Chine en Question

Blog dédié au Monde asiatique

Au pays du changement permanent


 

Les statistiques de la Banque mondiale montrent qu’en 2000, le PIB français se chiffrait à 1 326,3 milliards de dollars, contre 1 198,4 milliards de dollars pour la Chine. Deux ans plus tard, le PIB chinois dépassait le PIB français, avec 1 453,8 milliards de dollars contre 1 452 milliards de dollars. À l’époque, l’économie chinoise croissait à un rythme d’environ 10 % par an. Les trois années suivantes, en raison de la hausse de l’euro, la Banque mondiale qui calcule les PIB des pays en dollars indiquait que le PIB français avait à nouveau dépassé celui de la Chine. À partir de 2005, l’économie chinoise a commencé à connaître un essor considérable et le PIB chinois atteignait 2 256,9 milliards de dollars, dépassant à nouveau le PIB français qui était alors de 2 136,5 milliards de dollars. L’année suivante, le PIB chinois atteignait 2 712,9 milliards de dollars, alors que celui de la France s’établissait à 2 255,7 milliards de dollars. En 2008, année des Jeux olympiques de Beijing, le PIB chinois grimpait à 4 521,8 milliards de dollars, tandis que le PIB français indiquait 2 831,7 milliards de dollars. On voit que l’écart de PIB se creusait rapidement entre la Chine et la France, mais le public tant chinois que français n’en avait cure, car ces chiffres abstraits ne se reflètent pas dans la vie de tous les jours. Ce que pouvaient noter les Chinois, c’est que leurs voyages en France revenaient de moins en moins chers.

En 2010, avec 5 930,5 milliards de dollars, le PIB chinois prenait la seconde place mondiale, tandis que celui de la France se tassait à 2 565 milliards de dollars. Le PIB chinois était déjà plus de double du PIB français. En 2016, le PIB chinois se montait à 11 218,2 milliards de dollars, soit quatre fois plus que le PIB hexagonal. Ces chiffres abstraits, nous ne pouvons pas les percevoir au quotidien. Je vivais et travaillais dans les deux pays, et seules quelques différences me sautaient aux yeux : dans les grandes villes chinoises, à Beijing, à Shanghai ou à Shenzhen, je voyais plus de voitures de luxe que dans les villes françaises et on pouvait rencontrer plus de jeunes dans les hôtels 5 étoiles en Chine qu’en France. Autre différence : au classement du PIB par habitant publié en avril 2016 par le FMI, la France est au 24e rang avec 38 124 dollars/personne, alors que la Chine prend la 74e place avec seulement 8 113 dollars/habitant. Cela illustre le fossé qui sépare la Chine, un pays en développement, de la France, pays développé.

[…]

Un autre événement récent s’est produit en Chine, qui ne doit pas être négligé : le Sommet des BRICS qui s’est tenu au début de septembre à Xiamen. On sait que ce genre de sommets est riche en déclarations et annonces de toutes sortes, et les médias français en ont fait état. Je ne veux en citer qu’une parmi tant d’autres : la coopération monétaire entre pays des BRICS prend une tournure concrète. Au cours de son point de presse, le président russe Vladimir Poutine a affirmé que « la mise en place du réservoir de devises des cinq pays est en route ». Cette initiative avait été évoquée lors du premier sommet des cinq pays à Moscou ; elle a été précisée lors du sommet suivant des BRICS au Brésil. Lors du Sommet d’Afrique du Sud, cette proposition a été mise en œuvre. On ne sait pas encore la date du lancement du réservoir de devises, mais je note un paragraphe dans la déclaration des cinq pays publiée lors du sommet de cette année : « Nous convenons qu’à condition que les lois de nos cinq pays le permettent, nos cinq pays entretiendront des contacts étroits visant à renforcer la coopération monétaire et explorer plus de moyens à ce sujet à travers l’échange de monnaies, les règlements et les investissements en monnaies des cinq pays. »

