Chine en Question

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Revue de presse Chine 01/09/2011


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01/09/2011, Anatomie de l’Etat local en Chine, structuration et distribution du pouvoir, SinoPolis

Le terme local fait ainsi référence à une proximité à laquelle ne renvoie pas le vocable chinois, la langue chinoise disposant d’autres expressions pour marquer la proximité physique. En français, la commune (ville ou village) – plus petite division territoriale – relève de ce que l’on entend par local, au même titre que le département ou la région (on note tout de même une tendance à l’utilisation du terme régional qui se distingue du local, ce dernier étant plus proche du citoyen). Le système chinois, quant à lui, considère comme local toutes les structures administratives qui ne sont pas du ressort du pouvoir central – difang se définit donc négativement par opposition à zhongyang (中央), le centre, sans inclure nécessairement une notion de proximité –, à l’exclusion des villages, autant dire la majeure partie de l’administration du pays. Le local chinois contient donc un sens plus politique que géographique, en ce qu’il constitue le pendant du centre politique. Les univers de sens européen et chinois sont donc assez éloignés.

01/09/2011, Fedor LOUKIANOV, Le silence étrange de la Chine, RIA Novosti

Dans le contexte des événements de l’été dernier – la guerre et les émeutes en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, la confrontation politico-économique aux Etats-Unis, la fièvre financière en Europe, la confusion au Japon – on constate que la Chine est devenue peu visible dans le processus international. Or tout ce qui précède ci-dessus est directement lié aux intérêts de Pékin. La volonté de ne pas attirer l’attention semble liée à au fait que le gouvernement chinois est très préoccupé par les événements et fait une pause pour réfléchir aux changements.
La Chine vie une période importante – le changement du gouvernement se prépare au congrès du Parti communiste en 2012. Bien que tous les changements soient connus à l’avance et que les surprises soient exclues, le gouvernement prend ce processus très au sérieux. Tout risque de déviation du scénario préalablement établi doit être exclu. Pékin est conscient de la principale particularité de l’environnement international contemporain: il est impossible de s’isoler du facteur extérieur. La moindre défaillance interne pourrait entrer en résonnance dangereuse avec une influence extérieure. Et les événements de 2011 ont montré la vitesse avec laquelle l’amplitude des vibrations est capable de se transformer de faible à destructrice.
Si Pékin adoptait une politique de « déconnection » – non pas en paroles comme après la crise de 2008/2009, mais dans la réalité – cela conduirait à une restructuration radicale du système mondial: un mouvement vers une nouvelle « démondialisation », qui fera que les paramètres non seulement économiques mais également politiques du développement mondial changeront.

01/09/2011, Shanghai au fil des pages… Septembre 2011, La France en Chine

01/09/2011, Où va la confiance des Chinois ?, Renmin Ribao

Les gens ont même mis en doute les « déclarations officielles » ou les « clarifications officielles ». Chaque année, le salaire moyen et la vitesse de croissance des revenus rendus publics par les services des statistiques sont mis en doute par presque tous les Chinois, ce qui reflète le sentiment de méfiance du grand public. Après les mensonges de certains gouvernements locaux sur les doutes au sujet des recrutements et des logements subventionnés, les gens n’acceptent plus sans restriction les soi-disant « explications des autorités ».
Le doute a également des côtés positifs. Dans une certaine mesure, c’est un refus de la crédulité. Cela aide à découvrir petit à petit la vérité. Les diverses rumeurs et les hypothèses non professionnelles nées suite à un sentiment de méfiance signifient également une société plus ouverte.
Cependant, les affects négatifs apportés par la méfiance sont certainement plus grands, car le doute engendre l’incertitude. Même si les salaires augmentent et qu’on devient plus riche, on ne se senti pas heureux pour autant. Du point de vue social, la méfiance entre les gens va rendre sans doute l’administration sociale plus difficile.

01/09/2011, Le pouvoir d’achat des femmes chinoises augmente, Renmin Ribao

Les femmes chinoises ont un plus grand pouvoir sur les finances familiales, mais elles doivent faire face à une pression croissante au travail et dans la vie, selon l’institut de recherche marketing américain Nielsen.
L’institut, qui a ouvert plusieurs bureaux en Chine, affirme que les femmes chinoises décident à présent de l’achat de 70 % de la nourriture, de l’habillement, des cosmétiques et des soins pour enfant. Elles ont également un plus grand poids dans les achats d’électroménager, d’appareils électroniques et de voitures, des décisions revenant traditionnellement aux hommes.

31/08/2011, Nicolas Sarkozy s’est rendu en Chine en raison de la dette européenne, Renmin Ribao

Tandis que le nuage de la crise de la dette européenne est loin d’être dissipé, la Chine, qui possède la plus grande réserve de devises étrangères du monde, a réaffirmé une fois de plus son appui à l’euro et à la stabilité économique des Etats de la zone. Ainsi, l’attente d’une solution grâce à l’achat d’obligations européennes commence à gagner du terrain. L’économie européenne, tourmentée de la crise de la dette, pourrait se voir insuffler une nouvelle vitalité avec le soutien de la Chine.

29/08/2011, G20 : réunion de travail à Pékin avec HU Jintao, La France en Chine

29/08/2011, Les Etats-Unis peuvent-ils réduire un peu leurs dépenses militaires et leur dette, quand ils parlent de la « menace militaire chinoise » ?, Renmin Ribao

Le 25 août, les Etats-Unis ont publié un « Rapport sur le développement militaire et la situation de sécurité de la Chine » pour 2011. Ce rapport annuel parle toujours de la « menace militaire chinoise ». Il y a eu un commentaire qui a nettement indiqué : le rapport n’est que le meilleur prétexte utilisé par le Pentagone pour plaider en faveur de son budget.
Je pense que les Etats-Unis sont le plus grand pays débiteur du monde et le plus grand pays en terme de dépenses militaires. Est-ce qu’ils peuvent réduire un peu leurs dépenses militaires et leur dette ?

