Chine en Question

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Archives de Tag: Histoire chinoise

L’Empire des larmes


 

T1 La guerre de l’opium
Pékin, 1847. La Chine, cet empire sublime et mystérieux, est en train de mourir.

Pour l’asservir, Français et Anglais déversent sur elle un poison funeste, l’opium, par cargaisons entières. Et tout en affamant son peuple, ils pillent ses merveilles ancestrales.

Un enfant, un fils caché de l’empereur Daoguang, peut changer le destin de l’empire. Il s’appelle La Pierre de Lune, et il est menacé de mort, poursuivi par le clan des très puissants eunuques. A travers toute la Chine, une traque impitoyable commence, où l’on rencontrera une danseuse contorsionniste, un chambellan corrompu, une jeune Londonienne, un prince Tang rebelle…

T2 Le sac du Palais d’Été
Dans les jardins, les cours et les pavillons de la Cité Interdite une rumeur court : la « Sibérienne » est revenue ! Et l’empereur Daoguang est retombé dans les filets de cette sublime étrangère, exactement comme il y a dix-huit ans…

Car la Sibérienne est venue récupérer son fils, né de sa liaison avec l’empereur, qu’on lui a arraché à sa naissance.

Cet enfant, c’est La Pierre de Lune et, parfaitement ignorant de son illustre origine et de la traque organisée pour le retrouver, il cherche désespérément Laura Clearstone, la jeune Anglaise dont il est fou amoureux.

S’il savait qu’elle a dû s’embaucher dans une fumerie, où elle sert des boulettes d’opium à tous les notables de Canton…

La Pierre de Lune, Laura, Jasmin Ethéré, le prince Tang, Irina la Sibérienne, John Bowles, Hong le Rebelle… ici va nous être révélée leur merveilleuse histoire.

Trouveront-ils tous leur place et leur âme sœur, dans ce pays assiégé par les Anglais et les Français, malgré la fureur qui s’annonce et conduira inexorablement au saccage du magnifique palais d’Eté, joyau de la Chine impériale ?

José FRÈCHES, L’Empire des larmes (2 volumes), XO Editions, 2006 [Texte en ligne].

Lire aussi :
JC MARTIN, L’Angleterre : commerce et guerre de l’opium en Chine – 1830-1842, Reflets de Chine (1/2)Reflets de Chine (2/2).
Michel TIBON-CORNILLOT, Les guerres de l’opium ou l’écrasement de la Chine, Dedefensa.
Michel TIBON-CORNILLOT, La Chine en enfer : pillages et génocides blancs, Dedefensa.
Dossier documentaire Chine – Histoire, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

Filmographie Révolution culturelle (1966-1969)


 

Cycle Révolution culturelle 1966-1969, Ciné Monde.

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Les origines de la Chine


 

À l’époque de Confucius, la civilisation chinoise a déjà un long passé. On trouve, certes, de nombreuses informations sur ces époques lointaines dans les textes antiques et les contes populaires. Serrer au plus près les récits mythologiques et les textes des historiographes, démêler le vrai du faux, distinguer la réalité de la légende, tels sont les fils conducteurs de ce livre. Car, contrairement à l’opinion la plus répandue, beaucoup de faits historiques se cachent dans les replis de la foisonnante mythologie chinoise. Les ouvrages consacrés aux origines de la Chine font généralement débuter l’histoire de ce pays à la dynastie des Xia, apparue à la fin du IIIe millénaire avant notre ère. Mais en réalité, les Xia sont les héritiers de la préhistoire, le néolithique, en particulier, qui a vu naître des sciences et des techniques déterminantes. L’astronomie, la préécriture, la divination, le travail du jade, la métallurgie, etc. se développeront sous les Xia, et s’épanouiront sous la dynastie suivante, celle des Shang. C’est alors qu’apparaîtront au grand jour ces piliers de la civilisation chinoise antique que sont le bronze et l’écriture, inventions ô combien importantes, qui sont analysées dans un chapitre spécifique consacré aux premiers pas de la science chinoise.

Origines de la Chine est un exercice de synthèse. En effet, en dehors du thème principal, à savoir les premiers temps de la civilisation chinoise examinés du double point de vue de l’archéologie et des légendes, on y abordera un certain nombre de sujets en rapport avec les premiers pas de cette civilisation. En vérité, je n’aurais pu m’en dispenser même si je l’avais voulu. Car comment parler des débuts de la Chine sans revenir sur des énigmes telles le fameux disque bi ou certaines connaissances techniques et scientifiques ? Mais nonobstant cette fonction synthétique, ce document n’a certainement pas pour ambition d’être exhaustif, et sa nature relève plutôt de l’essai. D’ailleurs, dans certains cas, des sujets ayant fait l’objet dans le passé de longs articles, ne sont ici évoqués qu’en tant qu’éléments de démonstration. Je ne peux donc que convier le lecteur à lire ou à relire des articles consacrés à la Chine. Par ailleurs, il faut être lucide : à partir du moment où l’on admet que la subjectivité n’est jamais absente d’un travail à caractère scientifique, et ce en dépit des efforts de son auteur pour tendre à l’impartialité, on doit considérer que, quel qu’en soit le sujet, les synthèses peuvent prendre une coloration différente de celle des textes de départ. C’est certainement vrai aussi pour le présent document, chacun goûtant les saveurs de la Chine à sa façon. Comme pourrait le dire quelque vieux sage entre deux gorgées de thé, « le riz du soir n’a pas le même goût dans la bouche d’un lettré de Beijing ou dans celle d’un paysan de Yangshuo ».

