grand cri qu’elle participe à la mondialisation des échanges, et ils se lamentent des parts de marché que ses entreprises enlèvent haut la main. Multipliant les injonctions contradictoires, ils lui reprochent à la fois d’en faire trop et pas assez, d’être désespérément pauvre et scandaleusement riche, excessivement rapide et exagérément lente, décidément trop libérale quand elle n’est pas trop dirigiste. Ils lui demandent de sauver la croissance mondiale – ce que Pékin a fait au lendemain de la crise financière de 2008, provoquée par la rapacité des banques américaines – mais sans se montrer trop gourmande en matières premières. Ils voudraient qu’elle continue à se développer, mais en renonçant aux outils de son développement, comme sa souveraineté monétaire, son puissant secteur public et sa prudente tutelle des marchés financiers. L’attitude occidentale frôle parfois le comique. Lorsque la Chine, après avoir connu des taux de croissance annuels à deux chiffres, redescend en douceur à 6,4 % (2018), on entend les experts d’un pays européen qui se traîne à 1,5 % faire la fine bouche et pronostiquer la catastrophe : c’est vraiment l’hôpital qui se moque de la charité ! En Occident, on aime dire que la Chine reste un pays pauvre, avec ses centaines de millions de travailleurs sous-payés. Mais la réalité chinoise se transforme plus vite que les représentations des experts occidentaux, car les luttes des salariés de l’industrie – dans un pays qui connaît des conflits sociaux réglés par la négociation, comme partout ailleurs – ont abouti à une hausse conséquente des salaires, au point d’inquiéter les investisseurs étrangers.

En fait, la Chine est un grand pays souverain, fier de son identité culturelle, attaché à la loi internationale et décidé à se faire respecter sur la scène mondiale. Il n’agresse ni ne menace aucun État, ne finance aucune organisation terroriste ou subversive chez les autres, n’inflige aucun embargo ni aucune sanction économique à d’autres États souverains et refuse obstinément de se mêler de leurs affaires intérieures. Le contraste est saisissant avec l’attitude des États-Unis et de leurs alliés européens, qui passent leur temps à intervenir chez les autres de façon unilatérale, sous de faux prétextes et en violation flagrante de la loi internationale. Si toutes les grandes puissances se comportaient comme la Chine, le monde serait plus sûr et moins belliqueux. Il serait beaucoup moins assujetti – avec les risques énormes que génère cette dépendance – aux intérêts sordides des multinationales de l’armement. Car les Chinois n’ont qu’une base militaire à l’étranger quand les USA en ont 725. Ils dépensent 141 dollars par habitant et par an pour leur défense quand les Américains en dépensent 2 187. Ils n’ont qu’un porte-avions, tandis que les USA en ont douze. Et encore la Chine a-t-elle accompli un effort de réarmement significatif depuis dix ans face aux initiatives belliqueuses de l’Oncle Sam. Si elle avait pu, elle s’en serait passée. Tandis que les USA se cramponnent désespérément à leur hégémonie finissante, les Chinois savent qu’ils sont la puissance montante et qu’il ne sert à rien de précipiter les événements. Le pacifisme de la Chine est l’envers de sa réussite économique, quand le bellicisme des USA est le reflet de leur déclin. Au lieu de faire la guerre en vivant à crédit, la Chine a compté sur son savoir-faire pour développer son tissu économique, et le résultat est palpable.

Quand on voyage en Chine en 2019, on ne voit pas un pays en voie de développement, mais un pays développé. La modernité et la fiabilité des moyens de transport y sont impressionnantes. Les métros sont flambant neuf, d’une propreté, d’une fonctionnalité et d’une sécurité à toute épreuve. Dans celui de Canton, troisième ville chinoise avec 14 millions d’habitants, il n’y ni SDF, ni pick-pocket, ni tag, ni mégot, ni papier par terre. Les passagers attendent sagement leur tour si le train est bondé, et aux heures de pointe les rames se succèdent toutes les 30 secondes. En dépit de leur gigantisme, les gares et les aéroports fonctionnent comme du papier à musique. Les retards sont rares, les billetteries automatisées, la signalétique irréprochable (même pour les étrangers). Des toilettes gratuites sont disponibles partout. Les lignes aériennes intérieures desservent toutes les villes importantes, et les avions sont ponctuels, propres et confortables. Les gares et les lignes à grande vitesse offrent aux Chinois une gamme de déplacements dans l’ensemble du pays à des tarifs raisonnables. Un aller simple Canton-Nanning, par exemple, soit 550 km de LGV, coûte 169 yuans (23 euros) quand le salaire moyen est de l’ordre de 3000 yuans (410 euros). Depuis dix ans, les progrès sont fulgurants. La Chine avait 700 km de LGV en 2007, 11 000 km en 2013, 23 000 en 2016, et l’objectif est d’atteindre 40 000 km, soit l’équivalent de la circonférence de la terre.