29/08/2011, Revue des hebdos chinois (22 au 26 août 2011), La France en Chine

29/08/2011, La Chine soutient l’établissement d’un Etat palestinien avec Jerusalem-Est comme capitale, Xinhua

La Chine soutient l’établissement d’un Etat palestinien indépendant avec Jerusalem-Est comme sa capitale et une souveraineté totale, a déclaré dimanche au Caire l’envoyé spécial chinois pour le Moyen-Orient, Wu Sike.

Lire aussi :
Revue de presse Chine 2011, Monde en Question.
Dossier documentaire Chine, Monde en Question.
Dossier documentaire Tibet, Monde en Question.
Dossier documentaire Xinjiang, Monde en Question.

Hu Jintao courtisé en France


Malgré les Cassandre de service, Hu Jintao est bienvenu et courtisé en France pour des raisons économiques et politiques. La question des droits de l’homme, à laquelle même Monsieur Sac de riz ne croit plus beaucoup, est une farce alors que la Chine vient de célébrer le 150e anniversaire du sac du Palais d’Été par les troupes coloniales anglo-françaises [1]. Nicolas Sarkozy déroule donc le tapis rouge pour Hu Jintao parce qu’il attend de lui la signature de juteux contrats notamment avec Airbus et Areva et un soutien à la présidence française du G20 après le sommet de Séoul des 11 et 12 novembre.

« Rien aujourd’hui ne peut se régler sans le concours de la Chine » et la France entend aborder ces problèmes « non pas dans l’angle de la confrontation mais au contraire dans la recherche de convergences », souligne-t-on à l’Elysée.

« Quand on reçoit quelqu’un, pour bien le recevoir, ce n’est pas en reprochant aux gens les choses qu’on fait avancer les dossiers. C’est en essayant de les comprendre que eux vous comprennent aussi », a dit Nicolas Sarkozy à Troyes, soulignant que l’objectif était de « trouver un compromis qui soit à l’avantage des deux partenaires ».

Reuters-Yahoo! Actualités

La presse chinoise insiste sur les relations particulières qu’entretiennent la Chine et la France depuis quarante-six ans.

La France fut le premier pays occidental important à reconnaître la nouvelle Chine, lorsqu’en janvier 1964, le président français Charles de Gaulle et le président chinois Mao Zedong ont franchi les barrières de systèmes politiques différents durant l’ère de la Guerre froide pour établir des relations diplomatiques.

En septembre 1973, le président français Georges Pompidou fut le premier chef d’Etat français et du monde occidental à se rendre en Chine.

En mai 1975, le vice-Premier ministre chinois Deng Xiaoping a fait de la France la destination de la première visite d’un dirigeant chinois dans un grand pays occidental.

En janvier 1997, le président français Jacques Chirac a effectué une visite en Chine au cours de laquelle M. Chirac et son homologue chinois, Jiang Zemin, ont signé la déclaration conjointe sino-française, s’engageant à construire un partenariat global pour le 21e siècle.

En janvier 2004, le président chinois Hu Jintao a fait une visite de trois jours en France, durant laquelle les deux pays ont forgé un partenariat stratégique global, ouvrant un nouveau chapitre dans les relations sino-françaises.

En avril cette année, le président français Nicolas Sarkozy a effectué une visite en Chine et a atteint un consensus crucial sur l’approfondissement des relations bilatérales avec le président Hu, marquant une nouvelle étape dans les relations sino-françaises.

Le Quotidien du Peuple

La veille, Le Figaro avait publié un entretien dans lequel Hu Jintao prônait un partenariat d’égal à égal avec la France et aussi voire surtout avec l’Union européenne :

L’important, c’est de dépasser, dans notre coopération, le simple commerce-investissement pour créer un partenariat d’égal à égal, de valoriser nos atouts culturels en vue des échanges intellectuels et humains accrus, et de renforcer la coopération stratégique face aux défis planétaires.

La Chine attache une haute importance au développement de ses relations avec l’UE. Elle respecte et soutient l’intégration européenne, et souhaite que l’UE voie d’un regard positif son développement, respecte et soutienne sa voie de développement, une voie adaptée à ses réalités nationales. La Chine et l’UE se doivent de respecter et de prendre en considération les intérêts vitaux et préoccupations majeures l’une de l’autre. Leur relation au XXIe siècle doit être une relation basée sur le respect mutuel, la confiance réciproque et l’égalité, une relation marquée par les avantages mutuels et le développement commun et une relation qui contribue à la construction d’un ordre politique et économique international plus juste et plus équitable, à l’avènement d’un monde harmonieux et au progrès de la civilisation humaine.

Manière élégante de rappeler à l’Europe que nous sommes plus au temps des Traités inégaux quand les puissances coloniales européennes imposèrent à la Chine un commerce extérieur unilatéral et exempté de droit de douane, le monopole du marché de la drogue (l’opium) que la dynastie Qing voulait interdire, le privilège d’extraterritorialité et least but not last l’appropriation de concessions principalement dans les villes portuaires.

Aujourd’hui, une partie de go se joue entre la Chine et l’Union européenne alors que cette dernière ignore presque tout de cette stratégie et que la première puissance mondiale s’enlise en Afghanistan [2].

04/11/2010
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Revue de presse :
• Visites d’Etat du président chinois en France et au Portugal, Agence de Presse Xinhua.
• La tournée du président chinois en France et au Portugal, Renmin Ribao.

• 01/11/2010, La Chine prône un partenariat d’égal à égal avec la France, Reuters-Yahoo! Actualités.

