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Tianjin Cosmopolis – Une autre histoire de la mondialisation


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Des hommes du monde entier s’y aventurent pour faire fortune. L’audacieux vice-roi Li saisit l’occasion pour transformer le siège de son pouvoir en un laboratoire de la « modernité » urbaine. La guerre des Boxeurs durant l’été 1900 transforme brutalement la ville en une commune insurrectionnelle : les sièges des concessions étrangères puis de la cité autochtone détruisent des quartiers entiers et, suite à la victoire inattendue des forces alliées, de nombreux civils chinois sont massacrés. Avec la volonté affichée de moderniser Tianjin et sa région, la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, les États-Unis, la Russie, le Japon, l’Italie et l’Autriche-Hongrie fondent sur-le-champ le premier gouvernement international de l’époque contemporaine.

En analysant ici tous les aspects d’une expérience politique unique, Pierre Singaravélou offre une vision renouvelée des origines de la mondialisation actuelle qui fut, dès l’origine, une coproduction entre puissances européennes, asiatiques et états-unienne.

Pierre SINGARAVELOU, Tianjin Cosmopolis – Une autre histoire de la mondialisation, Seuil, 2017 [Texte en ligne].
Professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre de l’Institut universitaire de France, Pierre Singaravélou a publié de nombreux ouvrages sur l’histoire du fait colonial et de la mondialisation en Asie aux XIXe et XXe siècles. Il dirige actuellement les Publications de la Sorbonne et le Centre d’histoire de l’Asie contemporaine.

Lire aussi :
Pierre SINGARAVELOU, Tianjin Cosmopolis – Une histoire de la mondialisation impériale en 1900, Bulletin de l’Institut Pierre Renouvin, 2015 [Texte en ligne].
Philippe MOREAU DEFARGES, Tianjin Cosmopolis – Une autre histoire de la mondialisation, Politique étrangère, 2017, [Texte en ligne].
Delphine SPICQ, Tianjin Cosmopolis – Une autre histoire de la mondialisation, CECMC, 2017 [Texte en ligne].
Histoire des mondialisations (1/4) : La cité de Tianjin, France Culturemp3, 03/04/2017.
La cité-monde de Pierre Singaravélou, France Culturemp3, 17/05/2017.
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L’économie mondiale pourrait s’effondrer à tout moment


 

De plus en plus de signes indiquent que la croissance économique mondiale a probablement déjà atteint son apogée. On ne peut donc s’attendre qu’à une aggravation, affirment les experts de Saxo Bank.

Le secteur le plus vulnérable de l’économie chinoise est l’immobilier. Ces dernières années, il a pu enregistrer une croissance grâce aux emprunts excessifs subventionnés par l’État. Aujourd’hui les prix des logements en Chine dépendent aux trois quarts de l’accessibilité des crédits, et le financement du secteur par les crédits de l’État se réduit.

Il sera difficile pour la Chine de réduire les prix de l’immobilier tout en évitant l’effondrement du marché, qui pourrait affaiblir tout le système bancaire et financier.

Les perspectives économiques de l’autre côté de la planète ne sont pas non plus réjouissantes. La probabilité que la réforme fiscale du président américain Donald Trump conduise à une croissance économique considérable est faible, indiquent les experts de Saxo Bank.

[…]

Mais la surprise la plus désagréable, selon les analystes, vient de la zone euro. Les dernières informations d’IHS Markit et de la Commission européenne indiquent de toute évidence que le rythme de la croissance économique s’est stabilisé.

[…]

La partie finale de ces prévisions indique qu’il devient de plus en plus difficile pour les banques centrales des pays développés de contrôler la situation sur fond de ralentissement de la croissance dans les principaux pays du monde. Tout bouleversement paraissant insignifiant sur le marché pourrait provoquer l’effondrement de la conjoncture boursière.

Lire l’intégralité de l’article : Sputnik .

