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Rapport de HU Jintao


Le texte intégral du rapport présenté par Hu Jintao au 18e Congrès national du PCC est irrégulièrement disponible sur le site de l’agence Xinhua (problèmes récurrents d’accès au site) et n’est plus disponible sur le site du Renmin Ribao.

Chine en Question met ce texte en ligne ainsi que les statuts du PCC, dont le programme général mérite d’être lu :

  • Texte intégral du rapport présenté par Hu Jintao au 18e Congrès national du PCC, Télécharger rtf
  • Texte intégral des Statuts du Parti communiste chinois, Télécharger rtf

26/11/2012
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi :
Revue de presse Chine 2012, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.
Dossier documentaire Chine, Monde en Question.

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Résolution du 18e Congrès du PCC sur le rapport d’activité du 17e Comité central


Ce texte est important car, malgré le ton convenu habituel, il traduit l’orgueil des dirigeants chinois d’avoir conduit la Chine au rang de deuxième puissance mondiale après un siècle d’occupation coloniale (Angleterre et France puis Russie et États-Unis), mais il traduit aussi leur crainte de l’avenir économique (la fin des trente glorieuses : nous sommes confrontés à des opportunités de développement sans précédent de même qu’à des risques et défis inouïs) et politique (maintenir la direction du Parti).

Le XVIIIe Congrès du Parti communiste chinois approuve le rapport d’activité que le camarade Hu Jintao a présenté au nom du XVIIe Comité central. En brandissant bien haut l’étendard du socialisme à la chinoise et en se guidant sur le marxisme-léninisme, la pensée de Mao Zedong, la théorie de Deng Xiaoping, la pensée importante de la « Triple Représentation » et le concept de développement scientifique, ce rapport a analysé l’évolution et le développement de la situation tant internationale qu’intérieure, et fait le bilan des activités que le Parti a menées pendant les cinq années écoulées, des efforts laborieux qu’il a déployés depuis le XVIe Congrès et des réalisations historiques qu’il a ainsi remportées. Sur cette base, le rapport a affirmé le statut historique du concept de développement scientifique, précisé les exigences fondamentales à remplir pour faire triompher le socialisme à la chinoise, fixé les objectifs de parachever la construction in extenso de la société de moyenne aisance et d’approfondir la réforme et l’ouverture sur l’extérieur, arrêté un ensemble de dispositions pour faire progresser la cause du socialisme à la chinoise dans le nouveau contexte historique, et formulé des exigences détaillées sur l’amélioration intégrale du niveau scientifique de l’édification du Parti. En dessinant un plan magnifique sur la réussite de la construction générale de la société de moyenne aisance et l’accélération de la modernisation socialiste, ce rapport indique la direction que nous devons suivre pour imprimer un élan continu au développement de la cause du Parti et de l’État. Né de la quintessence de la sagesse de tout le Parti et de tout notre peuple multi-ethnique, ce rapport constitue non seulement un document-programme marxiste, mais également une déclaration politique et un programme d’action permettant à notre Parti d’unir et de guider notre peuple multi-ethnique dans les efforts inlassables pour remporter de nouvelles victoires de l’édification du socialisme à la chinoise.

Le Congrès estime que le thème exposé dans le rapport revêt une importance capitale pour notre Parti attelé à sa tâche consistant à conduire le peuple à avancer vaillamment dans la poursuite de l’œuvre inaugurée par nos prédécesseurs et l’ouverture de nouvelles perspectives au développement. Tout le Parti devra, en brandissant bien haut l’étendard du socialisme à la chinoise et en se guidant sur la théorie de Deng Xiaoping, la pensée importante de la « Triple Représentation » et le concept de développement scientifique, libérer la pensée, persévérer dans la réforme et l’ouverture, rassembler toutes les forces du pays, vaincre toutes les difficultés, poursuivre résolument la voie du socialisme à la chinoise et lutter pour la réussite de l’édification intégrale de la société de moyenne aisance.

Le Congrès souligne qu’étant donné qu’à l’heure actuelle, la situation mondiale comme la situation en Chine et au sein de notre Parti continuent à connaître des changements profonds, nous sommes confrontés à des opportunités de développement sans précédent de même qu’à des risques et défis inouïs. Tous les camarades du Parti sont tenus de garder présentes à l’esprit la confiance et les attentes que le peuple place en eux, et de travailler avec davantage de persévérance et de dévouement pour promouvoir un développement scientifique et l’harmonie sociale, améliorer les conditions de vie et le bien-être de la population et accomplir les tâches à la fois nobles et ardues que notre époque leur a assignées.

Le Congrès donne une haute appréciation de l’activité du XVIIe Comité central. Durant les cinq années passées depuis le XVIIe Congrès, nous avons progressé vaillamment sur la voie du socialisme à la chinoise et remporté de nouvelles victoires dans le développement général d’une société de moyenne aisance en surmontant les difficultés et épreuves de toutes sortes. On constate ainsi des réalisations nouvelles et importantes dans tous les secteurs.

Le Congrès approuve le bilan que le XVIIe Comité central a fait des dix ans de lutte depuis le XVIe Congrès. Il estime que nous avons su saisir l’importante période stratégique favorable à notre développement pour tirer avantage des opportunités offertes, et surmonté une série de graves défis, de sorte à faire accéder la cause du socialisme à la chinoise à une nouvelle phase de développement, à consolider et développer une heureuse conjoncture pour la réforme, l’ouverture sur l’extérieur et la modernisation socialiste, à élever le statut de notre pays sur la scène internationale, à faire ressortir la grande supériorité et la puissante vitalité du socialisme à la chinoise, et enfin à renforcer la fierté et la force de cohésion de la nation chinoise.

Le Congrès note comme l’acquis le plus important qui se dégage du bilan de ces dix ans de lutte le fait que nous avons pris l’initiative de promouvoir l’innovation théorique basée sur la pratique, et avancé une série d’idées, thèses et points de vue nouveaux qui ont pour thème le maintien et le développement du socialisme à la chinoise et qui sont liés et cohérents entre eux. Il fait remarquer que tout cela peut se résumer par l’élaboration et l’application du concept de développement scientifique. Né de la combinaison du marxisme avec les réalités de la Chine contemporaine et les caractéristiques de notre époque, et en tant qu’expression concentrée de la conception du monde et de la méthodologie marxistes en matière de développement, le concept de développement scientifique a donné de nouvelles réponses scientifiques aux questions d’importance majeure telles que « Pour quel type de développement faut-il opter dans la nouvelle situation? » et « De quelle manière faut-il se développer? », portant ainsi nos connaissances sur la loi du développement du socialisme à la chinoise à un niveau inédit et ouvrant de nouvelles perspectives au progrès du marxisme de la Chine contemporaine. Le concept de développement scientifique représente les derniers acquis du système théorique du socialisme à la chinoise, la cristallisation de la sagesse collective du Parti communiste chinois et la puissante arme idéologique guidant toutes les activités du Parti et de l’État. De même que le marxisme-léninisme, la pensée de Mao Zedong, la théorie de Deng Xiaoping et la pensée importante de la « Triple Représentation », le concept de développement scientifique fait partie des pensées directrices à suivre fidèlement et durant une très longue période par notre Parti.

