Chine en Question

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Archives de Tag: Littérature chinoise

LIU Cixin, Trilogie SF


 

En pleine Révolution Culturelle, le pouvoir chinois construit une base militaire secrète destinée à abriter un programme de recherche de potentielles civilisations extra-terrestres. Ye Wenjie, une jeune astrophysicienne en cours de rééducation parvient à envoyer dans l’espace lointain un message contenant des informations sur la civilisation humaine. Ce signal est intercepté par les Trisolariens, qui s’apprêtent à abandonner leur planète-mère, située à quatre années-lumière de la Terre et menacée d’un effondrement gravitationnel provoqué par les mouvements chaotiques des trois soleils de son système. Ye Wenjie reçoit près de huit ans plus tard la réponse des Trisolariens. Choquée par les horreurs dont elle a été témoin durant la Révolution culturelle et ayant perdu toute foi dans l’homme, elle fournit secrètement aux Trisolariens les coordonnées du système solaire, dans l’espoir que ceux-ci viennent conquérir la Terre et réformer l’humanité. Dans quatre siècles, ils seront là…

LIU Cixin, Le problème à trois corps, Actes Sud, 2016 [Texte en ligne].

L’humanité sait qu’il lui reste quatre siècles avant que la flotte trisolarienne n’envahisse le système solaire. Les sciences fondamentales se retrouvant verrouillées par les intellectrons, la Terre doit se préparer du mieux qu’elle peut. Le Conseil de Défense Planétaire lance un nouveau projet : le programme Colmateur, qui consiste à faire appel à quatre individus chargés d’envisager des stratégies secrètes pour contrer l’invasion ennemie. Car s’ils peuvent espionner toutes les conversations et tous les ordinateurs humains grâce aux intellectrons, les Trisolariens sont en revanche incapables de lire dans leurs pensées.

LIU Cixin, La forêt sombre, Actes Sud, 2017 [Texte en ligne].

Un demi-siècle après l’Ultime Bataille, l’équilibre précaire dû à la dissuasion de la forêt sombre continue de maintenir les envahisseurs trisolariens à distance. La Terre jouit d’une prospérité sans précédent grâce au transfert des connaissances et des technologies trisolariennes. La science humaine connaît des progrès pour ainsi dire quotidiens, les Trisolariens découvrent avec fascination la culture humaine et l’espoir grandit que les deux civilisations puissent bientôt coexister pacifiquement sans la terrible menace d’une annihilation réciproque. Mais lorsqu’une ingénieure en aéronautique originaire du début du XXIe siècle sort de son hibernation, elle réveille avec elle le souvenir d’un programme qui menace cet équilibre. Bientôt, l’humanité aura à faire un choix : partir à la conquête d’autres univers ou mourir dans son berceau.

LIU Cixin, La mort immortelle, Actes Sud, 2018 [Texte en ligne].

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Mort d’un propriétaire foncier


 

Durant la guerre sino-japonaise, le fils d’un propriétaire foncier devient par hasard un héros. A une autre époque, un adolescent de dix-huit ans est sur le point de se lancer dans le vaste monde, quand brusquement tout lui parait suspect. Ici, des personnages sont entraînés dans un cycle infernal de destructions et d’autodestructions. Là, les habitants d’une petite ville confrontés à la menace d’un séisme sombrent dans le désarroi. Enfin, un poète déchu trouve une lettre, puis rencontre son auteure qui soudain bouleverse l’architecture de ses souvenirs…

Tout un monde miné de dangers et d’incertitudes traverse ces cinq courts romans écrits par Yu Hua dans la première période de son oeuvre. Ils font surgir devant nous des signes inquiétants qui ne parviendront pas à détourner les humains du destin funeste qui les guette. Mais de ce monde oppressant, où l’auteur nous promène comme dans un labyrinthe, se dégage une musique envoûtante. Tissés d’impressions et de réminiscences, constellés d’images étranges, ces textes où la beauté le dispute à l’horreur laissent en mémoire une trace profonde.

HUA Yu, Mort d’un propriétaire foncier – Et autres courts romans, Actes Sud, 2018 [Texte en ligne].