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一带一路 une Ceinture une Route (3)


 

Dans son discours prononcé à l’occasion de la cérémonie d’ouverture, Zhai Jun, ambassadeur de Chine en France, a estimé que l’initiative « la Ceinture et la Route », lancée en 2013 par le président chinois Xi Jinping, est une solution chinoise emplie de sagesse orientale, visant la prospérité commune du monde. Selon lui, l’initiative « la Ceinture et la Route », dont l’essentiel du contenu réside dans la promotion de la construction des infrastructures et de l’interconnexion, la promotion d’un développement coordonné et interconnecté, et la réalisation de la prospérité commune, a remporté des résultats féconds depuis sa création il y a plus de quatre ans ; de plus en plus de pays et d’organisations internationales répondent et soutiennent fortement l’initiative chinoise.

La Chine et la France se situent, la main dans la main, à un moment historique important, qui est de promouvoir ensemble « la Ceinture et la Route » et un développement commun. Je suis persuadé que nos deux parties ont de larges perspectives de coopération dans le cadre de cette initiative et sont en mesure de faire progresser les avantages mutuels et les résultats « gagnant-gagnant ». Le partenariat global stratégique entre la Chine et la France, ainsi que les partenariats sino-européens de paix, de croissance, de réforme et de civilisation, dans la nouvelle ère, remporteront de plus grands succès.

Au cours du forum, l’ancien ministre français des Affaires étrangères Hubert Védrine, l’ancien premier ministre italien Enrico Letta, le directeur de l’IRIS Pascal Boniface, et le directeur de recherche à l’IRIS Barthélémy Courmont nous ont accordé une interview, partageant leur opinion sur l’initiative »la Ceinture et la Route ».

Lire l’intégralité de l’article : L’initiative « la Ceinture et la Route » vue par des personnalités européennes, Chine au présent, 03/01/2018.

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Dossier documentaire Chine/Occident, Monde en Question.
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一带一路 une Ceinture une Route (2)


 

La Chine est de plus en plus active au Moyen-Orient, rivalisant avec la Russie et les États-Unis pour exercer son influence dans la région. Les succès de Pékin sont indéniables. Mais quelles sont les raisons de cet intérêt chinois pour le Moyen-Orient ?

Le projet La Ceinture et la Route a été avancé par le Président chinois Xi Jinping en septembre 2013. Cette stratégie globale, qui englobe les projets de La ceinture économique de la route de la soie et de La route maritime de la soie du XXIe siècle, prévoit la formation d’un large réseau d’infrastructures allant des frontières occidentales de la Chine jusqu’aux frontières orientales et méridionales de l’UE. Elle devrait favoriser le redémarrage de l’économie chinoise qui est passée de 10,4% de croissance en 2010 à 6,9% en 2017.

Ces nouveaux itinéraires de transport permettront d’optimiser les livraisons, de réduire le prix de beaucoup de marchandises chinoises, de renforcer les positions des Chinois sur les marchés européens et asiatiques et de leur offrir un accès à d’autres marchés, notamment en Afrique. La « ceinture » devrait également élargir l’influence géopolitique de la Chine car elle couvrira un grand nombre de pays et liera leurs économies et ressources – technologiques, humaines, financières et politiques.

Le Moyen-Orient a une importance particulière pour la mise en œuvre de ce projet ambitieux: sa position géographique en fait une zone de transit importante entre l’Asie et l’Europe.

[…]

La Chine est naturellement l’un des partenaires économiques et commerciaux les plus importants des pays du Moyen-Orient. Pékin a investi des milliards de dollars en Irak, en Iran et dans les monarchies du Golfe et envisage d’élargir considérablement sa coopération avec eux grâce à la formation d’une zone de libre-échange regroupant tous les pays membres du Conseil de coopération du Golfe.

[…]

La Chine arrive donc à maintenir une position équilibrée dans le système compliqué des liens politiques au Moyen-Orient, et à entretenir des relations chaleureuses avec des pays et des peuples qui se haïssent entre eux. L’un des avantages de la Chine réside dans l’absence de bagage religieux, colonial et historique qui pourrait influer sur d’autres États. Les Chinois font preuve d’une absence complète de préférences entre les Juifs et les Arabes, les sunnites et les chiites, coopèrent avec tout le monde « sur la base du respect et des avantages mutuels », et tiennent à la politique de non-ingérence. Tout cela diffère radicalement de la politique militariste menée traditionnellement au Moyen-Orient par les forces extérieures.