Le Congrès indique que depuis plus de 90ans, notre Parti, en s’appuyant étroitement sur le peuple et en combinant les principes fondamentaux du marxisme avec les réalités chinoises et les caractéristiques de l’époque, a poursuivi de façon indépendante une voie qui lui est propre. Après avoir surmonté d’innombrables difficultés et épreuves et consenti de lourds sacrifices, il a remporté la victoire de la révolution, de l’édification et de la réforme en Chine, et inauguré et développé le socialisme à la chinoise, transformant ainsi de façon radicale l’avenir et le destin de la Chine et de son peuple. La voie du socialisme à la chinoise ainsi que les systèmes théorique et social qui lui correspondent sont les réalisations fondamentales que le Parti et le peuple ont accomplies pendant plus de 90ans de lutte, de création et d’accumulation d’expériences. Il faut les préserver soigneusement, y rester fidèle et les développer sans cesse. Pour que le socialisme à la chinoise triomphe dans ce nouveau contexte historique, il nous faut répondre impérativement aux exigences fondamentales suivantes: il faut maintenir la position primordiale du peuple; il faut libérer et développer les forces productives sociales; il faut poursuivre la réforme et l’ouverture sur l’extérieur; il faut préserver l’équité et la justice sociales; il faut suivre fermement la voie de l’enrichissement commun; il faut promouvoir l’harmonie sociale; il faut assurer un développement pacifique; il faut maintenir la direction du Parti.

Le Congrès estime que compte tenu des réalités du développement économique et social de notre pays, il faut déployer tous nos efforts pour répondre aux nouvelles exigences à partir de l’objectif de développement général d’une société de moyenne aisance, objectif défini par les XVIe et XVIIe Congrès du Parti. Il s’agit d’assurer un développement sain et soutenu de l’économie; de garantir au peuple une démocratie sans cesse élargie; de renforcer nettement le soft power culturel; de réaliser une élévation générale du niveau de vie de la population; de faire avancer considérablement la construction d’une société économe de ressources et respectueuse de l’environnement. Pour que la société de moyenne aisance devienne une réalité, il nous faut, en faisant preuve d’un plus grand courage politique et d’une plus grande sagesse, saisir l’occasion favorable pour approfondir les réformes dans les domaines clés, en finir résolument avec toutes les idées et conceptions ainsi que les tares de système qui font obstacle à notre développement scientifique, et mettre en place un cadre institutionnel complet, scientifique et efficace, pour rendre nos diverses institutions plus performantes et régulières.

Le Congrès approuve les dispositions arrêtées dans le Rapport concernant la construction socialiste de notre pays sur les plans économique, politique, culturel, social et écologique. Il insiste sur l’accélération du perfectionnement du système d’économie de marché socialiste et du changement du mode de développement économique. En basant le développement sur l’amélioration de la qualité et de la rentabilité, il convient d’agir par tous les moyens pour donner une nouvelle vitalité de développement aux divers acteurs du marché, stimuler une nouvelle force motrice de développement ayant l’innovation comme moteur, établir un nouveau système de développement des industries modernes, favoriser l’émergence de nouveaux atouts de développement de l’économie ouverte sur l’extérieur et faire en sorte que le développement économique soit davantage entraîné par la demande intérieure, en particulier par la consommation, ainsi que par les industries des services modernes et les industries émergentes d’importance stratégique, et qu’il s’appuie davantage sur les progrès technico-scientifiques, sur une meilleure formation des travailleurs, sur l’innovation en matière de gestion, sur les économies de ressources et l’économie circulaire, et sur le développement interactif et coordonné des villes-campagnes et des différentes régions. Tout cela contribuera à accroître continuellement les forces de réserve de développement à long terme. Il faut s’attacher à synchroniser le développement de l’industrialisation, de l’informatisation, de l’urbanisation et de la modernisation agricole. Il faut persévérer dans la voie du développement politique socialiste à la chinoise et poursuivre la réforme du système politique. Il faut s’efforcer de mettre en place une démocratie populaire qui soit plus large, plus complète et plus développée, et réaliser une parfaite association de la direction du Parti, du maintien du statut du peuple en tant que maître du pays et de la gouvernance de l’État en vertu de la loi. Nous étendrons la démocratie socialiste afin de garantir le statut du peuple en tant que maître du pays, de renforcer la vitalité de notre Parti et de notre État, et de mobiliser l’initiative de notre population. Il faut parfaire le système de démocratie consultative socialiste, perfectionner le régime démocratique aux échelons de base, accélérer la construction d’un État de droit, ainsi que mettre en place et raffermir un système de conditionnement et de surveillance du fonctionnement des pouvoirs et développer une civilisation politique socialiste. Il importera à notre Parti de promouvoir fermement l’édification d’une puissance socialiste sur le plan culturel, et de maintenir le cap de la culture avancée socialiste. Il est nécessaire de promouvoir un grand développement et une grande prospérité de la culture socialiste, d’imprimer un nouvel essor à l’édification culturelle socialiste, de rehausser le soft power culturel de l’État, et de mettre en valeur le rôle de la culture dans l’évolution des m?urs, l’éducation du peuple, le service de la société et le développement économique. Il faudra aussi renforcer l’édification sociale tout en améliorant le bien-être de la population et en introduisant des innovations dans la gestion de la société, et améliorer le niveau de vie matérielle et culturelle de la population en attachant la plus grande importance à la sauvegarde des intérêts fondamentaux de l’immense majorité de la population, la priorité étant accordée à la protection et à l’amélioration du bien-être de la population. Nous devons nous efforcer de procurer des avantages réels à la population et de dissiper ses soucis, accélérer la mise sur pied d’un système de services publics fondamentaux, renforcer et innover la gestion sociale pour promouvoir l’édification d’une société harmonieuse socialiste. Par ailleurs, il nous faudra promouvoir énergiquement le développement d’une civilisation écologique, inculquer au peuple entier les notions d’une civilisation écologique préconisant de respecter la nature, de s’adapter à ses exigences et de la préserver. En accordant une attention particulière au développement d’une civilisation écologique, nous ferons en sorte que celui-ci fasse partie intégrante des programmes de l’édification du pays sur les plans économique, politique, culturel et social. Nous multiplierons les efforts pour protéger les écosystèmes et l’environnement, afin de construire une Chine magnifique et de réaliser un développement perpétuel de la nation chinoise. Le Congrès souligne qu’il nous faut, en nous guidant sur les besoins de la sûreté vitale de l’État, en coordonnant le développement de l’économie et de la défense nationale et en nous conformant au concept stratégique visant à réaliser en trois étapes la modernisation de celle-ci et de l’armée, tâcher de réaliser au plus tôt la double mission historique de la mécanisation et de l’informatisation, pour ainsi bâtir une défense nationale solide et une puissante armée qui correspondent à la position de la Chine sur le plan international et qui soient conformes aux intérêts liés à la sécurité et au développement de l’État.

