Chine en Question

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Archives de Tag: Guerre contre Chine

Pékin, Washington, Pyongyang – Du tambour de guerre aux conflits commerciaux


 

Après les diatribes menaçantes échangées entre Donald Trump et Kim Jong-un, sous l’œil inquiet de Pékin qui craint un dérapage, voilà que la véhémence du discours s’est insinuée dans la relation sino-américaine sur les thèmes de la disparité des relations commerciales, de l’absence de réciprocité et du viol de la propriété intellectuelle.

Suite à la signature, le 14 août, par la Maison Blanche d’une directive enjoignant au représentant au commerce extérieur Lighthizer d’enquêter sur les discriminations infligées aux intérêts américains en Chine, Pékin a réagi avec d’autant plus de véhémence que les discours accompagnant la feuille de route reprenaient les thèmes antichinois de la campagne électorale de D. Trump.

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Lire aussi :
Serge LEFORT, La prochaine guerre américaine, Monde en Question.
Federico PIERACCINI, Pourquoi la stratégie de Kim Jong-Un fait sens, Arrêt sur Info.
Dossier documentaire USA, Monde en Question.
Dossier documentaire Chine/Occident, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

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Trump élu, la Chine menace de bloquer les importations d’iPhone


 

Le futur président des États-Unis est déjà menacé par la presse nationale chinoise : après avoir fait campagne sur la lutte contre l’économie chinoise, Donald Trump reçoit des avertissements venus d’un pays indispensable à l’économie américaine.

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L’iPhone, future victime collatérale du bras de fer entre Trump et la Chine ?, Le Soir.
Dossier documentaire Chine/Occident, Monde en Question.
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Le conflit franco-chinois


La France de la Troisième République, sous l’impulsion de Jules Ferry, fit la guerre contre la Chine, entre septembre 1881 et juin 1885, pour prendre le contrôle du fleuve Rouge qui reliait Hanoï à la riche province du Yunnan en Chine. La victoire française avec la reconnaissance de son protectorat sur l’Annam et le Tonkin, s’ajoutant à la Cochinchine déjà occupée dix ans plus tôt et au Cambodge, conduisit à la création de l’Indochine française.

Édouard GUILLON, Le conflit franco-chinois (la guerre et les traités) d’après les documents officiels, A. Gratier, 1885 [Gallica].

L’auteur de ce document nomme la Chine l’Empire du Milieu, expression consacrée du colonialisme français.

S’il reconnaît les méfaits des précédentes guerres anglo-française contre la Chine, c’est pour mieux soutenir la légitimité de celle-ci.

Les deux guerres que l’Europe a faites à la Chine avant la guerre actuelle n’étaient pas davantage de nature à ramener l’Empire et à triompher de ses préventions. L’une est la guerre de l’opium, en 1840-42. Les Anglais ont vaincu la Chine pour avoir le droit de l’empoisonner. L’autre est la campagne de Pa-li-Kiao, en 1860. Les Français ont démontré l’excellence de leur civilisation par le pillage du Palais d’Été.
op. cit. p.9

En ce qui concerne le Tonkin, Édouard Guillon répète la propagande de l’époque :

En trois semaines, le Tonkin était à nous. Cette conquête de tout un royaume par une poignée de soldats et de marin rappelait les exploits des conquistadors espagnols du XVIe siècle. Elle restera une des pages les plus émouvantes de notre histoire coloniale.
op. cit. p.19

Comme la France considérait le Tonkin comme sa chasse gardée, elle n’hésita pas à faire la guerre contre la Chine pour sécuriser sa conquête coloniale. Les clauses du traité de 1884 (p.38-39) révèlent les roueries de la diplomatie française pour camoufler ses buts coloniaux sous le vocable politiquement correct du « libre trafic des marchandises entre l’Annam et la France » et pour continuer la guerre, que Jules Ferry appela des « destructions intelligentes », afin d’obtenir une indemnité de 80 millions.