Le président chinois Hu Jintao plaide dans un entretien à paraître mardi dans Le Figaro en faveur d’un partenariat « d’égal à égal » avec la France, dépassant le stade des relations commerciales.

• 02/11/2010, La Chine, clé de la présidence française du G20 – Yahoo! Actualités, Reuters-Yahoo! Actualités.

Nicolas Sarkozy espère rallier cette semaine la Chine à ses propositions pour un nouvel ordre économique et monétaire mondial dans le cadre de la présidence française du G20, dont il attend beaucoup sur le plan intérieur.

• 03/11/2010, La Chine entend renforcer les relations avec la France et d’autres pays européens, déclare le président chinois, Le Quotidien du Peuple.

Le président chinois Hu Jintao a déclaré mardi, dans une interview écrite accordée au quotidien français Le Figaro, que la Chine entend renforcer les relations dans tous les domaines avec la France et d’autres pays européens et appelle aux efforts communs de la communauté internationale pour la construction de l’ordre international au 21e siècle.

• 03/11/2010, Hu Jintao : «Comment la Chine veut coopérer avec la France», Le Figaro.

INTERVIEW – À quelques jours de son arrivée à Paris pour une visite d’État, le président chinois appelle à «de nouveaux partenariats» entre les deux pays, dans de nombreux secteurs.

• 03/11/2010, Le président chinois Hu Jintao attendu à Paris et Nice pour trois jours de visite d’Etat, AP-Yahoo! Actualités.

Le président chinois Hu Jintao est attendu jeudi en France pour une visite d’Etat de trois jours, à Paris d’abord, puis à Nice à partir de vendredi. D’importantes signatures de contrats sont attendues à l’occasion de ce séjour à visée essentiellement économique, qui permettra aussi de préparer la future présidence française du G-20.

• 04/11/2010, Les relations sino-françaises ne cessent de se développer , Le Quotidien du Peuple.

Le président chinois Hu Jintao quitte Beijing pour la France jeudi pour y effectuer une visite d’Etat de trois jours. La Chine et la France, deux pays influents dans le monde, ont joui du développement constant de leurs relations bilatérales grâce à leurs efforts conjugués.

• 04/11/2010, Sarkozy: « La Chine ne doit pas être vécue comme un risque mais comme une opportunité », AP-Yahoo! Actualités.

« La Chine ne doit pas être vécue comme un risque mais comme une opportunité », a déclaré jeudi Nicolas Sarkozy, à l’occasion d’un déplacement à Troyes (Aube), tout juste une heure avant d’accueillir le président chinois Hu Jintao au début d’une visite d’Etat de trois jours en France.

• 04/11/2010, Nicolas Sarkozy déroule le tapis rouge pour le président chinois, Reuters-Yahoo! Actualités.

Nicolas Sarkozy a déroulé le tapis rouge pour le dirigeant de la deuxième puissance économique du monde, qu’il espère rallier à sa croisade pour un nouvel ordre monétaire mondial à huit jours du début de la présidence française du G20.

• 04/11/2010, Hu Jintao à Paris : des milliards d’euros en jeu, BFMTV [vidéo] – Autres vidéos.
• 04/11/2010, La visite de Hu Jintao à Paris synonyme de contrats juteux, France 24 [avec vidéos] – Autres articles.

Le président chinois Hu Jintao entame ce jeudi en France une visite d’État de trois jours. Très attendu, ce séjour devrait permettre de conclure des milliards d’euros de contrats notamment pour Airbus et Areva.

Lire aussi :
• ANDRESY Agnès, Le Président chinois Hu Jintao, sa politique et ses réseaux – Who’s Hu ?, L’Harmattan, 2008.
Entre néo-autoritarisme et ouverture économique, Hu Jintao a su imposer sa marque : en s’attaquant au volet crucial de l’instabilité sociale et en promouvant la Chine sur la scène mondiale. Au travers de cette biographie où se mêlent réseaux, luttes de pouvoir et grands desseins patriotiques, ce n’est pas seulement le portrait de Hu Jintao qui est esquissé, mais aussi celui de cette Chine du XXIème siècle, prête à relever tous les défis, tout en imposant son modèle de développement « aux couleurs chinoises ».
Dossier documentaire & Bibliographie Chine, Monde en Question.


[1] LEFORT Serge, Guerre coloniale contre la Chine, Chine en Question.
[2] CHEN Youwei, La première puissance mondiale ébranlée, Beijing InformationMonde en Question.

La valse des sommets


Après les Sommets du G20, de l’UE-Russie ou Russie-UE, de l’APEC, Dmitri Medvedev annonce l’organisation du Sommet du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) en Russie en 2009 [RIA Novosti].

Ce Sommet du BRIC sera particulièrement important car il tracera les contours d’une nouvelle organisation mondiale sans les États-Unis.

Lire aussi :
• Sommets, Monde en Question.
• G20, Google Actualités .
• G20, Yahoo! Actualités.
• Sommet du G20, RIA Novosti.
• UE-Russie, Google Actualités .
• UE-Russie, Yahoo! Actualités.
• Sommet Russie-UE, RIA Novosti.
• APEC, Google Actualités .
• APEC, Yahoo! Actualités.
• Sommet de l’APEC, RIA Novosti.
• BRIC, Google Actualités .
• BRIC, Yahoo! Actualités.

Forum de coopération économique Asie-Pacifique


Le ralliement à la déclaration du G-20 au menu des dirigeants de l’Apec, AFP – Yahoo! Actualités.

Le ralliement à la déclaration du G-20 devait dominer les discussions samedi du 16e sommet du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (Apec) que les dirigeants, dont l’Américain George W. Bush, le Russe Dmitri Medvedev et le Chinois Hu Jintao, mettront également à profit pour tenir des réunions bilatérales.

Le protectionnisme ne ferait qu’aggraver la crise, met en garde l’Apec, AFP – Yahoo! ActualitésXinhua.