Jacques GOSSART, Les origines de la Chine, Oxus, 2014 [Texte en ligne].

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Essais sur la Chine


 

Durant un quart de siècle, en cinq ouvrages successifs – histoire, témoignages, réflexions -, Simon Leys a proposé une interprétation de la Chine contemporaine qui n’a pas eu le don d’amuser les belles âmes ni les gens futés (politiciens, hommes d’affaires et sinologues dans le vent). On a pourtant jugé bon de rassembler ici ces irritants écrits, pensant qu’ils pourraient aider l’honnête homme et le lecteur de bonne foi à se poser les vraies questions : quelle sera l’issue de la longue et cruelle guerre que Mao et ses héritiers mènent depuis cinquante ans contre leur peuple ?

Simon Leys, nom de plume de Pierre Ryckmans, est un écrivain, essayiste, critique littéraire, traducteur, sinologue, professeur d’université de nationalité belge et de confession catholique, de langue française et anglaise, né le 28 septembre 1935 à Bruxelles et mort le 11 août 2014 à Sydney. Son oeuvre porte notamment sur la culture et l’art traditionnels en Chine, la littérature (notamment des auteurs catholiques) et la mer.

En 1971, sous le pseudonyme de Simon Leys, il publie aux éditions Champ libre Les habits neufs du président Mao, un ouvrage polémique sur la Révolution culturelle chinoise, le régime maoïste et les attitudes à leur égard de divers intellectuels occidentaux. Selon le philosophe Jean-Claude Michéa, son choix de démystifier la « Grande Révolution Culturelle Prolétarienne » a pour origine, alors qu’il vivait à Hong-Kong en 1967, la découverte, sur le pas de sa porte, d’un journaliste chinois agonisant après avoir été torturé par des maoïstes.

Simon LEYS, Essais sur la Chine, Bouquins Laffont, 1999 [Texte en ligne].
Réunion de 5 ouvrages parus précédemment : Les habits neufs du président Mao ; Ombres chinoises ; Images brisées ; La forêt en feu ; L’humeur, l’honneur, l’horreur.

Lire aussi :
Simon LEYS, Wikipedia.
Cycle Révolution culturelle 1966-1969, Ciné Monde.
Dossier documentaire Chine – Politique, Monde en Question.
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Histoire sociale et intellectuelle de la Chine


 

C’est avant tout en historien, préoccupé par les données concrètes de l’évolution de la société chinoise, que je compte aborder l’histoire des idées, des conceptions et des courants intellectuels en Chine. Le temps n’est plus où l’on se représentait l’histoire de la Chine comme une longue suite uniforme de périodes pratiquement interchangeables. L’histoire de la Chine a un sens, au même titre que la nôtre. Elle a été marquée par des ruptures et elle a connu des époques d’évolution très rapide. Pour qui admet que les hommes sont le produit de leur société et de leur histoire, les XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles chinois constituent une période de recherches privilégiée. Les bouleversements et les transformations sociales, économiques et politiques qui se sont produits au cours de ces trois siècles, la richesse et la diversité de la vie intellectuelle, l’évolution des idées, le grand nombre des esprits indépendants et des personnalités remarquables en font l’intérêt exceptionnel.

Jacques GERNET, Histoire sociale et intellectuelle de la Chine – Leçon inaugurale prononcée le jeudi 4 décembre 1975, Collège de France.

Lire aussi :
Jacques GERNET, Collège de France.
Dossier documentaire Jacques GERNET, Monde en Question.
Dossier documentaire Chine, Monde en Question.
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鄭和 ZHENG He


 

La Chine a été la plus grande puissance maritime du XIe au XVe siècle. Les expéditions maritimes organisées sous les Ming, de 1405 à 1433, à des fins diplomatiques, culturelles et commerciales furent possibles grâce au perfectionnement des techniques chinoises mises au point depuis le XIe siècle.

Zheng He, amiral de la flotte impérial, a organisé sept expéditions jusqu’à la côte orientale de l’Afrique. Le nombre de jonques (plus de cent), leur taille (plus de cent mètres), leur technique de construction et de navigation (caissons étanches et boussole), le nombre d’hommes embarqués (plus de trente mille) et le nombre de kilomètres parcourus (plus de soixante mille) donnent un aperçu de cet exploit.

Deux documentaires donnent un aperçu de cette histoire, longtemps méconnue en Europe, et un livre excellent, Le dragon de lumière – Les grandes expéditions des Ming au début du XVe siècle (voir bibliographie), la retrace minutieusement en la contextualisant.

CHEN Qian, L’armada oubliée de la Chine impériale, Dailymotion 1 Dailymotion 2 Dailymotion 3, 2006.
Ce documentaire donne un aperçu assez fidèle des expéditions maritimes réalisées par Zheng He, des techniques mises en œuvres et des objectifs poursuivis. Il rappelle aussi, comme de nombreux articles publiés à l’occasion du 600e anniversaire, que « à l’époque de Zheng He, la Chine était la première puissance du monde sur le plan économique, scientifique, culturel et militaire. Pourtant, les Chinois n’ont pas profité de leur supériorité pour conquérir d’autres pays, pour les réduire à l’état de colonie » comme le feront les Européens presque soixante ans plus tard.