[…]

Pour conclure, relatons un épisode qui s’est produit cet été. En juillet, la plus longue autoroute traversant un désert est entrée en service : il s’agit de l’autoroute reliant Beijing à Ürümqi qui s’étend sur 2 540 km. Le long de cette autoroute se trouve un paysage en tout point comparable à celui de la fameuse route 66 aux États-Unis. Nos amis français amateurs de paysages désertiques peuvent venir l’admirer ici. Lorsque j’étudiais le français, mon professeur s’étonnait, au début des années 1980, de ce que la Chine ne possédait pas d’autoroute. La première autoroute a été construite en 1988 dans la banlieue de Shanghai sur seulement 16 km. Mais aujourd’hui, la Chine est le pays qui possède le plus long réseau autoroutier au monde. Des nouvelles incroyables pour nos amis occidentaux qui peinent à s’habituer au rythme auquel se développe la Chine. Il faut voir la Chine comme un pays qui change constamment. C’est en tout cas mon vécu lorsque je suis rentré de France en Chine. Une expérience qui pourra être utile à nos amis français

Lire l’intégralité de l’article : ZHENG Ruolin, Au pays du changement permanent, Chine au présent, 28/09/2017.

Lire aussi :
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Gong Wu – La voie du Jiang Hu


 

Réalisateur : WONG Ching-Po
Acteurs : Andy Lau, Jacky Cheung, Shawn Yue
Durée : 1h30
Année : 2004
Pays : Chine Hong-Kong
Genre : Action
Résumé : Chef de la mafia locale, Hung Yan règne en maître dans la zone des triades. Cependant, lorsque son fils vient au monde, l’homme envisage de quitter une bonne fois pour toute le milieu du crime pour le bien de sa famille. Bien qu’il ne soit pas certain de sa décision, son dilemne ne manque pas de faire écho vers tous les autres gangs, qui ne tarderont pas lui mettre des bâtons dans les roues. La guerre des gangs peut alors commencer.
Fiche :IMDb
Partage proposé par : Anonyme DVD VOSTFR (Film rare)

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Bonne gouvernance et démocratie


 

[Zhang Weiwei] déclarait notamment : « Dictature ou démocratie ne sont plus un critère pour évaluer un pays dans le monde actuel. Ce qui compte, c’est la gouvernance. C’est ça qui doit servir de critère universel. » Si un mouvement démocratique a éclaté aux États-Unis, la plus grande démocratie en Occident, il paraît évident que c’est à cause du dysfonctionnement dans la gouvernance de l’État.

Un pays démocratique peut se révéler un pays où règne une mauvaise gouvernance, mais un pays non démocratique, à condition d’être bien gouverné, peut permettre à son peuple de jouir de plus de démocratie parfois.

[…]

Après avoir comparé les voies de développement d’une centaine de pays, et notamment les différences au niveau économique et politique entre la Chine et les pays occidentaux, Zhang Weiwei a obtenu cette conclusion : « La Chine a bel et bien élaboré une voie de développement typiquement chinoise. Celle-ci lui a permis de se placer au-dessus des États-Unis en termes de volume économique, de capital individuel, de protection sociale, d’innovation technico-scientifique, de système et d’idéologie. »

Comparée avec la démocratie occidentale et ses élections multipartites, la Chine présente des singularités dans quatre domaines : le Parti communiste chinois est un parti au pouvoir, qui représente l’intérêt général du peuple chinois. La Chine a adopté un système de démocratie consultative, et un nouveau type de centralisme démocratique. La Chine pratique la méritocratie dans l’élection des dirigeants d’État combinant sélection et élection. Les critères de sélection des dirigeants sont basés sur les qualités morales et les capacités, avant de procéder au suffrage indirect. En outre, que ce soient les dirigeants des autorités centrales ou locales, le mandat de cinq ans ne peut être renouvelé qu’une fois. Enfin, du point de vue du système économique, la Chine est un régime économique mixte combinant économie planifiée et économie de marché.