Les mesures de protectionnisme ne feraient qu’accentuer la crise économique actuelle ont prévenu samedi les dirigeants du 16e sommet du Forum de coopération économique Asie pacifique (Apec), dans une déclaration commune, dans laquelle ils appuient « fermement » la déclaration de Washington.

APEC : vers la création d’une zone de libre-échange Asie-Pacifique, RIA Novosti.

Les pays membres de l’APEC se sont par ailleurs engagés à ne pas créer de nouvelles barrières commerciales.

« Il existe un risque que le ralentissement de la croissance mondiale puisse entraîner l’adoption de mesures protectionnistes qui ne pourraient qu’aggraver la situation économique actuelle. Dans cette optique, nous appuyons la déclaration de Washington, et nous nous abstiendrons dans les douze prochains mois de créer de nouvelles barrières pour l’investissement ou le commerce des biens et services, d’introduire de nouvelles restrictions sur les exportations ou de recourir à des mesures incompatibles avec les règles de l’OMC, notamment visant à stimuler les exportations », souligne la déclaration.

Bush rencontre son homologue chinois Jintao en marge du sommet de l’Apec à Lima, AFP – Yahoo! ActualitésAFP – Aujourd’hui la Chine.

Le président George W. Bush et son homologue chinois Hu Jintao ont discuté vendredi à Lima des mesures destinées à accélérer le processus de dénucléarisation de la Corée du nord, a annoncé la Maison Blanche.

Obama et la guerre économique


Le numéro 2 d’Al-Qaïda traite Obama d' »esclave noir » au service des Blancs, AFP – Yahoo! Actualités

L’enregistrement intitulé « le départ de Bush et l’arrivée d’Obama » qualifie le premier Noir à accéder à la présidence et d’autres Noirs occupant ou ayant occupé d’importantes fonctions aux États-Unis « d’esclaves noirs domestiques », qui vivaient dans la maison de leurs maîtres blancs.

« Ce que Malcolm X disait au sujet des esclaves employés de maison s’applique à vous et à des gens comme vous », a dit Zawahiri mentionnant l’ancien secrétaire d’État Colin Powell et son successeur Condoleezza Rice.

Commentaires :
1) Supposons que cette information, fournie par le centre américain de surveillance de sites islamistes (SITE Institute), soit authentique.
2) Libération titre cette dépêche AFP « Quand le numéro 2 d’Al-Qaeda insulte Obama » sans préciser la nature de l’insulte.
3) Espérons que Libération ou d’autres ne fassent pas du racisme à l’envers pour faire taire toute critique d’Obama.

Les spéculations sur la composition de la future administration d’Obama vont toujours bon train [1] alors que l’information la plus importante est justement l’absence de communication à ce sujet depuis la victoire d’Obama le 4 novembre. Les spéculations courent aussi sur la future politique étrangère de l’administration d’Obama [2] alors que le « changement » n’est pas attendu dans ce domaine.

En attendant, les marchés américains creusent leurs pertes à la suite à de nouvelles statistiques inquiétantes qui confirment la dégradation de l’économie (Le Journal des Finances) et la Chine devient le plus grand pays détenteur de dettes publiques des États-Unis (Le Quotidien du PeupleAFP – Yahoo! Actualités) et souhaite poursuivre le dialogue économique stratégique avec les États-Unis (Xinhua – Le Quotidien du Peuple).

On en sait un peu plus aujourd’hui sur les accords que Hu Jintao a signé avec Raúl Castro (AFP – Yahoo! Actualités) :

Dans le cadre des accords conclus entre les deux présidents, la Chine accorde un crédit de 70 millions de dollars pour la modernisation des hôpitaux de la capitale cubaine, un don de 10 M USD pour des projets socio-économiques, et accepte de restructurer la dette cubaine contractée dans les années 1990.

Commentaires : Un don exige un contre-don, mais ne connaissons pas les termes de l’échange sinon la volonté politique de contrer les États-Unis en « Amérique Latine, une zone que Washington considère comme sa chasse gardée » (AFP – Aujourd’hui la Chine).

Sur le G20, cet article de la presse russe est riche d’enseignements (RIA Novosti) :

Samedi dernier encore, Dmitri Medvedev savourait aux côtés des participants du sommet de Washington le triomphe sur les divergences et déclarait que la Russie était satisfaite des décisions adoptées lors du sommet. Cependant, le premier ministre russe a remis en question dès le lundi suivant un des principaux résultats du sommet : la parole de « gentleman » de renoncer au protectionnisme.
[…]
Medvedev a confirmé hier, en ouvrant une séance du Conseil d’État consacrée à la lutte anticrise à Ijevsk, que la Russie appliquerait les accords intervenus au sommet du G20. Il a toutefois évoqué au cours de la réunion les intérêts nationaux, un soutien à l’industrie automobile russe et une aide aux exportations, une tâche ardue « dans un contexte où les États appliqueront des mesures protectionnistes malgré toutes sortes d’engagements ».

Soit le président russe avait déjà cette idée en tête en signant les décisions du G20, soit il y a réfléchi après son retour en Russie. A Ijevsk, les problèmes de l’industrie automobile russe semblent plus proches que vus de Washington. Pourtant, rien n’est vraiment surprenant ni spécifiquement russe dans cette situation: la grande politique suppose un certain cynisme ainsi qu’un talent à retourner sa chemise et à faire son mea culpa. Des collègues plus expérimentés sont toujours là pour rattraper le coup.

Lire aussi : Après le Sommet du G20, Monde en Question.


[1] De puissants lobbyistes, une banquière ayant mis la clé sous la porte, des spéculateurs, des membres du complexe militaro-industriel… Elle est belle l’équipe de transition de Barack Obama !, Bakchich.
[2] Obama, les mollahs et le big bargain, affaires-strategiques.info.