Il est frappant que ces infrastructures, pour la plupart, aient moins de dix ans. D’une modernité sidérante, elles sont le fruit d’une politique massive et délibérée d’investissements publics. Décidée au lendemain de la crise financière de 2008, cette politique a sauvé une croissance mondiale malmenée par l’irresponsabilité de Wall Street. Elle a aussi permis d’accélérer la marche du pays vers la « société de moyenne aisance » qui est l’objectif majeur des dirigeants du pays. Pour franchir cette nouvelle étape de leur développement, les Chinois comptent sur le dynamisme d’un vaste secteur privé, notamment dans les services. Mais ils utilisent aussi un puissant réseau d’entreprises d’État qui ont bénéficié de la taille critique du marché intérieur chinois pour s’imposer à l’échelle internationale. Le meilleur exemple est sans doute celui de l’entreprise de construction ferroviaire CRRC, devenue numéro un mondial pour la production de trains à grande vitesse. Active dans 102 pays, cette entreprise compte 180 000 employés et affiche un revenu qui dépasse les 30 milliards d’euros. Elle construit 200 trains par an, contre 35 pour le duo Siemens-Alstom. Cette réussite d’un mastodonte public a de quoi faire réfléchir les tenants du libéralisme sur les véritables paramètres de la croissance économique, mais il y a peu de chance qu’ils en tirent les conclusions qui s’imposent. Ils préfèrent croire que les recettes libérales vont sauver le monde des affres du sous-développement.

En Occident, lorsqu’elle réussit, la Chine fait peur. Lorsqu’elle manifeste des signes d’essoufflement, elle fait peur aussi. On lui reproche d’utiliser son secteur public pour gagner des parts de marché, tout en brandissant comme les Saintes Ecritures une idéologie libérale qui prétend que le secteur public est inefficace. En attendant, les Chinois continuent de penser, avec Deng Xiaoping, que peu importe que le chat soit noir ou gris pourvu qu’il attrape les souris. En Chine, l’État contrôle les industries-clé : charbon, acier, pétrole, nucléaire, armement, transports. Ce ne sont pas les récriminations occidentales qui vont inciter ce pays souverain à modifier sa politique. Il a payé assez cher la construction de son modèle de développement et il n’a pas envie d’y renoncer pour faire plaisir aux puissances étrangères. La Chine est entrée toutes voiles dehors dans les grands vents de la mondialisation, mais elle n’a pas l’intention de lâcher le gouvernail parce que les Occidentaux ne savent plus le tenir. Contrairement à nous, les Chinois s’inscrivent dans le temps long. Tandis que nous subissons la dictature du court terme, ils regardent loin devant. Il y a deux siècles, la Chine était encore l’atelier du monde. Du tiers de la production mondiale en 1820, au moment de son apogée, elle est passée à moins de 5 % en 1950. La décadence de la dynastie Qing et l’intrusion européenne – puis japonaise – ont précipité son déclin, ouvrant une ère calamiteuse dont les convulsions révolutionnaires du XXème siècle furent la conséquence. Il n’est pas étonnant que la Chine veuille désormais retrouver l’éclat de sa jeunesse en utilisant les ressources matérielles et spirituelles d’une culture plurimillénaire.

Dans la nouvelle phase de son développement – « la société de moyenne aisance » – la Chine moderne entend développer son marché intérieur en favorisant l’émergence des classes moyennes. Mais elle veut aussi extraire de la pauvreté les populations les plus démunies. Il est significatif que les Chinois, quand ils louent la politique de leurs dirigeants, citent à la fois la lutte contre la corruption – qui est extrêmement populaire – et la lutte contre la pauvreté. Dans les villages chinois, on peut voir des tableaux affichés publiquement où figurent les noms des pauvres qui bénéficient du programme d’éradication de la pauvreté et les noms des fonctionnaires chargés de les accompagner personnellement. En un lieu où tout le monde se connaît, cette absence d’anonymat ne semble gêner personne. Chacun sait à quoi s’en tenir, et l’évaluation des résultats au vu et au su de tous – une véritable obsession dans la culture administrative chinoise – en est facilitée. Ce tableau est d’ailleurs affiché en face du bâtiment du comité local du parti communiste, ce qui témoigne de l’intérêt qu’on lui porte. En tout cas, ce dispositif a porté ses fruits. Selon la Banque mondiale, le taux de pauvreté en Chine populaire qui s’élevait encore à 17 % en 2010 est tombé à 3,1 % en 2017. L’encadrement social nécessaire à la mobilisation de tous et la direction par un parti qui fixe les objectifs participent aux yeux des Chinois d’un cercle vertueux dont l’efficacité est patente.