[…]

D’après Zhang Weiwei, le système de suffrage dans les pays occidentaux a résolu le problème de l’équilibre entre les pouvoirs politiques, mais pas le rapport de force entre le capital, les forces sociales et les partis politiques. Dans ce cas, c’est le capital qui domine la démocratie, d’où les mouvements Occupy Wall Street et Printemps de la démocratie : le théorème des 99 % qui subissent et du 1 % qui décide.

La Chine a, elle, réussi à équilibrer le rapport de force entre capital, forces sociales et partis politiques et sa bonne gouvernance depuis plus de trois décennies est au vu et au su de tout le monde. Elle est déjà la deuxième puissance économique mondiale, et les Chinois ont vu leur capital s’accroître à toute vitesse. Selon le Rapport de la Chine publié par l’Université des finances et de l’économie du Sud-Ouest de la Chine et cité par Zhang Weiwei, en 2012, l’actif net des familles chinoises a atteint 69 100 milliards de dollars, dépassant celui des États-Unis.

Lire l’intégralité de l’article : ZHENG Ruolin, Bonne gouvernance et démocratie, Chine au présent, 31/05/2016.

Lire aussi :
Dossier documentaire Politique Chine, Monde en Question.
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La quintessence de l’expérience chinoise


 

Lorsque Deng Xiaoping, architecte en chef de la réforme et de l’ouverture menées en Chine, avait rencontré en août 1985 le président tanzanien de l’époque, Julius Kambarage Nyerere, venu effectuer une visite en Chine, il avait affirmé : « Notre réforme est une expérimentation, aussi bien pour la Chine que pour le monde. Si elle réussit, nous pourrons fournir nos expériences pour qu’elles servent la cause socialiste et le développement dans les pays sous-développés aux quatre coins du globe. »

Aujourd’hui, plus de trente ans après le lancement de la politique de la réforme et de l’ouverture, la Chine polarise l’attention du monde de par son succès économique phénoménal. Elle a non seulement réussi l’exploit de faire sortir plus de 700 millions d’habitants de la pauvreté, mais en plus, elle est parvenue à se hisser au rang de deuxième économie mondiale juste derrière les États-Unis.

Alors comment la Chine a-t-elle pu opérer cette brillante métamorphose ? Tout au long de la réforme, comment le Parti communiste chinois (PCC), en tant que parti au pouvoir, a-t-il fait pour consolider sa capacité à gouverner et gagner constamment en popularité auprès du peuple ?

Lire la suite : HE Wenping, La quintessence de l’expérience chinoise, La Chine au présent 07/11/2017.

Lire aussi :
HE Wenping, China-Africa Knowledge Project Research HubJeune AfriqueWorld Economic Forum.
Dossier documentaire Economie Chine, Monde en Question.
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Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

Chinese Zodiac, un cheval de Troie chinois


 

Réalisateur : CHAN Jackie
Acteurs : Jackie Chan, Oliver Platt, Laura Weissbecker
Durée : 2h02
Année : 2012
Pays : Chine Hong-Kong
Genre : Action, Aventure
Résumé : Jackie Condor cherche à rapatrier les douze têtes en bronze représentant les signes du zodiaque chinois qui ont été pillées dans l’Ancien Palais d’Été à Pékin par des colons français et anglais lors de la seconde guerre de l’opium…
Box Office : 137 M$, Box Office Story.
Fiche : DogaruIMDbSens Critique
Avis de Chine en Question : J’ai vu ce film après avoir visionné l’excellente conférence de Bénédicte Savoy.