 

Après le Sommet du G20


La presse européenne commente positivement le Sommet du G20 :

NRC Handelsblad – Pays-Bas
Ce qui est positif dans ce sommet, c’est que les discussions relatives à l’économie mondiale ne sont plus l’apanage exclusif des pays industrialisés du G7. La rencontre de Washington pourrait rester dans l’histoire comme l’événement marquant le changement des rapports de force dans le G20. Des pays comme la Chine, l’Inde et le Brésil ont dorénavant une voix dans les décisions.
Commentaires : Les médias dominants ne disent pas que la participation aux décisions a un prix.

ABC – Espagne
Ce processus permettra à la communauté internationale de disposer de meilleurs instruments pour repérer les crises, les gérer et les résoudre. Ni plus ni moins.
Commentaires : Ce bel optimisme est démenti par le sacro-saint marché (voir plus bas).

RIA Novosti – Russie
La position de la Russie et d’autres pays émergents a été entendue au sommet du G20 grâce au fait que le groupe BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) a fait front commun, a estimé lors d’un point de presse lundi le vice-ministre russe des Finances, Dmitri Pankine.

Après le Sommet du G20, comme après l’annonce du plan Paulson, les bourses de Wall Street et de Paris continuent à baiser. Voir la carte interactive des indices publiée par Le Journal des Finances. La liste des pays en récession s’allonge et « Les inquiétudes sur l’économie ne se sont pas dissipées au cours du week-end, alors que le sommet du G20 n’a donné lieu à aucun accord susceptible de changer significativement les perspectives à court terme », a estimé Patrick O’Hare, du site d’analyse financière Briefing.com (AFP – Yahoo! Actualités).

Alors que la déclaration finale du Sommet du G20 à Washington inclut l’engagement exprès des participants de ne pas réagir à la crise par une politique protectionniste, chaque pays cherche aussi des solutions nationales à la crise :
• Barack Obama veut trouver des solutions nationales à la crise, Euronews – Yahoo! Actualités
• Crise : la Russie respectera les décisions du G20 mais pas au détriment de ses intérêts nationaux, RIA Novosti
• G20 : le Japon appelle la Chine à augmenter sa contribution au FMI, Aujourd’hui le Japon

WYPLOSZ Charles, Le G7 est mort. Vive le G20 ?, Telos

Comme prévu, le sommet du G20 aura accouché de vœux pieux et d’une longue déclaration qui promet des lendemains qui chantent. Rien de ce qui figure dans la déclaration finale n’est nouveau.
[…]
Parmi les aspects positifs on peut noter un bon diagnostic de la crise financière, qui reconnaît même que les pouvoirs publics « dans certains pays » n’ont pas pris la mesure des dangers qui s’accumulaient. […] Le G20 s’est aussi beaucoup préoccupé d’améliorer la réglementation financière, un besoin flagrant. Mais aucune mesure spécifique n’a été annoncée, et pour cause. […] De même, promettre plus de transparence dans les comptes des banques, c’est bien, mais quelque peu naïf. Chaque entreprise a ses secrets de fabrication, auxquels elles tiennent jalousement, et même très légitimement ; pour les banques, c’est la composition de leurs portefeuilles. Quoi qu’on fasse, elles sauront toujours trouver la parade.
[…]
Tout le reste est de l’eau tiède. On parle de renforcer la coopération entre les régulateurs nationaux. C’est très bien, mais il faut reconnaître que même en Europe, où la coopération économique a atteint un niveau unique au monde (marché commun, monnaie commune), les régulateurs et les superviseurs nationaux sont parvenus à maintenir leurs prés carrés, soutenus par leurs gouvernements qui caressent tous l’idée d’utiliser la réglementation pour protéger les champions nationaux. On voit mal les Anglais et les Chinois soumettre leurs banques à une quelconque supervision supranationale, et les Français n’y sont pas plus disposés, ni aucun autre pays d’ailleurs.
[…]
Le G20 indique son intention de « revoir » les rémunérations des dirigeants. Il est éminemment souhaitable que ces rémunérations soient conçues de manière à encourager plus de prudence, et de nombreuses idées ont été avancées dans ce sens. Mais, dans les entreprises privées, ces rémunérations sont fixées par les actionnaires. On peut toujours essayer de légiférer en la matière, mais toute loi est faite pour être contournée. De plus, un pays plus laxiste a de fortes chances d’attirer les meilleurs talents, une tentation à laquelle il sera difficile de résister.
[…]
Le communiqué de Washington se garde bien de mentionner une refondation de Bretton Woods. Cette idée était mort-née, elle est désormais enterrée.
[…]
Finalement, que restera-t-il de ce G20 ? Probablement sa naissance. […] Dans presque tous les domaines, comment croire que l’opinion – lire : les intérêts – du Canada, de l’Italie, et même de la France, compte infiniment plus que celle de la Chine, de l’Inde ou du Brésil ?
[…]
Manifestement, le Sommet de Washington n’a pas été réuni pour être efficace, juste symbolique et spectaculaire. Malheureusement, ce ne sont ni les symboles ni les spectacles qui règlent les grandes questions du monde.

Commentaires : Le point de vue d’un économiste, qui appartient au système, est beaucoup plus riche d’informations que beaucoup de critiques de « gauche » (si ce terme a encore un sens).