C’est aussi la raison pour laquelle les cris d’orfraie de la presse occidentale à propos de la note de « crédit social » ne semblent pas rencontrer le même écho chez les Chinois. Qu’on soit sanctionné pour avoir commis des délits ou des incivilités ne les trouble guère. Au contraire, la mentalité régnante pencherait plutôt pour la sévérité dans un pays où l’application de la peine de mort va de soi. La présentation de ce dispositif expérimental – qui consisterait selon les médias occidentaux à attribuer une note globale de crédit social à chaque citoyen, susceptible de monter ou baisser en fonction de son attitude dans tous les domaines – ne correspond d’ailleurs jamais à ce que les Chinois en disent. Ils y voient un système permettant de neutraliser les délinquants ou de limiter le surendettement, mais son caractère global – façon « Big Brother » – ne fait pas partie du champ de l’analyse. On peut avancer l’hypothèse que la présentation du dispositif par les médias occidentaux est quelque peu biaisée, puisqu’elle décrit un projet encore embryonnaire comme s’il était quasiment finalisé et prêt à l’emploi. Lorsqu’on en parle avec des Chinois, ils jugent certains aspects du projet peu contestables, alors que l’Occidental formaté par ses médias y voit une entreprise totalitaire contraire à ses propres principes. Cet exemple illustre l’attitude coutumière des médias occidentaux à l’égard du système politique chinois, mais elle montre surtout à quel point nous ne parlons pas le même langage symbolique.

Nous ne voyons aucune contradiction, par exemple, entre l’affirmation selon laquelle la France est la patrie des droits de l’homme et notre participation à des guerres ignobles contre des peuples qui ne nous ont rien fait. Pour les Chinois, c’est absurde. La seule façon de prendre au sérieux les droits de l’homme, c’est de développer son propre pays tout en laissant les autres conduire leurs affaires comme ils le veulent. Nos médias trouvent abominable l’absence de liberté d’expression en Chine populaire, mais dix milliardaires leur dictent une ligne éditoriale monolithique et éliminent impitoyablement toute pensée dissidente. La dictature du parti les offusque, mais celle du capital leur convient. Le système chinois est moins hypocrite. Il est admis depuis 1949 que le parti communiste est l’organe dirigeant de la société et qu’il en fixe les orientations politiques. Ce parti accepte le débat interne mais il ne veut pas de concurrent externe. On peut le déplorer, mais c’est aux Chinois d’en décider. Cette direction unifiée donne sa cohésion à l’ensemble du système, mais elle est jugée sur ses résultats, conformément à une éthique confucéenne où les dirigeants sont tenus de servir et non de se servir. Ancrée traditionnellement dans le culte des ancêtres, la société chinoise n’a jamais été une société individualiste. C’est une société holiste où l’individu s’efface devant le groupe auquel il appartient. « Obéis au prince, obéis au maître, obéis aux parents », disait Confucius. Le lundi matin, dans les établissements scolaires, le proviseur procède à la levée des couleurs et tient un discours mobilisateur devant les élèves en rang et en uniforme. Des formules comme « sois civilisé, sois studieux et appliqué » ornent en gros caractères la cour des écoles. La véritable question est de savoir si ce système symbolique résistera durablement aux assauts de la société de consommation et à l’épanchement individualiste qu’elle entraîne partout où elle passe, y compris dans les sociétés qu’on pensait les mieux armées pour l’endiguer.

Source : Entelekheia

Lire aussi :
Dossier documentaire Chine, Monde en Question.
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Bibliographie Routes de la soie I


 

Articles

1979, Jean-Michel POINSOTTE, Les Romains et la Chine, réalités et mythes, Mélanges de l’école française de Rome.
1989, Routes de la soie, chemins de la connaissance, Unesco.
2009, Sur les routes des steppes et de la soie, Unesco.
2008, La Route de la Soie d’hier, Editions – La Route de la Soie.
04/03/2016, Lucette BOULNOIS, Les routes de la soie, Sciences Humaines.
27/11/2018, Première mondialisation – La route de la soie rapproche l’Orient et l’Occident, Hérodote.
sans date, Rome découvre la Chine, Chine Informations.
sans date, Les routes de la soie, BNF.

Dossiers

Etude intégrale des routes de la soie, Unesco, 1988-1997.
Etude intégrale des routes de la soie, Unesco, 1997.
Les routes de la soie, Unesco [Texte en ligne].
Route de la soie, Musée Cernuschi, 1999 [Texte en ligne].
Routes de la soie : le réseau de routes du corridor de Chang’an-Tian-shan, Unesco.

Revues

Cairn.info.
Érudit.
Persée.
OpenEdition.

Thèses

theses.fr.