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Le rêve de la Montagne d’Or


 

Du milieu du XIXe siècle au début des années 2000, de Kaiping à la Colombie Britannique, cinq générations d’hommes et de femmes obsédés par un même rêve, un même espoir : conquérir la Montagne d’Or, cette région aurifère mythique d’Amérique du Nord, et en rapporter les richesses sur leur terre natale. Un premier roman plein de souffle et d’ampleur, à la découverte de l’histoire tourmentée de ces Chinois d’Amérique.

Portée par un souffle romanesque exceptionnel, une magnifique saga où se mêlent l’opium, la sueur et les larmes. De la Chine impériale au quartier chinois de Vancouver, le destin bouleversant d’une famille en quête d’une vie meilleure sur les riches terres américaines.

Vingt-quatre heures. C’est le temps qu’Emmy Smith, sociologue canadienne, pensait rester en Chine. Venue régler une simple affaire de succession, elle ne soupçonne pas la valeur de l’héritage légué par son aïeul : une histoire extraordinaire et tragique. Celle de ses ancêtres. La sienne, aussi.

À seize ans, le jeune Fang Defa n’a qu’un seul rêve : quitter sa misérable vie de paysan pour rejoindre la Montagne d’Or, en Amérique du Nord. Mais, arrivé à Vancouver, la réalité le rattrape : nulle trace de l’utopique montagne. Ici comme ailleurs, l’argent se gagne dans la douleur et les privations.
Ouvrier sur la ligne de chemin de fer du Pacifique, puis blanchisseur, Fang est prêt à tous les sacrifices pour subvenir aux besoins de sa famille restée en Chine. Son obsession : réunir les siens au Canada.
Un vœu que l’Histoire n’aura de cesse de mettre à mal…

ZHANG Ling, Le rêve de la Montagne d’Or, Belfond, 2011 [Texte en ligne].

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老舍 LAO She


 

Le pousse-pousse, le plus célèbre roman de Lao She, conte les aventures de Siang-tse le Chameau dans le Pékin des années vingt et trente. Sa grande ambition est de posséder son propre pousse-pousse.
Dans cette ville où tout est régi par la guerre, l’argent, le danger, il ira de désillusion en désillusion et ne connaîtra que la déchéance et le désenchantement.
C’est aussi le roman du petit peuple de Pékin, un Pékin aujourd’hui disparu, que Lao She fait vivre, avec humour, sous nos yeux : celui de Siang-tse, celui des petits métiers, celui des colporteurs, avec leur langue savoureuse, leurs misères et leurs fêtes.

LAO She, Le pousse-pousse [1936-1937], Picquier, 1995 [Texte en ligne].

On retrouve dans ces histoires toute l’éblouissante verve mâtinée d’esprit critique de Lao She.
Certaines ont l’éclat mordant de la farce bouffonne ; d’autres, ancrées de plus près dans la dramatique histoire de la fin des années trente, assombrissent leurs teintes pour évoquer la résistance contre l’envahisseur japonais.
Toutes puisent à une veine satirique qui s’étonne des dérisoires efforts des hommes pour ajuster leurs rêves avec le réel, et leur image d’eux-mêmes avec les faits.

LAO She, L’homme qui ne mentait jamais, Picquier, 2003 [Texte en ligne].

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Au bord de l’eau


 

Au bord de l’eau est l’un des quatre chefs-d’œuvre de la littérature populaire chinoise. Le texte est aussi fameux en Asie que L’Odyssée l’est en occident. Comme le récit d’Homère, c’est un roman épique qui fut rédigé après plusieurs siècles de transmission orale. On estime que la version écrite par Shi Nai-An au XIVème siècle a été plus lue que la Bible.

Les 108 brigands d’honneur, luttant contre l’oppression, sont la représentation des 36 astres terrestres et des 72 astres célestes, libérés par un mandarin ivre de pouvoir. C’est pour lutter contre ce genre de personnage, inique et coutumier de l’abus de pouvoir, que ces rebelles au grand cœur s’uniront. Ensemble, ils défieront les autorités impériales qui oppressent le peuple pour leur seul bénéfice.