Ce film, une production de type hollywoodienne, est non seulement un cheval de Troie dans la stratégie de conquête du marché américain par les compagnies chinoises, mais aussi une revendication politique en faveur du rapatriement des biens culturels volés par la France et l’Angleterre en 1860.
Producteurs chinois : Jackie & JJ ProductionsHuayi Brothers Media CorporationEmperor Film Production China Film Group Corporation.
Alors que L’im-Monde parle d’un film de propagande nationaliste, le CNC a sponsorisé le film via le crédit d’impôt international.
Partage proposé par : Zone Telechargement HD 1080 VOSTFR

Lire aussi :
Bénédicte SAVOY, A qui appartient la beauté ?, Collège de Francemp3mp4, 19/04/2017.
Bénédicte SAVOY, A qui appartient la beauté ?, Collège de Francemp3mp4, 31/05/2017.

Cinéma Chine, Ciné Monde.
Dossier Cinéma Chine, Monde en Question.
Index Cinéma (Tous les dossiers), Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.

Le pillage de la Chine par la France


 

Bénédicte Savoy a commencé cette année un cycle de conférences dédiées aux œuvres d’arts pillées par les puissances occidentales dans le monde entier. Celle-ci est entièrement consacrée aux douze têtes en bronze volées par les troupes anglaises et françaises lors de la destruction du Palais d’Été en 1860.

Mercredi prochain, je publierai Chinese Zodiac, le film hongkongais qui revendique la restitution à la Chine des biens culturels volés !

02/12/2017
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question


Bénédicte SAVOY, A qui appartient la beauté ?, Collège de Francemp3mp4, 31/05/2017.

Lire aussi :
Bénédicte SAVOY, Histoire culturelle des patrimoines artistiques en Europe, XVIIIᵉ-XXᵉ siècle, Collège de France.
Serge LEFORT, L’Europe coloniale perdure dans les musées, Monde en Question :

Le sac du Palais d’Été de Palikao en 1860, Tao-Yin.
Le Palais d’été mis à sac, Europe 1mp3, 02/05/2012.
La destruction du palais d’été en 1860, Gbtimesmp3, 05/01/2016.
1860 : Victor Hugo s’indigne devant le pillage du palais d’été, Gbtimesmp3, 06/01/2016.
Charles COUSIN de MONTAUBAN, L’expédition de Chine de 1860 – Souvenirs du général Charles Cousin de Montauban, Comte de Palikao, publiés par son petit-fils, Librairie Plon, 1932 [Chine anciennepdf – Extrait : Le pillage du Palais d’Été].
Comte D’HÉRISSON, Journal d’un interprète en Chine, Ollendorf, 1886 (troisième édition) [Chine anciennepdf – Extrait Le pillage du Palais d’Été].
Armand LUCY, Lettres intimes sur la campagne de Chine en 1860, Jules Barile, 1861 [Chine anciennepdf – Extrait : Le pillage du Palais d’Été].
Raymond BOURGERIE, Pierre LESOUEF, Palikao (1860) – Le sac du Palais d’Été et la prise de Pékin, Economica, 1995.
Bernard BRIZAY, Le sac du palais d’été – Seconde guerre de l’opium, Éditions du Rocher, 2003 [Canal Académiemp3].

Dossier documentaire Chine/Occident, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

L’Empire du Milieu II


 

Dans le précédent article, j’avais étudié l’origine de cette expression à partir de l’utilisation qu’en avait fait Elisée Reclus.

Malheureusement le sujet est loin d’être clos car les universitaires s’alignent sur les médias en nommant ainsi non seulement la Chine impériale, mais aussi la Chine contemporaine qui est pourtant une République depuis le 1er janvier 1912 !

Médias dominants

Une recherche dans les archives de L’im-Monde, qui se veut le quotidien de référence, montre que cette expression était peu utilisée avant la reconnaissance de la Chine par la France en 1964, mais que son usage a très fortement augmenté depuis cette date au point de devenir usuel.