Livres

Bibliographie, BabelioEdelo.
Bibliographie : La soie, art et technique, Médiathèque.
Catalogue d’exposition Grand Palais, La route de la soie, les arts de l’Asie centrale ancienne dans les collections publiques françaises, Réunion des musées nationaux, 1976.
Éric ADAM et Didier CONVARD, Fabio BONO, Marco Polo (2 albums), Glénat, 2013 [Texte en ligne].
Jacques ANQUETIL, Routes de la soie – Des déserts de l’Asie aux rives du monde occidental, vingt-deux siècles d’histoire, Lattès, 1992.
Hervé BEAUMONT, Asie centrale – Le guide des civilisations de la route de la soie, Marcus, 2008.
Régis BELLO, Dictionnaire de la route de la soie, Editions du Signe, 2015.
Cécile BEURDELEY, Sur les routes de la soie, Seuil, 1985.
Pierre BIARNÈS, La route de la soie – Une histoire géopolitique, Ellipses, 2014.
Judy BONAVIA, Route de la soie – De Xi’an à Kashgar sur les traces des caravanes, Olizane, 2002.
Lucette BOULNOIS, La route de la soie, Arthaud, 1963 réédition 2010.
Lucette BOULNOIS, La route de la soie – Dieux, guerriers et marchands, Olizane, 2001.
COLLECTIF, Asie centrale – Transferts culturels le long de la Route de la soie, Vendemiaire, 2016.
COLLECTIF, Les Sogdiens en Chine, Ecole française d’Extrême-Orient, 2005.
COLLECTIF, La route de la soie, Gallimard, 2010.
Jean-Pierre DRÈGE, Marco Polo et la route de la soie, Découvertes Gallimard, 1989.
Mathieu DUCHÂTEL, Géopolitique de la Chine, QSJ n°4072 PUF, 2017.
Peter FRANKOPAN, Les nouvelles routes de la soie, Editions Nevicata, 2018. [Texte en ligne]
José FRÈCHES, La route de la soie, XO Edition, 2003.
Peter HOPKIRK, Bouddhas et rôdeurs sur la route de la soie, Philippe Picquier, 2017.
Édith et François-Bernard HUYGHE, La route de la soie ou les empires du mirage, Payot, 2008.
Michel JAN, Le voyage en Asie centrale et au Tibet, Bouquins Laffont, 1992.
Amin MAALOUF, Samarcande, Livre de Poche, 1989.
Martin PALMER, Les évangiles de la route de la soie, Sully, 2011.
Marco POLO, Le devisement du monde – Le livre des merveilles, Imprimerie nationale, 2004.
Pierre RACINE, Marco Polo, Perrin, 2012 [Texte en ligne].
Jean-Noël ROBERT, De Rome à la Chine – Sur les routes de la soie au temps des Césars, Les Belles Lettres, 1999 réédition 2015.
Jean-Paul ROUX, L’Asie centrale – Histoire et civilisations, Fayard, 1997.
Thomas TANASE, Marco Polo, Ellipses, 2016.
Michel UDIANY, L’histoire des mondes imaginaires, Jourdan, 2014 [Texte en ligne].
Étienne de la VAISSIÈRE, Histoire des marchands sogdiens,Collège de France Institut des hautes études chinoises, 2002 réédition 2016.

Audio-Vidéo

Routes de la soie, France Culture.
Jean-Noël JEANNENEY, La route de la soie ressuscitée ?, France Culture, 02/12/2017 [mp3].
Filmographie Routes de la soie, Chine en QuestionCiné Monde.

13/02/2019
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
Dossier documentaire Économie Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle Géoéconomie, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

Filmographie Routes de la soie


 

Fictions

  • La fabuleuse aventure de Marco Polo (1965), IMDb
  • La cloche tibétaine (1974) (7 épisodes), IMDb
  • Tonkô (1988) – Sur la route de la soie, IMDb
  • La maison dorée de Samarkand (2002) [Corto Maltese], IMDb
  • Tian jiang xiong shi (2015) – Dragon blade, IMDb

Biographies

  • Marco Polo (1982) (8 épisodes), IMDb
  • Marco Polo (2014) (20 épisodes), IMDb

Documentaires

  • The Silk Road (1980–1981) (12 épisodes), IMDb
  • La terre des âmes errantes (1999), IMDb
  • Silk Road a la Turka (2001) – Sur la route de la soie, Film documentaire
  • Treasure Seekers: The Silk Road (2001), IMDb
  • Route de la soie (2003), Film documentaire
  • Chine : la route de la soie, sur la trace de Marco Polo (2004), Films documentaires
  • Route de la soie – Des Romains au cœur de la Chine (2004), Les Docus
  • Une route de la soie (2004), IMDb
  • L’est rencontre l’ouest sur la route de la soie (2005), IMDbFilm documentaire
  • La tête du scorpion – Sur la route de la soie (2008), Film documentaire
  • Le dragon et la jument – Sur la route de la soie (2008), Film documentaire
  • Wild China (2008) (6 épisodes), IMDb
  • Silkkitie 30 päivässä (2012) (11 épisodes), IMDb
  • Marco Polo, explorateur ou imposteur ? (2014), Arte
  • En Ouzbékistan, sur la route de la soie (2015), Arte
  • Vers une nouvelle route de la soie (2015) [Le dessous des cartes], Arte
  • Chine, sur la route de la soie (2016) (épisode de la série « Échappées belles »), IMDb
  • Chine, à la conquête de l’Ouest (2016), Télérama
  • La route de la soie (2017), Film documentaire
  • La route de la soie – Un trait entre deux mondes (2019), Programme TV

