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Il faut davantage de livres sur la Chine pour briser les stéréotypes occidentaux


Les experts en questions de la Chine devraient écrire plus de livres sur ce pays asiatique afin d’aider l’Occident à connaître la vraie Chine et à briser les stéréotypes concernant le peuple chinois, estime l’orientaliste russe Youri Tavrovski.

« Il est extrêmement difficile de surmonter les stéréotypes qui prévalent en Occident concernant la Chine et les Chinois », confie le vice-président de l’Académie eurasienne de télévision et de radiodiffusion dans une récente interview à Xinhua concernant la publication au Royaume-Uni du livre « Fausses craintes : les relations entre les États-Unis et la Chine ».

L’un des principaux points de cet ouvrage écrit par Xin Jiyan est que certains Américains ont peur de la Chine en grande partie parce qu’ils ne connaissent tout simplement pas la pensée politique et philosophique chinoise moderne.

« Les États-Unis ne connaissent pas très bien la pensée politique contemporaine de la Chine, ce qui a un effet très limité sur les milieux politiques », pense M. Tavrovski.

Selon lui, l’Occident, et en particulier les États-Unis, se montre quelque peu hostile envers la civilisation chinoise.

« En Chine, il existe une lutte systématique et donc efficace contre la corruption. La Chine se dirige vers un objectif à long terme. Il existe des points de repère du Rêve chinois », plaide-t-il.

Les pays en développement ont montré un grand intérêt pour l’expérience de la Chine parce que le modèle chinois fonctionne, indique Youri Tavrovski, assurant que les Russes ont « également un grand intérêt pour l’expérience chinoise ».

« Mais ce n’est pas intéressant pour les Américains ». Tout le but du Rêve américain, c’est que l’Amérique doive être la première. Et l’expression l’Amérique d’abord exclut la possibilité même que quelqu’un soit proche des États-Unis », a-t-il déclaré.

« L’élite américaine, en particulier intellectuelle, et l’élite des experts en questions de la Chine sont dominées par des gens qui sont enclins à entrer en conflit avec la Chine », relève-t-il, notant que la vision du monde de nombreux responsables politiques américains était déterminée par « Crouching Tiger » (Le tigre accroupi), le célèbre livre de Peter Navarro qui dit qu’une guerre avec la Chine est inévitable.

« Pour exercer une influence notable sur eux, il doit y avoir davantage d’experts en questions chinoises qui écrivent des livres sur la Chine », résume M. Tavrovski, ajoutant qu’il est nécessaire d’améliorer l’image de ce pays dans le monde et de travailler davantage avec l’opinion publique internationale.

Aujourd’hui, la Chine joue encore un « très petit » rôle dans le discours mondial des civilisations, dit-il. Ainsi, « les Chinois sont formidables pour avoir créé un réseau d’Instituts Confucius, mais il n’y a pas assez d’organisations conçues pour les intellectuels », déplore-t-il.

« La Chine a pris la place qui lui revient. Nous devons partir de là et essayer de maintenir nos positions dans le nouveau monde multipolaire », conclut Youri Tavrovski.

Source

Il est symptomatique que les rares livres publiés en France sur la Chine soient des ouvrages véhiculant les mêmes stéréotypes que la propagande américaine y compris ceux publiés par des universitaires qui connaissent la langue (sinologues), mais haïssent la civilisation chinoise (sinophobes).

19/02/2020
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

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Le comble de la propagande


 

Contrairement à ce que j’ai réalisé à propos du virus A/H1N1, je ne citerai pas tous les médias qui, une fois encore, engrangent de l’audience et des bénéfices en instrumentalisant la peur à propos du virus 2019-nCoV [1].

La palme revient au torchon d’extrême droite danois Jyllands-Posten adulé par les médias français. Charlie Hebdo avait copié-collé sa campagne contre les musulmans. Cette opération marketing a non seulement sauvé l’hebdomadaire de la banqueroute, mais lui a permis de gagner des millions que se dispute l’équipe survivante.

Jyllands-Posten a récidivé dans la caricature raciste en substituant les étoiles du drapeau chinois par des virus [2].

 

La palme revient aussi au médecin de Hong Kong qui affirme sans rire :

Il y a une possibilité que 60% de la population mondiale finisse par contracter le virus. Le taux de propagation est tel, selon lui, que même si les mesures actuelles de contingentement s’avèrent nécessaires et efficaces aux premiers stades de l’épidémie, celle-ci risque de se propager bien au delà des pays actuellement touchés.
Source

La propagande sur l’épidémie du virus 2019-nCoV prétend qu’elle serait mondiale alors qu’elle est limitée à la province du Hubei qui totalise 82,12% des cas et 95,86% des morts !

17/02/2020
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
Statistiques virus 2019-nCoV, Monde en Question.
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Notes et références

[1] Lire :
Articles virus A/H1N1, Monde en Question.
Revue de presse Grippe A/H1N1 2009, Monde en Question.
Revue de presse Grippe A/H1N1 2010, Monde en Question.

[2] Lire :
Les internautes chinois répondent à la caricature danoise du drapeau chinois en évoquant le pourrissement du Royaume du Danemark, Strategika 51
Les chinois profondément offensées par le Jyllands-Posten, lequel n’en est pas à sa première caricature de mauvais goût et idéologiquement orientée, ont poussé la riposte jusqu’à évoquer le rôle de la richissime famille Laudrup qui monopolise à elle seule l’ensemble de l’économie danoise grâce à ses anciennes accointances avec les Rothschild et leur soutien avéré à la montée du parti National Socialiste Allemand entre 1926 et 1938.
Articles caricature, Monde en Question.
Articles Charlie Hebdo, Chine en QuestionMonde en Question.

Le virus de la propagande


 

Durant un peu plus de 16 mois, entre le début avril 2009 et la mi-août 2010, les médias ont gagné des fortunes en créant et en entretenant la peur du virus A/H1N1 par une vaste campagne de propagande.
Les médias américains et européens s’acharnèrent à cette époque contre le Mexique, tenu pour responsable de l’épidémie alors que le nombre de cas et de morts fut plus élevé aux États-Unis.
L’OMS, dont certains experts avaient des liens avec des fabricants de vaccins, a largement crédibilisé le feuilleton médiatique alors que le risque resta limité. Cette pandémie mondiale a en effet occasionné 284 500 décès contre 250 000 à 500 000 attribués chaque année à la grippe saisonnière dans le monde (entre 290 000 et 650 000 selon les dernières études de l’OMS) [1].