Lire l’intégralité de l’article : Pékin, futur maître du jeu au Moyen-Orient ?, Sputnik, 26/02/2018.

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Dossier documentaire Chine/Occident, Monde en Question.
Dossier documentaire Économie Chine, Monde en Question.
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一带一路 une Ceinture une Route (1)


 

Le projet chinois des « Routes de la soie », qui plonge profondément dans l’histoire, a été officiellement lancé en 2013 par le président Xi Jinping. Il s’agit de développer des lignes de communication routières, ferroviaires et maritimes pour relier la Chine à l’Europe et à l’Afrique orientale. Sur le plan terrestre, l’Asie centrale et le Caucase du Sud ex-soviétique ainsi que l’Europe orientale, mais aussi l’Iran et la Turquie, sont directement concernés par cette véritable geste géopolitique chinoise. Sur le plan maritime, la Corne de l’Afrique et l’Afrique orientale constituent également un objectif d’importance. On voit donc qu’il s’agit d’un projet global, dont la réalisation demandera des décennies et qui s’appuie à ce stade sur la construction d’ambitieuses infrastructures, dont les Chinois sont des champions sur le plan technique.

Cette volonté de « desserrement » occidental de la Chine s’inscrit dans une vision clairement géopolitique. Pour reprendre une définition sommaire de l’approche géopolitique, nous sommes bien en présence d’une politique de puissance dans un cadre géographique déterminé, d’autant plus que la terre et la mer seront utilisées d’une façon conjointe et complémentaire. Les multiples déclarations du président chinois ne laissent aucun doute sur l’ampleur du projet et sur la détermination des autorités, d’autant plus qu’à la fin de son second (et dernier ?) mandat en 2022, le président Xi n’exclut pas de veiller à la poursuite de ce projet.

Mais, les routes de la soie soulèvent quantité de questions, par-delà l’établissement actuel d’avant-postes terrestres et maritimes, sortes de comptoirs. D’abord, pourquoi étudier ce projet à différentes échelles (locale, nationale, régionale, internationale) ? Comment de considérables barrières naturelles seront-elles contournées (déserts, haute montagne, Caspienne…) ? Le raccordement de toutes ces sections routières et de ces corridors est-il politiquement réalisable, notamment dans un Proche-Orient et un Moyen-Orient en grande partie effondrés ? L’ancienneté, l’isolement et le caractère souvent clanique des sociétés traversées ne freineront-ils pas les élans ? Les logiques impériales d’hier (perse, ottomane, tsariste, soviétique…) peuvent-elles être oubliées ? Bref, comment insérer cette volonté d’expansion dans le temps long, passé et futur ? Perspective d’autant plus essentielle que cet espace intermédiaire de l’Asie centrale a été pour ainsi dire oublié du XIIIe au XIXe siècle.

En un mot, quels poids accorder à l’histoire ? Quel état des lieux ? Quels obstacles majeurs ? Considérons successivement

I le fond de tableau historique,
II la geste chinoise,
III les difficultés et les obstacles.

Lire l’intégralité de l’article : Thierry GARCIN, Le chantier – très géopolitique – des Routes de la soie, Diploweb, 18/02/2018.

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Dossier documentaire Chine/Occident, Monde en Question.
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40 ans de réforme et d’ouverture


 

À la fin de 1976, la Révolution culturelle, qui avait duré une décennie, touchait à son terme. Cette année-là, le PIB chinois totalisait 153,94 milliards de dollars (selon le taux de change actuel et idem pour les conversions ci-dessous), soit 2,2% du volume global mondial de l’année, avec un PIB par habitant de seulement 165,4 dollars, ce qui classait la Chine au-delà du 120e rang mondial. Les réserves de changes de la Chine ne s’établissaient qu’à 1,26 milliard de dollars. Son volume global des importations et exportations des marchandises était de 13,43 milliards de dollars, et dépassait à peine les 5% du commerce total américain des marchandises de la même année. À l’époque, les investissements directs étrangers en Chine étaient tout simplement inexistants, sans même parler d’investissements directs chinois à l’étranger. La Chine était essentiellement un pays agricole, dont la population rurale s’élevait à 82,6% et souffrait pour la grande majorité d’une pauvreté absolue.

