Chine en Question

Blog dédié au Monde asiatique

Archives de Tag: Démocratie chinoise

Bonne gouvernance et démocratie


 

[Zhang Weiwei] déclarait notamment : « Dictature ou démocratie ne sont plus un critère pour évaluer un pays dans le monde actuel. Ce qui compte, c’est la gouvernance. C’est ça qui doit servir de critère universel. » Si un mouvement démocratique a éclaté aux États-Unis, la plus grande démocratie en Occident, il paraît évident que c’est à cause du dysfonctionnement dans la gouvernance de l’État.

Un pays démocratique peut se révéler un pays où règne une mauvaise gouvernance, mais un pays non démocratique, à condition d’être bien gouverné, peut permettre à son peuple de jouir de plus de démocratie parfois.

[…]

Après avoir comparé les voies de développement d’une centaine de pays, et notamment les différences au niveau économique et politique entre la Chine et les pays occidentaux, Zhang Weiwei a obtenu cette conclusion : « La Chine a bel et bien élaboré une voie de développement typiquement chinoise. Celle-ci lui a permis de se placer au-dessus des États-Unis en termes de volume économique, de capital individuel, de protection sociale, d’innovation technico-scientifique, de système et d’idéologie. »

Comparée avec la démocratie occidentale et ses élections multipartites, la Chine présente des singularités dans quatre domaines : le Parti communiste chinois est un parti au pouvoir, qui représente l’intérêt général du peuple chinois. La Chine a adopté un système de démocratie consultative, et un nouveau type de centralisme démocratique. La Chine pratique la méritocratie dans l’élection des dirigeants d’État combinant sélection et élection. Les critères de sélection des dirigeants sont basés sur les qualités morales et les capacités, avant de procéder au suffrage indirect. En outre, que ce soient les dirigeants des autorités centrales ou locales, le mandat de cinq ans ne peut être renouvelé qu’une fois. Enfin, du point de vue du système économique, la Chine est un régime économique mixte combinant économie planifiée et économie de marché.

[…]

D’après Zhang Weiwei, le système de suffrage dans les pays occidentaux a résolu le problème de l’équilibre entre les pouvoirs politiques, mais pas le rapport de force entre le capital, les forces sociales et les partis politiques. Dans ce cas, c’est le capital qui domine la démocratie, d’où les mouvements Occupy Wall Street et Printemps de la démocratie : le théorème des 99 % qui subissent et du 1 % qui décide.

La Chine a, elle, réussi à équilibrer le rapport de force entre capital, forces sociales et partis politiques et sa bonne gouvernance depuis plus de trois décennies est au vu et au su de tout le monde. Elle est déjà la deuxième puissance économique mondiale, et les Chinois ont vu leur capital s’accroître à toute vitesse. Selon le Rapport de la Chine publié par l’Université des finances et de l’économie du Sud-Ouest de la Chine et cité par Zhang Weiwei, en 2012, l’actif net des familles chinoises a atteint 69 100 milliards de dollars, dépassant celui des États-Unis.

Lire l’intégralité de l’article : ZHENG Ruolin, Bonne gouvernance et démocratie, Chine au présent, 31/05/2016.

Lire aussi :
Dossier documentaire Politique Chine, Monde en Question.
Index Politique, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

Publicités

La quintessence de l’expérience chinoise


 

Lorsque Deng Xiaoping, architecte en chef de la réforme et de l’ouverture menées en Chine, avait rencontré en août 1985 le président tanzanien de l’époque, Julius Kambarage Nyerere, venu effectuer une visite en Chine, il avait affirmé : « Notre réforme est une expérimentation, aussi bien pour la Chine que pour le monde. Si elle réussit, nous pourrons fournir nos expériences pour qu’elles servent la cause socialiste et le développement dans les pays sous-développés aux quatre coins du globe. »

Aujourd’hui, plus de trente ans après le lancement de la politique de la réforme et de l’ouverture, la Chine polarise l’attention du monde de par son succès économique phénoménal. Elle a non seulement réussi l’exploit de faire sortir plus de 700 millions d’habitants de la pauvreté, mais en plus, elle est parvenue à se hisser au rang de deuxième économie mondiale juste derrière les États-Unis.

Alors comment la Chine a-t-elle pu opérer cette brillante métamorphose ? Tout au long de la réforme, comment le Parti communiste chinois (PCC), en tant que parti au pouvoir, a-t-il fait pour consolider sa capacité à gouverner et gagner constamment en popularité auprès du peuple ?

Lire la suite : HE Wenping, La quintessence de l’expérience chinoise, La Chine au présent 07/11/2017.

Lire aussi :
HE Wenping, China-Africa Knowledge Project Research HubJeune AfriqueWorld Economic Forum.
Dossier documentaire Economie Chine, Monde en Question.
Index Économie, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

Résolution du 19e Congrès national du PCC


 

Les extraits suivants de la Résolution du 19e Congrès national du PCC montrent que le texte original est très éloigné de la propagande des médias dominants occidentaux qui unanimement présentent Xi Jinping comme le nouvel empereur… de l’Empire du milieu :

• Xi Jinping, l’empereur rouge, Le Monde, 13/10/2017.
• Xi Jinping, l’empereur rouge déterminé à sauver le communisme chinois, Le Vif, 13/10/2017.
• Xi Jinping, le nouvel empereur, Arte, 16/10/2017.
• Le deuxième sacre de Xi Jinping, le tout-puissant « empereur rouge », Le Figaro, 17/10/2017.
• Xi Jinping ou le mythe du « Nouvel empereur rouge », RFI, 18/10/2017.
• Xi Jinping, l’empereur rouge de la Chine, L’Echo, 25/10/2017.
• Xi Jinping, empereur de Chine, L’Express, 25/10/2017.
• Xi Jinping, l’apprenti empereur, Le Vent de la Chine, 02/11/2017.
• L’empereur géo-économique Xi Jinping a quinze ans d’avance, La Jornada – Réseau Voltaire, 03/11/2017.

06/11/2017
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Le Congrès souligne que le socialisme à la chinoise, après avoir parcouru un long chemin, est entré dans une nouvelle ère, et au cours de son développement, un nouvel horizon historique s’est ouvert à notre pays. Avec l’entrée du socialisme à la chinoise dans la nouvelle ère, la principale contradiction dans la société chinoise s’est transformée en celle entre l’aspiration croissante de la population à une vie meilleure et le développement déséquilibré et insuffisant de la Chine. Cette transformation de la principale contradiction sociale en Chine est un changement historique touchant à la situation d’ensemble. Le Parti et l’État doivent donc agir en s’adaptant à de nombreuses nouvelles exigences qui en découlent. Il nous faut, en poursuivant nos efforts en faveur du développement, tout mettre en œuvre pour résoudre le problème lié à un développement déséquilibré et insuffisant, et améliorer sensiblement sa qualité et ses performances, de manière à satisfaire au mieux les besoins croissants de la population dans les domaines économique, politique, culturel, social et écologique, à encourager le plein épanouissement de l’homme, et à faire progresser la société dans tous les domaines.

Le Congrès indique que, jusqu’à 2020, nous nous trouverons dans l’étape décisive de l’édification intégrale de la société de moyenne aisance. Il nous faut donc, en conformité avec les exigences formulées par les XVIe, XVIIe et XVIIIe Congrès du Parti, mettre l’accent sur les domaines prioritaires, remédier à nos insuffisances, nous débarrasser de nos points faibles, et surtout, livrer la dure bataille pour parer aux risques majeurs, réaliser l’élimination ciblée de la pauvreté et maîtriser la pollution de l’environnement. Et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que, le moment venu, le peuple chinois reconnaisse l’avènement de la société de moyenne aisance et que cette dernière résiste à l’épreuve de l’histoire.