Vidéos

  • La Ceinture et la Route, CCTV, 26/10/2016-05/11/2016
  • Forum « La Ceinture et la Route » Présentation, CGTN, 14/05/2017
  • Forum « La Ceinture et la Route » Réunion plénière, CGTN, 14/05/2017
  • Le grand débat, CGTN, 01-02/06/2017
  • Ceinture économique de la Route de la Soie, CGTN, 15/03/2017-27/01/2018

06/02/2019
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

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Index Cinéma (Tous les dossiers), Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.

La France face aux Nouvelles routes de la soie chinoises


 

L’objectif de cette étude n’est pas d’examiner des projets spécifiques, ce qui a été l’objet de nombreuses publications antérieures – y compris par l’équipe de recherche – ni de répertorier les projets B&R à un instant « t », objectif de plusieurs cartes interactives. Il s’agit plutôt d’analyser l’approche développée par la Chine au cours des cinq dernières années, depuis le lancement du projet, pour suggérer les pistes à envisager afin d’y répondre de la meilleure façon possible. Même si le projet chinois demeure flou à de nombreux égards, l’analyse peut désormais, en 2018, être précisée grâce aux cinq années de recul dont nous disposons depuis son lancement.

Cette étude apporte donc des éléments de clarification concernant l’approche chinoise – les objectifs mais aussi les modalités de mise en œuvre et la méthodologie générale employée – afin d’identifier et analyser les risques et opportunités qu’elle pose pour la France. La prise en compte de cette méthodologie est particulièrement utile pour comprendre la manière dont les acteurs français peuvent être sollicités par le projet chinois, aujourd’hui et dans l’avenir, et la façon dont ils peuvent y répondre.

L’approche française et européenne – approche gouvernementale mais aussi du secteur privé – ainsi que les réactions de pays clés, tels que les États-Unis, le Japon, l’Inde, la Russie ou encore les pays d’Asie du Sud-Est face à B&R sont ensuite examinées.

Alice EKMAN (sous la direction de), La France face aux Nouvelles routes de la soie chinoises, IFRI, 08/10/2018 [Texte en ligne].

Seules les 98 premières pages sont intéressantes, à un détail près : la Corée est absente de l’analyse !

Les 47 pages suivantes présentent trois scénarios qui relèvent de l’économie politique-fiction. Seul le scénario, évoqué p.7 mais non repris par la suite, méritait une analyse prospective :

S’il est peu probable que le gouvernement chinois abandonne le projet, un essoufflement demeure possible compte tenu du coût élevé des investissements dans de grands projets d’infrastructure, du faible retour sur investissement, de l’échec de certains projets pour des questions économiques et/ou de sécurité, et du ralentissement éventuel de la croissance chinoise.

Par ailleurs, le durcissement de la situation politique en Chine, et notamment du contrôle renforcé des fonctionnaires, commence à générer un certain immobilisme de l’administration chinoise, et pourrait indirectement ralentir le développement et la mise en œuvre du projet.

Les années 2020-2024 marqueront très probablement un tournant pour les raisons évoquées p.107 :

Chine : fin du mandat de Xi Jinping : 2023 au moins, peut-être 2028 ou 2033 ?
Russie : fin du mandat de Vladimir Poutine : 2024, le plus probablement.
Japon : fin du mandat de Shinzo Abe : réélu à la tête de son parti en septembre 2018, il reste théoriquement au pouvoir jusqu’à septembre 2021.
Inde : fin du mandat de Narendra Modi : 2019 (voire 2024 s’il gagne les prochaines élections).
États-Unis : fin du mandat de Donald Trump : 2020 (voire 2024 s’il gagne les prochaines élections).

30/01/2019
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
ZHANG Xin, L’initiative « la Ceinture et la Route » vue par des personnalités européennes, La Chine au présent, 03/01/2018.
Jacques FOURRIER, 55ème anniversaire des relations diplomatiques entre la Chine et la France : des opportunités historiques à ne plus manquer, Beijing Information, 24/01/2019.
Vidéo, 55ème anniversaire des relations diplomatiques entre la Chine et la France : des opportunités historiques à saisir absolument, Beijing Information, 25/01/2019.
Dossier documentaire Économie Chine, Monde en Question.
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Une nouvelle ère économique


 

En 2019, l’économie mondiale connaîtra une reprise économique tandis que l’économie chinoise maintiendra ses perspectives de développement à long terme. Cependant, il existe des incertitudes externes et des pressions baissières internes.