L’occurrence Empire du Milieu fut utilisée 351 fois en 50 ans (entre le 01/01/1944 et le 01/01/1994 soit une moyenne de 7,02 fois par an) et 1091 fois en seulement 20 ans (entre le 01/01/1984 et le 01/01/2014 soit une moyenne de 54,55 fois par an) soit une progression spectaculaire qui s’amplifie encore pour l’année en cours :

1 925 éléments trouvés depuis 1944.
15 éléments trouvés entre le 01/01/1944 et le 01/01/1954.
13 éléments trouvés entre le 01/01/1954 et le 01/01/1964.
57 éléments trouvés entre le 01/01/1964 et le 01/01/1974.
79 éléments trouvés entre le 01/01/1974 et le 01/01/1984.
187 éléments trouvés entre le 01/01/1984 et le 01/01/1994.
431 éléments trouvés entre le 01/01/1994 et le 01/01/2004.
660 éléments trouvés entre le 01/01/2004 et le 01/01/2014.
120 éléments trouvés depuis 1 an.

Médias universitaires

On pourrait penser que les médias universitaires, notamment ceux dédiés à la Chine, ne tomberaient pas dans la propagande anti-chinoise. Il n’en est rien ! Le blog ChinElectrodoc – blog de veille sur le monde chinois, qui fait partie de la plateforme académique Hypotheses, a publié le compte-rendu de l’ouvrage Chine, les visages de la justice ordinaire : entre faits et droit sous le titre L’empire du Milieu par ses tribunaux !

J’avais posté un commentaire, qui est resté longtemps en attente de validation mais n’a pas été publié. Je l’ai reposté le 27/11/2017 à 16h52 (heure Mexico) sous la référence #comment-40597, mais sans succès.

En bref, tout le monde s’aligne, par ignorance ou/et propagande anti-chinoise, sur la pire des encyclopédies qui traduit zhōng guó par Empire du Milieu. J’avais modifié le texte le 21/02/2010 à 10h02 (heure Mexico) ainsi :

L' »empire du Milieu » (du chinois  »zhōngguó », 中国) est un terme étranger pour désigner la Chine alors qu’il signifie « pays du milieu ».
Source

Cette modification fut révoquée selon les techniques décrites dans le documentaire Die dunkle Seite der Wikipedia (version doublée en français).

30/11/2017
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
Articles contenant l’expression Empire du Milieu, Google Actualités.
Serge LEFORT, zhōng guó, Chine en Question, 23/02/2010.
Serge LEFORT, L’Empire du Milieu I, Chine en Question, 16/11/2012.
Dossier documentaire Chine/Occident, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

Qiu Ju da guan si – Qiu Ju une femme chinoise


Réalisateur : ZHANG Yimou
Acteurs : Gong Li, Lei Lao Sheng, Ge Zhijun
Durée : 1h40
Année : 1992
Pays : Chine
Genre : Drame
Résumé : Qinglai, le mari de Qiu Ju, a été humilié publiquement par Wang Tang, le chef du village. Ce dernier est prêt à les dédommager mais Qiu Ju refuse l’argent et veut obtenir des excuses. Pour y parvenir elle va se battre contre tous parce qu’a ses yeux l’honneur n’a pas de prix.
Fiche : Chinese moviesCiné-fichesEast AsiaIMDbSens Critique
Partage proposé par : HawkmenBlues DVD VOSTES – Contraseña: HmB79 (Film rare) – STFR

Lire aussi :
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Les « quatre nouvelles grandes inventions » de la Chine


 

Comme tout le monde le sait, les « quatre grandes inventions » de la Chine antique, soit le papier, la boussole, l’imprimerie et la poudre à canon, furent introduits au Moyen-Orient et dans les pays arabes, puis en Occident par la Route de la Soie. Aujourd’hui, ce que les étudiants étrangers aimeraient emporter chez eux sont les « quatre nouvelles grandes inventions », à savoir le train à grande vitesse, le paiement par téléphonie mobile, le vélo en libre-service et les achats en ligne. À proprement parler, ces technologies ne sont en fait pas des inventions chinoises, mais elles ont eu un essor prodigieux et ont profondément changé la vie quotidienne des Chinois.