En fait, il ne s’agissait pas d’une guerre puisque le Parlement n’avait pas donné son accord, mais d’un droit de représailles (p.43) car « il était injuste de condamner toute expansion coloniale » de la France (p.44). Bien que grisée par ses succès en Tunisie « une vaste et belle colonie qui complète l’Algérie », l’armée française redoutait les batteries Krupp (allemandes) de l’armée chinoise, mauvais souvenir de sa défaite en 1870. L’auteur vante donc l’héroïsme et la ténacité de l’armée car c’est au prix « de tâtonnements et de luttes pénibles », « de revers et de succès, de déceptions et d’espérances » que l’Algérie fut conquise (p.45).

Comme Jules Ferry démissionna le 30 mars 1885, ce fut son successeur qui signa le traité de paix qui consacra les droits coloniaux de la France sur la péninsule indochinoise.

Le but que la politique française poursuit depuis plusieurs années dans la péninsule indochinoise est d’assurer la pacification de l’Annam et particulièrement du Tonkin, afin d’ouvrir cette région à l’industrie et au commerce européens.
L’appui que les Annamites trouvaient au dehors a été la principale causes des difficultés auxquelles nous nous sommes heurtés. Ils recevaient, en effet, de leurs voisins non pas seulement des contingents militaires, mais des encouragements et une assistance morale qui les enhardissait à nous braver.
[…] les articles 1 et 2 du présent traité nous donnent des assurances positives et vous constaterez, sans doute avec satisfaction, qu’ils consacrent formellement de la part de l’Empire du Milieu la reconnaissance de nos droits sur l’Annam.
op. cit. p.55

Ces articles usent de la même rhétorique que celle de François Hollande pour justifier l’intervention de l’armée française au Mali.

Articles 1 (extraits)
La France s’engage à rétablir et à maintenir l’ordre dans les provinces de l’Annam qui confinent à l’empire chinois. À cet effet, elle prendra les mesures nécessaires pour disperser ou expulser les bandes de pillards et les gens sans aveu qui compromettent la tranquillité publique et pour empêcher qu’elles se reforment.
Articles 2 (extraits)
La Chine est décidée à ne rien faire qui puisse compromettre l’œuvre de pacification entreprise par la France.
op. cit. p.60

L’auteur vante les bénéfices militaire et politique de la guerre gagnée non sans difficultés contre la Chine.


op. cit. p.66

Il conclut sur le thème récurrent du colonialisme français :

Pour nous, Français, maîtres du Tonkin, dans cette influence de l’Europe sur l’Extrême Orient, à quelle part pouvons-nous prétendre ? Notre part ne sera pas politique, comme celle de la Russie ; elle ne sera pas commerciale comme celle de l’Angleterre. Elles sera plutôt morale et civilisatrice.

Et, in fine, avouant les bénéfices économiques de cette guerre pour conquérir l’Indochine, il fait le parallèle avec celles menées pour conquérir l’Afrique du Nord.


op. cit. p.67-68

06/04/2013
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi :
Revue de presse Chine 2013, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.
Dossier documentaire Chine/Occident, Monde en Question.

Journal de marche d’un soldat colonial en Chine


Les propos de ce simple soldat reflètent la doxa coloniale qui trouvait légitime de coloniser la Chine pour imposer la liberté du commerce de l’opium et les dogmes du christianisme, les deux fleurons de la civilisation européenne.

Soldat SILBERMANN, Journal de marche d’un soldat colonial en Chine, Henri Charles-Lavauzelle, 1908 [Gallica].

17/03/2013
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi :
Revue de presse Chine 2013, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.
Dossier documentaire Chine/Occident, Monde en Question.

Le consul qui en savait trop


 

Jamais les faits évoqués ici n’avaient, jusqu’à présent, été pleinement révélés au grand public. Ils restituent le vrai visage de la présence française en Indochine et en Chine à la fin du XIXe siècle. Loin de l’image consensuelle d’une colonisation modérée, une série d’initiatives irréfléchies faillit entraîner la France dans un conflit armé avec la Grande-Bretagne et l’Empire du Milieu.

Un diplomate, Auguste François, découvrit ces ambitions secrètes et affronta seul les puissants intérêts économiques et politiques en jeu.
Il dénonça en haut lieu les tractations de Paul Doumer et du parti colonial, qui visaient à annexer au moins deux provinces chinoises avec des conséquences potentiellement désastreuses pour la position internationale de la France. Et il en paya le prix.