Le Congrès estime que la période qui sépare le XIXe du XXe Congrès du Parti constitue la charnière des objectifs des « deux centenaires ». Durant cette période, nous devons non seulement par achever l’édification intégrale de la société de moyenne aisance pour réaliser l’objectif du premier centenaire, mais également entreprendre, sur cette lancée, l’édification intégrale d’un pays socialiste moderne-nouvelle grande marche conduisant à la réalisation de l’objectif du deuxième centenaire. Après l’analyse de la conjoncture, tant extérieure qu’intérieure, et l’analyse des conditions de développement dont dispose notre pays, nous pouvons diviser en deux phases la période allant de 2020 au milieu du siècle pour prendre des dispositions : la première phase va de 2020 à 2035, phase pendant laquelle, partant de l’établissement de la société de moyenne aisance, nous poursuivrons nos efforts pour réaliser l’essentiel de la modernisation socialiste; la deuxième phase va de 2035 au milieu du siècle, phase pendant laquelle nous allons, partant de la modernisation réalisée pour l’essentiel, poursuivre nos efforts pendant encore 15 ans pour transformer la Chine en un grand pays socialiste beau, moderne, prospère, puissant, démocratique, harmonieux et hautement civilisé.

Le Congrès approuve les dispositions proposées dans le rapport d’activité concernant l’édification du socialisme sur les plans économique, politique, culturel, social et écologique. Il souligne qu’il faut appliquer le nouveau concept de développement et édifier un système économique moderne; insister sur la primauté de la qualité et privilégier la rentabilité du développement; prendre pour fil conducteur la réforme structurelle du côté de l’offre pour promouvoir un changement en matière de qualité, d’efficacité et de force motrice du développement économique; accélérer l’instauration d’un système industriel où l’économie réelle, l’innovation scientifique et technique, la finance moderne et les ressources humaines se développent de façon coordonnée; et construire un système économique caractérisé par la grande efficacité du rôle du marché, un dynamisme entrepreneurial des acteurs microéconomiques et un emploi à bon escient du macrocontrôle, notre but visé étant d’accroître sans cesse la capacité d’innovation et la compétitivité de notre économie. Il faut approfondir la réforme structurelle du côté de l’offre, accélérer l’édification d’un État innovant, appliquer la stratégie de redressement des régions rurales, mettre en œuvre la stratégie de développement interrégional coordonné, accélérer le perfectionnement du système d’économie de marché socialiste, promouvoir une nouvelle conjoncture d’ouverture tous azimuts, de manière à réaliser un développement de meilleure qualité, plus efficace, plus équitable et plus durable.

[…] il faut, avant tout, concentrer nos efforts sur les problèmes qui touchent aux intérêts directs et réels de la population et qui sont au centre de ses préoccupations: développer en priorité l’éducation, augmenter la qualité de l’emploi et les revenus de la population, renforcer l’édification du système de protection sociale, remporter la victoire finale dans la lutte contre la pauvreté, mettre en œuvre la stratégie de « Chine saine », mettre en place une architecture de gouvernance sociale dite « synergie, concertation et partage », et assurer efficacement la sécurité nationale, afin de procurer au peuple un sentiment de satisfaction, de bonheur et de sécurité qui soit plus fort, mieux garanti et plus durable. Il faut accélérer la réforme en faveur de la civilisation écologique et construire une belle Chine. À cet effet, il importe de promouvoir le développement vert, de veiller à résoudre les problèmes saillants de l’environnement, de renforcer la protection de l’écosystème, et d’innover dans le domaine du système de surveillance de l’écosystème pour créer une nouvelle situation de modernisation marquée par le développement harmonieux de l’homme et de la nature.

Texte intégral : Résolution du 19e Congrès national du Parti communiste chinois sur le rapport du 18e Comité central, Xinhua, 24/10/2017.

Lire aussi :
XIXe Congrès du Parti communiste chinois, Agence de Presse XinhuaBeijing InformationCentre d’Informations Internet de ChineChine au présent.
Dossier documentaire Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

Chine, à la conquête de l’Ouest


 

Réalisateur : Laurent Bouit
Durée : 0h55
Année : 2016
Pays : France
Genre : Documentaire
Résumé : Comment la nouvelle route de la soie (encore en chantier) risque de bouleverser les relations entre la Chine, l’Asie centrale, la Russie et l’Europe.
Fiche : EntelekheiaLe MondeLibérationTélérama
Avis de Ciné Monde : En tout juste 10 ans, la Chine a construit 80 000 km d’autoroutes [13’40].
Par comparaison, le premier plan directeur routier français prévoyait, en 1960, le tracé de 1 933 km d’autoroutes à réaliser en 15 ans !

Les Chinois ont une vraie vision stratégique. […] De toute évidence, il est plus facile d’avoir des stratégies à long terme avec un pouvoir autoritaire stable [27’50].
Ce lien entre pouvoir autoritaire et stratégies à long terme est un lieu commun des médias dominants qu’on peut entendre comme un éloge non avoué.

Les journalistes reprennent la racisme de Charlie Hebdo et de Fluide Glacial : Comme souvent la démographie chinoise fait peur. Et l’angoisse du péril jaune n’est jamais très loin [39’50].

Les pleurnicheries des journalistes sur le fait que la nouvelle route de la soie profite plus aux grandes qu’au petites villes fait sourire car le développement des autoroutes (à partir de 1961) et du TGV (à partir de 1981) en France a suivi exactement la même logique sans qu’ils s’en émeuvent beaucoup.

Les journalistes ont une définition bizarre de l’impérialisme : Quel sera demain le poids de cet Europe face au nouvel ensemble que façonne la Chine tout le long de sa nouvelle route de la soie, face à ce nouvel impérialisme, basé sur l’extension économique, un impérialisme soft qui redessine la carte entre Europe et Asie [52’52] ?
Partage proposé par : Arte – YouTube Streaming FR

Lire aussi :
Pepe ESCOBAR, Xi’s road map to the Chinese Dream, Asia Times, 21/10/2017 – La feuille de route de Xi pour le grand Rêve chinois, Entelekheia, 26/10/2017.
Commentaire : Le gouvernement chinois a un programme de développement de la Chine pour les 33 ans à venir. Quel est le programme de développement du gouvernement des États-Unis ou des pays européens pour les 3 ans à venir ?
Charlie et « l’invasion des produits chinois », Chine en Question.
Fluide Glacial et le « péril jaune », Chine en Question.
L’im-Monde dénonce les grèves… en France, Monde en Question.
L’im-Monde prône la lutte des classes… en Chine, Chine en Question.
LÉNINE, L’impérialisme, stade suprême du capitalisme, 1916 [Texte en ligne].
Eric X. LI, L’histoire de deux systèmes politiques, YouTube.
C’est une croyance habituelle en Occident : quand une société progresse, elle devient forcement une démocratie multipartite et capitaliste. Eric X. Li, investisseur et politologue chinois, nous invite à considérer qu’il n’existe pas qu’un seul système pour diriger une nation moderne prospère.

La Chine est une économie de marché, c’est une économie de marché mais ce n’est pas un pays capitaliste. Voilà pourquoi : Il est impossible qu’un groupe de milliardaires contrôle le Bureau politique de la manière dont des milliardaires contrôlent la politique aux USA. […] Aux États-Unis, le capital, les intérêts du capital et le capital lui-même se placent à la tête de la nation. L’autorité politique ne contrôle plus le pouvoir du capital. C’est pour ça que les USA sont un pays capitaliste. Et pas la Chine.
in The Coming War on China – La menace d’une guerre contre la Chine [53’43-59’22]

Dossier Cinéma France, Monde en Question.
Index Cinéma (Tous les dossiers), Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.