MORVAN, LE GAL & WANG, Au bord de l’eau (2 albums) [Texte en ligne].

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La concession française


 

Shanghai, 1931. Un immense chaudron bouillonnant des intérêts contradictoires qui se partagent la ville. Et, entraîné malgré lui au cœur des événements les plus dangereux, Xue, un jeune photographe franco-chinois, qui se met au service de la police de la Concession française, un peu par peur, un peu par intérêt. Sa maîtresse russe, Teresa, trafiquante d’armes au passé trouble, navigue entre mafieux et organisations clandestines qu’elle approvisionne au gré de leurs besoins. C’est alors que Xue croise la route d’une beauté enrôlée par un groupuscule révolutionnaire…

Ce roman noir très précisément documenté et intensément jubilatoire baigne dans les brumes poisseuses montant du fleuve Huangpu. Les hommes y arborent la fausse nonchalance des héros de Raymond Chandler, les femmes y sont fatales ou terriblement émouvantes, l’action est sujette à de brusques accélérations comme dans un vieux film en noir et blanc qui s’emballe. Nous, lecteurs, sommes aux premières loges, victimes consentantes des illusions, mensonges, retournements de situation incessants, ballottés des terroristes rouges aux hommes de main de la Bande noire, portés par une langue sensuelle et évocatrice, et par le plaisir communicatif de l’auteur à déployer une retorse et complexe scène historique pour mieux jouer de la magie du romanesque..

XIAO Bai, La concession française, Philippe Picquier, 2016 [Texte en ligne].

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Tigre Dragon


 

Alors que le règne de la dynastie Qing sur la Chine a atteint son apogée en ce début de XIXe siècle, le trouble s’empare du clan Kun Lun, l’un des plus fameux de l’Empire du Milieu. Son chef, Maître Bao, vient de tuer l’un de ses disciples pour le punir d’avoir eu une aventure avec une femme mariée, une pratique absolument proscrite sous son pouvoir. Il songe aussi à tuer Jiang Xiao He, le fils de sa victime, pour éviter que celui-ci ne revienne réclamer vengeance par la suite. Mais le jeune garçon parvient à s’enfuir, et sur le chemin de son exil rencontre un maître du mont Jiuhua qui l’accepte comme disciple et entreprend de lui enseigner les arts du combat. Douze ans plus tard, Jiang Xiao He, désormais âgé de 26 ans, est devenu lui aussi un expert en arts martiaux. S’il a juré de venger la mort de son père, l’amour qu’il porte à Bao Ah Luan, son amie d’enfance mais aussi la petite-fille de Maître Bao, le plonge en plein dilemme. Comment, en effet, concilier son honneur et l’urgence de ses sentiments ? Comment, dans cette Chine mandchoue désormais confrontée à la modernité occidentale, démêler l’écheveau de passion et de haine qui lie les deux jeunes gens ?

Avec Tigre et Dragon, écrits entre 1938 et 1942, Wang Dulu nous propose une inoubliable galerie de portraits plus grands que nature sur trois générations, mélange exotique d’amour, de haine, de rédemption et de vengeance. Une série historique pleine de merveilles et d’exotisme, magnifiquement adaptée au cinéma en 2000 par Ang Lee.

WANG Dulu, Tigre Dragon (4 volumes), Calmann-Levy, 2007-2009 [Texte en ligne].

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Récits de l’histoire de Chine


Ces récits passionnants évoquent toute l’histoire de la Chine, depuis le VIIIe siècle avant Jésus Christ jusqu’à la révolution communiste. Vous y découvrirez les différents visages d’un peuple millénaire et les convulsions d’un immense empire en proie aux luttes intestines et aux intrigues étrangères. La chute de l’Empire, au début du XXe siècle, s’ouvre sur une ère nouvelle illustrée par la longue marche des soldats de Mao-Tsé-Toung.

Delphine WEULERSSE, Récits de l’histoire de Chine, Nathan, 1972 [Texte en ligne].