Cet ouvrage met en lumière cette page occultée de l’histoire de la colonisation française en Extrême-Orient, à travers l’évocation du « grand projet » de chemin de fer Tonkin-Yunnan, cheval de Troie de cette politique de conquête, et du rôle décisif joué par le consul. Il révèle les projets cachés des lobbies coloniaux, l’attitude ambiguë de la classe politique, et éclaire d’un jour nouveau les relations franco-chinoises à l’époque de la domination de l’Europe.

Désirée LENOIR, Le consul qui en savait trop – Les ambitions secrètes de la France en Chine, Nouveau Monde, 2011 [Le Monde diplomatique].

Lire aussi :
• Bio-Bibliographie Auguste FRANÇOIS, Association Auguste FRANÇOIS Site très complet.
• Auguste FRANÇOIS, Le mandarin blanc – Souvenirs d’un consul en Extrême-Orient 1886-1904, L’Harmattan, 2006.
Ce qui dévore ce Français d’Asie n’est pas tant l’exercice du pouvoir que son insatiable goût de l’ailleurs. Il arpente les espaces immenses du Sud-Est asiatique. Fasciné par le gigantesque spectacle qui s’offre à lui, il prend des photos, tourne des films et rédige notes et correspondances, laissant un reportage en direct sur la vie quotidienne en Chine et en Indochine au début du siècle, où s’exprime une analyse lucide des visées colonialistes de la France.
• Nicole BENSACQ-TIXIER, Dictionnaire diplomatique de la France en Chine 1840-1912, Les Indes savantes, 2003.
Cet ouvrage de référence comprend les notices biographiques sur la carrière de tous les diplomates français en poste en Chine durant cette période et recueil, tous les traités passés entre la France et la Chine, des fiches sur les territoires à bail et les concessions françaises en Chine.
• Nicole BENSACQ-TIXIER, Histoire des diplomates et consuls français en Chine (1840-1912, Les Indes savantes, 2008.
• Corinne de MÉNONVILLE, Les Aventuriers de Dieu et de la République, Les Indes savantes, 2007.
La période 1844-1937 couvre le premier siècle des relations diplomatiques entre la France et la Chine. Ces relations sont ouvertes par la volonté française (et par une guerre) et seront marquées par les « diktats » successifs imposés tout au long du XIXe siècle par la force à la Chine, dans tous les domaines : politique, financier et économique, religieux. Il n’est donc pas surprenant que la présence et l’action des « Aventuriers de Dieu et de la République » en Chine aient été mouvementées, tout au long de ce siècle. C’est à cette rencontre à la fois conflictuelle et fertile que nous convie l’ouvrage de Corinne de Ménonville, en s’appuyant sur une iconographie en grande partie inédite.
Revue de presse Chine 2012, Monde en Question.
Dossier documentaire Chine/Occident, Monde en Question.

Expédition militaire contre la Chine


Pour répondre à la crise née de la guerre des Boxers, un corps expéditionnaire international de 100.000 hommes stationne en Chine, dans la province du Petchili, de l’automne 1900 à l’été 1901. Officiellement destiné à épauler le gouvernement impérial chinois dans le rétablissement de l’ordre, il constitue également un puissant atout dans les négociations entre Pékin et les puissances européenne, russe, américaine et japonaise qui ont envoyé des contingents militaires. Patrouilles, dispersion de bandes armées, contrôle de zone, présence ostensible représentent le quotidien des soldats, dans un cadre marqué par l’absence de commandement unique et la rivalité sous-jacente des États participant à l’expédition. Après la signature du traité de paix avec la Chine, en septembre 1901, l’occupation militaire étrangère diminue fortement. Néanmoins, quoique réduites en nombre, les troupes de diverses nationalités occupent le territoire jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.
Revue historique des armées

Cet article, après avoir rappelé le dépècement de la Chine par les puissances impérialistes (Grande-Bretagne et France) et les puissances voisines (Russie et Japon) à partir du XVIIIe siècle, inscrit cette expédition dans le contexte de « l’impérialisme économique, cherchant à s’assurer des marchés ou à contrôler au moins partiellement des sources de revenus telles que les douanes ou les réseaux ferroviaires ». Cette expédition militaire contre la Chine « se pare néanmoins de principes moraux [rétablissement de la paix] destinés à justifier son droit d’ingérence« .