Onze ans plus tard, les médias orchestrent leur propagande contre les Chinois, présentés comme un risque pour la survie du monde occidental. Ils reprennent le vieux discours raciste contre la soi-disante menace d’un péril jaune. Ce thème est apparu aux États-Unis en 1881 avec la publication de Three Hundred Years Hence de W.H. Day et en France en 1897 avec celle de Le péril jaune du sociologue russe d’expression française Jacques Novicow. Jack London publia deux nouvelles sur ce thème : The Yellow Peril – Le péril jaune en 1904 et The Unparalleled Invasion – Une invasion sans précédent en 1910 qui, reprenant les argument du texte précédent, vante la solution finale : éradiquer les Chinois de la surface de la terre grâce à l’arme bactériologique [2].


Statistiques du 21/01 au 08/02/2020 (Source)

 

Quand on examine les chiffres d’un peu plus près, on s’aperçoit de cette épidémie soi-disant mondiale est non seulement limitée à la Chine, mais surtout à la province du Hubei qui, le 8 février, totalisait 72,58% des cas et 96,18% des morts survenus en Chine. Alors que le taux de mortalité du virus A/H1N1 fut de 17,4% celui du virus 2019-nCoV est seulement de 2,1%. Enfin, à partir du 1er février, le nombre de guérisons a commencé à dépasser le nombre de décès. [3].

 

Avec seulement 811 morts sur une population 1 400 millions d’habitants, la Chine a beaucoup de progrès à faire pour rivaliser avec la France car il faudrait qu’elle dépasse 62 790 morts en un mois !

10/02/2020
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

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Revue de presse Chine Société, Chine en Question.
Dossier Chine, Monde en Question.
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Notes et références

[1] Lire :
Articles virus A/H1N1, Monde en Question.
Revue de presse Grippe A/H1N1 2009, Monde en Question.
Revue de presse Grippe A/H1N1 2010, Monde en Question.
Jusqu’à 650 000 décès par an sont dus à la grippe saisonnière, OMS.

[2] Lire :
Jack LONDON, The Yellow Peril, 1904 [Texte en ligne p.1559-1573].
The menace to the Western world lies, not in the little brown man [Japonais], but in the four hundred millions of yellow men [Chinois] should the little brown man undertake their management. The Chinese is not dead to new ideas; he is an efficient worker; makes a good soldier, and is wealthy in the essential materials of a machine age. Under a capable management he will go far. The Japanese is prepared and fit to undertake this management. Not only has he proved himself an apt imitator of Western material progress, a sturdy worker, and a capable organizer, but he is far more fit to manage the Chinese than are we. The baffling enigma of the Chinese character is no baffling enigma to him. He understands as we could never school ourselves nor hope to understand. Their mental processes are largely the same. He thinks with the same thought-symbols as does the Chinese, and he thinks in the same peculiar grooves. He goes on where we are balked by the obstacles of incomprehension. He takes the turning which we cannot perceive, twists around the obstacle, and, presto! is out of sight in the ramifications of the Chinese mind where we cannot follow.

We have had Africa for the Afrikander, and at no distant day we shall hear « Asia for the Asiatic! » Four hundred million indefatigable workers (deft, intelligent, and unafraid to die), aroused and rejuvenescent, managed and guided by forty-five million additional human beings who are splendid fighting animals, scientific and modern, constitute that menace to the Western world which has been well named the « Yellow Peril. » The possibility of race adventure has not passed away. We are in the midst of our own. The Slav is just girding himself up to begin. Why may not the yellow and the brown start out on an adventure as tremendous as our own and more strikingly unique?

Back of our own great race adventure, back of our robberies by sea and land, our lusts and violences and all the evil things we have done, there is a certain integrity, a sternness of conscience, a melancholy responsibility of life, a sympathy and comradeship and warm human feel, which is ours, indubitably ours, and which we cannot teach to the Oriental as we would teach logarithms or the trajectory of projectiles. That we have groped for the way of right conduct and agonized over the soul betokens our spiritual endowment. Though we have strayed often and far from righteousness, the voices of the seers have always been raised, and we have harked back to the bidding of conscience. The colossal fact of our history is that we have made the religion of Jesus Christ our religion. No matter how dark in error and deed, ours has been a history of spiritual struggle and endeavour. We are pre-eminently a religious race, which is another way of saying that we are a right-seeking race.
Jack LONDON, Une invasion sans précédent, 1910 [Texte en ligne].
Durant l’été et l’automne 1976, la Chine fut un enfer. Il était impossible d’éviter les microscopiques projectiles qui s’infiltraient dans les moindres recoins. Les centaines de millions de morts ne furent pas enterrés, les germes se multiplièrent et, à la fin, des millions de survivants moururent chaque jour de la famine. En outre, celle-ci affaiblissait les victimes, détruisant leurs défenses naturelles contre les fléaux. Le cannibalisme, le meurtre et la folie régnèrent. Ainsi périt la Chine.

C’est seulement au mois de février suivant, à la période la plus froide, que les premières expéditions furent lancées. Elles étaient modestes, composées de scientifiques et de quelques corps de troupes ; mais elles pénétrèrent en Chine de tous côtés. En dépit des précautions prises contre l’infection, de nombreux soldats et quelques médecins furent touchés. Mais l’exploration se poursuivit courageusement. Ils trouvèrent une Chine dévastée, transformée en une étendue en friche où erraient des meutes de chiens sauvages et des brigands désespérés qui avaient survécu. Tous les survivants furent mis à mort, où qu’ils se trouvent.

Alors commença la grande œuvre : le nettoyage de la Chine. Cinq années et des centaines de millions y furent engloutis, après quoi le monde vint s’installer, non dans des zones réparties d’avance, comme l’avait préconisé le baron Albrecht, mais de façon dispersée, selon le plan démocratique américain. Tout un vaste et heureux mélange de nationalités s’implanta en Chine en 1982 et, dans les années qui suivirent, une expérience de fertilisation croisée remarquablement réussie fut menée. Nous connaissons aujourd’hui les résultats admirables, sur le plan industriel, intellectuel et artistique, qui en furent le fruit.

[…] le 17 avril [1987], la Convention de Copenhague fut réunie. En présence des représentants de toutes les nations du monde, les participants jurèrent de ne jamais plus utiliser les méthodes de guerre bactériologique employées contre la Chine.
Articles péril jaune, Chine en Question.