L’enjeu du Sommet du G20 (4) suite


Le Sommet du G20 fut un succès parce qu’il s’est contenté de préconisations (Le texte complet est publié par The New York Times). L’une d’entre elles est plus importante qu’il n’y paraît :

A moyen terme, mieux refléter l’évolution des poids des économies dans le FMI et la Banque mondiale.
NouvelObs

Les chefs d’Etat et de gouvernement du G20 ont convenu samedi d’accroître la représentation des pays en développement au sein du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, selon le communiqué publié à l’issue de leur premier sommet, à Washington.
Romandie News

Mais cette participation a un prix :
• La Chine devrait prêter plus d’argent au FMI (on parle de 100 milliards de dollars) pour occuper une place plus importante.
• Plus de 150 pays, dont la plupart des pays d’Amérique latine, des Caraïbes, d’Afrique, d’Asie et d’Océanie, n’auront pas le droit d’émettre leurs vues sur l’ordre financier international.
• Le FMI et la Banque mondiale feront encore payer aux plus pauvres les pertes des plus riches (Le Grand Soir).

La Chine n’est pas pressée d’affirmer sa puissance, en pillant l’Afrique et l’Amérique latine, car le temps joue en sa faveur. Pendant que Nicolas Sarkozy attire l’attention des médias, Hu Jintao « renforce la coordination face à la crise financière » avec le Brésil et la Russie.

La retour à la réalité risque d’être brutal :

Première réaction des marchés, les places du Golfe seules ouvertes le dimanche, ont chuté déprimées par les mauvaises perspectives économiques, Dubaï perdant notamment 4,5%.
AFP – Yahoo! Actualités

Wall Street aura du mal à éviter d’être dans le rouge la semaine prochaine, résultats de sociétés et indicateurs économiques risquant d’attester d’un ralentissement conjoncturel prolongé.
Reuters – Yahoo! Actualités

L’enjeu du Sommet du G20 (4)


Le Sommet du G20 s’achève sur des déclarations de principe et un vague plan d’action, qui ne mécontente personne et satisfait donc tout le monde.
Cela est illustré par cette dépêche, dont la pauvreté de contenu est compensée par le titre « Le plan d’action du G20 en détails » et l’accroche « Plus aucune zone d’ombre, des places financières sous haute surveillance, le G20 veut davantage de régulation » (Euronews – Yahoo! Actualités).

Nicolas Sarkozy présente l’événement comme « historique » pour s’en attribuer naturellement tous les mérites. Le plus intéressant est dans cet aveu (Reuters – Yahoo! Actualités) :

Il s’est réjoui que le président chinois Hu Jintao n’ait « rien bloqué », que son homologue coréen ait été « très moteur » et le Premier ministre indien « très coopératif ».

Hu Jintao a fait des propositions pour l’avenir car, selon la Chine, le G20 est la première étape d’un processus (Xinhua) :

La réforme du système financier international doit permettre d’établir un nouvel ordre financier international qui est juste, inclusif et méthodique et qui crée un environnement institutionnel en faveur d’un bon développement de l’économie globale », a-t-il indiqué.

Il faut qu’elle soit menée de manière complète, équilibrée et progressive en accordant l’importance à ses résultats.

Une réforme complète est celle qui a un plan général et comprend des mesures pour améliorer non seulement le système financier international, le système monétaire et les institutions financières, mais aussi les règles et les procédures financiers internationaux », a-t-il précisé.

« Une réforme équilibrée est celle qui est basée sur une considération globale et cherche un équilibre entre les intérêts de toutes les parties« , a dit le président chinois.

Si la presse russe rapporte avec gourmandise que «l’intervention du président russe lors du sommet financier du G20 à Washington a été qualifiée samedi « d’extraordinaire » par le Wall Street Journal», elle ne dit pratiquement rien de plus (RIA Novosti).

Luiz Inacio Lula da Silva a plaidé pour une meilleur représentation politique des pays en développement (Xinhua) :

M. Lula, président par intérim du G20, a appelé également à une régulation équitable du système financier international et de l’économie mondiale.

Selon lui, le G8 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Italie, Grande-Bretagne, Canada, Russie) n’est plus approprié dans le monde mondialisé d’aujourd’hui et le G20 devrait jouer un rôle plus important dans la définition des régulations financières internationales.

« Nous parlons maintenat du G20 parce que le G8 n’a plus de raison d’exister, en d’autres termes, les économies émergentes doivent être prises en considération dans le monde mondialisé d’aujourd’hui », a-t-il dit.

« Les organisations multilatérales et les règles internationales existantes ont été rejetées par l’histoire. Le Fonds monétaire internationale et la Banque mondiale devraient s’ouvrir davantage à une plus grande participation des économies en développement », a dit M. Lula dans son discours prononcé lors du sommet du G20.

« Cela signifie plus de voix et plus de représentations pour les pays en développement« , a-t-il souligné.

Sommet du G20 : les réactions, NouvelObs.

L’enjeu du Sommet du G20 (3)


Le Sommet du G20 «a pour objectif de réformer et réguler le système financier international» (RFI), mais cette déclaration officielle masque l’intérêt des États-Unis à maintenir un statu quo politique qui leur est favorable.

De nouvelles alliances se sont nouées, celle entre l’UE et la Russie (Monde en Question) et celle entre Tokyo, Pékin et Séoul (RIA Novosti) et entre l’Europe et l’Asie.

Mais il est douteux que ces alliances aboutissent à «tenir compte des intérêts des nouvelles puissances économiques que sont la Chine, l’Inde, le Brésil et la Russie, ou encore les pays exportateurs de pétrole» (Les Affaires).

Mais un processus est en cours, qui inexorablement aboutira à un nouveau partage du pouvoir politique au sein des organisations internationales conforme au pouvoir économique (Xinhua).

Le temps joue en faveur de la Chine :

[Les économistes et les experts financiers chinois ] pensent que les participants au Sommet vont probablement attendre que la Chine commence à jouer un rôle plus important et prenne sur elle plus de responsabilité en fonction de sa grande taille économique.

A court terme, les économistes et les experts financiers pourraient s’adresser à la Chine pour qu’elle fournisse des liquidités en dollars américains aux banques centrales de nombreux pays, lui demander de continuer à détenir des actifs en dollars dans les réserves de devises étrangères, et, à moyen terme, de demander qu’elle adopte un système plus flexible du taux de change.