[…]

Au bout de près de 40 ans d’efforts, la Chine a vu en 2016 son PIB atteindre les 11 200 milliards de dollars pour se hisser au deuxième rang mondial, soit 14,8% du PIB mondial contre 2,2% en 1976. Son PIB par habitant s’est élevé à 8 123,2 dollars pour arriver au-dessus du 60e rang au classement mondial. Son volume global des importations et exportations des marchandises et ses réserves de changes se sont respectivement établis à 3 660 milliards de dollars et 3 010 milliards de dollars, tous deux au premier rang mondial. Les investissements directs étrangers effectivement réalisés en Chine ont été évalués à 133,7 milliards de dollars, au troisième rang mondial. Alors que les investissements directs chinois à l’étranger, partis de zéro, se sont cumulés de manière fulgurante pour se retrouver au deuxième rang mondial avec un volume de 183,1 milliards de dollars.

[…]

Les accomplissements que la Chine connaît aujourd’hui sont également attribués à son ouverture sur l’extérieur et à ses échanges amicaux avec d’autres pays. Jusqu’à présent, l’ouverture de la Chine a généralement connu trois grandes phases de développement.

La première grande phase de développement couvre la période allant des années 1980 aux années 1990. L’objectif principal était d’introduire des investissements directs étrangers dans les projets de construction d’infrastructures et industriels dans diverses régions en Chine. Les régions côtières comme le Guangdong, le Fujian ou Shanghai se sont développées le plus vite grâce à leurs avantages géographiques et humains. À la fin des années 1990, l’investissement direct étranger en Chine a atteint son apogée, confirmant son statut d’atelier du monde.

La deuxième grande phase de développement a débuté après l’accession de la Chine à l’OMC en 2001 pour durer jusqu’aux alentours de 2012. Au cours de cette période, la Chine a accompli deux missions cruciales : l’une consistait à s’adapter aux règles mondiales en matière de commerce et d’investissement. L’autre à mieux se situer dans les chaînes de valeur mondiales, afin de devenir une importante composante de la chaîne industrielle et de celle des valeurs dans le monde. Résultat : au lieu de décliner, la Chine a vu la compétitivité de son industrie manufacturière au niveau mondial se renforcer nettement. Elle est devenue le plus grand pays manufacturier au monde.

La troisième grande phase de développement a commencé en 2013 marquée par une ouverture plus active. Cela fait moins de cinq ans que l’initiative des nouvelles Routes de la Soie a été lancée, mais l’entreprise est sur un excellent départ. Avec ce stade de l’ouverture, la Chine espère mettre pleinement à profit ses avantages en capitaux, en certaines technologies appliquées et en personnels spécialisés, afin de travailler avec les autres pays pour favoriser l’interconnectivité et un développement coordonné dans le monde en matière d’infrastructures, de commerce, d’investissement, de finance et d’échanges humains pour intensifier le dialogue entre les civilisations, afin de construire une communauté de destin pour l’humanité.

[…]

Dans tous les domaines évoqués ci-dessus, la Chine élabore des plans sur la base d’études approfondies et les exécute effectivement. Cela s’applique aux plans à long terme s’étendant sur des décennies, aux plans de développement à moyen terme pour les cinq ans à venir et aux plans à court terme pour le développement annuel, voire même trimestriel. En plus, ces plans s’articulent pour former une cohérence d’ensemble.

Par exemple, à partir de 1949, la Chine a déjà élaboré 13 plans quinquennaux pour le développement. Le plus grand avantage de la planification fait que le pays entier est conscient de l’objectif et de l’itinéraire du développement, des difficultés et des problèmes, ainsi que des principales politiques et mesures pour y répondre. Cela favorise une synergie de tout le pays pour atteindre un objectif commun.