L’histoire de deux systèmes politiques


 

Les dernières élections présidentielles aux États-Unis et en France ont montré, une fois de plus, l’impasse de la démocratie pour résoudre les problèmes économiques et sociaux des pays qui, par ailleurs, exportent la liberté par la guerre (Afghanistan, Irak, Libye, Syrie) ou par des révolutions de couleur (Géorgie, Ukraine, Kirghizistan, Biélorussie).

Eric X. LI montre que la Chine a un autre système politique qui mérite d’être considéré avec attention :

C’est une croyance habituelle en Occident : quand une société progresse, elle devient forcement une démocratie multipartite et capitaliste. N’est-ce pas ? Eric X. Li, investisseur et politologue chinois, nous supplie de ne pas approuver cette idée. Dans cet exposé provocateur et avant-gardiste, Eric invite l’assistance à considérer qu’il n’existe pas qu’un seul système pour diriger une nation moderne prospère.

Dans le documentaire de John Pilger, le seul passage intéressant est l’entretien avec Eric X. LI :

La Chine est une économie de marché, c’est une économie de marché mais ce n’est pas un pays capitaliste. Voilà pourquoi : Il est impossible qu’un groupe de milliardaires contrôle le Bureau politique de la manière dont des milliardaires contrôlent la politique aux USA. […] Aux États-Unis, le capital, les intérêts du capital et le capital lui-même se placent à la tête de la nation. L’autorité politique ne contrôle plus le pouvoir du capital. C’est pour ça que les USA sont un pays capitaliste. Et pas la Chine
The Coming War on China – La menace d’une guerre contre la Chine [58’30-59’22]

30/08/2017
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
Eric X. LI, TEDHuffPost.
Démocratie, Monde en Question.
Luciano CANFORA, Monde en Question.
Dossier documentaire Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

12 + 1 livres sur la Chine


Il règne dans le milieu universitaire le même racisme colonial que dans les médias dominants. Cela tient aux origines des études sur les Indes (Indes occidentales ou Amérique et Indes orientales ou Asie) et sur l’Afrique qui visaient à apporter « les bienfaits de la civilisation » occidentale à des sociétés jugées primitives. Ce que dit Laurence Roulleau-Berger de la sociologie est applicable aux autres sciences humaines.

Des formes de colonialisme scientifique ont marqué le développement de la pensée sociologique. Comme l’a écrit Edward Saïd, « l’orientalisme est un style occidental de la domination, de restructuration et d’autorité sur l’Orient… L’Orientalisme est – et non seulement représente – une dimension considérable de la culture politique et intellectuelle moderne et, comme tel, il a moins de rapports avec l’Orient qu’avec notre monde ». [1]

Si la traduction d’œuvres littéraires chinoises est aujourd’hui relativement abondante, celle d’ouvrages dans les domaines de la philosophie, des sciences sociales (sociologie, économie, politique, etc.), des sciences pures (mathématiques, astronomie, physique, etc.) et de l’histoire est quasi inexistante. Il suffit de consulter les catalogues des éditions en langues étrangères de Pékin, de la librairie Le Phénix, des éditions You Feng et des éditions Picquier pour s’en rendre compte.
En France particulièrement, le discours scientifique sur la Chine est réservé aux universitaires occidentaux qui donnent la parole à quelques Chinois… formés en Europe ou aux États-Unis.

Pensée chinoise
Les traductions disponibles sont principalement celles des penseurs taoïstes. Les études de la pensée chinoise iuxta propria principia [suivant son propre principe] sont peu nombreuses.
Je déconseille Claude WEILL qui présente une pensée asiatique construite en France.
Je recommande L’intelligence de la Chine – Le social et le mental de Jacques GERNET et Procès ou Création – Une introduction à la pensée des lettrés chinois et Pensée d’un dehors (la Chine) de François JULLIEN.

Sciences sociales
Les rares traductions disponibles sont celles de L’art de la guerre de SUN Tzu et les œuvres choisies de JIANG Zemin qui remplacent celles de MAO Zedong, conspué en France par ses anciens idolâtres.
Je déconseille Jean-Louis ROCCA qui fait croire que la sociologie de la Chine construite en France serait la sociologie chinoise.
Je recommande La nouvelle sociologie chinoise sous la direction de Laurence ROULLEAU-BERGER et YUHUA Guo, PEILIN Li, SHIDING Liu, L’économie chinoise – Une perspective historique de Angus MADDISON et La Chine et la démocratie sous la direction de Mireille DELMAS-MARTY et Pierre-Étienne WILL.

Sciences
Les traductions inexistantes dans ce domaine pourtant aussi important que la philosophie – terme grec qui ne correspond pas du tout au procès de la pensée chinoise.
Je recommande les travaux de Joseph NEEDHAM résumés dans La science chinoise et l’Occident à compléter par le très bel ouvrage Le génie de la Chine – 3 000 ans de découvertes et d’inventions de Robert TEMPLE et La comète de Halley – Une révolution scientifique de Paolo MAFFEI qui contient beaucoup d’informations sur l’astronomie chinoise.

Histoire
Les traductions sont quasi inexistantes dans ce domaine. Il serait pourtant particulièrement intéressant de connaître comment s’écrit l’histoire chinoise en Chine notamment à travers l’étude des livres scolaires à différentes périodes. Dans l’ouvrage Comment on raconte l’histoire aux enfants à travers le monde entier, Marc Ferro ne consacre que 14 pages à la Chine. L’essentiel de sa documentation repose sur des études américaines. Il cite seulement trois manuels du maître en chinois publiés respectivement par le Centre d’éducation de Shanghai (1958-1959), par le Centre d’enseignement populaire de Pékin (1959) et le Centre Nationale d’Éducation de Taïwan (1972), mais aucun ouvrage scolaire.
Je déconseille John King FAIRBANK qui, en tant que ancien fonctionnaire des services de renseignement, veut nous convaincre que l’Occident en général et les États-Unis en particulier seraient la lumière du monde.
Je recommande Le monde chinois de Jacques GERNET, La République populaire de Chine de 1949 à nos jours de Marie-Claire BERGÈRE et Le sac du Palais d’Eté – Seconde Guerre de l’Opium de Bernard BRIZAY.

Chine/Occident
La publication française d’ouvrages sur la Chine est peu importante en comparaison des publications anglo-américaines et reste cantonnée aux domaines de l’économie et de la politique. La majorité de ces livres ne correspondent pas, ou de très loin, à une réalité chinoise mais sont la construction d’une « Chine imaginaire » qui reflète les préjugés occidentaux à l’encontre d’une ex-colonie qui est en train de reprendre la place qu’elle occupait dans le monde avant que les puissances coloniales n’aient tenté de la ramener très loin en arrière grâce au trafic de la drogue.

Une bonne méthode de tri est de repérer l’usage du terme l’Empire du Milieu pour désigner la Chine. L’auteur, qui utilise cette expression, est au mieux d’une ignorance crasse et au pire un propagandiste anti-chinois. Beaucoup relèvent des deux catégories.