La nouvelle année marque le 70e anniversaire de la République Populaire de Chine, et est une année clé pour atteindre l’objectif de création d’une société de moyenne aisance d’ici 2020. La Chine devrait atteindre une croissance économique de 6,3 %, poursuivant un développement soutenu et sain, tout en maintenant la stabilité sociale.

Une amplitude raisonnable

L’économie chinoise est entrée dans une nouvelle ère de développement où la demande intérieure est la principale force motrice, et le secteur des services la principale industrie. Cela est dû aux diverses politiques publiques, à l’impulsion apportée par les réformes, aux bienfaits de l’ouverture, à l’énorme potentiel du marché, ainsi qu’à la stabilité économique.

Toutefois, l’économie mondiale est confrontée à des risques croissants de ralentissement causés par des changements importants de l’environnement économique. Le protectionnisme est en plein essor, ne favorisant ni les échanges, ni les investissements, ce qui pousse les pays les plus riches à resserrer leur politique monétaire. L’impact négatif des frictions commerciales entre les États-Unis et la Chine a commencé à se faire ressentir sur le marché intérieur. Certaines entreprises souffrent de difficultés opérationnelles, les infrastructures industrielles ont besoin d’être remplacées et des difficultés, comme le risque de déséquilibre financier, ont entraîné une pression à la baisse de plus en plus importante.

En ce qui concerne la Chine, l’objectif de doubler la taille de son économie depuis 2010 peut être envisagé si le taux de croissance moyen du PIB en 2019 et 2020 atteint 6,1 %. Le développement économique de la Chine reste donc sur une amplitude raisonnable.

Dans l’optique d’un développement de qualité, il est essentiel d’éviter une croissance économique excessive, car un développement modéré et raisonnable contribue à optimiser la structure économique et à améliorer l’efficacité. Quant à la création nécessaire de nouveaux emplois, le taux de croissance prévu de 6,3 % en 2019 devrait permettre d’en créer 11 millions.

Des réformes structurelles

Les problèmes économiques de la Chine sont à la fois à court et à long terme, cycliques et structurels. Le principal problème réside dans la structure de la chaîne de l’offre, qui a entraîné un ralentissement de la production. Cependant, l’économie chinoise est entrée dans une nouvelle ère où un développement manufacturier de qualité peut constituer une avancée décisive.

La production industrielle reste stable, tout en affichant un certain ralentissement. Parmi les facteurs favorables à la production industrielle figurent la réduction de la taxe sur la valeur ajoutée des industries de la fabrication et du transport, le développement rapide des industries de fabrication de pointe et de fabrication d’équipements, ainsi que le développement de nouveaux moteurs de croissance.

Cependant, il existe également des entraves, comme les discordances commerciales sino-américaines, qui augmentent les coûts de la main-d’œuvre et des terrains, ainsi que la pression sur les entreprises pour qu’elles se conforment à la protection de l’environnement.

Le secteur des services connaîtra une croissance rapide grâce aux investissements étrangers, complétant avantageusement le capital et la gestion. L’émergence de nouvelles technologies de l’information et du numérique, de l’intelligence artificielle et de la blockchain dynamisera le secteur tertiaire. L’essor de nouveaux modèles économiques contribuera à améliorer l’efficacité et à exploiter le potentiel d’allocation des ressources. Le marché des services lié au tourisme, aux retraites, aux soins de santé est en plein essor. Cependant, l’offre en la matière reste insuffisante pour répondre aux besoins croissants de la population.

Le développement d’une manufacture de qualité sera essentiel. La Central Economic Work Conference (CEWC), réunion annuelle qui établit l’agenda national pour l’économie, les secteurs bancaire et financier, a défini des directives détaillées pour le développement de l’industrie manufacturière.

Il est tout d’abord essentiel d’encourager une synergie entre la fabrication de pointe et les services modernes. Ensuite, un mécanisme doit être mis au point pour sélectionner les meilleures entreprises et éliminer les moins performantes. Enfin, il est primordial d’améliorer la capacité d’innovation du secteur manufacturier et de mettre en place une plate-forme de recherche technique ouverte, coordonnée et efficace.

La demande intérieure

Face à un environnement extérieur complexe, il est nécessaire de renforcer les mesures anticycliques, de poursuivre une politique budgétaire proactive et de mener une politique monétaire prudente. Il est également indispensable d’adapter les politiques au bon moment, de stabiliser la demande globale et d’encourager la formation d’un marché intérieur fort.