David WALLACE, 1421: The Year China Discovered America traduit par 1421, La Chine à la découverte du monde, YouTube 1YouTube 2, non daté.
Ce documentaire illustre la théorie de Gavin Menzies qui prétend que Zheng He aurait découvert l’Amérique. Gavin Menzies n’apporte aucune preuve, mais il accumule hypothèses sur hypothèses pour se convaincre de la justesse de l’hypothèse de départ. Il a sombré, en 2011, dans le délire de la révélation du mystère de l’Atlantide.

12/03/2013
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Articles :
• 30/01/2003, 1421: The Year China Discovered the World by Gavin Menzies, Asian Review.
• 02/06/2005, Un voilier sur une route historique, Renmin Ribao.
• 14/06/2005, Admiral Zheng He (1371-1433) , China Internet Information Center.
• 23/06/2005, Chronologie des voyages maritimes de Zheng He, Renmin Ribao.
• 23/06/2005, Voyages de Zheng He dans « l’ouest de l’océan » : promouvoir un commerce équitable, Renmin Ribao.
• 23/06/2005, Influence des voyages maritimes de Zheng He sur l’île de Bali en Indonésie, Renmin Ribao.
• 27/06/2005, « Repas de navigation de Zheng He » est présenté à NanjingRenmin Ribao.
• 28/06/2005, Chine: cérémonie du lancement de l’album de peintures « Epopée de Zheng He », Renmin Ribao.
• 29/06/2005, Publication d’un timbre commémoratif concernant Zheng He, Renmin Ribao.
• 29/06/2005, Macao : commémoration du 600e anniversaire des exploits de Zheng He, Renmin Ribao.
• 05/07/2005, Beijing : exposition sur les voyages maritimes de Zheng He, Renmin Ribao.
• 07/07/2005, Des membres de l’équipage de Zheng He ont-ils des descendants en Afrique ?, Renmin Ribao.
• 11/07/2005, Inauguration d’une exposition honorant un célèbre navigueur chinois à Shanghai, Renmin Ribao.
• 13/07/2005, Les  »périples de Zheng He » contre la  »version sur la menace de la Chine », Renmin Ribao.
• 26/07/2005, Le 22ème Congrès international de l’histoire de la science a lieu à Beijing, Renmin Ribao.
• 28/07/2005, Beijing commémore le 600ème anniversaire des expéditions maritimes de Zheng He, China Internet Information Center.
• 02/08/2005, Zheng He, navigateur musulman chinois du XVe siècle, Renmin Ribao.
• 04/08/2005, L’apport de Zheng He à Semarang, Renmin Ribao.
• 18/08/2005, « La réponse de Matteo Ricci » : titre d’un discours prononcé par Yu Qiuyu au Symposium sur les civilisations mondiales, Renmin Ribao.
• 07/11/2005, Le monde a besoin de la culture chinoise, Renmin Ribao.
• 26/12/2005, Coopération Chine-Kenya à la recherche des traces du navigateur chinois Zheng He, Renmin Ribao.
• 09/01/2006, La coopération sino-kenyane à la recherche du navigateur Zheng He, Renmin Ribao.
• 28/03/2006, Publication du palmarès des dix navires chinois les plus célèbres, Renmin Ribao.
• 13/08/2010, Archéologie : à la recherche des traces laissées par la flotte de Zheng He, Renmin Ribao.
• 15/07/2011, Pourquoi la Chine a besoin de porte-avions, Renmin Ribao.
• 01/11/2007, Zheng He, le Chinois qui a découvert l’Amérique… peut-être, Rue89.
• 16/07/2012, Une réplique du navire de Zheng He pour naviguer en 2014, Renmin Ribao.
• 24/08/2012, À la recherche de la ville de Kenya visitée par l’explorateur chinois Zheng He, Renmin Ribao.
• 01/02/2012, Le Sri Lanka célèbre le grand navigateur chinois Zheng He, Renmin Ribao.
• 07/02/2013, Jia Qinglin visite la ville historique de Malacca en Malaisie, Renmin Ribao.

Dossiers :
• Zheng He Biography, Asian History.
• Gavin Menzies, Site de l’auteur.
• The myth of Menzies’ « 1421 », 1421 Exposed.