L’analyse logistique de cette expédition militaire contient des détails qui éclairent les objectifs de contrôle militaro-économique et non de conquête d’un territoire comme ce fut le cas en Afrique du Nord (Tunisie, Maroc et Algérie). Cette stratégie se nomme, depuis les années 80, « sécuriser » une zone, masque linguistique de l’occupation militaire au service d’intérêts économiques. Hier comme aujourd’hui, les résistants sont nommés « rebelles », justification linguistique de leur élimination. Autres apports intéressants :
– « la campagne de Chine » est « un champ d’expérimentation de matériels nouveaux et de procédés tactiques »
– « les puissances étrangères imposent à la Chine la dissolution des sociétés secrètes, la destruction de plusieurs forts entre Pékin et la mer, l’interdiction pour deux ans d’importer des armes, le paiement d’une lourde indemnité (qui rend le pays incapable de financer son industrialisation et sa modernisation, le condamnant ainsi économiquement) et l’ouverture de nouveaux ports ».

22/06/2011
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi :
Revue de presse Chine 2011, Monde en Question.
Dossier documentaire & Bibliographie Chine/Occident, Monde en Question.

Pourquoi l’Amérique a besoin de diaboliser la Chine


Le World politics review a publié le 17 janvier un article de Thomas P.M. Barnett intitulé « Pourquoi les États-Unis ont besoin de diaboliser la Chine ? ».

Après que le développement des forces militaires de la Chine ait été récemment dévoilé, la propagande sur la menace chinoise de Washington a atteint un niveau furieux, qui égale la peur des Américains de la croissance de l’économie chinoise. Quant aux relations américano-chinoises, il existe 10 raisons pour lesquelles Washington ne ménage pas sa peine pour diaboliser la Chine :

1. On ne peut s’empêcher d’être dépensiers et on a besoin de l’aide de la Chine. Les Américains ont l’habitude de dépenser plus qu’ils gagnent et c’est pourquoi les États-Unis souhaitent soulager leurs déséquilibres commerciaux avec le monde via une réévaluation du RMB. Les 700 millions de Chinois pauvres dans les villages attendent encore le développement économique. Pourtant, cela ne suffit pas à persuader les 535 députés américains qui pensent surtout à eux.

2. La Chine souhaite maintenir un équilibre commercial avec les États-Unis, alors que ces derniers ont toujours tendance à prendre la Chine comme ennemie. Washington limite l’exportation des hautes technologies vers la Chine et empêche la Chine d’investir dans les industries « sensibles » des États-Unis. Tout cela parce que les États-Unis sont persuadés que la Chine sera un éventuel ennemi dans les futurs combats entre grands pays.

3. Dans les années 80 du siècle dernier, la Chine est entrée sur la voie d’un développement rapide et pacifique. Les Chinois n’hésitent pas à promouvoir la liberté économique et continuent à soutenir le système politique de la Chine.

4. C’est en 1972 que nous avons affirmé à Beijing qu’il y n’a qu’une seule Chine. Cependant, depuis ce moment-là, nous avons commencé à vendre sans cesse des armes à Taiwan.

5. Depuis 65 ans, les armes nucléaires empêchent les guerres entre les grands pays et il faudrait que les armes nucléaires existent toujours. La Chine est pour ce point de vue et c’est pourquoi elle n’a pas sanctionné l’Iran et la Corée du Nord en ne suivant pas les États-Unis.

6. Les gens du Pentagone serrent la Chine de près et suivent de près chaque progrès militaire de la Chine. Ensuite, ils diront complaisamment : « Je t’ai dit que ce sera comme ça. »

7. La frénésie de la « domination » existe toujours à Washington. Quelqu’un a dit que ce n’est pas suffisant que les dépenses militaires des États-Unis dépassent celles du monde entier, il faut encore dominer la Chine dans le secteur militaire près de ce pays.

8. Les avocats des « grandes guerres » du Pentagone rêvent toujours de guerres entre les grands pays sans armes nucléaires.