La consommation joue un rôle fondamental au regard de son potentiel. Il est nécessaire de satisfaire la demande et d’améliorer la qualité des produits, en renforçant le développement de secteurs de services tels que l’éducation, les retraites, les soins de santé, la culture et le tourisme.

La nouvelle réforme de l’impôt sur le revenu devrait être mise en œuvre pour accroître la consommation des particuliers. Les Chinois disposent d’une base solide pour l’emploi. La réduction des droits de douane sur certains biens de consommation a également ajouté de la vitalité au marché de la consommation. Les technologies du numérique et de la réalité virtuelle ont facilité la création de nouvelles entreprises et de nouveaux modèles de consommation, améliorant ainsi le degré de confort.

Cependant, le marché de la consommation intérieure est également confronté à des contraintes. Le revenu moyen par habitant des zones urbaines a diminué. Les revenus de la classe moyenne, qui ont un impact sur les moyennes et grandes entreprises, ont diminué. Les actifs financiers ont chuté avec les fluctuations des marchés boursiers et le prix des biens immobiliers, ainsi que des loyers, reste élevé, faisant pression sur les consommateurs.

Le ralentissement des prix des logements résidentiels et commerciaux a affaibli la consommation de produits tels que les meubles et les appareils ménagers. Des facteurs, comme la restriction des achats et un marché incertain, ont également touché le secteur automobile, moins sollicité par les consommateurs. Mais dans l’ensemble, il existe un énorme potentiel lié à la consommation, en particulier sur les services, qui a maintenu un rythme de croissance relativement élevé.

L’offre et la demande poussent l’industrie manufacturière à développer le moyen et haut de gamme, les investissements s’étant accrus dans des programmes scientifiques et technologiques. L’investissement dans la résolution des problèmes liés aux technologies et l’amélioration des innovations a augmenté. Comme les mesures favorisant les entreprises privées ne cessent d’être mises en œuvre, l’environnement des investissements s’améliorera.

Le commerce extérieur connaîtra un essoufflement. Les nouveaux accords commerciaux, voulus par les États-Unis, obligent les pays à ajuster leur politique économique, ce qui a conduit à un ralentissement de l’économie mondiale. La Chine a pris l’initiative d’intensifier ses réformes et de s’ouvrir toujours plus au monde. Elle collabore avec d’autres pays dans le cadre de l’initiative « la Ceinture et la Route », afin de créer des opportunités de coopération internationale.

Avec la publication des règles sur la propriété intellectuelle, l’attractivité de la Chine pour les investissements étrangers sera renforcée. Cependant, les frictions commerciales affecteront progressivement les exportations chinoises, ce qui aura pour conséquence de ralentir le commerce extérieur de la Chine.

Source : Beijing Information, 18/01/2019.

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Le génie de la Chine impériale (2017)


 

Titre : Chinese Warfare – Le génie de la Chine impériale
Réalisateur : Ben Mole
Durée : 0h45
Année : 2017
Pays : USA
Genre : Documentaire
Résumé : Il y a 1000 ans, la Chine connaissait un essor technologique sans précédent dans des domaines très variés. Si le papier demeure l’une des découvertes chinoises les plus fameuses, d’autres inventions sont restées dans l’ombre comme le premier détecteur de séisme ou l’horloge contrôlée par l’eau. Contrairement aux Egyptiens et aux Grecs antiques, les Chinois ont cherché à concilier avancées techniques et sécurité. En témoignent les impressionnants dispositifs d’évacuation des gaz ou encore la sophistication des étais dans les mines. Un tour d’horizon passionnant de la superpuissance que fut la Chine au Xème siècle.
Fiche : IMDb
Partage proposé par : YouTube Streaming VFTélécharger

Avis de Chine en Question : Tout est dit dans l’introduction : Des découvertes récentes (faites en Chine) nous font voir l’histoire sous un autre angle [00’55].

Lire aussi :
Le génie scientifique de la Chine 3000 ans d’inventions et de découvertes, UNESCO, 1988 [Texte en ligne].
Le génie de la Chine, Histoire & Civilisations nº21, 2016.
Robert TEMPLE, Le génie de la Chine – 3 000 ans de découvertes et d’inventions, Philippe Picquier, 2000 et 2007.
Bien des siècles avant l’Occident, la Chine avait déjà inventé un grand nombre des techniques sur lesquelles repose notre monde moderne. Voici détaillées l’origine et l’histoire de ces grandes découvertes chinoises, dans des domaines aussi variés que l’agriculture, l’astronomie, la médecine, la physique, les mathématiques, la musique, les transports ou la guerre. Elles révèlent l’extraordinaire inventivité de la Chine, depuis le premier millénaire avant notre ère jusqu’au XIIIe siècle, depuis la brouette ou le cerf-volant jusqu’à la combustion spontanée et l’identification des taches solaires.
Dossier documentaire Chine Sciences, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.
Cinémathèque, Ciné Monde.
Dossier Cinéma USA, Monde en Question.
Index Cinéma (Tous les dossiers), Monde en Question.
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La route de la soie – Un trait entre deux mondes (2019)