En mettant en évidence l’importance croissante de la Chine, certains économistes suggèrent aussi qu’on pourrait lui donner une position plus importante dans les principaux organismes monétaires internationaux afin qu’elle puisse jouer une fonction dans le remodelage de la nouvelle structure financière internationale.

Wang Tao, économiste de l’UBS Securities a dit à China Daily: « La question d’accroître le rôle de la Chine dans les organismes internationaux importants, comme le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, sera certainement discutée ».

Le Quotidien du Peuple

G20 : les USA doivent en priorité éliminer les actifs « toxiques », Aujourd’hui le Japon

Le Premier ministre japonais Taro Aso va pousser lors du sommet du G20 à Washington pour que les Etats-Unis et les autres pays touchés par la crise donnent la priorité à l’élimination des actifs « toxiques » des bilans de leurs établissements financiers.

« La première chose à faire c’est de donner une information complète sur les crédits douteux et retirer ces actifs à problèmes des bilans » des banques et autres institutions qui en détiennent, a indiqué Kazuo Kodama, porte-parole du ministère des Affaires étrangères nippon.

Le porte-parole a émis une critique à peine voilée de déclarations récentes du secrétaire au Trésor américain, Henry Paulson qui a annoncé mercredi qu’il privilégiait désormais l’apport par l’Etat de capitaux aux banques, plutôt que d’utiliser l’enveloppe budgétaire de 700 milliards de dollars à sa disposition pour leur racheter leurs actifs invendables.

La Russie commence à former une zone rouble, RIA Novosti

Après la Biélorussie, la zone rouble sera sans doute étendue à la Moldavie où les chefs de gouvernement des pays membres de la CEI (Communauté des Etats indépendants) se sont réunis vendredi pour discuter de « l’intempérie financière » dans le monde. La Moldavie pourrait être suivie de la Chine et des autres pays BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine).

L’enjeu du Sommet du G20 (2)


L’enjeu du Sommet du G20 tourne autour du leadership du Nord (USA et UE) contre le Sud. La Russie et la Chine, aidées par l’UE, joueront un rôle majeur pour réduire l’influence politique des États-Unis à son poids économique.

Il est significatif qu’avant le G20 Wall Street soit en baisse (Le Journal des Finances) alors que les bourses d’Asie sont en hausse (Le Journal des Finances).

Tous ceux qui plaident pour un « Bretton Woods II » cherchent à appliquer une recette du passé, mais le BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) plaide pour un rééquilibrage politique :

La crise, que beaucoup imputent à des prises de risque excessives et à une gestion déficiente des risques sur les marchés financiers, a mis en évidence la nécessité d’une réforme complète de la structure économique et financière globale existante, en d’autres termes du système Bretton Woods (du nom des accords qui gouvernent la finance mondiale depuis la fin de la seconde guerre mondiale), a précisé M. GGe Huayong [directeur éxécutif de Chine au FMI].

La réforme monétaire et financière internationale devrait respecter les deux principes de réforme continue et de large participation pour que tous les pays dans le cadre économique et financier global puissent équilibrer leurs droits et obligations et prendre part équitablement au processus d’élaboration de régulations, a-t-il ajouté.

Xinhua

Ce Sommet du G20 «est l’occasion pour la Chine d’affirmer sa puissance en montrant la voie à suivre» :

« Avec près de 2 milliards de dollars en réserves étrangères et un excédent budgétaire, la Chine a des marges plus larges de relance budgétaire que les gouvernements de nombreux pays en voie de développement, qui doivent en plus faire face à de déficits extérieurs élevés et le fardeau de la dette », a déclaré Jing Ulrich, directrice générale et présidente de China Equities J.P. Morgan.

Les économistes disent que la Chine est une trop grande économie qui ne montre pas sa position aujourd’hui. C’est pourquoi ils pensent que les participants au Sommet vont probablement attendre que la Chine commence à jouer un rôle plus important et prenne sur elle plus de responsabilité en fonction de sa grande taille économique.

En mettant en évidence l’importance croissante de la Chine, certains économistes suggèrent aussi qu’on pourrait lui donner une position plus importante dans les principaux organismes monétaires internationaux afin qu’elle puisse jouer une fonction dans le remodelage de la nouvelle structure financière internationale.

Aujourd’hui la Chine

Considérable bouleversement discrètement en cours, Dedefensa

Il devrait suffire de consulter cette réponse du président russe Dmitri Medvedev à une question, dans l’interview du Figaro, le 13 novembre, pour mesurer le changement intervenu dans les relations paneuropéennes, essentiellement entre la Russie et les grands pays de l’UE, et plus généralement dans les relations internationales en général, avec les deux crises successives de Géorgie (7 août 2008) et du système financier international (15 septembre 2008). La question est celle-ci: «Vous participez ce week-end au sommet de Washington sur la crise. Arrivez-vous à Washington avec des propositions précises?», – et cette question, en vérité, aurait aussi bien pu mentionner le sommet entre la Russie et l’UE, aujourd’hui à Nice, avant le sommet du G20 à Washington…

Voici la réponse de Medvedev :

«Non seulement je vais arriver avec des propositions mais je les ai déjà envoyées au président Sarkozy, au premier ministre Berlusconi, à la chancelière Merkel, au premier ministre Brown. Ce n’est pas un secret, nous partageons la même vision de la genèse et de la nature de la crise. Nous devons trouver des solutions pour stabiliser durablement le système financier et le réformer. Comment minimiser les dégâts de la crise actuelle ? Comment éviter la répétition d’une telle crise ? Nous devons trouver les réponses à ces deux questions clés.