Livres :
• Nicolò de CONTI, Le voyage aux Indes, Chandeigne, 2004 [BooksGoogle]. Évoque Zheng He p.30.
• Jacques GERNET, Le monde chinois, Armand Colin, 1972 réédition 1980 à 1999. Évoque Zheng He p.346 à 351 (édition 1990).
• Maurice GIPOULOUX, La Méditerranée asiatique – XVIe-XXIe siècles, CNRS, 2009. Évoque Zheng He p.11, 18, 77, 90, 91, 105 et 435.
Dominique LELIÈVRE, Le dragon de lumière – Les grandes expéditions des Ming au début du XVe siècle, France-Empire, 1996.
Début XVème siècle, l’avenir se joue sur mer. Le Portugal se lance dans l’aventure exploratrice quand, à l’autre bout du monde, une Chine revigorée entreprend les plus imposantes expéditions maritimes jamais réalisées jusqu’alors. Ses flottes majestueuses sillonnent, sans discontinuer, les mers d’Orient. Elles atteignent l’Inde religieuse, l’Arabie parfumée et l’Afrique exotique.
Soixante plus tard la roue a tourné, les cartes sont redistribuées. L’Europe a rattrapé son retard et commence à coloniser le monde pour s’enrichir davantage…
• Dominique LELIÈVRE, Voyageurs chinois à la découverte du monde de l’Antiquité au XIXe siècle, Olizane, 2004 [BooksGoogle].
Sont contés dans ce livre les plus étonnants des périples chinois. Ces voyages sont autant de péripéties et d’aventures. C’est Zhang Qian, prisonnier dix ans, qui, au IIe siécle av. J.-C., finit par atteindre l’Afghanistan ou le moine bouddhiste, Faxian, qui part en Inde à soixante ans, affrontant les montagnes et les déserts d’Asie centrale avant de rentrer par les mers du sud, risquant deux fois le naufrage. Son coreligionnaire, Xuanzang, parti en catimini, sera reçu comme une sommité par les maharaja indiens.
Au XIIIe, le taoïste Changchun traverse l’Asie à l’appel de Gengis Khan avant que Rabban Sauma, moine nestorien originaire de Pékin, ne rencontre à Paris le roi de France. Quant à Wang Dayuan, son passage en Méditerranée en fait l’égal d’un Marco Polo. Sous les Ming, de 1405 à 1433, d’impressionnantes jonques paradent le long des côtes d’Inde et d’Afrique, poussant jusqu’à la Mecque, pendant que Chen Cheng est dépêché à Hérat, auprès du fils de Tamerlan.
Avec les jésuites, arrivent en Europe de jeunes convertis. Leur aventure est surprenante. Arcade Hoang, qui a conversé avec Montesquieu, prend femme en France. Jean Hou n’est rapatrié qu’après les affres d’un séjour à l’hospice. Enfin, au XIX point d’orgue de la rencontre entre les deux Extrêmes, les coutumes et techniques occidentales laissent perplexes bien des visiteurs de l’Empire du Milieu.
LI Qingxin, Maritime Silk Road, China Intercontinental Press, 2006 [BooksGoogle].
• Gavin MENZIES, 1421, l’année où la Chine a découvert l’Amérique, Intervalles, 2007 traduit de 1421: The Year China Discovered the World, Bantam Books, 2002 réédition 1421: The Year China Discovered America, HarperCollins Publishers, 2003 [AmazonHarperCollins Publishers].
Leo SURYADINATA (sous la direction de), Admiral Zheng He & Southeast Asia, Institute of Southeast Asian Studies, 2005 [BooksGoogle].
The Information Office of the Peoples’s Government of Fujian Province, Zheng He’s Voyages Down the Western Seas, China Intercontinental Press, 2005 [BooksGoogle].
Très riche iconographie.

Lire aussi :
Revue de presse Chine 2013, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.
Dossier documentaire Récits de voyages, Monde en Question.

甄 嬛 传 – La légende de Zhen Huan


La popularité de la série de 76 épisodes, « La légende of Zhen Huan » (甄 嬛 传), s’est étendue à dans toute la partie continentale de la Chine au cours des derniers mois, à un tel point que « des villes entières s’installent devant les téléviseurs aux heures de diffusion », rapporte Sina.com.

La série est adaptée du roman éponyme de Liu Lianzi qui raconte l’histoire des concubines de l’Empereur Yongzheng dans le palais impérial sous la dynastie des Qing (1644-1911).

Zhen Huan, une pure et innocente jeune fille de 17 ans, rejoint le harem de l’Empereur. Mais après son entrée au palais, elle se retrouve prise dans de violentes luttes internes entre l’impératrice et les concubines. Réalisant que le palais est en fait un lieu cruel et dur, Zhen doit apprendre à survivre par ses propres moyens, en utilisant parfois des méthodes peu scrupuleuses.

Par son intelligence et ses talents, Zhen se bat et gagne l’affection de l’Empereur pour alors devenir la plus puissante concubine du palais impérial et atteindre une gloire et une richesse sans précédents. Cependant, elle devient aussi une femme qui ne peut compter que sur quelques vrais amis, même après s’être débarrasser de tous ses ennemis.

Réalisée par Zheng Xiaolong et avec Sun Li et Chen Jianbin dans les rôles principaux, « La légende of Zhen Huan » est considérée comme l’une des meilleures séries historiques des dernières années dans la partie continentale de la Chine. A travers cette passionnante histoire, le public peut également découvrir la poésie chinoise ancienne, les garde-robes et l’étiquette en vigueur à la Cour, et la phytothérapie.

Renmin Ribao

ZHENG Xialong, La légende de Zhen Huan, 2011, Voir VOSTEN.

Lire aussi :
• Légende de Zhen Huan, , ou une histoire chinoise qui s’exporte bien…, Renmin Ribao.
Revue de presse Cinéma 2013, Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.
Dossier documentaire Cinéma, Monde en Question.
Revue de presse Chine 2013, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.
Dossier documentaire Chine, Monde en Question.

12 + 1 livres sur la Chine


Il règne dans le milieu universitaire le même racisme colonial que dans les médias dominants. Cela tient aux origines des études sur les Indes (Indes occidentales ou Amérique et Indes orientales ou Asie) et sur l’Afrique qui visaient à apporter « les bienfaits de la civilisation » occidentale à des sociétés jugées primitives. Ce que dit Laurence Roulleau-Berger de la sociologie est applicable aux autres sciences humaines.