9. Nous vivons dans une époque politique basée sur la peur. Chaque progrès militaire chinois, même s’il est encore très loin d’être appliqué dans l’avenir, est exagéré par la presse, qui dit qu’il sera « utilisé tout de suite ».

10. Au lieu de croire la réalité, nous préférons considérer la Chine comme un pays mystérieux qui connaît peu de changements.

17/01/2011
Thomas P.M. Barnett
World politics review
Renmin Ribao

Lire aussi :
• Articles sur la Chine, Thomas P.M. Barnett’s Globlogization.
Dossier documentaire & Bibliographie Chine, Monde en Question.

Guerre coloniale contre la Chine


« Un jour, deux bandits sont entrés dans le Palais d’été. L’un a pillé, l’autre a incendié. Devant l’histoire, l’un des deux bandits s’appellera la France, l’autre s’appellera l’Angleterre. » Ces propos constituaient une dénonciation énergique faite par l’homme de lettres français Victor Hugo il y a 150 ans contre le pillage des forces alliées anglo-françaises.
He Jifeng, directeur d’Asie-Europe de l’association chinoise a dit à ce propos : « Les atrocités perpétrées par les forces alliées anglo-françaises à l’époque ont détruit la civilisation humaine et éveillé la conscience de l’homme de lettres français. Des années se sont passées, les Chinois n’ont cessé de se souvenir de cette histoire ; actuellement ils développent leur pays. S’ils commémorent cet évènement, c’est pour prévenir et pour que la tragédie ne se reproduise perpétuellement. L’installation de la statue de Hugo coïncide avec le 150ème anniversaire du pillage du parc, je crois que c’est la meilleure preuve de la justice et de la conscience de l’humanité. »
Radio Chine Internationale [audio]

BRIZAY Bernard, Le sac du Palais d’Eté – Seconde Guerre de l’Opium, Editions du Rocher, 2003 [Canal AcadémieChangement de sociétéRadio86].

Les 7 et 8 octobre 1860, le fabuleux Palais d’Eté de Pékin, le Versailles chinois, est pillé par les Français et les Anglais, au terme d’une expédition militaire destinée à ouvrir la Chine au commerce occidental… et surtout à l’opium que les Anglais produisent aux Indes ! Dix jours plus tard, sur ordre de Lord Elgin, il est incendié en représailles aux tortures et à la mort de prisonniers, otages des Chinois. Pour la Chine – et pour le patrimoine de l’Humanité -, la perte est immense, incalculable, irréparable. Le Palais d’Eté, le Yuanming yuan (qu’il ne faut pas confondre avec l’actuel Palais d’Eté de Pékin) était une des merveilles du monde. Il abritait en outre une extraordinaire collection d’œuvres d’art, amassée sur cent cinquante ans, et une inestimable bibliothèque. Tout fut pillé ou brûlé. A titre de comparaison, c’est comme si Versailles, Le Louvre et la Bibliothèque nationale avaient disparu. Bernard Brizay nous fait donc le récit d’une des plus grandes catastrophes culturelles de l’humanité, que les Chinois ont encore cruellement en mémoire.


Lire aussi :
• Le sac du Palais d’Été a 150 ans, CCTV, 18/10/2010.
• Sac du Palais d’été, des commémorations sans la présence des politiques, RFI, 18/10/2010.
• Un historien français appelle au devoir de mémoire à l’occasion du 150e anniversaire du sac de l’ancien Palais d’Eté, Agence de presse Xinhua, 19/10/2010.
• Pillage du Palais d’été de Pékin : l’impossible restitution, AFP, 22/10/2010.
• Pillage du Palais d’été de Pékin : l’impossible restitution, France 24, 22/10/2010.
• Les Chinois peinent à récupérer les trésors pillés du Palais d’été de Pékin en octobre 1860, Le Monde, 30/10/2010.
• Anthologie autour du Palais d’Été, BNF.
• Trois auteurs de l’Académie française évoquent le sac du Palais d’Eté, Canal Académie.
• Expédition de Chine de 1860, Bibliographie.
• BOURGERIE Raymond et LESOUEF Pierre, Palikao (1860) – Le sac du Palais d’Eté et la prise de Pékin, Economica, 1999.