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Anthologie de la poésie chinoise


 

Une fleur de lotus sortant de l’eau pure, / Naturelle, dépourvue de toute décoration, telle devrait être la poésie selon Li Bai. Il vécut au VIIIe siècle et demeure la figure la plus marquante de l’époque Tang, considérée comme l’âge d’or de la poésie chinoise. Mais il y a trois mille ans que les Chinois sont poètes et que leur poésie est en quête d’harmonie. Qu’elle dit le monde tel qu’il est : Affaires humaines, changeants nuages, / Pourquoi ? (Gao Qi, XIVe s.). Rêve à ce qu’il pourrait être : Les fleurs de pêcher sur l’eau s’éloignent ; / Il est un autre monde, pas celui des humains (Li Bai). Aspire à l’union avec la nature : Je crains de vieillir plus vite si les fleurs sont fanées (Du Fu, VIIIe s.). Dénonce ce qui détruit les êtres de l’intérieur : Pleurs jamais taris, / Souillures jamais lavées, / Ardeur jamais consumée, / Honte jamais épurée, / Cette vie incertaine, évanescente, / Où trouvera-telle enfin son havre de paix ? (Guo Moruo, 1892-1978.) Se laisse hanter par l’Histoire : Les lianes sauvages, mues par on ne sait quel amour, étreignent les os blanchis par la guerre (Yuan Haowen, XIIIe s.). Fixe pour l’éternité les moments fugitifs des amours heureuses : Défense au soleil de relever les stores de tes yeux, / Défense à la brise de brosser tes sourcils, / Personne ne doit te réveiller, / Ouvrons l’ombre d’un pin pour couvrir ton sommeil (Wen Yiduo, 1899-1946). Et rivalise avec les autres arts, peinture ou calligraphie : Le vent remue l’écume : mille pétales de fleurs ; / Les oies touchent le ciel : une rangée de caractères (Bai Juyi, VIII-IXe s).

Reproduire trois mille ans de poésie en deux fois moins de pages, il ne faut pas y songer. Mais le choix des plus beaux textes, jades entre les cailloux, est en Chine une pratique aussi ancienne que la poésie même ; la première anthologie, le Shijing, aurait été compilée par Confucius au Ve siècle avant notre ère. Dans un temps où la Chine se fait moins remarquer par l’éclat de sa littérature que par ses exploits économiques, la Pléiade propose, en quelque 1850 poèmes dus à plus de 400 auteurs, une traversée de l’océan poétique qu’elle a produit.

Il fallait faire des choix représentatifs : on s’y est efforcé, sans suivre aveuglément les anthologies chinoises. Car il convenait aussi de choisir des textes qui soient parlants pour (et puissent être dits par) le lecteur francophone. La musique des mots, les rythmes, les couleurs, les images doivent résonner dans notre langue pour que quelque chose de l’imaginaire de l’auteur nous soit transmis. Les traducteurs qui ont tenté l’aventure l’ont fait avec leurs goûts, leur talent, leur amour des textes, et l’idée que se fait chacun d’eux de la Chine et de sa littérature. Dans le paysage qu’à eux tous ils ont redessiné, chacun tracera sa propre route.

Anthologie de la poésie chinoise, Bibliothèque de la Pléiade – Gallimard, 2015 [Nonfiction].

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Mo Yan


 

En 2011, la presse fut surprise par l’attribution du prix Nobel de littérature au poète suédois Tomas Tranströmer, presque totalement inconnu en France, alors qu’elle misait sur la victoire du poète syrien Adonis parce qu’il était opposant au régime.
En 2012, la même presse s’indigne de l’attribution du prix Nobel de littérature au romancier chinois Mo Yan parce qu’il n’est pas opposant au régime. Et on peut lire des tombereaux d’idioties à l’image de leurs auteurs qui servent la soupe des médias dominants.

Prenons l’article de Martine Bulard Mo Yan, un Prix Nobel aux deux visages, publié le 12 octobre sur un blog du Monde diplomatique.

Voilà enfin un prix Nobel qui fera plaisir aux autorités chinoises – ou qui, à tout le moins, ne les mettra pas en colère. L’écrivain Mo Yan n’est pas un suppôt du pouvoir, mais il ne figure pas non plus parmi les dissidents.