Le Congrès souligne que, pour appliquer intégralement et correctement les principes dits « un pays, deux systèmes », « administration de Hong Kong par les Hongkongais », « administration de Macao par les Macanais » et faire bénéficier les populations des deux régions d’un haut degré d’autonomie, il faudra combiner de façon cohérente le maintien du principe d’un seul pays avec le respect des différences entre les deux systèmes, associer étroitement la préservation du pouvoir central à la protection d’une très large autonomie des régions administratives spéciales, et allier harmonieusement le renforcement du rôle d’appui solide joué par la partie continentale à l’amélioration de la compétitivité propre de Hong Kong et de Macao. Le Congrès insiste sur la nécessité de rester fidèle au principe de « réunification pacifique; un pays, deux systèmes », et de consolider et d’approfondir les bases politique, économique, culturelle et sociale en faveur du développement pacifique, de manière à ouvrir de nouvelles perspectives pour le développement pacifique des relations inter-détroit. Il appelle aussi à nous unir à nos compatriotes de Taiwan, afin de sauvegarder et de rendre plus prospère le foyer commun de la nation chinoise, et de créer des conditions plus mûres pour la réunification pacifique de la patrie.

Le Congrès approuve l’analyse que le Rapport d’activité a faite sur la situation internationale ainsi que les principes qu’il a formulés en ce qui concerne notre activité extérieure. Il souligne que la Chine poursuivra sans jamais défaillir, en levant haut l’étendard de la paix, du développement, de la coopération et des bénéfices réciproques, sa politique extérieure d’indépendance et de paix, sa voie du développement pacifique et sa stratégie d’ouverture procurant des bénéfices réciproques, que sur la base des cinq principes de coexistence pacifique, elle développera ses relations d’amitié et de coopération sur tous les plans avec les autres pays du monde, et qu’elle sauvegardera fermement la souveraineté et la sécurité du pays, ainsi que les intérêts de son développement. Bref, pour construire un monde harmonieux où règnent une paix durable et une prospérité commune, le peuple chinois est prêt à consentir d’inlassables efforts pour promouvoir, de concert avec les autres peuples du monde, la noble cause de la paix et du développement de l’humanité.

Le Congrès notifie qu’il faut faire avancer de façon générale l’édification du Parti avec un esprit à la fois innovateur et réformateur, et améliorer globalement le niveau scientifique de ce grand projet, étant donné le développement de la situation, le progrès de notre cause et l’attente de notre peuple. Il exige de tous les membres du Parti qu’ils se rendent compte de l’urgence de la situation, renforcent leurs sens des responsabilités et, s’efforcent, en prenant pour fil conducteur l’augmentation de l’aptitude du Parti à exercer le pouvoir et le maintien de son caractère avancé et de la pureté de son corps, de tout faire pour le bien de l’homme et d’exercer le pouvoir au bénéfice du peuple, et qu’ils continuent à émanciper leur pensée, à se lancer dans la réforme et l’innovation. Le Congrès demande au Parti de contrôler étroitement le comportement de ses membres pour faire régner une stricte discipline dans ses rangs, de renforcer globalement sa propre édification sur les plans idéologique, organisationnel et institutionnel, d’améliorer son style de travail et son aptitude à résister à la corruption, et d’accroître sa capacité de purification, de perfectionnement et de rénovation par soi-même, de manière à se transformer en un parti marxiste au pouvoir attaché à l’étude, au service public et à l’innovation, et à faire en sorte qu’il demeure pour toujours le ferme noyau dirigeant de la cause du socialisme à la chinoise.

Le Congrès souligne que notre Parti affiche depuis toujours une ferme persévérance dans la lutte anticorruption et la préservation de l’intégrité, qui font partie des questions politiques d’importance majeure auxquelles les masses populaires prêtent une haute attention. C’est la raison pour laquelle nous devrons faire des efforts inlassables pour préserver l’intégrité et être constamment vigilants vis-à-vis de toute forme de corruption et de dégénérescence. Nous persisterons dans la voie de lutte anticorruption à la chinoise, continuerons d’appliquer le principe recommandant de remédier tant à la cause qu’aux symptômes du mal pour parvenir à la résolution globale du problème, et de recourir simultanément au châtiment et à la prévention en privilégiant cette dernière. Nous ferons progresser la mise en place dans tous les domaines d’un système de prévention et de sanction contre la corruption, de manière à maintenir la droiture de nos cadres, l’intégrité de notre gouvernement et l’honnêteté dans la conduite des affaires politiques.

Le Congrès note que le centralisme et l’unité constituent la source de la force du Parti et la garantie fondamentale du développement économique et social, de la solidarité interethnique, du progrès en commun et de la stabilité permanente du pays. C’est pourquoi, plus la situation à laquelle le Parti fait face est complexe et plus la tâche qu’il assume est dure, plus il a besoin de renforcer la discipline dans ses rangs et de préserver son centralisme et son unité, de manière à former une force prodigieuse qui pousse tout le Parti à aller de l’avant vaillamment et d’un même pas vers l’avenir.

Le Congrès estime que, vu la grande confiance que le peuple accorde au Parti et face aux nouvelles épreuves et conditions historiques, tous les camarades devront rester modestes et prudents, conserver toujours leur lucidité, renforcer leur vigilance face aux menaces éventuelles et se garder de toute présomption et de toute précipitation; ils devront développer leur conscience de créativité, persévérer dans la vérité, corriger leurs erreurs et garder toujours leur esprit d’entreprise; ils devront, fidèles à l’objectif fondamental de servir le peuple, faire confiance aux masses populaires, s’appuyer sur elles et les placer toujours au centre de leurs préoccupations; ils devront être plus conscients que jamais de leurs missions à accomplir, travailler dur dans la quête de la vérité, et rester toujours dignes du nom de communiste.

Le Congrès appelle tout le Parti ainsi que l’ensemble de notre peuple multi-ethnique à brandir bien haut l’étendard du socialisme à la chinoise, à se grouper encore plus étroitement autour du Comité central du Parti et à s’efforcer de parachever la construction in extenso de la société de moyenne aisance, de réaliser de nouveaux succès dans l’édification du socialisme à la chinoise et de créer un meilleur avenir pour le peuple chinois et la nation chinoise !

Xinhua – Chine Informations

Lire aussi :
Revue de presse Chine 2012, Monde en Question.
Dossier documentaire Chine, Monde en Question.

Ouverture du 18e Congrès national du PCC


Le 18e Congrès national du Parti communiste chinois (PCC) s’est ouvert jeudi à Beijing au moment où le « pays est entré dans une phase décisive pour mener à terme la construction in extenso de la société de moyenne aisance ».