[3] Lire :
Real-time update on coronavirus outbreak, Global Times.
06/02/2020, Face à l’épidémie, on mesure bien le sens moral de chacun, Le Quotidien du Peuple
Selon la presse, la grippe H1N1 qui a commencé en 2009 a infecté 1,6323 million de personnes, a fait 284 500 morts, avec un taux de mortalité de 17,4%. Alors que grâce aux efforts inlassables de la Chine, le taux de mortalité de patients atteints de pneumonie causée par le nouveau coronavirus est de 2,1%, nettement moins élevé que celui des autres épidémies. À partir du 1er février, le nombre de guérisons a commencé à dépasser le nombre de décès.
Grippe, Institut Pasteur
La grippe est une infection respiratoire aigüe contagieuse due aux virus influenza, dont la particularité est la grande variabilité génétique. C’est un enjeu de santé publique de par les épidémies saisonnières annuelles qui touchent chaque année 2 à 8 millions de personnes en France, avec un excès de mortalité attribuable à la grippe de 10 000 à 15 000 décès, principalement chez les sujets fragiles.
L’im-Monde de la propagande [virus A/H7N9], Chine en Question.

C’est le virus qu’il faut combattre, pas les Chinois


 

Le covonavirus (2019-nCoV) se propage rapidement, il est aujourd’hui présent dans plus de 20 pays. Mais la peur que le coronavirus se propage est bien plus grande que tous les décès et les infections réunis.

Hélas, une charge virale pire encore se situe maintenant également quelque part dans une autre dimension, causant de plus graves dommages à l’humanité : le racisme, la haine et la marginalisation des Chinois.

Dans la plupart des régions du monde, les médias sociaux voient des centaines de milliers de ces récoltes de haine, surtout dans des sociétés qui se vantent pourtant d’être civilisées et savent mieux que personne ce qu’un virus devrait être et qu’il est différent des citoyen d’un pays d’où un virus tueur est parti.

Pour le coronavirus, la Chine est l’épicentre, le lieu de naissance d’où le monde perçoit l’atmosphère.

Pour la haine de celui-ci -le « hatovirus », le virus de la haine, la ramification humaine et culturelle du coronavirus, le monde extérieur est l’épicentre. Le vecteur en est les médias, et en particulier les nouveaux médias.

Alors qu’en Europe et dans les Amériques, l’Asie est le bouc émissaire et le « démon » qui a délibérément créé le virus, en Asie, les Chinois sont montrés du doigt.

C’est vraiment pathétique !

Il est assez inquiétant que la plupart des rapports sur la haine induite par le coronavirus -ce fameux hatovirus- proviennent de pays asiatiques proches de la Chine. Ces nouvelles couvent aux Philippines, en Indonésie, en Thaïlande, au Vietnam, etc. Le pire des cas signalés a été celui de l’Indonésie, le 31 janvier 2020, selon lequel « la Chine a ramené des résidents du Hubei de l’étranger vers le centre de l’épidémie à Wuhan à bord d’avions affrétés en provenance de Thaïlande et de Malaisie, invoquant des « difficultés pratiques rencontrées par les passagers à l’étranger ». Cela ne semble ni gai ni humain.

En Australie, après que deux médias ont craché des gros titres chargés de négativité contre les Chinois, le Global Times, un média basé à Beijing, a rapporté l’angoisse des 46 000 citoyens chinois qui ont signé une pétition contre ces articles de presse et exigé une rétractation. Selon l’article du Global Times, « Plus de 46 000 personnes ont signé une pétition demandant aux médias australiens de s’excuser publiquement pour le racisme contre la communauté chinoise après que deux médias ont publié des gros titres et mis en évidence des mots sur leurs premières pages qualifiant la nouvelle pneumonie liée au coronavirus de « virus chinois » et jouent sur des sentiments passionnés qui voudraient que l’on oblige les enfants chinois à rester chez eux ».

Selon une photo du journal diffusé en ligne, le quotidien tabloïd australien The Daily Telegraph a publié dans son édition du 29 janvier un article intitulé « China Kids Stay Home » (« Les enfants chinois restent chez eux »). L’article indique que le gouvernement de la Nouvelle-Galles du Sud a averti « les parents de ne pas envoyer leurs enfants à l’école ou à la garderie s’ils ont récemment séjourné en Chine » en raison de « craintes d’une épidémie de coronavirus à propagation rapide ».

En réaction à cette étrange tendance, Bloomberg, une plate-forme américaine, a bien saisi les choses : « Les compagnies aériennes suspendent les vols en provenance de Chine. En Europe des écoles annulent les échanges d’étudiants. En Corée du Sud des restaurants refusent les clients chinois ».

« Alors qu’un virus mortel se propage au-delà de la Chine, les gouvernements, les entreprises et les établissements d’enseignement peinent à trouver la bonne réponse. La sauvegarde de la santé publique est une priorité. Comment y parvenir sans stigmatiser l’ensemble de la population du pays où l’épidémie a commencé -et où résident près d’un cinquième de tous les humains- est le défi ».

Aux États-Unis, Michelle Phan, une célébrité sino-américaine, a déclaré qu’elle avait été la cible de tirs de barrage racistes sur Twitter dans le contexte de peur du coronavirus de Wuhan. Et dans l’un des cas, elle a répondu : « Pourquoi certains d’entre vous me disent de retourner en Chine manger des chauves-souris ? Je suis américaine, bande de c…s ignorants ! ».

De nombreux autres cas d’attaques haineuses ont été signalés au Canada, où le gouvernement de l’Ontario et la commission scolaire ont dû lancer un avertissement demandant qu’aucun citoyen chinois ne soit maltraité ou stigmatisé en raison de l’éclosion du coronavirus.

Dans un contraste intéressant, les gouvernements de nombreux pays et organismes intergouvernementaux, dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Union européenne, l’Inde, le Pakistan et le Vatican, par le biais du Pape François, ont félicité les autorités chinoises pour leurs efforts concertés contre le fléau et ont même offert leur aide.

Laissant de côté l’antagonisme habituel, un média américain a publié un article faisant l’éloge de l’ouverture de la Chine dans la gestion et le signalement de l’incident et permettant également au monde extérieur de voir ce qu’elle faisait pour en réduire la propagation, en particulier l’OMS qui s’est rendue à Beijing et s’est entretenue avec le président Xi Jinping. L’article note que cette approche ouverte et transparente s’éloigne de la manière dont la Chine a géré la gestion de l’épidémie de SRAS en 2003, applaudissant cette dimension positive.