08/01/2013
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Références bibliographiques :
Pensée chinoise
Jacques GERNET, L’intelligence de la Chine – Le social et le mental, Gallimard, 1994.
Même s’il existe des constantes qui tiennent aux caractères fondamentaux et les plus durables de chaque civilisation, la thèse de l’immobilisme chinois est trop absurde pour qu’on s’attache à la réfuter. Nous ne connaissons bien que ce qui nous touche de près : notre univers d’Occident. La civilisation chinoise inviterait sans doute à d’autres conceptions du religieux, de l’économique, du social et du politique. Mais elle souffre d’un redoutable handicap : à peu près ignorée même dans ces aspects les plus élémentaires, elle présente à ceux qui l’abordent les plus redoutables obstacles en raison de ses singularités, des difficultés de sa langue écrite, de sa richesse, de son évolution et des ruptures qu’elle a connues au cours de trois millénaires et demi. Aucune étude n’invite autant à la modestie.
L’auteur réuni ici des textes parus entre 1955 et 1992. Ils touchent à des aspects divers et à divers moments de cette longue histoire. Leur intérêt n’est pas simplement celui de la connaissance d’un univers exotique : dans la mesure même où diffèrent toutes nos références et l’histoire dont nous sommes les héritiers, ils nous concernent directement. En témoignent, en particulier, l’influence des plus anciens rituels religieux de l’écriture dans la formation de l’imposante tradition historiographique de la Chine ; le rôle déterminant de la révolution étatique, fondatrice d’un pouvoir non plus centré sur la ville et morcelé comme jadis en Occident, mais territorial et unifié ; l’importance attachée au milieu et aux premières impressions de vie ; les transformations contemporaines de la reproduction courante du livre au XIXe siècle ; l’intérêt porté au changement et aux oppositions non exclusives, et l’absence de toute idée de réalités immuables.
François JULLIEN, Procès ou Création – Une introduction à la pensée des lettrés chinois, Seuil, 1989 réédition Points Seuil, 1996.
Que toute réalité soit conçue comme processus en cours, relevant d’un rapport d’interaction ; que tout réel ne soit donc jamais analysable comme entité individuelle mais comme relation ; qu’il y ait, par conséquent, à l’origine de tout phénomène non pas une mais toujours deux instances fonctionnant corrélativement, c’est là une représentation de base de la culture chinoise.
François JULLIEN et Thierry MARCHAISSE, Pensée d’un dehors (la Chine) – Entretiens d’Extrême-Occident, Seuil, 2000.
Entreprenant ici un premier bilan de son travail, et l’ouvrant ainsi aux non-spécialistes, François Jullien nous promène à travers le foisonnement des interrogations que fait lever la Chine face à l’Europe et nous confronte à l’expérience que, loin de nous, durant des millénaires, elle a accumulée.
En choisissant de dialoguer avec un philosophe, il entend proposer une introduction vivante, parce que questionnante, et sans facilités, à ce que nous entrevoyons trop vaguement comme la « Sagesse de l’Orient » et, chemin faisant, dégager de nouvelles intelligibilités.
Serge LEFORT, La pensée asiatique construite en France [par Claude WEILL], Chine en Question.

Sciences sociales
Mireille DELMAS-MARTY et Pierre-Étienne WILL (sous la direction de), La Chine et la démocratie, Fayard, 2007.
Enraciné dans l’histoire de l’Empire et du premier XXe siècle, appuyé sur des recherches pour la plupart inédites, l’inventaire porte sur les institutions publiques et « civiles », les mentalités et les pratiques, les débats d’idées et les expériences. Il montre que la vision des réformateurs de la Chine républicaine, bien qu’influencée par l’Occident, était nourrie d’une tradition juridique chinoise forte, et même « moderne » à certains égards.
Mais le retour actuel au droit, tel que l’analysent les dernières parties, ne suffit pas à garantir l’ouverture politique. Faut-il y voir une sorte de compensation illusoire, ou bien le détour par lequel pourrait émerger une nouvelle forme de citoyenneté ?
Angus MADDISON, L’économie chinoise – Une perspective historique, OCDE, 1998 et 2007 [Télécharger].
L’étude réévalue la portée et le sens du renouveau de la Chine depuis une cinquantaine d’années, en se servant de techniques quantitatives couramment utilisées dans les pays de l’OCDE. À partir d’une approche comparative, l’auteur explique pour quelles raisons le rôle de la Chine dans l’économie mondiale a fluctué aussi fortement au cours du dernier millénaire. Il conclut que la Chine devrait retrouver en 2015 la place de première économie mondiale qui lui revient naturellement et qu’elle a occupé jusqu’en 1890.
Laurence ROULLEAU-BERGER et YUHUA Guo, PEILIN Li, SHIDING Liu (sous la direction de), La nouvelle sociologie chinoise, CNRS, 2008.
Ce livre est le premier sur la sociologie chinoise en français. Privée d’existence pendant trente ans, la sociologie chinoise a été refondée en 1979. Ce tournant dans l’histoire internationale de la pensée, ainsi que l’intégration des théories occidentales, la restructuration de la discipline, et la multiplication des enquêtes qualitatives comme quantitatives qui ont été accomplies depuis, ne demeurent que trop méconnues.
Ce livre donne la parole à des sociologues chinois, témoins éminents de ce renouveau. L’État, la ville, le marché : en nous faisant entrer dans ces différents mondes sociaux de la Chine qui constituent aussi des thèmes majeurs de leurs recherches, c’est la réalité même de la transition qu’ils nous font saisir.
Ainsi voit-on s’affirmer, au cours de ces études souvent étonnantes, toujours passionnantes, une dynamique intellectuelle, originale, créative et vigoureuse au sein d’une société en grande transformation, appelée à marquer la sociologie contemporaine et à rénover notre vision tant de la Chine que du monde.
Serge LEFORT, La sociologie chinoise… construite en France, [par Jean-Louis ROCCA] Chine en Question.

Sciences
Paolo MAFFEI, La comète de Halley – Une révolution scientifique, Fayard, 1985
Contient beaucoup d’informations sur l’astronomie chinoise : un chapitre sur les observations chinoises, un catalogue des sources chinoises, une carte du ciel chinois et un long chapitre sur l’histoire de la comète de Halley établie grâce à l’astronomie chinoise.
Joseph NEEDHAM, La science chinoise et l’Occident, Seuil, 1977.
Biologie, astronomie, médecine, histoire : la science chinoise a connu très tôt un développement considérable, dont Joseph Needham dresse ici l’inventaire. S’y ajoute une masse de découvertes techniques (boussole magnétique, harnais adapté au cheval, étrier à pied, poudre à canon, etc.) qui, transmises à l’Europe, y ont produit un véritable bouleversement. Pourquoi cette tradition scientifique chinoise a-t-elle été si longtemps ignorée en Occident ? Pourquoi n’a-t-elle pas abouti au développement d’un civilisation plus technologique ? Autant de questions essentielles qui impliquent un radical changement de perspective.
Robert TEMPLE, Le génie de la Chine – 3 000 ans de découvertes et d’inventions, Philippe Picquier, 2000 et 2007.
Bien des siècles avant l’Occident, la Chine avait déjà inventé un grand nombre des techniques sur lesquelles repose notre monde moderne. Voici détaillées l’origine et l’histoire de ces grandes découvertes chinoises, dans des domaines aussi variés que l’agriculture, l’astronomie, la médecine, la physique, les mathématiques, la musique, les transports ou la guerre. Elles révèlent l’extraordinaire inventivité de la Chine, depuis le premier millénaire avant notre ère jusqu’au XIIIe siècle, depuis la brouette ou le cerf-volant jusqu’à la combustion spontanée et l’identification des taches solaires.

Histoire
Marie-Claire BERGÈRE, La République populaire de Chine de 1949 à nos jours, Armand Colin, 1989 et 2001.
1) L’Institutionnalisation de la révolution 1949-1956
2) La fuite dans l’utopie 1965-1976
3) Victoire et crise du pragmatisme 1976-1989
4) De l’isolement à l’ouverture : la politique extérieure depuis 1960
Cet ouvrage analyse les politiques économiques successives et leurs retombées sociales (fragmentation de la société en groupes antagonistes : ouvriers réticents, cadres apeurés, jeunesse sceptique, intellectuels réduits au silence). Il éclaire la lutte entre les diverses lignes et la montée de factionnalismes.
Bernard BRIZAY, Le sac du Palais d’Eté – Seconde Guerre de l’Opium, Editions du Rocher, 2003.
Les 7 et 8 octobre 1860, le fabuleux Palais d’Eté de Pékin, le Versailles chinois, est pillé par les Français et les Anglais, au terme d’une expédition militaire destinée à ouvrir la Chine au commerce occidental… et surtout à l’opium que les Anglais produisent aux Indes ! Dix jours plus tard, sur ordre de Lord Elgin, il est incendié en représailles aux tortures et à la mort de prisonniers, otages des Chinois. Pour la Chine – et pour le patrimoine de l’Humanité -, la perte est immense, incalculable, irréparable.
Jacques GERNET, Le monde chinois, Armand Collin, 1972, 1980, 1990 et 1999.
« L’objet de ce livre est de servir d’introduction à l’histoire du monde chinois. Il est de montrer quelles ont été les étapes de sa formation, ses expériences successives, les apports qui, de toutes las parties du monde, sont venus l’enrichir au cours des siècles, les influences qu’il a exercées, sa contribution à l’histoire universelle. » (p.9) Bibliographie de l’ouvrage.
Serge LEFORT, La Chine vue par John FAIRBANK, Chine en Question.