Jiang Zemin, Wu Bangguo, Wen Jiabao, Jia Qinglin, Li Changchun, Xi Jinping, Li Keqiang, He Guoqiang et Zhou Yongkang étaient présents à la cérémonie d’ouverture du congrès, de même que plus de 2.300 délégués et délégués spécialement invités.

Hu Jintao a prononcé à cette occasion un rapport intitulé « Suivre résolument la voie du socialisme à la chinoise et lutter pour parachever la construction in extenso de la société de moyenne aisance ».

Le thème du 18e Congrès du PCC se définit comme suit : « En brandissant bien haut l’étendard du socialisme à la chinoise et en nous guidant sur la théorie de Deng Xiaoping, la pensée importante de la Triple Représentation et le concept de développement scientifique, libérons notre pensée, persévérons dans la réforme et l’ouverture, rassemblons toutes les forces du pays, vainquons toutes les difficultés, poursuivons résolument la voie du socialisme à la chinoise et luttons pour la réussite de l’édification intégrale de la société de moyenne aisance ».

Xinhua

Lire aussi :
• Le congrès du PCC mettra l’accent sur la lutte contre la corruption, Renmin Ribao
« Les affaires Bo Xilai et Liu Zhijun sont des cas graves de corruption de hauts dirigeants du Parti, et les leçons à tirer sont considérables », a indiqué M. Cai. La résolution de ces deux affaires a montré la ferme détermination et l’attitude claire du Parti vis-à-vis de la lutte contre la corruption.
• Le PCC appelé à améliorer sa réactivité aux demandes du peuple à l’ère des réseaux sociaux, Renmin Ribao
Le Quotidien du Peuple, journal phare du Parti communiste chinois (PCC), a, dans une rubrique, conseillé à ce dernier d’améliorer sa réactivité face aux demandes du peuple à une époque où « chacun dispose d’un porte-voix ».
« Les réponses en ligne immédiates du gouvernement sont obligatoires et non pas facultatives », souligne la rubrique, ajoutant que « ces interactions sont cruciales pour une meilleure gouvernance ».
* Hu Jintao : le PCC doit augmenter son aptitude à exercer le pouvoir, Renmin Ribao
• Hu Jintao met l’accent sur le socialisme à la chinoise dans son rapport devant le 18e Congrès national du PCC, Renmin Ribao
« Le thème de ce congrès se définit comme suit : en brandissant bien haut l’étendard du socialisme à la chinoise et en nous guidant sur la théorie de Deng Xiaoping, la pensée importante de la Triple Représentation et le concept de développement scientifique, libérons notre pensée, persévérons dans la réforme et l’ouverture, rassemblons toutes les forces du pays, vainquons toutes les difficultés, poursuivons résolument la voie du socialisme à la chinoise et luttons pour la réussite de l’édification intégrale de la société de moyenne aisance. »
* Dossier : Le 18e Congrès national du PCC, XinhuaRenmin Ribao.
• Dossier : Les nouveaux visages de la Chine, France Culture.
La plupart des journalistes des médias dominants nomment toujours la Chine « Empire du Milieu », ce qui traduit une ignorance crasse ou une volonté de propagande anti-chinoise car zhōng guó se traduit par « pays du milieu » et la Chine est une République depuis 1912. Lire : zhōng guó, Chine en Question.
Revue de presse Chine 2012, Monde en Question.
Dossier documentaire Chine, Monde en Question.

Hu Jintao courtisé en France


Malgré les Cassandre de service, Hu Jintao est bienvenu et courtisé en France pour des raisons économiques et politiques. La question des droits de l’homme, à laquelle même Monsieur Sac de riz ne croit plus beaucoup, est une farce alors que la Chine vient de célébrer le 150e anniversaire du sac du Palais d’Été par les troupes coloniales anglo-françaises [1]. Nicolas Sarkozy déroule donc le tapis rouge pour Hu Jintao parce qu’il attend de lui la signature de juteux contrats notamment avec Airbus et Areva et un soutien à la présidence française du G20 après le sommet de Séoul des 11 et 12 novembre.

« Rien aujourd’hui ne peut se régler sans le concours de la Chine » et la France entend aborder ces problèmes « non pas dans l’angle de la confrontation mais au contraire dans la recherche de convergences », souligne-t-on à l’Elysée.

« Quand on reçoit quelqu’un, pour bien le recevoir, ce n’est pas en reprochant aux gens les choses qu’on fait avancer les dossiers. C’est en essayant de les comprendre que eux vous comprennent aussi », a dit Nicolas Sarkozy à Troyes, soulignant que l’objectif était de « trouver un compromis qui soit à l’avantage des deux partenaires ».

Reuters-Yahoo! Actualités

La presse chinoise insiste sur les relations particulières qu’entretiennent la Chine et la France depuis quarante-six ans.

La France fut le premier pays occidental important à reconnaître la nouvelle Chine, lorsqu’en janvier 1964, le président français Charles de Gaulle et le président chinois Mao Zedong ont franchi les barrières de systèmes politiques différents durant l’ère de la Guerre froide pour établir des relations diplomatiques.

En septembre 1973, le président français Georges Pompidou fut le premier chef d’Etat français et du monde occidental à se rendre en Chine.

En mai 1975, le vice-Premier ministre chinois Deng Xiaoping a fait de la France la destination de la première visite d’un dirigeant chinois dans un grand pays occidental.

En janvier 1997, le président français Jacques Chirac a effectué une visite en Chine au cours de laquelle M. Chirac et son homologue chinois, Jiang Zemin, ont signé la déclaration conjointe sino-française, s’engageant à construire un partenariat global pour le 21e siècle.

En janvier 2004, le président chinois Hu Jintao a fait une visite de trois jours en France, durant laquelle les deux pays ont forgé un partenariat stratégique global, ouvrant un nouveau chapitre dans les relations sino-françaises.

En avril cette année, le président français Nicolas Sarkozy a effectué une visite en Chine et a atteint un consensus crucial sur l’approfondissement des relations bilatérales avec le président Hu, marquant une nouvelle étape dans les relations sino-françaises.

Le Quotidien du Peuple

La veille, Le Figaro avait publié un entretien dans lequel Hu Jintao prônait un partenariat d’égal à égal avec la France et aussi voire surtout avec l’Union européenne :

L’important, c’est de dépasser, dans notre coopération, le simple commerce-investissement pour créer un partenariat d’égal à égal, de valoriser nos atouts culturels en vue des échanges intellectuels et humains accrus, et de renforcer la coopération stratégique face aux défis planétaires.