Alors, comment pouvons-nous concilier une situation où des gouvernements saluent la Chine et promettent leur soutien en cette période difficile tandis que leurs citoyens marchent dans une direction opposée, aggravant le problème de la stigmatisation ? Pour les gouvernements, sensibiliser les citoyens non informés à agir correctement est devenu une autre tâche.

Cependant, il faut vraiment remercier les scientifiques australiens et ghanéens qui ont contribué aux recherches qui ont créé des vaccins contre le virus. Après que l’Australie a annoncé cette percée, le Ghana a déclaré au monde entier que deux étudiants en pharmacie qui ont été formés en Chine lorsque la première épidémie mineure de coronavirus s’est produite ont cloné le virus avec des échantillons qu’ils avaient alors obtenus en Chine et se sont également portés volontaires pour aller en Chine et aider à combattre cet agent de mort.

Sincèrement, si je possédais l’arme et le savoir-faire scientifiques, mon objectif serait de faire disparaître ce virus. Oui, je préférerais combattre le virus qui a traversé les continents et les nations. Mais aujourd’hui, puisque je n’ai pas l’équipement pour empêcher le coronavirus de se propager et de tuer surtout des Chinois, je déploierais plus facilement la petite arme que j’ai entre mes mains et qui est à ma portée -l’amour, pour aimer les Chinois et ne pas les confondre avec le virus.

Puisque les Chinois ne sont PAS le virus, je préfère combattre le virus en aimant et en me tenant aux côtés des Chinois. Je ne serai pas juste envers eux ou elles et l’humanité si je mettais à l’écart, stigmatisais ou punissais les Chinois épargnés par le virus à un moment où je devrais plutôt les consoler pour la perte de vies, de paix et de moyens de subsistance.

C’est ce que l’humanité exige à juste titre de nous.

Source : Le Quotidien du Peuple

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La Chine lutte contre l’épidémie


 

Pendant que la Chine lutte avec acharnement contre l’épidémie du coronavirus les médias occidentaux se complaisent dans l’immonde propagande de la menace du péril jaune.

J’invite les lecteurs à lire les informations, publiées en anglais par Global Times, sur l’évolution de l’épidémie et à comparer le nombre de cas mortels recensés en Chine à celui de la mortalité annuelle de la grippe en France communiqué par l’Institut Pasteur.

03/02/2020
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

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Propagande à l’alerte jaune


Suivre l’actualité, courir après le vent.
Penser l’actualité, marcher à contre-courant.

 

Cela faisait longtemps que les médias français n’avaient pas eu l’occasion de faire leurs gros titres sur le fameux « péril jaune » qui fait toujours vendre.

Tout démarre avec le coronavirus, une nouvelle forme de syndrome respiratoire, analogue au SRAS, qui est apparu à Wuhan (province du Hubei, Chine) début décembre 2019.

L’occasion était trop belle pour la presse de l’établissement qui se permet des titres comme « Alerte jaune », une référence ouvertement raciste à la couleur de peau des Asiatiques.

Aujourd’hui, la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis fait rage et la France a choisi son camp qui est bien entendu celui du maître américain. Dès qu’une occasion de dénigrer la Chine se présente, cette presse méprisable aux ordres ne manque pas de se jeter dessus comme un chien qui se jette sur un os.

Tous les ans, la grippe tue des milliers de personnes mais cela n’intéresse pas ce genre de presse. Les médias adorent faire peur. C’est un peu leur fond de commerce. Et dès qu’il s’agit de dénigrer la Chine, ils sautent sur l’occasion.

Il est grand temps pour ceux qui souhaitent vraiment s’informer de boycotter les médias français et de se tourner vers certains organes de la presse étrangère ou de certains blogs francophones plus informés que cette presse de l’établissement qui désinforme plus qu’autre chose.

Source : La gazette du citoyen

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Hong Kong – Propagande trotkyste


 

Les médias dominants, inféodés aux grand groupes industriels, n’ont pas le monopole de la propagande anti-chinoise. C’est aussi une spécialité de toute l’extrême gauche – anarchistes et trotkystes. La haine anti-communiste des anarchistes est telle qu’ils soutiennent l’extrême droite instrumentalisée par les États-Unis en Ukraine. Quant aux trotkystes, ils récitent imperturbablement leur catéchisme quelque soit les circonstances car pour eux le monde s’est arrêté le 21 août 1940 à Coyoacán (à deux pas de mon ancien domicile au Mexique) [1].

L’enterrement de Pierre Overney, militant maoïste, le 25 février 1972 marqua le reflux de l’extrême gauche en France. Les organisations trotkystes ont alors périclité. La Ligue Révolutionnaire (tendance Pierre Frank) et l’OCI (tendance Pierre Lambert) ont pratiquement disparu. Lutte Ouvrière survit vaille que vaille en cultivant un sectarisme débilitant et en publiant des articles de plus en plus pauvres [2].

Aux États-Unis, le CIQI est très actif via son site WSWS car sur le terrain son influence est nulle. Jerry White a obtenu 471 voix aux élections présidentielles de 2016 et Niles Niemuth 2 213 voix aux élections législatives de 2018 dans le Michigan [3] !

Dès le 11 juin, WSWS vole au secours de la démocratie en danger par un mensonge : le régime de Pékin pourrait utiliser cette législation pour faire expulser vers la Chine continentale, juger et emprisonner sur la base d’accusations inventées de toutes pièces. En l’occurrence, il s’agit d’un homme accusé d’un meurtre commis à Taïwan qu’il a avoué mais qui n’a pas été jugé car il s’est réfugié opportunément à Hong Kong [4]. Le plus drôle est que cette organisation, qui se dit révolutionnaire, vole au secours des dissidents religieux chinois qui seraient considérés comme une menace par les communistes chinois mais pas par les trotskystes américains. Comme d’habitude, l’auteur de l’article, dont le nom importe peu, termine par le refrain obligé pour sa chapelle : La lutte pour les droits démocratiques à Hong Kong doit s’appuyer sur la classe ouvrière et s’inscrire dans la lutte plus large contre l’austérité et pour les droits sociaux fondamentaux tels que des emplois et salaires décents. […] C’est pour cette perspective que se bat le Comité international de la Quatrième Internationale.