»La nouvelle architecture financière mondiale doit être en premier lieu plus transparente, plus prévisible. Il faut jeter les bases d’un nouveau Bretton Woods qui comprendra de nouvelles institutions internationales de crédit, un nouveau système de comptabilité, un nouveau système d’assurance du risque. Nous avons proposé l’idée d’un système d’alerte préalable des risques, qui doit être repris à leur compte par tous les pays.»

[…]

L’Europe est particulièrement en pointe dans cette transformation, au travers de la transformation ultra-rapide, actuellement en cours, des relations entre les “acteurs essentiels” de l’UE et la Russie. La situation ridiculise absolument cette évaluation des proclamations de la fin août 2008 sur l’“isolement de la Russie” (crise géorgienne), – il y a seulement trois mois! – comme celle d’une époque antédiluvienne. Il y a une dynamique historique en marche qui nous paraît irrésistible. Les USA d’Obama, avec quelque retard, devraient chercher à suivre, – cela, au lieu de l’analyse convenue d’un monde dans l’attente d’un “leadership restauré” des USA, antienne d’une autre époque, dépassée et obsolète. («Dans cette bulle [d’] “obamania”, il y a quelque part en creux l’attente d’un leadership américain mais, cette fois, éclairé, bon et éclairé»; cette analyse émouvante de Pierre Lellouche à France 24 le 7 novembre 2008, aurait sans aucun doute eu son petit succès en 1981, par exemple.) On n’a certainement jamais vu autant d’activité diplomatique de coopération et de transformation qu’en cette période d’une transition si importante aux USA, c’est-à-dire avec les USA absents, – Bush inexistant, Obama pas encore installé. L’activité diplomatique intense en cours montre que le monde n’est nullement en attente d’une “restauration” du leadership US pour recommencer à fonctionner, mais qu’il fonctionne effectivement.

Revue de presse française, NouvelObs

LA CHARENTE LIBRE
L’Europe, outre l’intérêt qu’elle a d’agir de concert avec Moscou lors du sommet du G20, ne peut oublier qu’elle dépend pour la moitié de ses importations de gaz de la Russie.

LA PRESSE DE LA MANCHE
Nicolas Sarkozy a rappelé à plusieurs reprises que les accords de Bretton Woods qui, après la guerre, ont organisé le système actuel autour du dollar-étalon, établi monnaie de référence, n’ont plus guère de sens aujourd’hui, sinon la force de l’habitude. Tout simplement parce que l’Amérique a joué et triché avec sa monnaie, sous prétexte que son statut la rendait intouchable. La dette américaine de l’Etat fédéral, des cinquante Etats, des collectivités, des entreprises et des particuliers, est considérable, elle n’a rien à voir avec la valeur affichée du dollar. Ce qui explique la confiance qui se porte vers l’euro qui, insensiblement, devient une monnaie de référence plus crédible, pour de nombreux pays. Pour Nicolas Sarkozy, l’hégémonie du dollar est à revoir, et il n’est pas sain qu’une seule monnaie puisse vivre sur le dos des autres.

Commentaires : Nicolas Sarkozy reprend la position de de Hu Jintao (Chine) et Dimitri Medvedev (Russie).
Lire aussi :
• Nicolas Sarkozy, porte-parole de Hu Jintao, Monde en Question.
• Sarkozy, porte-parole de Medvedev, Monde en Question.
• Dmitri et Nicolas en hyper-phase, Dedefensa.

Sommet de Nice : Russes et Européens en quête d’alliance avant le G20, AFP – Yahoo! Actualités

Les dirigeants russes et européens, qui sont confrontés à un climat économique de plus en plus difficile, ont multiplié les signes de convergence sur ce sujet ces derniers jours.

Le G20 de Washington va chercher à enrayer la crise, la récession s’étend, AFP – Yahoo! Actualités

La marge de manoeuvre du président américain, en fin de mandat, est de toute façon réduite. Et les deux mois qui séparent son successeur Barack Obama de sa prise de fonction pourraient également encourager l’immobilisme de Washington.

Les Européens admettent que la réunion de Washington ne débouchera pas sur un nouveau « Bretton Woods », du nom des accords ayant donné naissance en 1944 à l’architecture financière actuelle, comme certains le souhaitaient, notamment les Français.

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a averti qu’il ne fallait pas attendre « dans l’immédiat un miracle » de ce sommet, mais plutôt le « début d’un processus ».

Le G20 a quelques mois pour changer le système financier mondial, Reuters – Yahoo! Actualités

George Bush invitera ainsi la communauté internationale à réparer le système financier international et non à le « démanteler » et défendra l’idée que la liberté des marchés reste « le meilleur système », a fait savoir mercredi la Maison blanche.

Les pays émergents, eux, mettent en avant un renforcement de leur participation aux institutions internationales.

L’UE, qui sera en force autour de la table – France, Allemagne, Grande-Bretagne, Italie, Espagne, Pays-Bas et Commission européenne, défendra une position adoptée vendredi dernier par les 27 à Bruxelles.

Commentaires : La position de l’UE est proche celles de la Chine et de la Russie.

Le G20 se mobilise face à la crise, première récession en zone euro, AFP – Yahoo! Actualités

Le président français Nicolas Sarkozy, dont le pays exerce la présidence de l’Union européenne, a estimé que la réunion du G20 « ne doit pas être un sommet pour rien ». « La crise financière est d’une très grande gravité. (…) il faut changer les choses, il faut les changer durablement, structurellement », a-t-il déclaré.

Il a salué l’engagement de la Russie dans la recherche de solutions à la crise, lors d’un sommet UE-Russie à Nice (sud de la France).

« Je crois pouvoir dire là aussi que les propositions russes, techniques, financières, économiques, sont de grande qualité et qu’elles se rapprochent beaucoup des propositions européennes », s’est félicité M. Sarkozy.