Chine/Occident
Jonathan D. SPENCE, La Chine imaginaire – Les Chinois vus par les Occidentaux de Marco Polo à nos jours, Presses de l’Université de Montréal, 2000.
Depuis sept siècles, la Chine exerce une étonnante fascination sur l’Occident. Dès les premiers contacts, elle est apparue comme un objet de désir plutôt que de connaissance et, très vite, elle est devenue une construction imaginaire et un enjeu des débats internes de l’Occident.
Serge LEFORT, 中國 zhōng guó, Chine en Question.

Lire aussi :
Marc FERRO, Comment on raconte l’histoire aux enfants à travers le monde entier, Payot, 1986.
Michel TIBON-CORNILLOT, Les guerres de l’opium ou l’écrasement de la Chine, Dedefensa – La Chine en enfer : pillages et génocides blancs, Dedefensa.
L’étendue des désastres liés aux guerres de l’opium, et plus généralement, à la destruction des institutions impériales chinoises est massivement ignorée par la plupart des chercheurs et des hommes politiques français. Ces pillages, famines, répressions, durèrent un siècle, de 1840, la défaite chinoise devant les troupes anglaises, à 1949, l’arrivée des communistes au pouvoir. Les chercheurs anglo-saxons, bien meilleurs connaisseurs de cette période, évaluent le nombre des victimes dans une fourchette oscillant entre 120 et 150 millions en un siècle.
Revue de presse Chine 2013, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.
Dossier documentaire Chine, Monde en Question.
Dossier documentaire Colonialisme, Monde en Question.


[1] Références :
Laurence ROULLEAU-BERGER, Désoccidentaliser la sociologie – L’Europe au miroir de la Chine, Editions de l’Aube, 2011.
Comment penser la pluralité des récits des sociétés contemporaines ? Comment casser la hiérarchie construite par les colonialismes entre sociétés occidentales et sociétés orientales ? Il nous paraît aujourd’hui moins pertinent de penser la pluralité des « provinces du savoir » que de penser les continuités et les discontinuités, les agencements et les disjonctions entre des lieux de savoir situés à différents endroits du monde susceptibles de laisser apparaître un espace intermédiaire transnational à la fois local et global.
L’auteur cherchera ici à construire des effets de miroir entre sociologie chinoise et sociologie européenne autour des thématiques suivantes : emploi et travail ; frontières sociales et ségrégations urbaines ; modernités, sujet et souci d’autrui ; Etats, conflit social et action collective ; inégalités et parcours biographiques ; migrations internes et internationales. Un essai qui nous en apprend autant sur la sociologie chinoise que sur la sociologie européenne.
Edward SAÏD, L’orientalisme – L’Orient créé par l’Occident, Seuil, 1980.
D’Eschyle à Kissinger, de Marx à Barrès, l’Occident a tenu un discours sur l’Orient. Mais, puisque «l’Orient» n’existe pas, d’où vient ce discours et comment expliquer son étonnante stabilité à travers les âges et les idéologies? «L’Orient» est une création de l’Occident, son double, son contraire, l’incarnation de ses craintes et de son sentiment de supériorité tout à la fois, la chair d’un corps dont il ne voudrait être que l’esprit.
À étudier l’orientalisme, présent en politique et en littérature, dans les récits de voyage et dans la science, on apprend donc peu de choses sur l’Orient, et beaucoup sur l’Occident. Le portrait que nous prétendons faire de l’Autre est, en réalité, tantôt une caricature, tantôt un complément de notre propre image.

Rapport de HU Jintao


Le texte intégral du rapport présenté par Hu Jintao au 18e Congrès national du PCC est irrégulièrement disponible sur le site de l’agence Xinhua (problèmes récurrents d’accès au site) et n’est plus disponible sur le site du Renmin Ribao.

Chine en Question met ce texte en ligne ainsi que les statuts du PCC, dont le programme général mérite d’être lu :

  • Texte intégral du rapport présenté par Hu Jintao au 18e Congrès national du PCC, Télécharger rtf
  • Texte intégral des Statuts du Parti communiste chinois, Télécharger rtf

26/11/2012
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi :
Revue de presse Chine 2012, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.
Dossier documentaire Chine, Monde en Question.

Résolution du 18e Congrès du PCC sur le rapport d’activité du 17e Comité central


Ce texte est important car, malgré le ton convenu habituel, il traduit l’orgueil des dirigeants chinois d’avoir conduit la Chine au rang de deuxième puissance mondiale après un siècle d’occupation coloniale (Angleterre et France puis Russie et États-Unis), mais il traduit aussi leur crainte de l’avenir économique (la fin des trente glorieuses : nous sommes confrontés à des opportunités de développement sans précédent de même qu’à des risques et défis inouïs) et politique (maintenir la direction du Parti).

Le XVIIIe Congrès du Parti communiste chinois approuve le rapport d’activité que le camarade Hu Jintao a présenté au nom du XVIIe Comité central. En brandissant bien haut l’étendard du socialisme à la chinoise et en se guidant sur le marxisme-léninisme, la pensée de Mao Zedong, la théorie de Deng Xiaoping, la pensée importante de la « Triple Représentation » et le concept de développement scientifique, ce rapport a analysé l’évolution et le développement de la situation tant internationale qu’intérieure, et fait le bilan des activités que le Parti a menées pendant les cinq années écoulées, des efforts laborieux qu’il a déployés depuis le XVIe Congrès et des réalisations historiques qu’il a ainsi remportées. Sur cette base, le rapport a affirmé le statut historique du concept de développement scientifique, précisé les exigences fondamentales à remplir pour faire triompher le socialisme à la chinoise, fixé les objectifs de parachever la construction in extenso de la société de moyenne aisance et d’approfondir la réforme et l’ouverture sur l’extérieur, arrêté un ensemble de dispositions pour faire progresser la cause du socialisme à la chinoise dans le nouveau contexte historique, et formulé des exigences détaillées sur l’amélioration intégrale du niveau scientifique de l’édification du Parti. En dessinant un plan magnifique sur la réussite de la construction générale de la société de moyenne aisance et l’accélération de la modernisation socialiste, ce rapport indique la direction que nous devons suivre pour imprimer un élan continu au développement de la cause du Parti et de l’État. Né de la quintessence de la sagesse de tout le Parti et de tout notre peuple multi-ethnique, ce rapport constitue non seulement un document-programme marxiste, mais également une déclaration politique et un programme d’action permettant à notre Parti d’unir et de guider notre peuple multi-ethnique dans les efforts inlassables pour remporter de nouvelles victoires de l’édification du socialisme à la chinoise.