Des formes de colonialisme scientifique ont marqué le développement de la pensée sociologique. Comme l’a écrit Edward Saïd, « l’orientalisme est un style occidental de la domination, de restructuration et d’autorité sur l’Orient… L’Orientalisme est – et non seulement représente – une dimension considérable de la culture politique et intellectuelle moderne et, comme tel, il a moins de rapports avec l’Orient qu’avec notre monde ». [1]

Si la traduction d’œuvres littéraires chinoises est aujourd’hui relativement abondante, celle d’ouvrages dans les domaines de la philosophie, des sciences sociales (sociologie, économie, politique, etc.), des sciences pures (mathématiques, astronomie, physique, etc.) et de l’histoire est quasi inexistante. Il suffit de consulter les catalogues des éditions en langues étrangères de Pékin, de la librairie Le Phénix, des éditions You Feng et des éditions Picquier pour s’en rendre compte.
En France particulièrement, le discours scientifique sur la Chine est réservé aux universitaires occidentaux qui donnent la parole à quelques Chinois… formés en Europe ou aux États-Unis.

Pensée chinoise
Les traductions disponibles sont principalement celles des penseurs taoïstes. Les études de la pensée chinoise iuxta propria principia [suivant son propre principe] sont peu nombreuses.
Je déconseille Claude WEILL qui présente une pensée asiatique construite en France.
Je recommande L’intelligence de la Chine – Le social et le mental de Jacques GERNET et Procès ou Création – Une introduction à la pensée des lettrés chinois et Pensée d’un dehors (la Chine) de François JULLIEN.

Sciences sociales
Les rares traductions disponibles sont celles de L’art de la guerre de SUN Tzu et les œuvres choisies de JIANG Zemin qui remplacent celles de MAO Zedong, conspué en France par ses anciens idolâtres.
Je déconseille Jean-Louis ROCCA qui fait croire que la sociologie de la Chine construite en France serait la sociologie chinoise.
Je recommande La nouvelle sociologie chinoise sous la direction de Laurence ROULLEAU-BERGER et YUHUA Guo, PEILIN Li, SHIDING Liu, L’économie chinoise – Une perspective historique de Angus MADDISON et La Chine et la démocratie sous la direction de Mireille DELMAS-MARTY et Pierre-Étienne WILL.

Sciences
Les traductions inexistantes dans ce domaine pourtant aussi important que la philosophie – terme grec qui ne correspond pas du tout au procès de la pensée chinoise.
Je recommande les travaux de Joseph NEEDHAM résumés dans La science chinoise et l’Occident à compléter par le très bel ouvrage Le génie de la Chine – 3 000 ans de découvertes et d’inventions de Robert TEMPLE et La comète de Halley – Une révolution scientifique de Paolo MAFFEI qui contient beaucoup d’informations sur l’astronomie chinoise.

Histoire
Les traductions sont quasi inexistantes dans ce domaine. Il serait pourtant particulièrement intéressant de connaître comment s’écrit l’histoire chinoise en Chine notamment à travers l’étude des livres scolaires à différentes périodes. Dans l’ouvrage Comment on raconte l’histoire aux enfants à travers le monde entier, Marc Ferro ne consacre que 14 pages à la Chine. L’essentiel de sa documentation repose sur des études américaines. Il cite seulement trois manuels du maître en chinois publiés respectivement par le Centre d’éducation de Shanghai (1958-1959), par le Centre d’enseignement populaire de Pékin (1959) et le Centre Nationale d’Éducation de Taïwan (1972), mais aucun ouvrage scolaire.
Je déconseille John King FAIRBANK qui, en tant que ancien fonctionnaire des services de renseignement, veut nous convaincre que l’Occident en général et les États-Unis en particulier seraient la lumière du monde.
Je recommande Le monde chinois de Jacques GERNET, La République populaire de Chine de 1949 à nos jours de Marie-Claire BERGÈRE et Le sac du Palais d’Eté – Seconde Guerre de l’Opium de Bernard BRIZAY.

Chine/Occident
La publication française d’ouvrages sur la Chine est peu importante en comparaison des publications anglo-américaines et reste cantonnée aux domaines de l’économie et de la politique. La majorité de ces livres ne correspondent pas, ou de très loin, à une réalité chinoise mais sont la construction d’une « Chine imaginaire » qui reflète les préjugés occidentaux à l’encontre d’une ex-colonie qui est en train de reprendre la place qu’elle occupait dans le monde avant que les puissances coloniales n’aient tenté de la ramener très loin en arrière grâce au trafic de la drogue.

Une bonne méthode de tri est de repérer l’usage du terme l’Empire du Milieu pour désigner la Chine. L’auteur, qui utilise cette expression, est au mieux d’une ignorance crasse et au pire un propagandiste anti-chinois. Beaucoup relèvent des deux catégories.