1) La France est le « berceau » du TGV. […] À ce moment-là [au début des années 1990], la Chine souhaitait que la France pût lui transférer sa technologie, mais l’entreprise française Alstom avait refusé de le faire.
[…] la Chine a commencé à envisager la mise au point du TGV par ses propres moyens. Dix ans plus tard, le TGV chinois, élaboré par la Chine, a commencé à circuler. Pour l’heure, plus de 65 % des lignes ferroviaires TGV dans le monde sont en Chine, et elles sont « fabriquées en Chine ». La vitesse du TGV chinois en exploitation commerciale se situe entre 300 et 350 km/h. […] La France a certes commencé à s’équiper du TGV dans les années 1980, mais la Chine commence désormais à la rattraper, voire à la dépasser…

2) En Chine, qu’il s’agisse d’Alipay, ou de WeChat Pay, tout est très pratique. On peut effectuer un paiement par téléphone pour la quasi-totalité des consommations, d’autant plus qu’il n’y a pas de restrictions particulières quant au montant à régler. Même pour payer un seul yuan, cela ne pose aucun problème. Un journaliste américain a fait une expérience en Chine. Il a essayé de sortir sans un seul sou en poche, ne gardant qu’un smartphone sur lui. Au final, que ce soit pour les frais de taxi et de restauration, les courses, les paiements d’électricité et d’eau, les billets de cinéma et même pour un virement bancaire entre amis, la quasi-totalité de ces opérations peuvent être effectuées via le paiement par téléphonie mobile.

3) La troisième « nouvelle grande invention » est le service de partage de vélos. En réalité, ce n’est pas non plus quelque chose de nouveau en France. […] Or, dans le système de partage de vélos pratiqué en Chine, ces derniers peuvent être systématiquement pris et rendus toujours n’importe où. Dès l’instant où une application informatique est installée sur le smartphone, on peut scanner le code QR à tout moment pour déverrouiller le vélo avant de s’en servir. Après usage, il suffit de le verrouiller, le paiement par téléphone s’effectue instantanément.

4) Quant aux achats en ligne, inutile de s’étendre sur le sujet. Le fondateur du groupe Alibaba, Jack Ma, est déjà une célébrité mondiale. En fait, il est déjà possible, même si l’on est en France, de faire des achats en passant par une série de plates-formes de commerce en ligne, telles que Tmall.com, qui relève du groupe de Ma, et des sites similaires comme JD.com, DangDang.com, etc. Aujourd’hui, les internautes en Chine se comptent au nombre de 731 millions de personnes, dont 64 % d’entre eux, soit 467 millions de Chinois, sont habitués à cette pratique. La valeur des transactions a atteint 26 100 milliards de yuans (plus de 3 400 milliards d’euros), soit environ 40 % du chiffre d’affaires des marchés d’e-commerce au détail dans le monde.

J’ai parlé des « quatre nouvelles grandes inventions » de la Chine avec force détails. En fait, cela ne représente qu’une infime partie des changements en cours qui interviennent en ce moment dans la modernisation du mode de vie des Chinois.

Lire l’intégralité de l’article : ZHENG Ruolin, Les « quatre nouvelles grandes inventions » de la Chine, Chine au présent, 29/06/2017.

Lire aussi :
Dossier documentaire Sciences Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

Connaître la Chine : mission impossible ?



ZHANG Weiwei, The China Wave: Rise of A Civilizational State

 

Journaliste ayant travaillé en France pendant une vingtaine d’années, j’observe toujours de près les reportages publiés dans la presse française qui portent sur la Chine. Depuis les années 1990 jusqu’à nos jours, en passant par la première décennie de ce siècle, la Chine, peu abordée autrefois, est devenue un sujet qui focalise désormais l’attention des médias français. Un pic avait été atteint en 2008 où, tous les jours ou presque, on pouvait lire quantités d’informations sur la Chine. À l’heure actuelle, malgré une actualité relativement « froide », les sujets liés à la Chine continuent de faire l’objet de reportages et commentaires dans la presse française.