Le Congrès estime que le thème exposé dans le rapport revêt une importance capitale pour notre Parti attelé à sa tâche consistant à conduire le peuple à avancer vaillamment dans la poursuite de l’œuvre inaugurée par nos prédécesseurs et l’ouverture de nouvelles perspectives au développement. Tout le Parti devra, en brandissant bien haut l’étendard du socialisme à la chinoise et en se guidant sur la théorie de Deng Xiaoping, la pensée importante de la « Triple Représentation » et le concept de développement scientifique, libérer la pensée, persévérer dans la réforme et l’ouverture, rassembler toutes les forces du pays, vaincre toutes les difficultés, poursuivre résolument la voie du socialisme à la chinoise et lutter pour la réussite de l’édification intégrale de la société de moyenne aisance.

Le Congrès souligne qu’étant donné qu’à l’heure actuelle, la situation mondiale comme la situation en Chine et au sein de notre Parti continuent à connaître des changements profonds, nous sommes confrontés à des opportunités de développement sans précédent de même qu’à des risques et défis inouïs. Tous les camarades du Parti sont tenus de garder présentes à l’esprit la confiance et les attentes que le peuple place en eux, et de travailler avec davantage de persévérance et de dévouement pour promouvoir un développement scientifique et l’harmonie sociale, améliorer les conditions de vie et le bien-être de la population et accomplir les tâches à la fois nobles et ardues que notre époque leur a assignées.

Le Congrès donne une haute appréciation de l’activité du XVIIe Comité central. Durant les cinq années passées depuis le XVIIe Congrès, nous avons progressé vaillamment sur la voie du socialisme à la chinoise et remporté de nouvelles victoires dans le développement général d’une société de moyenne aisance en surmontant les difficultés et épreuves de toutes sortes. On constate ainsi des réalisations nouvelles et importantes dans tous les secteurs.

Le Congrès approuve le bilan que le XVIIe Comité central a fait des dix ans de lutte depuis le XVIe Congrès. Il estime que nous avons su saisir l’importante période stratégique favorable à notre développement pour tirer avantage des opportunités offertes, et surmonté une série de graves défis, de sorte à faire accéder la cause du socialisme à la chinoise à une nouvelle phase de développement, à consolider et développer une heureuse conjoncture pour la réforme, l’ouverture sur l’extérieur et la modernisation socialiste, à élever le statut de notre pays sur la scène internationale, à faire ressortir la grande supériorité et la puissante vitalité du socialisme à la chinoise, et enfin à renforcer la fierté et la force de cohésion de la nation chinoise.

Le Congrès note comme l’acquis le plus important qui se dégage du bilan de ces dix ans de lutte le fait que nous avons pris l’initiative de promouvoir l’innovation théorique basée sur la pratique, et avancé une série d’idées, thèses et points de vue nouveaux qui ont pour thème le maintien et le développement du socialisme à la chinoise et qui sont liés et cohérents entre eux. Il fait remarquer que tout cela peut se résumer par l’élaboration et l’application du concept de développement scientifique. Né de la combinaison du marxisme avec les réalités de la Chine contemporaine et les caractéristiques de notre époque, et en tant qu’expression concentrée de la conception du monde et de la méthodologie marxistes en matière de développement, le concept de développement scientifique a donné de nouvelles réponses scientifiques aux questions d’importance majeure telles que « Pour quel type de développement faut-il opter dans la nouvelle situation? » et « De quelle manière faut-il se développer? », portant ainsi nos connaissances sur la loi du développement du socialisme à la chinoise à un niveau inédit et ouvrant de nouvelles perspectives au progrès du marxisme de la Chine contemporaine. Le concept de développement scientifique représente les derniers acquis du système théorique du socialisme à la chinoise, la cristallisation de la sagesse collective du Parti communiste chinois et la puissante arme idéologique guidant toutes les activités du Parti et de l’État. De même que le marxisme-léninisme, la pensée de Mao Zedong, la théorie de Deng Xiaoping et la pensée importante de la « Triple Représentation », le concept de développement scientifique fait partie des pensées directrices à suivre fidèlement et durant une très longue période par notre Parti.

Le Congrès indique que depuis plus de 90ans, notre Parti, en s’appuyant étroitement sur le peuple et en combinant les principes fondamentaux du marxisme avec les réalités chinoises et les caractéristiques de l’époque, a poursuivi de façon indépendante une voie qui lui est propre. Après avoir surmonté d’innombrables difficultés et épreuves et consenti de lourds sacrifices, il a remporté la victoire de la révolution, de l’édification et de la réforme en Chine, et inauguré et développé le socialisme à la chinoise, transformant ainsi de façon radicale l’avenir et le destin de la Chine et de son peuple. La voie du socialisme à la chinoise ainsi que les systèmes théorique et social qui lui correspondent sont les réalisations fondamentales que le Parti et le peuple ont accomplies pendant plus de 90ans de lutte, de création et d’accumulation d’expériences. Il faut les préserver soigneusement, y rester fidèle et les développer sans cesse. Pour que le socialisme à la chinoise triomphe dans ce nouveau contexte historique, il nous faut répondre impérativement aux exigences fondamentales suivantes: il faut maintenir la position primordiale du peuple; il faut libérer et développer les forces productives sociales; il faut poursuivre la réforme et l’ouverture sur l’extérieur; il faut préserver l’équité et la justice sociales; il faut suivre fermement la voie de l’enrichissement commun; il faut promouvoir l’harmonie sociale; il faut assurer un développement pacifique; il faut maintenir la direction du Parti.

Le Congrès estime que compte tenu des réalités du développement économique et social de notre pays, il faut déployer tous nos efforts pour répondre aux nouvelles exigences à partir de l’objectif de développement général d’une société de moyenne aisance, objectif défini par les XVIe et XVIIe Congrès du Parti. Il s’agit d’assurer un développement sain et soutenu de l’économie; de garantir au peuple une démocratie sans cesse élargie; de renforcer nettement le soft power culturel; de réaliser une élévation générale du niveau de vie de la population; de faire avancer considérablement la construction d’une société économe de ressources et respectueuse de l’environnement. Pour que la société de moyenne aisance devienne une réalité, il nous faut, en faisant preuve d’un plus grand courage politique et d’une plus grande sagesse, saisir l’occasion favorable pour approfondir les réformes dans les domaines clés, en finir résolument avec toutes les idées et conceptions ainsi que les tares de système qui font obstacle à notre développement scientifique, et mettre en place un cadre institutionnel complet, scientifique et efficace, pour rendre nos diverses institutions plus performantes et régulières.