08/01/2013
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Références bibliographiques :
Pensée chinoise
Jacques GERNET, L’intelligence de la Chine – Le social et le mental, Gallimard, 1994.
Même s’il existe des constantes qui tiennent aux caractères fondamentaux et les plus durables de chaque civilisation, la thèse de l’immobilisme chinois est trop absurde pour qu’on s’attache à la réfuter. Nous ne connaissons bien que ce qui nous touche de près : notre univers d’Occident. La civilisation chinoise inviterait sans doute à d’autres conceptions du religieux, de l’économique, du social et du politique. Mais elle souffre d’un redoutable handicap : à peu près ignorée même dans ces aspects les plus élémentaires, elle présente à ceux qui l’abordent les plus redoutables obstacles en raison de ses singularités, des difficultés de sa langue écrite, de sa richesse, de son évolution et des ruptures qu’elle a connues au cours de trois millénaires et demi. Aucune étude n’invite autant à la modestie.
L’auteur réuni ici des textes parus entre 1955 et 1992. Ils touchent à des aspects divers et à divers moments de cette longue histoire. Leur intérêt n’est pas simplement celui de la connaissance d’un univers exotique : dans la mesure même où diffèrent toutes nos références et l’histoire dont nous sommes les héritiers, ils nous concernent directement. En témoignent, en particulier, l’influence des plus anciens rituels religieux de l’écriture dans la formation de l’imposante tradition historiographique de la Chine ; le rôle déterminant de la révolution étatique, fondatrice d’un pouvoir non plus centré sur la ville et morcelé comme jadis en Occident, mais territorial et unifié ; l’importance attachée au milieu et aux premières impressions de vie ; les transformations contemporaines de la reproduction courante du livre au XIXe siècle ; l’intérêt porté au changement et aux oppositions non exclusives, et l’absence de toute idée de réalités immuables.
François JULLIEN, Procès ou Création – Une introduction à la pensée des lettrés chinois, Seuil, 1989 réédition Points Seuil, 1996.
Que toute réalité soit conçue comme processus en cours, relevant d’un rapport d’interaction ; que tout réel ne soit donc jamais analysable comme entité individuelle mais comme relation ; qu’il y ait, par conséquent, à l’origine de tout phénomène non pas une mais toujours deux instances fonctionnant corrélativement, c’est là une représentation de base de la culture chinoise.
François JULLIEN et Thierry MARCHAISSE, Pensée d’un dehors (la Chine) – Entretiens d’Extrême-Occident, Seuil, 2000.
Entreprenant ici un premier bilan de son travail, et l’ouvrant ainsi aux non-spécialistes, François Jullien nous promène à travers le foisonnement des interrogations que fait lever la Chine face à l’Europe et nous confronte à l’expérience que, loin de nous, durant des millénaires, elle a accumulée.
En choisissant de dialoguer avec un philosophe, il entend proposer une introduction vivante, parce que questionnante, et sans facilités, à ce que nous entrevoyons trop vaguement comme la « Sagesse de l’Orient » et, chemin faisant, dégager de nouvelles intelligibilités.
Serge LEFORT, La pensée asiatique construite en France [par Claude WEILL], Chine en Question.

Sciences sociales
Mireille DELMAS-MARTY et Pierre-Étienne WILL (sous la direction de), La Chine et la démocratie, Fayard, 2007.
Enraciné dans l’histoire de l’Empire et du premier XXe siècle, appuyé sur des recherches pour la plupart inédites, l’inventaire porte sur les institutions publiques et « civiles », les mentalités et les pratiques, les débats d’idées et les expériences. Il montre que la vision des réformateurs de la Chine républicaine, bien qu’influencée par l’Occident, était nourrie d’une tradition juridique chinoise forte, et même « moderne » à certains égards.
Mais le retour actuel au droit, tel que l’analysent les dernières parties, ne suffit pas à garantir l’ouverture politique. Faut-il y voir une sorte de compensation illusoire, ou bien le détour par lequel pourrait émerger une nouvelle forme de citoyenneté ?
Angus MADDISON, L’économie chinoise – Une perspective historique, OCDE, 1998 et 2007 [Télécharger].
L’étude réévalue la portée et le sens du renouveau de la Chine depuis une cinquantaine d’années, en se servant de techniques quantitatives couramment utilisées dans les pays de l’OCDE. À partir d’une approche comparative, l’auteur explique pour quelles raisons le rôle de la Chine dans l’économie mondiale a fluctué aussi fortement au cours du dernier millénaire. Il conclut que la Chine devrait retrouver en 2015 la place de première économie mondiale qui lui revient naturellement et qu’elle a occupé jusqu’en 1890.
Laurence ROULLEAU-BERGER et YUHUA Guo, PEILIN Li, SHIDING Liu (sous la direction de), La nouvelle sociologie chinoise, CNRS, 2008.
Ce livre est le premier sur la sociologie chinoise en français. Privée d’existence pendant trente ans, la sociologie chinoise a été refondée en 1979. Ce tournant dans l’histoire internationale de la pensée, ainsi que l’intégration des théories occidentales, la restructuration de la discipline, et la multiplication des enquêtes qualitatives comme quantitatives qui ont été accomplies depuis, ne demeurent que trop méconnues.
Ce livre donne la parole à des sociologues chinois, témoins éminents de ce renouveau. L’État, la ville, le marché : en nous faisant entrer dans ces différents mondes sociaux de la Chine qui constituent aussi des thèmes majeurs de leurs recherches, c’est la réalité même de la transition qu’ils nous font saisir.
Ainsi voit-on s’affirmer, au cours de ces études souvent étonnantes, toujours passionnantes, une dynamique intellectuelle, originale, créative et vigoureuse au sein d’une société en grande transformation, appelée à marquer la sociologie contemporaine et à rénover notre vision tant de la Chine que du monde.
Serge LEFORT, La sociologie chinoise… construite en France, [par Jean-Louis ROCCA] Chine en Question.