L’auteure sous-entend que ce prix est illégitime parce que Mo Yan n’est pas un dissident. Elle n’a certainement pas lu les critères de sélection de l’institution. Ils sont pourtant très clairs :

La plupart des noms figurant sur la liste sont éliminés à un stade précoce. Les raisons en sont diverses. Certains des candidats sont des écrivains dont les œuvres ne répondaient pas à l’exigence de valeur littéraire, d’autres peuvent être les auteurs des belles-lettres mais ne possèdent pas la qualité requise, alors que d’autres ont été nominés pour des raisons autres que littéraires (politique, idéologique, nationaliste, etc.).
Source

Elle enchaîne sur une attaque assez sournoise :

Il vit en Chine, où tous ses livres sont publiés – ce qui est somme toute assez rare.

Elle reproche à Mo Yan de vivre et d’être publié en Chine en prétendant que c’est « assez rare » ! Incise grotesque car il y a plus d’auteurs chinois qui vivent et sont publiés dans leur pays qu’à l’étranger. Mais pour l’auteure les bon Chinois sont certainement ces derniers comme les bons Indiens étaient ceux qui peuplaient les cimetières des plaines américaines.

Elle enfonce bien le clou de la suspicion :

Cette fois, dès la nouvelle connue, l’agence officielle Xinhua a donné l’information et rendu hommage à l’écrivain, sans aucune réserve.

Ceux qui lisent les dépêches de l’agence Xinhua savent qu’elle a aussi annoncé sans aucune réserve le prix Nobel de la Paix décerné à l’Union européenne critiquée ailleurs (voir la presse russe).

Il est intéressant de lire dans un article sur Mo Yan, publié par Renmin Ribao l’organe du PCC, que :

Le pays est confronté à un énorme fossé entre les riches et les pauvres, l’aggravation de la pollution de l’environnement et une population vieillissante.

Quoiqu’en dise donc Martine Bulard, la presse chinoise dénonce les « tares du système ».

13/10/2012
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi (bibliographie actualisée le 20/10/2012) :
• 11/10/2012, Mo Yan, prix Nobel de littérature, l’écrivain qui mangeait du charbon…, Rue89.
• 12/10/2012, Mo Yan, nouveau prix Nobel de littérature, Renmin Ribao.
• 12/10/2012, L’écrivain chinois Mo Yan a gagné le prix Nobel de Littérature 2012, Radio Chine Internationale.
• 12/10/2012, Les écrivains doivent aborder les sujets politiques, selon Mo Yan, AFP – Le Point.
• 12/10/2012, Mo Yan et la dure loi du Nobel, Le Monde.
• 12/10/2012, Les artistes engagés en Chine – Mo Yan et les autres, La Vie des idées.
Tout au long du XXe siècle, la référence à la nation a joué un rôle important pour les écrivains chinois. Mais à la fin des années 1980, une décennie encore dominée par les grands récits de l’histoire de la Chine (Mo Yan, Zhang Chengzhi), un changement s’opère : écrivains, universitaires et réalisateurs indépendants s’intéressent de plus en plus aux laissés pour compte du système politique et économique. Sebastian Veg revient sur les premiers signes d’une fragmentation de la société chinoise.
• 15/10/2012, Le Nobel de Mo Yan une reconnaissance bienvenue et méritée mais tardive pour la littérature chinoise, Renmin Ribao.
• 15/10/2012, Mo Yan, Prix Nobel de littérature, Faguowenhua.
• 18/10/2012, Retour sur l’œuvre de Mo Yan, France Culturemp3.
• 19/10/2012, Un Nobel prudent, Revue de presse culturellemp3.
Les médias dominants, sinophobes, nomment toujours la Chine « L’Empire du milieu ». Lire : Serge LEFORT, 中國 zhōng guó, Chine en Question.
• 20/10/2012, Mo Yan a été « très étonné » de remporter le prix Nobel, China Internet Information Center.
• Livres de Mo Yan publiés en France, Actes SudPicquierSeuil.
• Cinq livres de Mo Yan à découvrir, L’Express.
Revue de presse Chine 2012, Monde en Question.
Dossier documentaire Chine/Occident, Monde en Question.