Enfin, deux points méritent d’être soulignés. Premièrement, quand nous réexaminons le développement de la Chine des 40 dernières années, nous ne devons jamais omettre le dur labeur du peuple chinois. Parler de l’expérience réussie de la Chine sans évoquer ce point n’a aucun sens. Deuxièmement, le PCC attache une grande importance à l’apprentissage et à l’inspiration des brillantes réalisations de toute l’humanité, il en tire l’essentiel, les digère, les absorbe et les rend innovantes. La pensée de Xi Jinping sur le socialisme à la chinoise de la nouvelle ère représente une des innovations théoriques majeures du PCC. Je suis convaincu que guidé par cette pensée, le peuple chinois réalisera les grands objectifs de la prospérité du pays et le renouveau de la nation.

Lire l’intégralité de l’article : HU BILIANG, L’expérience réussie de la Chine – 40 ans de réforme et d’ouverture, La Chine au présent.

Lire aussi :
La Chine occupe la première place mondiale en termes de demandes de brevet, Xinhua – Chine nouvelle, 19/02/2018.
Dossier documentaire Économie Chine, Monde en Question.
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La Chine, avant-garde de l’écologie réelle


 

C’est un fait connu : la Chine est confrontée à de nombreux de problèmes environnementaux. Évidemment on cite toujours le chiffre brut, jamais le chiffre par habitant… mais il est désormais évident que le volontarisme de la Chine en matière de lutte contre la pollution de l’air et le réchauffement climatique, acté lors du Congrès du Parti communiste chinois en 2012, donne ses premiers fruits, qui sont de taille !

La Chine est en effet passée de la simple sanction financière des usines les plus polluantes (qui se maintient mais rencontre évidemment des freins locaux au niveau du secteur privé) au financement massif de vastes plans urbains de restauration de la qualité de l’air et de la biodiversité, ainsi qu’une politique opiniâtre de reconversion énergétique du territoire.

Concernant l’énergie, peu de personnes savent par exemple que des projets de centrales nucléaires chinoises reposaient initialement sur le principe de la « fission à sels fondus » (thorium) dont les Chinois furent les pionniers dans les années 70, s’opposant à celui de l’uranium (centrales nucléaires à hauts risques et à forte production de déchets radioactifs en France). Ce type de centrale, qui limite considérablement les déchets, n’est plus à l’étude en Occident faute de financement et sous la pression du lobby militaro-industriel : celui-ci recycle l’uranium appauvri pour l’armement, alors que les centrales à sels dissous n’en produisent pas, et utilise le même combustible pour les bombes atomiques. C’est faute de technologie que le pays a dû abandonner cette opportunité dans les années 70, mais la Chine a lancé en 2011 un projet de grande ampleur pour la mise en place de tels réacteurs, avec une ouverture prévue dans moins de vingt ans. Celle-ci ouvrira la voie d’une véritable révolution énergétique dans la région.

La Chine veut donc se doter d’énergies dites « propres » sur le plan des rejets de gaz à effet de serre (non produit par le nucléaire) et à haut rendement néanmoins, pour sortir de la très polluante industrie charbonnière qui domine encore le marché chinois.

La Chine s’est encore récemment illustrée en mettant en place cette année la première méga-centrale flottante à énergie solaire à Huainan dans la province de l’Anhui, et se place au premier rang mondial pour l’énergie hydroélectrique (renouvelable, non intermittente et sans déchet).

Lire l’intégralité de l’article : La Chine au présent, 07/11/2017.

Lire aussi :
Des tours végétales pour purifier l’air des villes en Chine, Futura sciences, 13/02/2017.
La Chine inaugure la plus grande centrale solaire flottante, Futura sciences, 12/06/2017.
La première ville-forêt se construit en Chine, Futura sciences, 30/06/2017.
La Chine a fermé jusqu’à 40% de ses usines dans une lutte sans précédent contre la pollution, Trust My Science, 24/10/2017.
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Construire un futur partagé dans un monde fracturé


 

Le thème du sommet de Davos de 2018 fut nolens volens une publicité pour l’initiative de XI Jinping 一带一路 une Ceinture une Route.