Sciences
Paolo MAFFEI, La comète de Halley – Une révolution scientifique, Fayard, 1985
Contient beaucoup d’informations sur l’astronomie chinoise : un chapitre sur les observations chinoises, un catalogue des sources chinoises, une carte du ciel chinois et un long chapitre sur l’histoire de la comète de Halley établie grâce à l’astronomie chinoise.
Joseph NEEDHAM, La science chinoise et l’Occident, Seuil, 1977.
Biologie, astronomie, médecine, histoire : la science chinoise a connu très tôt un développement considérable, dont Joseph Needham dresse ici l’inventaire. S’y ajoute une masse de découvertes techniques (boussole magnétique, harnais adapté au cheval, étrier à pied, poudre à canon, etc.) qui, transmises à l’Europe, y ont produit un véritable bouleversement. Pourquoi cette tradition scientifique chinoise a-t-elle été si longtemps ignorée en Occident ? Pourquoi n’a-t-elle pas abouti au développement d’un civilisation plus technologique ? Autant de questions essentielles qui impliquent un radical changement de perspective.
Robert TEMPLE, Le génie de la Chine – 3 000 ans de découvertes et d’inventions, Philippe Picquier, 2000 et 2007.
Bien des siècles avant l’Occident, la Chine avait déjà inventé un grand nombre des techniques sur lesquelles repose notre monde moderne. Voici détaillées l’origine et l’histoire de ces grandes découvertes chinoises, dans des domaines aussi variés que l’agriculture, l’astronomie, la médecine, la physique, les mathématiques, la musique, les transports ou la guerre. Elles révèlent l’extraordinaire inventivité de la Chine, depuis le premier millénaire avant notre ère jusqu’au XIIIe siècle, depuis la brouette ou le cerf-volant jusqu’à la combustion spontanée et l’identification des taches solaires.

Histoire
Marie-Claire BERGÈRE, La République populaire de Chine de 1949 à nos jours, Armand Colin, 1989 et 2001.
1) L’Institutionnalisation de la révolution 1949-1956
2) La fuite dans l’utopie 1965-1976
3) Victoire et crise du pragmatisme 1976-1989
4) De l’isolement à l’ouverture : la politique extérieure depuis 1960
Cet ouvrage analyse les politiques économiques successives et leurs retombées sociales (fragmentation de la société en groupes antagonistes : ouvriers réticents, cadres apeurés, jeunesse sceptique, intellectuels réduits au silence). Il éclaire la lutte entre les diverses lignes et la montée de factionnalismes.
Bernard BRIZAY, Le sac du Palais d’Eté – Seconde Guerre de l’Opium, Editions du Rocher, 2003.
Les 7 et 8 octobre 1860, le fabuleux Palais d’Eté de Pékin, le Versailles chinois, est pillé par les Français et les Anglais, au terme d’une expédition militaire destinée à ouvrir la Chine au commerce occidental… et surtout à l’opium que les Anglais produisent aux Indes ! Dix jours plus tard, sur ordre de Lord Elgin, il est incendié en représailles aux tortures et à la mort de prisonniers, otages des Chinois. Pour la Chine – et pour le patrimoine de l’Humanité -, la perte est immense, incalculable, irréparable.
Jacques GERNET, Le monde chinois, Armand Collin, 1972, 1980, 1990 et 1999.
« L’objet de ce livre est de servir d’introduction à l’histoire du monde chinois. Il est de montrer quelles ont été les étapes de sa formation, ses expériences successives, les apports qui, de toutes las parties du monde, sont venus l’enrichir au cours des siècles, les influences qu’il a exercées, sa contribution à l’histoire universelle. » (p.9) Bibliographie de l’ouvrage.
Serge LEFORT, La Chine vue par John FAIRBANK, Chine en Question.

Chine/Occident
Jonathan D. SPENCE, La Chine imaginaire – Les Chinois vus par les Occidentaux de Marco Polo à nos jours, Presses de l’Université de Montréal, 2000.
Depuis sept siècles, la Chine exerce une étonnante fascination sur l’Occident. Dès les premiers contacts, elle est apparue comme un objet de désir plutôt que de connaissance et, très vite, elle est devenue une construction imaginaire et un enjeu des débats internes de l’Occident.
Serge LEFORT, 中國 zhōng guó, Chine en Question.

Lire aussi :
Marc FERRO, Comment on raconte l’histoire aux enfants à travers le monde entier, Payot, 1986.
Michel TIBON-CORNILLOT, Les guerres de l’opium ou l’écrasement de la Chine, Dedefensa – La Chine en enfer : pillages et génocides blancs, Dedefensa.
L’étendue des désastres liés aux guerres de l’opium, et plus généralement, à la destruction des institutions impériales chinoises est massivement ignorée par la plupart des chercheurs et des hommes politiques français. Ces pillages, famines, répressions, durèrent un siècle, de 1840, la défaite chinoise devant les troupes anglaises, à 1949, l’arrivée des communistes au pouvoir. Les chercheurs anglo-saxons, bien meilleurs connaisseurs de cette période, évaluent le nombre des victimes dans une fourchette oscillant entre 120 et 150 millions en un siècle.
Revue de presse Chine 2013, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.
Dossier documentaire Chine, Monde en Question.
Dossier documentaire Colonialisme, Monde en Question.