La Chine attache une haute importance au développement de ses relations avec l’UE. Elle respecte et soutient l’intégration européenne, et souhaite que l’UE voie d’un regard positif son développement, respecte et soutienne sa voie de développement, une voie adaptée à ses réalités nationales. La Chine et l’UE se doivent de respecter et de prendre en considération les intérêts vitaux et préoccupations majeures l’une de l’autre. Leur relation au XXIe siècle doit être une relation basée sur le respect mutuel, la confiance réciproque et l’égalité, une relation marquée par les avantages mutuels et le développement commun et une relation qui contribue à la construction d’un ordre politique et économique international plus juste et plus équitable, à l’avènement d’un monde harmonieux et au progrès de la civilisation humaine.

Manière élégante de rappeler à l’Europe que nous sommes plus au temps des Traités inégaux quand les puissances coloniales européennes imposèrent à la Chine un commerce extérieur unilatéral et exempté de droit de douane, le monopole du marché de la drogue (l’opium) que la dynastie Qing voulait interdire, le privilège d’extraterritorialité et least but not last l’appropriation de concessions principalement dans les villes portuaires.

Aujourd’hui, une partie de go se joue entre la Chine et l’Union européenne alors que cette dernière ignore presque tout de cette stratégie et que la première puissance mondiale s’enlise en Afghanistan [2].

04/11/2010
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Revue de presse :
• Visites d’Etat du président chinois en France et au Portugal, Agence de Presse Xinhua.
• La tournée du président chinois en France et au Portugal, Renmin Ribao.

• 01/11/2010, La Chine prône un partenariat d’égal à égal avec la France, Reuters-Yahoo! Actualités.

Le président chinois Hu Jintao plaide dans un entretien à paraître mardi dans Le Figaro en faveur d’un partenariat « d’égal à égal » avec la France, dépassant le stade des relations commerciales.

• 02/11/2010, La Chine, clé de la présidence française du G20 – Yahoo! Actualités, Reuters-Yahoo! Actualités.

Nicolas Sarkozy espère rallier cette semaine la Chine à ses propositions pour un nouvel ordre économique et monétaire mondial dans le cadre de la présidence française du G20, dont il attend beaucoup sur le plan intérieur.

• 03/11/2010, La Chine entend renforcer les relations avec la France et d’autres pays européens, déclare le président chinois, Le Quotidien du Peuple.

Le président chinois Hu Jintao a déclaré mardi, dans une interview écrite accordée au quotidien français Le Figaro, que la Chine entend renforcer les relations dans tous les domaines avec la France et d’autres pays européens et appelle aux efforts communs de la communauté internationale pour la construction de l’ordre international au 21e siècle.

• 03/11/2010, Hu Jintao : «Comment la Chine veut coopérer avec la France», Le Figaro.

INTERVIEW – À quelques jours de son arrivée à Paris pour une visite d’État, le président chinois appelle à «de nouveaux partenariats» entre les deux pays, dans de nombreux secteurs.

• 03/11/2010, Le président chinois Hu Jintao attendu à Paris et Nice pour trois jours de visite d’Etat, AP-Yahoo! Actualités.

Le président chinois Hu Jintao est attendu jeudi en France pour une visite d’Etat de trois jours, à Paris d’abord, puis à Nice à partir de vendredi. D’importantes signatures de contrats sont attendues à l’occasion de ce séjour à visée essentiellement économique, qui permettra aussi de préparer la future présidence française du G-20.

• 04/11/2010, Les relations sino-françaises ne cessent de se développer , Le Quotidien du Peuple.

Le président chinois Hu Jintao quitte Beijing pour la France jeudi pour y effectuer une visite d’Etat de trois jours. La Chine et la France, deux pays influents dans le monde, ont joui du développement constant de leurs relations bilatérales grâce à leurs efforts conjugués.

• 04/11/2010, Sarkozy: « La Chine ne doit pas être vécue comme un risque mais comme une opportunité », AP-Yahoo! Actualités.

« La Chine ne doit pas être vécue comme un risque mais comme une opportunité », a déclaré jeudi Nicolas Sarkozy, à l’occasion d’un déplacement à Troyes (Aube), tout juste une heure avant d’accueillir le président chinois Hu Jintao au début d’une visite d’Etat de trois jours en France.

• 04/11/2010, Nicolas Sarkozy déroule le tapis rouge pour le président chinois, Reuters-Yahoo! Actualités.

Nicolas Sarkozy a déroulé le tapis rouge pour le dirigeant de la deuxième puissance économique du monde, qu’il espère rallier à sa croisade pour un nouvel ordre monétaire mondial à huit jours du début de la présidence française du G20.

• 04/11/2010, Hu Jintao à Paris : des milliards d’euros en jeu, BFMTV [vidéo] – Autres vidéos.
• 04/11/2010, La visite de Hu Jintao à Paris synonyme de contrats juteux, France 24 [avec vidéos] – Autres articles.

Le président chinois Hu Jintao entame ce jeudi en France une visite d’État de trois jours. Très attendu, ce séjour devrait permettre de conclure des milliards d’euros de contrats notamment pour Airbus et Areva.

Lire aussi :
• ANDRESY Agnès, Le Président chinois Hu Jintao, sa politique et ses réseaux – Who’s Hu ?, L’Harmattan, 2008.
Entre néo-autoritarisme et ouverture économique, Hu Jintao a su imposer sa marque : en s’attaquant au volet crucial de l’instabilité sociale et en promouvant la Chine sur la scène mondiale. Au travers de cette biographie où se mêlent réseaux, luttes de pouvoir et grands desseins patriotiques, ce n’est pas seulement le portrait de Hu Jintao qui est esquissé, mais aussi celui de cette Chine du XXIème siècle, prête à relever tous les défis, tout en imposant son modèle de développement « aux couleurs chinoises ».
Dossier documentaire & Bibliographie Chine, Monde en Question.


[1] LEFORT Serge, Guerre coloniale contre la Chine, Chine en Question.
[2] CHEN Youwei, La première puissance mondiale ébranlée, Beijing InformationMonde en Question.

KO Siu Lan


L’Ecole des Beaux-arts a décroché mercredi de sa façade l’œuvre d’une artiste chinoise détournant le slogan du candidat Nicolas Sarkozy « travailler plus pour gagner plus », estimant que cela pouvait porter « atteinte à la neutralité du service public ».

« Je viens de Chine. Je ne peux pas croire que cela m’est arrivé en France. C’est une censure très brutale, sans discussion », a déclaré Ko Siu Lan.

Le directeur Henry-Claude Cousseau « m’a dit que ton travail était trop explosif pour rester in situ et que certains membres de l’école et des personnes du ministère de l’Education s’en offusquaient déjà », écrit Clare Carolin à l’artiste. La direction « m’a dit aussi que le moment était délicat car l’école est en train de renouveler sa convention de financement avec le ministère », a-t-elle ajouté.

AFP-Google Actualités

En France, il est interdit d’accrocher les mots « travailler », « gagner » « plus » et « moins », sur une façade. Comme a pu le constater, effarée, une jeune artiste chinoise, Siu Lan Ko, censurée alors qu’elle exposait ses slogans sur l’immeuble de l’école des Beaux-Arts, à Paris. C’est une blague ? Non.