Dans l’article du 18 juin, l’auteur reprend les fantasmes habituels de WSWS que la conclusion prescriptive précédente contredit : Les manifestations de masse à Hong Kong sont une autre indication de la résurgence des luttes de la classe ouvrière sur le plan international. Embourbé dans une terminologie dépassée qualifiant le gouvernement chinois de régime stalinien, l’auteur évoque la grande région industrielle de Shenzhen. Là encore, il retarde terriblement car Shenzhen est devenue une grande place financière de la Chine et, en 2018, son produit intérieur brut a dépassé celui de Hong Kong [5].
Curieusement, alors qu’il s’insurge contre l’ingérence du gouvernement Pékin, il le tient pour responsable des mauvaises conditions de vie de la population à Hong Kong :

Vingt pour cent de la population de Hong Kong, soit 1,37 million de personnes, vivent dans la pauvreté et sont confrontés à une grave crise du logement. Le coût médian d’une maison est 18 fois plus élevé que le revenu médian des ménages. Selon les chiffres du gouvernement, plus de 200.000 personnes vivent dans des appartements illégaux et dangereux, à peine assez grands pour accueillir une seule personne, où les normes de sécurité et d’hygiène sont ignorées. Des centaines de milliers d’autres vivent dans des cabanes de fortune au sommet d’immeubles d’habitation ou d’usines.
Le CIQI redécouvre incidemment la conception matérialiste de l’histoire de Karl Marx, mais ses prescriptions politiques restent au niveau de l’idéalisme hégélien voire proudhonien !

Le 3 juillet, le soutien de WSWS aux manifestants devient plus réservé : ni l’éloge de la domination coloniale britannique, ni la promotion de l’esprit de clocher de Hong Kong ne constituent les moyens politiques de lutter pour les droits démocratiques. L’auteur fait alors la leçon à des manifestants, qui ne le liront jamais, en fantasmant sur Tiananmen !

Le 10 juillet, l’article évoque des pancartes écrites avec des caractères chinois simplifiés alors que les photos montrent surtout des pancartes imprimés et rédigées en anglais [6] et l’auteur fantasme encore, comme les médias dominants à la même l’époque, sur l’intervention probable de l’armée – le conditionnel étant une clause style car la plupart des commentateurs souhaite une intervention pour prouver que XI Jinping est un nouvel Hitler.

L’article du 24 juillet est particulièrement suspect car il est basé sur des allégations sans preuves. Le rédacteur n’a pas enquêté sur place, mais affirme avec force Il serait d’ailleurs tout à fait naïf de conclure que cette attaque [des triades] a eu lieu sans le soutien de Beijing ! Il donne crédit aux théories complotistes des médias dominants sur une soi-disante alliance entre les triades et le PCC alors qu’elles se sont réfugiées à Hong Kong, sous gouvernement britannique, après la prise du pouvoir par le PCC en 1949. Les films hongkongais, que j’ai visionnés et dont je parlerai ultérieurement, montrent au contraire que les triades se sont opposées à la rétrocession de Hong Kong à la Chine en 1997.

L’article du 30 juillet est encore plus suspect car il est basé sur des témoignages non sourcés ou sur des déclarations d’Amnesty International dont on connait la partialité en ce qui concerne la Chine notamment lors de sa campagne de 2008 en faveur de l’indépendance du Tibet. Plus grave encore, il prétend que les groupes de l’extrême droite indépendantiste, comme Hong Kong Indigenous ou Civic Passion, seraient minoritaires alors que ce sont ces activistes qui, à l’abri des manifestations, saccagent immeubles, aéroport, métro, etc. Les envolées lyriques sur un mouvement international de Hong Kong à Porto Rico en passant par Paris sont aussi fantasmagoriques que risibles. La conclusion est comme toujours encore plus cocasse : Une telle lutte contre l’impact de l’aggravation de la crise du capitalisme doit être basée sur le programme de l’internationalisme socialiste. Elle doit s’inspirer des leçons des luttes historiques du mouvement trotskyste – celles du Comité international de la Quatrième Internationale contre le stalinisme, le maoïsme et l’impérialisme.

Les deux articles du 8 août sont typiques de cette organisation dont le slogan magique est grève générale ! Ils tissent des liens qui n’existent que dans l’imagination des dirigeants du CIQI et que les sous-fifres répètent inlassablement : Cette flambée d’opposition populaire a lieu parallèlement aux manifestations de masse sur le territoire américain de Porto Rico, aux grèves massives en Inde et au mouvement des Gilets jaunes en France, pour n’en citer que quelques-uns. Mais, pour réussir, les manifestants du monde entier doivent écouter les conseils de CIQI déclinés scolairement et, cerise sur le gâteau, contacter et engager un dialogue politique sur ces questions essentielles avec cette direction éclairée… qui fera trembler Pékin !

L’article du 15 août voit un un mouvement de protestation présentant des revendications démocratiques plus larges, mais ne voient pas les destructions de plus en plus fréquentes réalisées par des commandos bien équipés et organisés. Par contre, il brandit toujours le spectre d’une intervention militaire. Il parle bizarrement de frontière entre Hong Kong et la Chine continentale comme s’il s’agissait de deux pays différents. Enfin, il a une vision eschatologique d’une révolution mondiale imminente… depuis 79 ans : Les commentaires de Trump ne font que souligner l’unité de base entre les classes dirigeantes aux États-Unis, en Chine et dans le monde entier contre la résurgence de la lutte de la classe ouvrière au niveau international, dont les manifestations à Hong Kong constituent une expression initiale.

Le 17 août, le CIQI via WSWS poursuit le délire paranoïaque déclinée précédemment d’une alliance entre Donald Trump et Xi Jinping contre la révolution mondiale qui a commencé à Hong Kong ! En fait, l’article ne va pas assez loin dans ce délire car il oublie de tirer argument du fait que le gouvernement d’Emmanuel Macron à livrer des canons à eau à la police de Hong Kong et celui d’Angela Merkel des grenades lacrymogènes. C’est la preuve d’une conspiration mondiale contre la révolution !
Plus drôle encore, il parle de la propagande du gouvernement de Pékin concernant une intervention militaire alors que c’est le CIQI qui, à le remorque des médias dominants, a alimenté cette rumeur depuis plusieurs jours.