[1] Références :
Laurence ROULLEAU-BERGER, Désoccidentaliser la sociologie – L’Europe au miroir de la Chine, Editions de l’Aube, 2011.
Comment penser la pluralité des récits des sociétés contemporaines ? Comment casser la hiérarchie construite par les colonialismes entre sociétés occidentales et sociétés orientales ? Il nous paraît aujourd’hui moins pertinent de penser la pluralité des « provinces du savoir » que de penser les continuités et les discontinuités, les agencements et les disjonctions entre des lieux de savoir situés à différents endroits du monde susceptibles de laisser apparaître un espace intermédiaire transnational à la fois local et global.
L’auteur cherchera ici à construire des effets de miroir entre sociologie chinoise et sociologie européenne autour des thématiques suivantes : emploi et travail ; frontières sociales et ségrégations urbaines ; modernités, sujet et souci d’autrui ; Etats, conflit social et action collective ; inégalités et parcours biographiques ; migrations internes et internationales. Un essai qui nous en apprend autant sur la sociologie chinoise que sur la sociologie européenne.
Edward SAÏD, L’orientalisme – L’Orient créé par l’Occident, Seuil, 1980.
D’Eschyle à Kissinger, de Marx à Barrès, l’Occident a tenu un discours sur l’Orient. Mais, puisque «l’Orient» n’existe pas, d’où vient ce discours et comment expliquer son étonnante stabilité à travers les âges et les idéologies? «L’Orient» est une création de l’Occident, son double, son contraire, l’incarnation de ses craintes et de son sentiment de supériorité tout à la fois, la chair d’un corps dont il ne voudrait être que l’esprit.
À étudier l’orientalisme, présent en politique et en littérature, dans les récits de voyage et dans la science, on apprend donc peu de choses sur l’Orient, et beaucoup sur l’Occident. Le portrait que nous prétendons faire de l’Autre est, en réalité, tantôt une caricature, tantôt un complément de notre propre image.

Revue de presse Chine 05/08/2011


04/08/2011, Fernand GRENARD, Mission scientifique dans la Haute Asie – 1. Le Tukestan chinois et ses habitants, Chine ancienne

04/08/2011, Grands événements de juillet 2011, Xinhua

Lire aussi :
Revue de presse Chine 2011, Monde en Question.
Dossier documentaire & Bibliographie Chine, Monde en Question.
Dossier documentaire & Bibliographie Tibet, Monde en Question.
Dossier documentaire & Bibliographie Xinjiang, Monde en Question.

Révolution chinoise (1925-1927)


Sélection d’articles :
• Shanghai, avril 1927 – Le bain de sang du proletariat chinois arrose la victoire du stalinisme, Bibliothèque Internationale de la Gauche Communiste.
• La Chine vue par Lucien BODARD, Chine en Question.
• Débuts du Parti communiste chinois (Shanghai 1849-1946), Chine informations.
• Chine 1927 : le stalinisme livre le prolétariat à la répression, Courant Communiste International.
• La question chinoise (1920 – 1940) : la Gauche Communiste contre la trahison de l’Internationale Communiste dégénérée, Courant Communiste International.
• La Chine du XXe siècle en révolutions – I – 1911-1949, Europe Solidaire Sans Frontières.
• La révolution chinoise de 1925-1927, Matière et Révolution.
• La tragédie de la Révolution chinoise de 1925-1927, WSWS 1/32/33/3.

Sélection bibliographique :
• Pierre BROUÉ (textes présentés par), La question chinoise dans l’Internationale communiste (1926-1927), EDI, 1965 réédition 1990 [Sommaire].
• Jean CHESNEAUX, Le mouvement ouvrier chinois de 1919 à 1927, Ecole des hautes études en sciences sociales, 1999 [Annales. Économies, Sociétés, CivilisationsRevue française de science politique]
• Harold Robert ISAACS, La tragédie de la révolution chinoise – 1925-1927, Gallimard, 1967 [Texte en lignePSL].
• Jean-Jacques GANDINI, Aux sources de la révolution chinoise : les anarchistes, Atelier de création libertaire, 1986 [Perspectives chinoises].
• André MALRAUX, Les Conquérants, Grasset, 1928 [Critique de Trotsky]
• Alexander PANTSOV, The Bolsheviks and the Chinese Revolution 1919-1927, Curzon Press, 2000 [CEFC].
• Victor SERGE, La révolution chinoise, Savelli, 1977 [La lutte des classes dans la révolution chinoise].
• Stephen Anthony SMITH, A Road is made – Communism in Shanghai 1920-1927, Curzon Press, 2000 [CEFC].
• Pierre SOUYRI, Révolution et contre-révolution en Chine, Christian Bourgeois, 1982 [La Bataille socialiste].
• Léon TROTSKY, L’Internationale Communiste après Lénine – Bilan et perspectives de la révolution chinoise, Archive Internet des Marxistes, 1928.

Références :
• Révolution chinoise (1925-1927), Wiki Rouge [Bibliographie par Serge LEFORT le 13/04/2011].

Lire aussi :
Revue de presse Chine 2011, Monde en Question.
Dossier documentaire & Bibliographie Chine, Monde en Question.