C’est ironique, quand on est un artiste chinois, d’être censuré en France pour subversion politique. Critiquer Hu Jintao à Pékin, c’est possible. Mais Nicolas Sarkozy à Paris, ça non, c’est interdit.

Télérama

La censure sévirait à Paris ? Impossible ! Paris est la capitale des « droits de l’homme » et Pékin celle de la « dictature communiste ». Tous les médias dominants vous le disent et le redisent. Rue89, après Libération, publie une rubrique entièrement consacrée à ce schéma idéologique.

Ainsi, comme le titrent L’Express et Le Point, les médias « débattent sur la censure d’une œuvre sur un slogan de Sarkozy » sans pour autant hurler à la dictature. La nuance, qui est de taille, échappe aux propagandistes pavloviens.

Le plus comique de l’histoire est la prétention de Rue89 et Le Monde d’avoir « réveillé Mitterrand » comme le prétendent Arrêt sur images et Rue89 :

Elle remercie tous ceux qui l’ont soutenue, « sans qui ce n’aurait pas été possible ». Parmi eux, Agnès Tricoire, son avocate, qui dès que la censure a été révélée par Rue89, s’est mobilisée et a envoyé une mise en demeure aux Beaux-Arts […].

Rapportant les propos d’un manifestant en faveur de Ko Siu Lan «Une Chinoise qui nous donne des leçons de démocratie, c’est le comble», Rue89 note « ignorant sans doute que l’artiste était originaire de Hong-Kong ». Ce qui laisse entendre que Hong-Kong n’est pas une ville chinoise, mais serait toujours la colonie anglaise qu’elle fut de 1842 à 1997, car une Chinoise n’est pas qualifiée pour donner « des leçons de démocratie » !

13/02/2010
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi :
• De Paris à Dresde : Le poids des mots, le choc des images, Basta !
• Ko Siu Lan, Google ActualitésSite
Dossier documentaire & Bibliographie Chine, Monde en Question.

Amérique latine très convoitée (2)


Les présidents chinois et russe ont fait, chacun de son côté et à des dates différentes, une tournée pour conquérir les marchés latinos-américains – avant le sommet de l’APEC pour Hu Jintao et après le sommet pour Dmitri Medvedev.

Pékin resserre ses liens avec les économies latino-américaines, Le Monde.

A la veille de la tournée, Pékin a publié « un document politique éclairant les objectifs chinois envers l’Amérique latine et les Caraïbes ». Ce livre blanc insiste sur « les ressources abondantes et l’extraordinaire potentiel de développement » de cette région, dont la Chine est devenue le troisième partenaire commercial.
Outre le développement des échanges et la signature d’accords de libre-échange, le document évoque un accroissement de la coopération en matière de défense et de sécurité [1].

La Chine souhaite établir un partenariat global et coopératif avec les pays d’Amérique latine et les Caraïbes, Xinhua – Le Quotidien du Peuple.

Le gouvernement chinois considère ses relations avec l’Amérique latine et les Caraïbes d’un point de vue stratégique et souhaite établir et développer un partenariat complet et coopératif basé sur les principes de l’égalité, des bénéfices mutuels et du développement commun avec les pays d’Amérique latine et des Caraïbes.

Départ d’un haut responsable militaire chinois pour l’Amérique latine, Xinhua – Le Quotidien du Peuple.

Xu Caihou, vice-président de la Commission militaire centrale de Chine, a quitté Beijing dimanche pour effectuer des visites amicales au Venezuela, au Chili et au Brésil.
Xu a été invité par le ministre vénézuélien de la Défense nationale Gustavo Rangel Briceno, le ministre chilien de la Défense nationale Jose Goni et le ministre brésilien de la Défense nationale Nelson Jobim.
« Il s’agit d’une importante activité diplomatique pour les forces armées, qui vise à renforcer la compréhension mutuelle et les échanges militaires », a indiqué Qian Lihua, directeur du Bureau des Affaires étrangères du ministère chinois de la Défense nationale.

Les militaires s’échangent « leurs pratiques standards », Xinhua – Le Quotidien du Peuple.

« Ces échanges entre la Chine et les pays d’Amérique latine sont tout à fait normaux entre les forces armées.

« Dans les échanges militaires avec l’Amérique latine, la Chine a toujours fermement adhéré au principe du bénéfice de la paix régionale et mondiale et de la stabilité, ne visant aucun tiers parti, sans jamais mettre en péril les intérêts des autres pays », a-t-il dit.
[…]
La Chine a déjà procédé à des échanges militaires avec 18 pays d’Amérique latine, a dit Qian.
« Les échanges militaires et la coopération sont une partie importante de la relation de la Chine avec l’Amérique latine, et ils jouent un rôle positif dans la promotion de son développement », a-t-il conclu.

Exercices navals russo-vénézuéliens

La Russie reprend pied en Amérique latine, Le Monde.

Qualifiée par la presse moscovite de « seconde découverte de l’Amérique », la tournée de M. Medvedev marque le retour de la Russie dans une région longtemps considérée comme « l’arrière-cour » des Etats-Unis, mais dont Washington s’est largement désintéressé depuis les attentats du 11 septembre 2001. Avide de faire contrepoids à l’influence américaine, Moscou entend reprendre pied dans la zone. « Et cette fois, nous revenons pour toujours », assure un porte-parole de la diplomatie russe, Alexeï Sazonov.
[…]
L’implantation de la Russie dans la région a trois dimensions : politique, économique et militaire. Point culminant de la tournée : Dmitri Medvedev assistera depuis le Venezuela aux premiers exercices navals conjoints en mer des Caraïbes.

La crise aidera les fabricants d’armes russes à s’implanter en Amérique latine, RIA Novosti.

La plupart des pays d’Amérique latine achètent traditionnellement des avions, des navires de guerre et d’autre armement aux Etats-Unis. Le Brésil préfère ces dernières années commander pour l’armée le matériel qu’il produit. Pourtant, l’armement russe pourrait dans les conditions de la crise rivaliser non sans succès avec des analogues américains, européens ou brésiliens. Les avions, les hélicoptères, les VTT, les systèmes de DCA et les armes d’infanterie russes coutent de 20-40% moins cher que leurs équivalents européens et américains, tandis que leur qualité est tout à fait comparable. De plus, le matériel russe est plus facile à maîtriser pour des équipages avec un niveau de formation limité et moins compliqué à réparer avec des moyens de fortune.

Medvedev à la conquête de l’Amérique latine, RIA Novosti.