C’est l’économiste LIU He qui représentait la Chine. Il a repris une partie du discours de XI Jinping à l’ouverture du 19e Congrès.

Dans un monde devenu incertain, parfois chaotique, la plus grande puissance d’attraction du discours de la direction politique du régime réside dans sa capacité à présenter une Chine à la fois capable d’une vision de long terme tranchant avec les courtes vues électorales des démocraties occidentales et exprimant un dévouement désintéressé au profit de l’avenir de l’humanité.
Liu He à Davos – Entre éloquence, séduction et réalité, Question Chine

Liu He a profité de l’occasion pour parler de quelque chose de concret et de substantiel. En tant que technocrate, c’est probablement ce qu’il fait le mieux.
Liu He’s new message at Davos 2018l, CGTN

Je publierai prochainement une chronique sur la réalisation de 一带一路 une Ceinture une Route, l’initiative prise par XI Jinping lors de sa visite au Kazakhstan et en Indonésie en 2013.

03/02/2018
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
World Economic Forum Annual Meeting 2018, World Economic Forum :

China’s Economic Policy, World Economic Forum.
5 things we can learn from China’s e-commerce explosion, World Economic Forum.

At Davos, the Real Star May Have Been China, Not Trump, The New York Times, 28/01/2018.

LIU He, Asia Times :

Liu He to take up reins as architect of China’s economic reform, Asia Times, 25/10/2017.
China’s economic « mastermind » Liu He set to get promotion: report, Asia Times, 27/01/2018.

LIU He, The Economic Times :

Liu He: The man China has sent to speak in Davos is « the brain » behind its economic overhaul, The Economic Times, 24/01/2018.

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Un nouvel ordre mondial made in China


 

Le XXIe siècle sera-t-il chinois ? Bien des signes le laissent penser. En quelques décennies, le pays a su rattraper son retard en dépassant toutes les prédictions. Son influence économique, stratégique, diplomatique et idéologique est partout croissante – dans le tiers-monde, en particulier. L’Occident, et au premier titre les États-Unis, observe cette résurgence avec une défiance manifeste. A-t-on raison de s’inquiéter ? Et comment, au juste, cette transition est-elle pilotée ?

Le meilleur moyen de le savoir, c’est d’inscrire l’analyse dans la longue durée et de prêter l’oreille aux discours des spécialistes et des acteurs chinois. Depuis Deng Xiaoping, Beijing a fait du pragmatisme un principe de gouvernement fondamental. C’est l’ère de l’ascension pacifique, qui opère un savant dosage entre l’assurance d’une puissance qui entend faire sa marque et le doigté d’un partenaire d’affaires raisonnable et rassurant.

Mamoudou GAZIBO et Roromme CHANTAL, Un nouvel ordre mondial made in China ?, Presses de l’Université de Montréal, 2011 [Texte en ligne].

Je n’ai pas encore lu ce livre, mais un coup d’œil sur la bibliographie ne présage pas une analyse pertinente car les auteurs citent John Fairbank, mais ils ignorent Angus Maddison, auteur de l’ouvrage fondamental pour comprendre l’évolution économique de la Chine sur la longue durée.

25/01/2018
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
Angus MADDISON, L’économie chinoise – Une perspective historique, OCDE, 1998 et 2007 [Texte en ligne].
Dossier documentaire Économie Chine, Monde en Question.
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5 premières banques mondiales


 

Quatre banques chinoises figurent dans le palmarès des cinq premières banques mondiales.
Source : Bank Rankings – Top Banks in the World, Accuity.

Lire aussi :
Sébastien CHEVAIS, Analyse et évolution du système bancaire chinois face à la crise : sa stratégie dans un dispositif global de conquête économique et politique, Thèse, 29 janvier 2018.
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