Le deuxième paragraphe de l’article du 20 août commence par une tournure journalistique classique selon les organisateurs. Or, ces organisateurs ne sont pas cités et encore moins mesurés à l’aune de leur influence réelle sur le terrain. Le participants sont décrits vaguement comme une foule anonyme. Par contre, le rédacteur lance une phrase qui contredit les accusations antérieures : Le « crime organisé » est une référence aux attaques contre des manifestants par des voyous qui appartiennent prétendument à des gangs des triades liés à des personnalités pro-Pékin. Ce prétendument est d’autant pus étrange que l’article du 24 juillet nous mettait en garde : Il serait d’ailleurs tout à fait naïf de conclure que cette attaque [des triades] a eu lieu sans le soutien de Beijing ! Il fait une large publicité au Front civil des droits de l’homme comme s’il s’agissait de la direction préconisée le 30 juillet et qui sert de conclusion… comme d’habitude : Ce constat souligne la nécessité de créer une section du Comité international de la Quatrième Internationale à Hong Kong et en Chine !

Le 26 août, les visions d’une révolution mondiale en marche sert de fil conducteur pour dénoncer le régime stalinien de Pékin qui n’est ni socialiste ni communiste, mais défend les intérêts des oligarques bourgeois et des super-riches en Chine et à Hong Kong. Cette phraséologie est classique et elle est d’ailleurs enseignée aux futurs rédacteurs comme celle du paragraphe commençant par Pour lutter pour les droits démocratiques et sociaux, il est nécessaire de et se termine par un régime capitaliste qui défend les intérêts d’une poignée d’oligarques ultra-riches. Et de conclure par cette phrase incroyable : Le CIQI est le seul à avoir mené pendant des décennies une lutte contre le stalinisme et toutes les formes d’opportunisme. Ce qui se traduit en clair nous sommes les seuls capables de diriger le mouvement contre la dictature de Pékin !

L’article du 31 août est un copier-coller des précédents et prophétise encore un prochain Tiananmen !

Le 3 septembre les dirigeants du Comité international de la Quatrième Internationale qui aspirent à diriger la révolution mondiale qui a débuté à Hong Kong est incapable de donner le nombre de travailleurs qui… participeront à la grève et font confiance à la déclaration d’un organisateur étudiant anonyme ! Le passé, le présent et le futur sont allègrement mélangés sans rien n’ajouter aux articles précédents et encore moins le refrain de la conclusion.

L’article du 4 septembre fait contre toute attente l’éloge du spontanéisme des masses que la bureaucratie syndicale et politique veut brider. Et termine en beauté sur la propagande habituelle : le régime de Beijing menace d’intervenir militairement et a organisé des exercices mobilisant une police paramilitaire lourdement armée dans la ville de Shenzhen.

Le 6 septembre la direction géniale du CIQI ne se rend toujours pas compte de son erreur d’analyse et pleurniche sur le fait que les manifestants se jettent dans les bras des Américains au lieu de les écouter eux. Les imbéciles ! Et de conclure en renouvelant son appel : Nous exhortons les étudiants et les travailleurs à nous contacter pour ouvrir un dialogue sur ces questions politiques cruciales en vue de l’établissement nécessaire d’une section du CIQI en Chine. Gageons que personne n’entendra cet appel pathétique d’une direction qui ne parle même pas chinois.

L’autre article du 6 septembre (paru en anglais le 10 juin) évoque la manifestation du 4 juin dernier : Les participants étaient venus non seulement pour manifester leur opposition à la répression militaire barbare de Pékin il y a 30 ans mais aussi à cause de leur préoccupation relative à la loi sur l’extradition. Il ne fait aucun doute que la manifestation comprenait des personnes qui avaient fui à Hong Kong en 1989 et qui craignaient d’être arrêtées et renvoyées en Chine. Ce retour dans le passé ne sert pas à éclairer la situation présente, mais d’argument pour que les manifestants fassent appel à la direction éclairée du CIQI seule capable de vaincre le régime d’État policier de Beijing ! Bla bla bla…

09/11/2019
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question


Notes et références

[1] Lire : Museo León Trotsky, Arte y Cultura.

[2] Lire :
Morgan SPORTÈS, Ils ont tué Pierre Overney, Fayard, 2017 [Texte en ligne].
Articles Hong Kong, Lutte Ouvrière :
– 18/06/2019, Hong Kong : le pouvoir mis en échec.
Axiome de la doxa trostskyste : Il est incontestable que Carrie Lam est sous la tutelle de Xi Jinping et que l’État chinois est une dictature sans pitié pour ses opposants.
– 23/07/2019, Hong Kong : violence des gangs et violence sociale.
Croit à la thèse complotiste que la mafia soutiendrait le gouvernement de Pékin alors qu’elle a émigré à Hong Kong en 1949 !
– 07/08/2019, Hong Kong : la mobilisation et les intérêts des travailleurs.
– 21/08/2019, Hongkong : la contestation ne faiblit pas.
Lutte Ouvrière redécouvre la lutte de classes, mais de manière purement rhétorique : Même si la contestation actuelle porte sur des droits démocratiques, ces inégalités sociales, exacerbées par la crise économique mondiale, en constituent la toile de fond.
– 28/08/2019, Hongkong : business is business.
– 04/09/2019, Hongkong : la jeunesse en première ligne.

[3] Lire :
2016 Presidential Election by State, The Green Papers.
Michigan’s 12th Congressional District election, 2018, Ballotpedia.
Articles Hong Kong, WSWS :
– 11/06/2019, Des manifestations de masse éclatent à Hong Kong.
– 18/06/2019, Des millions de personnes défilent à Hong Kong contre la loi d’extradition.
– 03/07/2019, Des centaines de milliers de personnes manifestent dans les rues de Hong Kong.
– 10/07/2019, Les manifestants de Hong Kong font appel au soutien des Chinois du continent.
– 24/07/2019, Des membres de gang attaquent les manifestants à Hong Kong.
– 30/07/2019, Les manifestations à Hong Kong se poursuivent malgré l’escalade de la violence policière.
– 08/08/2019, Grève générale à Hong Kong : la classe ouvrière entre dans le mouvement de protestation.
– 08/08/2019, Grève générale des travailleurs de Hong Kong contre la loi d’extradition.
– 15/08/2019, Les manifestations à Hong Kong accueillies par des menaces et des dénonciations.
– 15/08/2019, Les manifestations à Hong Kong se poursuivent pour une dixième semaine.
– 17/08/2019, Alors que la Chine masse ses troupes à la frontière, Trump demande d’en finir avec le « problème » de Hong Kong.
– 20/08/2019, De nouvelles manifestations de masse à Hong Kong.
– 26/08/2019, Comment lutter pour les droits démocratiques à Hong Kong.
– 31/08/2019, Un rassemblement de masse à Hong Kong est interdit alors que les troupes chinoises font une démonstration de force.
– 03/09/2019, Grève de deux jours à Hong Kong après les manifestations du week-end dernier.
– 04/09/2019, Des dizaines de milliers de personnes se joignent au premier jour de grève de protestation à Hong Kong.
– 06/09/2019, Aux manifestants de Hong Kong Tournez-vous vers la classe ouvrière chinoise et non pas vers l’impérialisme américain.