En fait, l’odeur du pétrole et du gaz a accompagné la tournée du président russe. Le Brésil n’a pas fait exception. Cet Etat, qui fait partie du BRIC et qui est considéré comme un « continent à part », ne peut pas laisser indifférente la Russie, d’autant que Moscou est disposé à étendre les liens bilatéraux. Le déplacement de Medvedev au quartier général de la plus grande compagnie pétrolière publique du pays, Petrobras, sera l’un des plus importants événements de sa visite, de même que ses rencontres avec les dirigeants des entreprises publiques et privées spécialisées dans l’énergie, l’industrie minière, le secteur agroindustriel et la sphère bancaire. Gazprom inaugurera l’année prochaine sa représentation au Brésil. Moscou et Brasilia seraient prêts à élargir leur coopération dans le domaine spatial et pourraient construire conjointement un cosmodrome à proximité de l’équateur.

Le Venezuela, quant à lui, est « le premier parmi les égaux ». Moscou a établi une « coopération stratégique » avec Hugo Chavez. Les deux pays créent une banque commune avec un capital de 4 milliards de dollars pour financer la construction de raffineries de pétrole. La Russie est prête à aider le Venezuela à créer des centrales nucléaires, Rusal a annoncé la construction d’une usine d’aluminium, VAZ est prêt à y implanter des usines automobiles. Depuis 2005, Caracas a signé avec Moscou douze contrats sur les livraisons d’armes, allant des fusils d’assaut Kalachnikov, des chars T-90 et des voitures de transport blindées aux chasseurs Su et aux hélicoptères, pour un montant total de 4 milliards de dollars. A présent, il souhaite acheter des sous-marins et des navires russes. Dmitri Medvedev et Hugo Chavez « inaugurent », le 25 novembre, les premiers exercices navals russo-vénézuéliens de grande envergure qui « taquineront » les Etats-Unis jusqu’au 30 novembre.

Cuba devait absolument figurer sur la liste medvédévienne des pays à visiter. Les relations entre Moscou et La Havane semblent connaître un essor. Les négociations à Cuba devraient aboutir à une entente sur la prospection et la mise en valeur conjointes de gisements pétroliers dans la partie cubaine du golfe du Mexique. Un forage d’essai vient d’y être organisé.

Le voyage de Medvedev illustre bien l’évolution du processus de désidéologisation des relations entre la Russie et l’Amérique latine. Celles-ci étaient déjà marquées auparavant par un puissant élément national-pragmatique (les Russes ont, en effet, fait de la voiture soviétique Lada l’automobile la plus vendue au Chili à l’époque de Pinochet [2]). A présent, cet élément national-pragmatique se renforce. On peut à cet égard remercier George W. Bush.

Commentaires : Le Monde se révèle beaucoup plus pudique que les agences de presse chinoise ou russe à propos des questions stratégiques et militaires.


[1] Les termes diplomatiques « la coopération en matière de défense et de sécurité » signifient la vente d’armes.
[2] Que cette information vienne de la presse russe devrait faire réfléchir les staliniens français.

 

Forum de coopération économique Asie-Pacifique


Le ralliement à la déclaration du G-20 au menu des dirigeants de l’Apec, AFP – Yahoo! Actualités.

Le ralliement à la déclaration du G-20 devait dominer les discussions samedi du 16e sommet du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (Apec) que les dirigeants, dont l’Américain George W. Bush, le Russe Dmitri Medvedev et le Chinois Hu Jintao, mettront également à profit pour tenir des réunions bilatérales.

Le protectionnisme ne ferait qu’aggraver la crise, met en garde l’Apec, AFP – Yahoo! ActualitésXinhua.

Les mesures de protectionnisme ne feraient qu’accentuer la crise économique actuelle ont prévenu samedi les dirigeants du 16e sommet du Forum de coopération économique Asie pacifique (Apec), dans une déclaration commune, dans laquelle ils appuient « fermement » la déclaration de Washington.

APEC : vers la création d’une zone de libre-échange Asie-Pacifique, RIA Novosti.

Les pays membres de l’APEC se sont par ailleurs engagés à ne pas créer de nouvelles barrières commerciales.

« Il existe un risque que le ralentissement de la croissance mondiale puisse entraîner l’adoption de mesures protectionnistes qui ne pourraient qu’aggraver la situation économique actuelle. Dans cette optique, nous appuyons la déclaration de Washington, et nous nous abstiendrons dans les douze prochains mois de créer de nouvelles barrières pour l’investissement ou le commerce des biens et services, d’introduire de nouvelles restrictions sur les exportations ou de recourir à des mesures incompatibles avec les règles de l’OMC, notamment visant à stimuler les exportations », souligne la déclaration.

Bush rencontre son homologue chinois Jintao en marge du sommet de l’Apec à Lima, AFP – Yahoo! ActualitésAFP – Aujourd’hui la Chine.

Le président George W. Bush et son homologue chinois Hu Jintao ont discuté vendredi à Lima des mesures destinées à accélérer le processus de dénucléarisation de la Corée du nord, a annoncé la Maison Blanche.

Obama et la guerre économique


Le numéro 2 d’Al-Qaïda traite Obama d' »esclave noir » au service des Blancs, AFP – Yahoo! Actualités

L’enregistrement intitulé « le départ de Bush et l’arrivée d’Obama » qualifie le premier Noir à accéder à la présidence et d’autres Noirs occupant ou ayant occupé d’importantes fonctions aux États-Unis « d’esclaves noirs domestiques », qui vivaient dans la maison de leurs maîtres blancs.

« Ce que Malcolm X disait au sujet des esclaves employés de maison s’applique à vous et à des gens comme vous », a dit Zawahiri mentionnant l’ancien secrétaire d’État Colin Powell et son successeur Condoleezza Rice.

Commentaires :
1) Supposons que cette information, fournie par le centre américain de surveillance de sites islamistes (SITE Institute), soit authentique.
2) Libération titre cette dépêche AFP « Quand le numéro 2 d’Al-Qaeda insulte Obama » sans préciser la nature de l’insulte.
3) Espérons que Libération ou d’autres ne fassent pas du racisme à l’envers pour faire taire toute critique d’Obama.

Les spéculations sur la composition de la future administration d’Obama vont toujours bon train [1] alors que l’information la plus importante est justement l’absence de communication à ce sujet depuis la victoire d’Obama le 4 novembre. Les spéculations courent aussi sur la future politique étrangère de l’administration d’Obama [2] alors que le « changement » n’est pas attendu dans ce domaine.

En attendant, les marchés américains creusent leurs pertes à la suite à de nouvelles statistiques inquiétantes qui confirment la dégradation de l’économie (Le Journal des Finances) et la Chine devient le plus grand pays détenteur de dettes publiques des États-Unis (Le Quotidien du PeupleAFP – Yahoo! Actualités) et souhaite poursuivre le dialogue économique stratégique avec les États-Unis (Xinhua – Le Quotidien du Peuple).

On en sait un peu plus aujourd’hui sur les accords que Hu Jintao a signé avec Raúl Castro (AFP – Yahoo! Actualités) :

Dans le cadre des accords conclus entre les deux présidents, la Chine accorde un crédit de 70 millions de dollars pour la modernisation des hôpitaux de la capitale cubaine, un don de 10 M USD pour des projets socio-économiques, et accepte de restructurer la dette cubaine contractée dans les années 1990.