Le Congrès approuve les dispositions arrêtées dans le Rapport concernant la construction socialiste de notre pays sur les plans économique, politique, culturel, social et écologique. Il insiste sur l’accélération du perfectionnement du système d’économie de marché socialiste et du changement du mode de développement économique. En basant le développement sur l’amélioration de la qualité et de la rentabilité, il convient d’agir par tous les moyens pour donner une nouvelle vitalité de développement aux divers acteurs du marché, stimuler une nouvelle force motrice de développement ayant l’innovation comme moteur, établir un nouveau système de développement des industries modernes, favoriser l’émergence de nouveaux atouts de développement de l’économie ouverte sur l’extérieur et faire en sorte que le développement économique soit davantage entraîné par la demande intérieure, en particulier par la consommation, ainsi que par les industries des services modernes et les industries émergentes d’importance stratégique, et qu’il s’appuie davantage sur les progrès technico-scientifiques, sur une meilleure formation des travailleurs, sur l’innovation en matière de gestion, sur les économies de ressources et l’économie circulaire, et sur le développement interactif et coordonné des villes-campagnes et des différentes régions. Tout cela contribuera à accroître continuellement les forces de réserve de développement à long terme. Il faut s’attacher à synchroniser le développement de l’industrialisation, de l’informatisation, de l’urbanisation et de la modernisation agricole. Il faut persévérer dans la voie du développement politique socialiste à la chinoise et poursuivre la réforme du système politique. Il faut s’efforcer de mettre en place une démocratie populaire qui soit plus large, plus complète et plus développée, et réaliser une parfaite association de la direction du Parti, du maintien du statut du peuple en tant que maître du pays et de la gouvernance de l’État en vertu de la loi. Nous étendrons la démocratie socialiste afin de garantir le statut du peuple en tant que maître du pays, de renforcer la vitalité de notre Parti et de notre État, et de mobiliser l’initiative de notre population. Il faut parfaire le système de démocratie consultative socialiste, perfectionner le régime démocratique aux échelons de base, accélérer la construction d’un État de droit, ainsi que mettre en place et raffermir un système de conditionnement et de surveillance du fonctionnement des pouvoirs et développer une civilisation politique socialiste. Il importera à notre Parti de promouvoir fermement l’édification d’une puissance socialiste sur le plan culturel, et de maintenir le cap de la culture avancée socialiste. Il est nécessaire de promouvoir un grand développement et une grande prospérité de la culture socialiste, d’imprimer un nouvel essor à l’édification culturelle socialiste, de rehausser le soft power culturel de l’État, et de mettre en valeur le rôle de la culture dans l’évolution des m?urs, l’éducation du peuple, le service de la société et le développement économique. Il faudra aussi renforcer l’édification sociale tout en améliorant le bien-être de la population et en introduisant des innovations dans la gestion de la société, et améliorer le niveau de vie matérielle et culturelle de la population en attachant la plus grande importance à la sauvegarde des intérêts fondamentaux de l’immense majorité de la population, la priorité étant accordée à la protection et à l’amélioration du bien-être de la population. Nous devons nous efforcer de procurer des avantages réels à la population et de dissiper ses soucis, accélérer la mise sur pied d’un système de services publics fondamentaux, renforcer et innover la gestion sociale pour promouvoir l’édification d’une société harmonieuse socialiste. Par ailleurs, il nous faudra promouvoir énergiquement le développement d’une civilisation écologique, inculquer au peuple entier les notions d’une civilisation écologique préconisant de respecter la nature, de s’adapter à ses exigences et de la préserver. En accordant une attention particulière au développement d’une civilisation écologique, nous ferons en sorte que celui-ci fasse partie intégrante des programmes de l’édification du pays sur les plans économique, politique, culturel et social. Nous multiplierons les efforts pour protéger les écosystèmes et l’environnement, afin de construire une Chine magnifique et de réaliser un développement perpétuel de la nation chinoise. Le Congrès souligne qu’il nous faut, en nous guidant sur les besoins de la sûreté vitale de l’État, en coordonnant le développement de l’économie et de la défense nationale et en nous conformant au concept stratégique visant à réaliser en trois étapes la modernisation de celle-ci et de l’armée, tâcher de réaliser au plus tôt la double mission historique de la mécanisation et de l’informatisation, pour ainsi bâtir une défense nationale solide et une puissante armée qui correspondent à la position de la Chine sur le plan international et qui soient conformes aux intérêts liés à la sécurité et au développement de l’État.

Le Congrès souligne que, pour appliquer intégralement et correctement les principes dits « un pays, deux systèmes », « administration de Hong Kong par les Hongkongais », « administration de Macao par les Macanais » et faire bénéficier les populations des deux régions d’un haut degré d’autonomie, il faudra combiner de façon cohérente le maintien du principe d’un seul pays avec le respect des différences entre les deux systèmes, associer étroitement la préservation du pouvoir central à la protection d’une très large autonomie des régions administratives spéciales, et allier harmonieusement le renforcement du rôle d’appui solide joué par la partie continentale à l’amélioration de la compétitivité propre de Hong Kong et de Macao. Le Congrès insiste sur la nécessité de rester fidèle au principe de « réunification pacifique; un pays, deux systèmes », et de consolider et d’approfondir les bases politique, économique, culturelle et sociale en faveur du développement pacifique, de manière à ouvrir de nouvelles perspectives pour le développement pacifique des relations inter-détroit. Il appelle aussi à nous unir à nos compatriotes de Taiwan, afin de sauvegarder et de rendre plus prospère le foyer commun de la nation chinoise, et de créer des conditions plus mûres pour la réunification pacifique de la patrie.

Le Congrès approuve l’analyse que le Rapport d’activité a faite sur la situation internationale ainsi que les principes qu’il a formulés en ce qui concerne notre activité extérieure. Il souligne que la Chine poursuivra sans jamais défaillir, en levant haut l’étendard de la paix, du développement, de la coopération et des bénéfices réciproques, sa politique extérieure d’indépendance et de paix, sa voie du développement pacifique et sa stratégie d’ouverture procurant des bénéfices réciproques, que sur la base des cinq principes de coexistence pacifique, elle développera ses relations d’amitié et de coopération sur tous les plans avec les autres pays du monde, et qu’elle sauvegardera fermement la souveraineté et la sécurité du pays, ainsi que les intérêts de son développement. Bref, pour construire un monde harmonieux où règnent une paix durable et une prospérité commune, le peuple chinois est prêt à consentir d’inlassables efforts pour promouvoir, de concert avec les autres peuples du monde, la noble cause de la paix et du développement de l’humanité.

Le Congrès notifie qu’il faut faire avancer de façon générale l’édification du Parti avec un esprit à la fois innovateur et réformateur, et améliorer globalement le niveau scientifique de ce grand projet, étant donné le développement de la situation, le progrès de notre cause et l’attente de notre peuple. Il exige de tous les membres du Parti qu’ils se rendent compte de l’urgence de la situation, renforcent leurs sens des responsabilités et, s’efforcent, en prenant pour fil conducteur l’augmentation de l’aptitude du Parti à exercer le pouvoir et le maintien de son caractère avancé et de la pureté de son corps, de tout faire pour le bien de l’homme et d’exercer le pouvoir au bénéfice du peuple, et qu’ils continuent à émanciper leur pensée, à se lancer dans la réforme et l’innovation. Le Congrès demande au Parti de contrôler étroitement le comportement de ses membres pour faire régner une stricte discipline dans ses rangs, de renforcer globalement sa propre édification sur les plans idéologique, organisationnel et institutionnel, d’améliorer son style de travail et son aptitude à résister à la corruption, et d’accroître sa capacité de purification, de perfectionnement et de rénovation par soi-même, de manière à se transformer en un parti marxiste au pouvoir attaché à l’étude, au service public et à l’innovation, et à faire en sorte qu’il demeure pour toujours le ferme noyau dirigeant de la cause du socialisme à la chinoise.

Le Congrès souligne que notre Parti affiche depuis toujours une ferme persévérance dans la lutte anticorruption et la préservation de l’intégrité, qui font partie des questions politiques d’importance majeure auxquelles les masses populaires prêtent une haute attention. C’est la raison pour laquelle nous devrons faire des efforts inlassables pour préserver l’intégrité et être constamment vigilants vis-à-vis de toute forme de corruption et de dégénérescence. Nous persisterons dans la voie de lutte anticorruption à la chinoise, continuerons d’appliquer le principe recommandant de remédier tant à la cause qu’aux symptômes du mal pour parvenir à la résolution globale du problème, et de recourir simultanément au châtiment et à la prévention en privilégiant cette dernière. Nous ferons progresser la mise en place dans tous les domaines d’un système de prévention et de sanction contre la corruption, de manière à maintenir la droiture de nos cadres, l’intégrité de notre gouvernement et l’honnêteté dans la conduite des affaires politiques.

Le Congrès note que le centralisme et l’unité constituent la source de la force du Parti et la garantie fondamentale du développement économique et social, de la solidarité interethnique, du progrès en commun et de la stabilité permanente du pays. C’est pourquoi, plus la situation à laquelle le Parti fait face est complexe et plus la tâche qu’il assume est dure, plus il a besoin de renforcer la discipline dans ses rangs et de préserver son centralisme et son unité, de manière à former une force prodigieuse qui pousse tout le Parti à aller de l’avant vaillamment et d’un même pas vers l’avenir.