[4] Lire :
Hong Kong V – L’extradition en question, Chine en Question, 11/10/2019.
Hong Kong IX – L’extradition sans commentaire, Chine en Question, 25/10/2019.

[5] Lire :
From « High-Speed » to « High-Quality » Growth Shenzhen, the birthplace of China’s economic miracle, goes low-carbon, East Asia & Pacific on the Rise, 03/07/2014.
Hong Kong II – De la crise économique à la crise politique, Chine en Question, 02/09/2019.
Passé et avenir de la Chine, observations d’un Chinois d’outre-mer, French-China, 29/10/2019.

[6] Lire : Hong Kong IV – Photos avec commentaires, Chine en Question, 09/10/2019.

Lire aussi :
Le trostskysme est mort, mais son cadavre bouge encore, Monde en Question.
Articles Trotskysme, Monde en Question.
Dossier Trotskysme, Monde en Question.
Revue de presse Chine Hong Kong, Chine en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

Hong Kong XII – L’aveu de l’im-Monde


 

Comme je l’avais noté rapidement dans le commentaire de photos : Il est évident que l’équipement sophistiqué et identique de ces manifestants, qui évoluent selon la méthode des commandos, nécessite une logistique en amont et donc une organisation et des fonds.

Or, j’ai découvert par hasard un article de l’im-Monde qui sympathise avec ces groupes non identifiés experts dans la terreur noir. Normalement réservé aux abonnés, il décrit assez précisément l’organisation de ces commandos sur le terrain des manifestations sans rien dire naturellement de leur organisation et de leur financement en amont.

Voici la partie du texte accessible avec des mots mis en gras en guise de commentaire. Source, Le Monde, 04/11/2019 [copie intégrale en pdf].

Les parapluies s’ouvrent pour faire paravent, des formes noires s’accroupissent et attaquent les trottoirs au burin. Pendant que des milliers de manifestants défilent, les frontliners, ceux du front, casqués, une cagoule enfoncée jusqu’aux yeux et un masque à gaz en bandoulière, les tibias et avant-bras couverts de protections, poussent une brouette de briques de l’autre côté du carrefour et en déversent le contenu sur le bitume. Le but ? Entraver la progression des camions de police quand ceux-ci décideront de « charger ».

Dans les manifestations à Hongkong, comme lors d’un récent week-end d’octobre sur la péninsule de Kowloon, les « logisticiens » préparent les évacuations, les habits de rechange ou montent des barricades. Les « éteigneurs » neutralisent les grenades lacrymogènes. Des combattants attaquent à distance les forces de l’ordre avec des projectiles et des lance-pierres, tandis que les « braves » occupent le terrain jusqu’au dernier moment. Et, enfin, les « magiciens du feu » lancent des cocktails Molotov pour protéger la fuite des autres.

Ils fonctionnent en petits groupes, communiquent par Telegram ou talkie-walkie – et se voient en justiciers des abus de la police, d’un gouvernement vu comme inféodé à la Chine, et de ceux qui agiraient au nom de celle-ci, comme les triades, accusées de plusieurs attaques contre des manifestants ou des figures du mouvement. Oui, on viole les lois. Mais regardez comment la police se comporte. Quand ils arrêtent quelqu’un, ils le frappent. Leur violence est à un autre niveau, explique « Rain », un jeune d’une vingtaine d’années, qui surveille le démontage de barrières devant le nouvel opéra chinois, construit dans l’ouest de Kowloon.

05/11/2019
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
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Hong Kong XI – Médias complices de la terreur noire


 

Xinhua est l’agence de presse chinoise au même titre que l’AFP en France, Reuters au Royaume-Uni, Associated Press et United Press International aux États-Unis ou Sputnik en Russie.

Xinhua News Agency est l’agence de presse officielle et la plus importante de la République Populaire de Chine. Créée en 1931, elle dispose aujourd’hui d’un réseau de 10 000 journalistes répartis dans 144 bureaux à travers le monde, dont 33 en Chine pour la couverture de chaque province du pays.
Source : AFP [1]

Les agences de presse constituent la source principale des informations publiées dans les journaux quelque soit le support (papier, télévision ou internet). La plupart des journaux publient les dépêches des diverses agences par un simple copier-coller ou en les habillant aux couleurs politiques du support.

Les agences de presse sont consensuellement respectées non seulement par les médias dominants, mais aussi par les autres médias qui pompent les informations sans citer leurs sources, car les agences sont devenues le passage obligé des journaux qui n’ont plus les moyens d’entretenir des correspondants aux quatre coins de la planète.

Ainsi, s’en prendre même verbalement à une agence de presse revient à se mettre à dos tous les médias qui hurlent en meute à l’atteinte de la sacro-sainte liberté d’expression… rengaine orwelienne bien connue [2].

Mais quand un commando saccage les locaux de l’agence de presse chinoise à Hong Kong, tout le monde détourne pudiquement son regard et garde le silence. Un silence qui en dit long sur la complicité des médias avec la terreur noire.

Les rares mentions des faits dans les agences étrangères sont noyées au milieu de longues considérations qui trahissent la sympathie des médias qui militent avec les armes de la propagande pour la séparation de Hong Kong aux couleurs de la Corse ou de l’Ukraine [3].

En France, ni l’AFP ni aucun média n’ont, à ma connaissance, rapporté les faits. L’AFP les a pourtant brièvement mentionné, mais de manière différente, dans ses éditions en anglais et en espagnol ! Cette censure sélective est à l’image des préjugés communément partagés contre la Chine dans les milieux où brille la prétention couplée à l’ignorance.