Commentaires : Un don exige un contre-don, mais ne connaissons pas les termes de l’échange sinon la volonté politique de contrer les États-Unis en « Amérique Latine, une zone que Washington considère comme sa chasse gardée » (AFP – Aujourd’hui la Chine).

Sur le G20, cet article de la presse russe est riche d’enseignements (RIA Novosti) :

Samedi dernier encore, Dmitri Medvedev savourait aux côtés des participants du sommet de Washington le triomphe sur les divergences et déclarait que la Russie était satisfaite des décisions adoptées lors du sommet. Cependant, le premier ministre russe a remis en question dès le lundi suivant un des principaux résultats du sommet : la parole de « gentleman » de renoncer au protectionnisme.
[…]
Medvedev a confirmé hier, en ouvrant une séance du Conseil d’État consacrée à la lutte anticrise à Ijevsk, que la Russie appliquerait les accords intervenus au sommet du G20. Il a toutefois évoqué au cours de la réunion les intérêts nationaux, un soutien à l’industrie automobile russe et une aide aux exportations, une tâche ardue « dans un contexte où les États appliqueront des mesures protectionnistes malgré toutes sortes d’engagements ».

Soit le président russe avait déjà cette idée en tête en signant les décisions du G20, soit il y a réfléchi après son retour en Russie. A Ijevsk, les problèmes de l’industrie automobile russe semblent plus proches que vus de Washington. Pourtant, rien n’est vraiment surprenant ni spécifiquement russe dans cette situation: la grande politique suppose un certain cynisme ainsi qu’un talent à retourner sa chemise et à faire son mea culpa. Des collègues plus expérimentés sont toujours là pour rattraper le coup.

Lire aussi : Après le Sommet du G20, Monde en Question.


[1] De puissants lobbyistes, une banquière ayant mis la clé sous la porte, des spéculateurs, des membres du complexe militaro-industriel… Elle est belle l’équipe de transition de Barack Obama !, Bakchich.
[2] Obama, les mollahs et le big bargain, affaires-strategiques.info.

 

Le capitalisme chinois (1)


Alors que tout le monde évoque le dynamisme de l’économie chinoise, sur le mode de l’extase [1] ou de la peur teintée de racisme [2], il est bon de rappeler que le développement de la Chine se fait grâce à l’exploitation des travailleurs chinois. Ainsi, la Guangdong Real Faith Enterprises Group Co. a « réduit les coûts de production » en supprimant les heures supplémentaires et a « modernisé sa structure industrielle » en fermant une partie de ses usines dans les secteurs du meuble et de la chaussure [3].

La Chine est très présente en Afrique et en Amérique latine où elle défend ses intérêts en multipliant les accords d’investissements et d’exploitation, l’aide économique et l’investissement direct. Après le Sommet du G20 à Washington, Hu Jintao a entamé une tournée latino-américaine. Il est aujourd’hui à La Havane «pour renforcer les liens avec un pays « frère »».

La Chine ne pratique pas pour autant un néo-colonialisme. «La Chine, sur le plan politique, s’en tient toujours à la politique de non-ingérence dans les affaires intérieures et souligne, dans le domaine économique, à la coopération d’entraide mutuelle et au « gagnant-gagnant ».» C’est plus vrai pour avec les pays d’Amérique latine qu’avec ceux d’Afrique [4] Cette réserve faite, il ne faut pas espérer que la Chine se comporte différemment qu’une grande puissance. Sa référence langagière au socialisme est une arme idéologique pour faire taire une opposition de gauche, mais ne change rien sur le fond.

18/11/2008
Serge LEFORT


[1] Certains staliniens, qui n’ont rien appris de l’histoire, croient naïvement que « la Chine est plus communiste que les communistes français« . Le même site fait l’éloge constant de la dictature de Fidel Castro.
Sur le régime castriste :
• 35 ans après la victoire de la révolution castriste – Cuba de nouveau seule face à l’impérialisme, Lutte de Classe n°10.
• Jorge Edwards, Memoria Chilena.
• La dérive populiste, Monde en Question.
[2] Du « péril jaune » à « l’invasion des produits chinois », Monde en Question.
[3] Crise financière : les nouvelles stratégies des entreprises privées chinoises, Xinhua – Le Quotidien du Peuple.
Sur la Chine :
• La Chine et l’économie de marché : un grand bond en avant ou un grand pas en arrière ?, Lutte de Classe n°12.
• La Chine : quel développement ?, Lutte de Classe n°87.
• Géopolitique et géostratégie d’une puissance mondiale qui se dévoile : la Chine du début du XXIème siècle, Quindi.
[4] Qui pratique le « néocolonialisme » en Afrique ?, ChinAfrique.
L’Afrique est une rubrique à part du site de l’Agence de Presse Xinhua et un dossier spécial est consacré à la visite de Wu Bangguo en Afrique, Xinhua.

 

L’enjeu du Sommet du G20 (4) suite


Le Sommet du G20 fut un succès parce qu’il s’est contenté de préconisations (Le texte complet est publié par The New York Times). L’une d’entre elles est plus importante qu’il n’y paraît :

A moyen terme, mieux refléter l’évolution des poids des économies dans le FMI et la Banque mondiale.
NouvelObs

Les chefs d’Etat et de gouvernement du G20 ont convenu samedi d’accroître la représentation des pays en développement au sein du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, selon le communiqué publié à l’issue de leur premier sommet, à Washington.
Romandie News

Mais cette participation a un prix :
• La Chine devrait prêter plus d’argent au FMI (on parle de 100 milliards de dollars) pour occuper une place plus importante.
• Plus de 150 pays, dont la plupart des pays d’Amérique latine, des Caraïbes, d’Afrique, d’Asie et d’Océanie, n’auront pas le droit d’émettre leurs vues sur l’ordre financier international.
• Le FMI et la Banque mondiale feront encore payer aux plus pauvres les pertes des plus riches (Le Grand Soir).

La Chine n’est pas pressée d’affirmer sa puissance, en pillant l’Afrique et l’Amérique latine, car le temps joue en sa faveur. Pendant que Nicolas Sarkozy attire l’attention des médias, Hu Jintao « renforce la coordination face à la crise financière » avec le Brésil et la Russie.

La retour à la réalité risque d’être brutal :

Première réaction des marchés, les places du Golfe seules ouvertes le dimanche, ont chuté déprimées par les mauvaises perspectives économiques, Dubaï perdant notamment 4,5%.
AFP – Yahoo! Actualités

Wall Street aura du mal à éviter d’être dans le rouge la semaine prochaine, résultats de sociétés et indicateurs économiques risquant d’attester d’un ralentissement conjoncturel prolongé.
Reuters – Yahoo! Actualités