Le Congrès estime que, vu la grande confiance que le peuple accorde au Parti et face aux nouvelles épreuves et conditions historiques, tous les camarades devront rester modestes et prudents, conserver toujours leur lucidité, renforcer leur vigilance face aux menaces éventuelles et se garder de toute présomption et de toute précipitation; ils devront développer leur conscience de créativité, persévérer dans la vérité, corriger leurs erreurs et garder toujours leur esprit d’entreprise; ils devront, fidèles à l’objectif fondamental de servir le peuple, faire confiance aux masses populaires, s’appuyer sur elles et les placer toujours au centre de leurs préoccupations; ils devront être plus conscients que jamais de leurs missions à accomplir, travailler dur dans la quête de la vérité, et rester toujours dignes du nom de communiste.

Le Congrès appelle tout le Parti ainsi que l’ensemble de notre peuple multi-ethnique à brandir bien haut l’étendard du socialisme à la chinoise, à se grouper encore plus étroitement autour du Comité central du Parti et à s’efforcer de parachever la construction in extenso de la société de moyenne aisance, de réaliser de nouveaux succès dans l’édification du socialisme à la chinoise et de créer un meilleur avenir pour le peuple chinois et la nation chinoise !

Xinhua – Chine Informations

Lire aussi :
Revue de presse Chine 2012, Monde en Question.
Dossier documentaire Chine, Monde en Question.

Ouverture du 18e Congrès national du PCC


Le 18e Congrès national du Parti communiste chinois (PCC) s’est ouvert jeudi à Beijing au moment où le « pays est entré dans une phase décisive pour mener à terme la construction in extenso de la société de moyenne aisance ».

Jiang Zemin, Wu Bangguo, Wen Jiabao, Jia Qinglin, Li Changchun, Xi Jinping, Li Keqiang, He Guoqiang et Zhou Yongkang étaient présents à la cérémonie d’ouverture du congrès, de même que plus de 2.300 délégués et délégués spécialement invités.

Hu Jintao a prononcé à cette occasion un rapport intitulé « Suivre résolument la voie du socialisme à la chinoise et lutter pour parachever la construction in extenso de la société de moyenne aisance ».

Le thème du 18e Congrès du PCC se définit comme suit : « En brandissant bien haut l’étendard du socialisme à la chinoise et en nous guidant sur la théorie de Deng Xiaoping, la pensée importante de la Triple Représentation et le concept de développement scientifique, libérons notre pensée, persévérons dans la réforme et l’ouverture, rassemblons toutes les forces du pays, vainquons toutes les difficultés, poursuivons résolument la voie du socialisme à la chinoise et luttons pour la réussite de l’édification intégrale de la société de moyenne aisance ».

Xinhua

Lire aussi :
• Le congrès du PCC mettra l’accent sur la lutte contre la corruption, Renmin Ribao
« Les affaires Bo Xilai et Liu Zhijun sont des cas graves de corruption de hauts dirigeants du Parti, et les leçons à tirer sont considérables », a indiqué M. Cai. La résolution de ces deux affaires a montré la ferme détermination et l’attitude claire du Parti vis-à-vis de la lutte contre la corruption.
• Le PCC appelé à améliorer sa réactivité aux demandes du peuple à l’ère des réseaux sociaux, Renmin Ribao
Le Quotidien du Peuple, journal phare du Parti communiste chinois (PCC), a, dans une rubrique, conseillé à ce dernier d’améliorer sa réactivité face aux demandes du peuple à une époque où « chacun dispose d’un porte-voix ».
« Les réponses en ligne immédiates du gouvernement sont obligatoires et non pas facultatives », souligne la rubrique, ajoutant que « ces interactions sont cruciales pour une meilleure gouvernance ».
* Hu Jintao : le PCC doit augmenter son aptitude à exercer le pouvoir, Renmin Ribao
• Hu Jintao met l’accent sur le socialisme à la chinoise dans son rapport devant le 18e Congrès national du PCC, Renmin Ribao
« Le thème de ce congrès se définit comme suit : en brandissant bien haut l’étendard du socialisme à la chinoise et en nous guidant sur la théorie de Deng Xiaoping, la pensée importante de la Triple Représentation et le concept de développement scientifique, libérons notre pensée, persévérons dans la réforme et l’ouverture, rassemblons toutes les forces du pays, vainquons toutes les difficultés, poursuivons résolument la voie du socialisme à la chinoise et luttons pour la réussite de l’édification intégrale de la société de moyenne aisance. »
* Dossier : Le 18e Congrès national du PCC, XinhuaRenmin Ribao.
• Dossier : Les nouveaux visages de la Chine, France Culture.
La plupart des journalistes des médias dominants nomment toujours la Chine « Empire du Milieu », ce qui traduit une ignorance crasse ou une volonté de propagande anti-chinoise car zhōng guó se traduit par « pays du milieu » et la Chine est une République depuis 1912. Lire : zhōng guó, Chine en Question.
Revue de presse Chine 2012, Monde en Question.
Dossier documentaire Chine, Monde en Question.

Le 18e Congrès national du PCC


Alors que les deux candidats à l’élection présidentielle américaine offrent le spectacle de deux lutteurs de foire qui s’étripent dans les médias, le Parti communiste chinois va ouvrir les travaux du 18e Congrès national d’où sortira la future équipe dirigeante.

L’agence de presse chinoise Xinhua et Renmin Ribao (Le Quotidien du Peuple) consacre à ce rituel de la démocratie chinoise un dossier dans leurs éditions internationales en annonçant l’ouverture du centre des médias huit jours avant celle du congrès.
Renmin RibaoXinhua

Quelques chiffres :
• Le nombre total des membres du Parti communiste chinois (PCC) dépasse 82 millions.
• Le PCC a recruté plus de 26,66 millions de membres entre 2002 et 2011.
• Les organes anti-corruption du Parti communiste chinois (PCC) ont sanctionné plus de 660 000 cadres pour violation de la discipline au cours des cinq dernières années.
• Plus de 24 000 de ces cadres ont été traduits devant la justice dont Bo Xilai, l’ancien chef du PCC à Chongqing, Liu Zhijun, l’ancien ministre des Chemins de fer et Xu Zongheng, l’ancien maire de Shenzhen.

La Chine est devenue la deuxième économie mondiale, et le premier exportateur dans le monde. Au moins 69 sociétés chinoises font partie de la liste des « 500 plus grandes entreprises du monde », au deuxième rang derrière les États-Unis. La Chine est de fait en train de passer d’un paradigme « fabriqué en Chine » à un paradigme « inventé en Chine« .
Xinhua

Jean-Luc Mélenchon, dans « une récente interview accordée en exclusivité à l’agence Xinhua », a déclaré que le développement de la Chine constitue « une chance pour l’humanité ».

« La Chine, par sa montée en puissance et par le relais que son marché intérieur est en train de provoquer, peut être une puissance qui apaise les relations économiques mondiales en proposant au monde un pôle de stabilité », a estimé M. Mélenchon.

L’homme politique français a notamment souligné que les Chinois partageaient avec les Européens et les Français le souhait de bâtir « un monde organisé avec des échanges équilibrés et négociés », loin du « libre marché » prôné par les Nord-Américains.

Xinhua

« Il y a une évolution sur le fond qui doit être faite par le communisme, qui doit intégrer la dimension écologique de la crise », a-t-il remarqué, mettant notamment en cause « le caractère productiviste (…) intrinsèquement lié au capitalisme ».

« Deuxièmement, se pose la question de comment prendre en compte la diversité qui s’exprime naturellement dans la société », a poursuivi M. Mélenchon, évoquant l’autre défi majeur qui doit être abordé par les autorités chinoises.

Renmin Ribao

Lire aussi :
Revue de presse Chine 2012, Monde en Question.
Dossier documentaire Chine, Monde en Question.