Revue de presse

Samedi après-midi, un certain nombre d’émeutiers [vêtus de noir et cagoulés] ont détruit les installations de sécurité de l’immeuble, ont tagué des insultes sur les murs et ont brisé la porte d’entrée et plusieurs fenêtres. Ils ont également jeté des bombes incendiaires et de peintures à l’intérieur du hall d’entrée et y ont commis des actes de vandalisme après y avoir pénétré.
Source : Xinhua, 03/11/2019

Au cours de cette nouvelle vague de violence à travers la ville, les émeutiers ont pris pour cible le bureau de l’agence de presse chinoise, établi depuis longtemps à Wan Chai, dans le centre-ville de Hong Kong. Ils ont détruit les installations de sécurité de l’immeuble, mis le feu devant l’immeuble et jeté des cocktails Molotov dans le hall. Ils ont peint à la bombe des messages insultants sur les murs extérieurs et fracassé la porte d’entrée et certaines fenêtres.
Source : French-China, 04/11/2019

Un café Starbucks et les bureaux de l’agence de presse chinoise Xinhua ont notamment été pris pour cible par les manifestants.
Source : Reuters, 02/11/2019

As police also used pepper spray and water cannons to disperse protesters, some responded by building barricades, hurling petroleum bombs and vandalizing shops and the office of Xinhua, China’s state-run news agency.
Tandis que la police utilisait également du spray au poivre et des canons à eau pour disperser les manifestants, certains ont construit des barricades, lançant des bombes incendiaires et vandalisant des magasins ainsi que le bureau de Xinhua, l’agence de presse chinoise.
Source : UPI, 02/11/2019

Hardcore demonstrators in the financial hub smashed the windows of the official Xinhua news agency’s regional bureau on Saturday, capping another weekend of unrest that also saw scores of arrests and a gruesome attack on a pro-democracy lawmaker.
Dans le centre financier, des manifestants ont brisé samedi les vitres du bureau régional de l’agence de presse officielle chinoise Xinhua, clôturant un nouveau week-end d’agitation qui a également vu des dizaines d’arrestations et une terrible attaque contre un législateur pro-démocratie.
Source : AFP English, 04/11/2019

Manifestantes radicales rompieron las ventanas de la oficina regional de la agencia oficial de noticias china Xinhua el sábado […].
Samedi, des manifestants radicaux ont brisé les vitres du bureau régional de l’agence de presse officielle chinoise Xinhua […].
Source : AFP Español, 04/11/2019

Merci de me signaler vos trouvailles qui complèteraient ou contrediraient mon analyse.

04/11/2019
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question


Notes et références

[1] Lire : Dossier Agences de presse, Monde en Question.

[2] Lire : Hong Kong – Les médias préparent la guerre contre la Chine, Chine en Question, 26/08/2019.

[3] Lire :
Hong Kong VI – Une crise politique corse, Chine en Question, 14/10/2019.
Hong Kong X – Une crise politique ukrainienne, Chine en Question, 01/11/2019.

Lire aussi :
Revue de presse Chine Hong Kong, Chine en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

Une spécialiste en propagande


 

Elise Lucet est une journaliste coutumière des théories du complot. Elle avait déversée sa haine contre les musulmans dans l’affaire des bagagistes d’Orly. Comme elle mange à tous les râteliers, elle se veut aussi la championne de la guerre contre la Chine.


10/10/2019, Envoyé spécial : Chine, tout est sous contrôle ! (Source)

 

Nul besoin d’être expert en sémiotique pour se rendre compte que ce soi-disant reportage est construit pour créditer un discours préparé à l’avance et asséné à coup de marteau.
Dans la critique, publiée par Beijing Information, Jacques Fourrier se réfère à l’analyse du discours de Dominique Maingueneau pour décrypter la scène de présentation comme une scène d’énonciation stéréotypée.

A défaut de reportage, il s’agissait d’une enquête à charge tellement caricaturale et bâclée que toute personne de bonne foi qui connaît un tant soit peu la Chine ne peut qu’être soit choquée soit amusée par tant d’amateurisme et de légèreté. On y trouve tous les ingrédients qui viendront conforter les clichés habituels sur la Chine. [1]

Comme je n’habite plus dans ce pays où règne l’ordre nouveau Charlie, j’ai vu cette émission grâce à 9docu.

La présentation d’Elise Lucet en voix off débute par une assertion suspecte : Il faut être honnête [34’12]. Ce sont en général les menteurs qui commencent leur discours par ce préliminaire afin de rassurer leurs interlocuteurs.
Le soi-disant reportage sur la Chine commence par un mot peu en adéquation avec l’objectivité supposée : Imaginez [35’00]. Nous sommes donc conviés à imaginer la Chine et non à la voir et à la penser telle qu’elle est. Mais notre imagination va être formatée par le discours et les images de journalistes qui veulent nous convaincre que leur imaginaire est le réel [2].

Le plus drôle est le commentaire en voix off affirmant Elle signale la présence d’un délinquant à la police et la voilà qui atteint le niveau supérieur 1100 points alors que la comparse pointe son doigt vers… le caméraman [35’54].

Après des images commentées comme réelles, mais mises en scène de manière frauduleuse avec des incrustations ajoutées en studio, le commentaire glisse sur une pseudo interrogation La Chine est-elle en train de mettre en place les outils d’une surveillance totale ? [37’00], qui trouve naturellement sa réponse immédiate La Chine de demain est déjà en gestation [37’24]. Ce qu’il fallait démonter !

Quant à moi, je ne perdrai pas d’avantage mon temps à visionner ce discours journalistique de propagande car, comme l’a dit Francis Balle à un média qui se croit au-dessus des autres : Un service de propagande se dit toujours être un média d’information (Source).

28/10/2019
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question


Notes et références

[1] Lire :
Quand « Envoyé Spécial » fait dans le sensationnalisme, Beijing Information.
Dominique Maingueneau, Analyse du discours, Site de l’auteur.
Dominique Maingueneau, Que cherchent les analystes du discours ?, Argumentation et Analyse du Discours.
Publications de Dominique Maingueneau, Argumentation et Analyse du Discours.
Publications de Dominique Maingueneau, Cairn.info.

[2] Lire : Jonathan D. SPENCE, La Chine imaginaire – Les Chinois vus par les Occidentaux de Marco Polo à nos jours, 2000 [Texte en ligne].

Lire aussi :
Revue de presse Chine, Chine en Question.
Dossier Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.