• TIBON-CORNILLOT Michel, Les guerres de l’opium ou l’écrasement de la Chine, Dedefensa.
• TIBON-CORNILLOT Michel, La Chine en enfer : pillages et génocides blancs, Dedefensa.
L’étendue des désastres liés aux guerres de l’opium, et plus généralement, à la destruction des institutions impériales chinoises est massivement ignorée par la plupart des chercheurs et des hommes politiques français. Ces pillages, famines, répressions, durèrent un siècle, de 1840, la défaite chinoise devant les troupes anglaises, à 1949, l’arrivée des communistes au pouvoir. Les chercheurs anglo-saxons, bien meilleurs connaisseurs de cette période, évaluent le nombre des victimes dans une fourchette oscillant entre 120 et 150 millions en un siècle.

Dossier documentaire & Bibliographie Chine, Monde en Question.
Dossier documentaire & Bibliographie Colonialisme, Monde en Question.

Revue des podcasts n°2


Grâce à tous ces petits ouvriers, Là-bas si j’y suis

Aujourd’hui, nous vous emmenons à la rencontre de patrons français qui se sont installés en Chine : bonheur et prospérité à la clé.
« Françaises, Français, encore un effort pour être chinois ! ». Voilà peut-être ce que veulent nous dire ces patrons français…

La Chine vue du bord, Sur les docks – Hong-Kong : 1/4, 2/4, 3/4 – Belleville : 4/4

Le dernier épisode, titré « Belleville : chronique d’une colère jaune ! », a des relents de « péril jaune ».
Lire : LEFORT Serge, Du « péril jaune » à « l’invasion des produits chinois », Monde en Question.

Lire aussi :
• L’actualité des podcasts
DKPOD
Tous les podcasts
RSS One
• Chine, France Culture.
Dossier documentaire & Bibliographie Chine, Monde en Question.
Dossier Guide des ressources documentaires, Monde en Question.

Propagande anti-chinoise et pro-israélienne


L’attribution du prix Nobel de la paix est l’occasion rêvée pour les médias dominants de reprendre en chœur le refrain de la propagande anti-chinoise.

En 2009, le prix Nobel de la paix fut attribué à Barack Obama « pour ses efforts extraordinaires afin de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples » alors qu’il poursuivait la guerre contre l’Afghanistan et menaçait de l’étendre au Pakistan.

En 2010, le prix Nobel de la paix à Liu Xiaobo pour sa lutte de longue durée et sans violence, en faveur des droits de l’Homme en République Populaire de Chine.

Que d’hypocrisies ! Les droits de l’Homme sont invoqués contre la Chine, mais ignorés quand ils sont violés par les puissances occidentales. Les médias dominants sont beaucoup plus discrets quand, par exemple, Mairead Maguire (prix Nobel de la paix en 1976) est expulsée d’Israël. L’Apartheid et le nettoyage ethnique contre le peuple palestinien ne sont pas considérés comme une atteinte aux droits de l’Homme par les puissances occidentales et les médias dominants [1].

11/10/2010
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi :
• Currency Rift With China Exposes Shifting Clout, The New York Times.
• Jugar con fuego, El País.
• A China no la para nadie, El Periódico.
Plus personne n’arrête la Chine ! C’est avec ce titre queEl Periódico de Barcelone prévient ce matin. La Chine est au centre de toutes les préoccupations mondiales !Au centre de cette guerre des monnaies qui en vérité est une façon de faire pression sur les chinois pour qu’ils dévaluent le Yuan. Au centre des espoirs et inquiétudes des dissidents depuis que le prix Nobel de la paix a été attribué à Liu Xiaobo. Au centre des attentes du sommet sur le climat prévu a Cancun le 29 novembre. Et la Chine et tout ce qu’elle concentre de peur est même au centre des élections de mid term américaines du 4 novembre… termine ce constat d’El Periódico.
• Chine : la grande peur !, Revue de presse internationale.
Dossier documentaire & Bibliographie Chine, Monde en Question.
Chronique Colonisation de la Palestine 2010, Monde en Question.


[1] Lire :
• Mairead Maguire, Mairead Maguire.
• Le prix Nobel de la paix Mairead Maguire expulsé d’Israël, AFP-NouvelObs.