Tous les jours nous pouvons voir, lire et entendre des informations sur la Chine dans les médias français. […] En plus de ceux qui traitent des droits de l’homme, les autres, quels que soient leurs sujets, expriment sans exception des points de vue ostensiblement négatifs à l’égard de la Chine.

[…]

Mais quel motif pousse les journalistes français à avoir une vision si négative de la Chine ? Mes amis journalistes français m’ont expliqué qu’il existe de facto une actualité chinoise négative. Toutefois, nous pourrions poser la question suivante : n’existe-t-il pas des phénomènes négatifs dans les autres pays ? Pourquoi les journalistes français ne rapportent-ils que le côté sombre de la Chine lorsqu’ils couvrent les événements qui s’y produisent ?

[…]

Prenons la France comme exemple, toutes les enquêtes montrent que le peuple n’est satisfait ni du gouvernement ni du président qu’il a élu. La popularité de l’ex-président Hollande était tombée à 10 % à la fin de son mandat et trois mois après l’élection d’Emmanuel Macron, sa popularité ne cesse de chuter elle aussi. Pourtant, lorsqu’il s’agit du régime politique de leur pays, j’ai découvert avec surprise que les Français le soutiennent et pensent qu’il n’en existe pas de meilleur en France, mais aussi en Europe et dans tout l’Occident. Malgré les limites de plus en plus visibles du système d’élection démocratique occidental, l’opinion française continue de lui témoigner sa confiance même si ce fondement de la vie publique est incapable de résoudre les problèmes auxquels la société française fait face. C’est là une différence entre la Chine et la France, voire entre la Chine et l’Occident.

[…]

Pour exprimer le fond de ma pensée, si les médias français, voire occidentaux, dépeignent avec insistance une image si négative de la Chine, c’est dans le seul but de défendre leur système électoral démocratique. Les Chinois ne s’opposent pas au régime démocratique occidental qui doit ses origines à la culture et à la tradition occidentales et se révèle bien adapté aux pays occidentaux développés. Compte tenu des conditions propres de la Chine, la voie chinoise et le modèle chinois conviennent plus à son histoire et à sa tradition culturelle. Pour reprendre une phrase du président Xi Jinping, on sait par soi-même si on a trouvé chaussure à son pied. La Chine est une civilisation vieille de 5 000 ans. Depuis la guerre de l’Opium qui força la Chine, 170 ans auparavant, à ouvrir ses portes, le pays a subi des échecs et traversé une période difficile de tâtonnements à la recherche d’un modèle de développement qu’elle a trouvé aujourd’hui ; peut-être même que le modèle de développement chinois pourrait davantage convenir à d’autres pays qui n’ont pas connu la phase du colonialisme et de l’industrialisation.

ZHENG Ruolin, Connaître la Chine : mission impossible ?, Chine au présent, 01/09/2017.

Ma conclusion est beaucoup plus pessimiste que celle de l’auteur. Presque tous les journalistes occidentaux cultivent une ignorance crasse de la Chine d’hier et d’aujourd’hui et se contentent de répéter paresseusement et inlassablement la propagande anti-chinoise en utilisant l’expression coloniale Empire du Milieu.
Lire : Serge LEFORT, L’Empire du Milieu I, Chine en Question, 16/11/2012.
J’en veux pour preuve le nombre d’articles qui quotidiennement usent et abusent de ce vocable : Google ActualitésGoogle Actualités RSS.

17/11/2017
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
ZHENG Ruolin, Les chinois sont des hommes comme les autres, Denoël, 2012 [Question ChineYouTube].
Serge LEFORT, zhōng guó, Chine en Question, 23/02/2010.
Dossier documentaire Chine/Occident, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.