 

Titre : La route de la soie – Un trait entre deux mondes
Réalisateur : Steven R Talley
Durée : 1h29
Année : 2019
Pays : Nouvelle Zélande
Genre : Documentaire
Résumé : Remontant à plus de 4 000 ans, cet immense réseau commercial reliait la ville de Chang’an, en Chine, à Antioche, en Syrie médiévale. L’axe doit son nom à la précieuse étoffe, dont seuls les Chinois connaissaient alors le secret de fabrication : la soie. Des inventions majeures ont transité par cette route et ont permis aux populations de se rencontrer et d’évoluer au fil des siècles. Des innovations souvent révolutionnaires, comme la poudre ou le papier, qui ont participé à la transformation des sociétés. Mais c’est aussi par là que les virus qui ont ravagé et changé le visage de l’Europe se sont propagés… Sécurisée par Gengis Khan avec les conquêtes mongoles, la route de la soie a permis aux Européens de s’aventurer dans les pays du Levant pour vendre leurs biens et acheter des produits exotiques, marquant ainsi la naissance du commerce mondial.
Fiche : Programme TV
Partage proposé par : 9docu HD 720 VF
Avis de Chine en Question : Ce documentaire de propagande du QUAD raconte l’histoire des inventions qui ont permis aux Européens de conquérir le monde. Il entretient des légendes comme celle de la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb où il aurait débarqué (sic) [1h10]. Et se termine par l’apologie de New York la ville-monde [1h28] !

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Bilal, un cheval de Troie chinois


 

Titre : Bilal: A New Breed of Hero
Réalisateur : Khurram H. Alavi, Ayman Jamal
Durée : 1h45
Année : 2015
Pays : Émirats arabes unis
Genre : Animation
Résumé : Alors qu’il n’était qu’un enfant et rêvait de devenir un grand guerrier, Bilal est enlevé loin de chez lui avec sa sœur. Plongé dans un monde corrompu et injuste, il va tout faire pour se libérer de sa condition d’esclave. Il trouvera le courage d’élever sa voix, de se défaire de ses chaînes ainsi que celles de ses amis.
Fiche : IMDb
Partage proposé par : Zone Telechargement DVD VF

Avis de Chine en Question : L’histoire est peu intéressante car elle sert de prétexte à des combats, mais filmés selon la méthode chinoise par Qing Zhu. Ce qui change tout.

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Da Zui Xia (1966)


Titre : Da Zui Xia – L’hirondelle d’or
Réalisateur : HU King
Acteurs : Cheng Pei Pei, Hua Yueh, Chen Hung-Lieh
Durée : 1h33
Année : 1966
Pays : Chine Hong-Kong
Genre : Action
Résumé : En pleine campagne, deux chariots supposés transporter des criminels notoires sont arrêtés par une bande de brigands. Mais à l’intérieur, les prisonniers ne sont qu’un leurre, le véritable criminel ayant été transporté suivant un autre itinéraire. Furieux, ils prennent en otage le chef d’escorte et envoient au magistrat une lettre indiquant que, s’il ne libérait pas le leader de leur bande d’ici cinq jours, ils exécuteraient l’otage. Ce qu’ils ignorent, c’est que l’homme qu’ils retiennent n’est autre que le fils du magistrat. Sa soeur, combattante redoutable surnommée l’hirondelle d’or, se lance à sa recherche, déguisée en homme.
Fiche : IMDb
Partage proposé par : Anonyme (film rare) DVD VOSTFR-EN
Avis de : Chinese moviesCiné-club de CaenSancho does AsiaSens Critique

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La Chine antique 3 (2013)


 

Titre : La Chine antique – Le premier Empereur
Réalisateur : Serge Tignères, Caroline Vermalle Von Ruben
Durée : 0h50
Année : 2013
Pays : France
Genre : Documentaire
Résumé : En 221 avant J-C, l’unification de l’empire de Chine s’achève. Le roi Qin Shi Huang, qui hérita 15 ans plus tôt de l’un des royaumes qui divisaient alors la Chine en sept parties, a défait ses adversaires les uns après les autres et conquis toutes les autres provinces. Devenu influent, le roi de Qin, fondateur de la dynastie du même nom, prend alors le titre de Shi Huangdi, autrement dit «Premier souverain empereur». L’empire chinois est né ; il durera plus de 2000 ans, jusqu’en 1911. Empereur peu populaire, Qin Shi Huangdi réalisa, au-delà de l’unification territoriale, un travail inédit d’unification politique et sociale, sonnant le glas du système féodal.
Fiche : Le Figaro
Partage proposé par : YouTube Streaming FRTélécharger

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