Chine en Question

Blog dédié au Monde asiatique

Higanbana (1958)


 

Titre : Higanbana – Fleurs d’équinoxe
Réalisateur : OZU Yasujirō
Acteurs : Shin Saburi, Kinuyo Tanaka, Ineko Arima
Durée : 1h55
Année : 1958
Pays : Japon
Genre : Comédie
Résumé : Wataru Hirayama prend très mal l’affront que lui fait sa fille Setsuko en refusant le mariage qu’il a arrangé pour elle. Il va néanmoins rendre visite aux jeunes époux amoureux.
Fiche : IMDb
Partage déniché par Chine en Question
Avis de Chine en Question : Premier film en couleurs du réalisateur. OZU réussit le passage du noir et blanc à la couleur comme celui du muet au parlant
Fait le publicité pour pour la marque de whisky Black & White [59’29 et 1h10].
Reprend des images d’immeubles de Chichi ariki, mais les trucs de mise en scène n’effacent pas l’ennui que génère l’excès de bavardage.
Avis de : Sens Critique

Lire aussi :
Cinéma Japon, Ciné Monde.
Dossier Cinéma Japon, Monde en Question.
Index Cinéma (Tous les dossiers), Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.

Chine et Occident : deux visions opposées de la « guerre » contre le coronavirus


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« Nous sommes en guerre », a martelé le président français Emmanuel Macron le 16 mars dernier, tandis que la chancelière allemande Angela Merkel reprenait, deux jours plus tard, le thème de la mobilisation générale.

 

Ces déclarations traduisent une stratégie déployée en Europe qui diffère de l’approche chinoise décrite notamment par les travaux sur l’efficacité du philosophe et sinologue François Jullien [1].

Modélisation vs potentiel de situation

Si la stratégie est fille de la guerre, de Sun Tzu, auteur du célèbre L’art de la guerre [2], qui date du IVe siècle avant Jésus-Christ, au théoricien militaire prussien Carl von Clausewitz, en passant par Machiavel, elle repose sur une conception de l’efficacité et du changement dont l’ADN culturel gagne à être questionné.

En suivant Le traité de l’efficacité de François Jullien, il est possible de remonter dans la généalogie de deux traditions de pensée, l’européenne et la chinoise, longtemps indifférentes l’une à l’autre. Sans réelle rencontre et échanges avant le XVIe, voire le XVIIIe siècle, ce sont deux pensées plurimillénaires qui ont chacune évolué, indépendamment l’une de l’autre [3].

 

Pour la pensée européenne qui s’est érigée à partir du berceau philosophique grec, il s’agit d’abord de modéliser : le plan des opérations militaires du général, la courbe de croissance de l’économiste, la promesse du politique. La théorie est première ; elle précède la pratique dans ce rapport entre modélisation et application. Comme l’écrit François Jullien dans son livre De l’écart à l’inouï [4] :

La conception la plus commune de l’efficacité en Europe […] nous apprend à dresser un plan et à raisonner en termes de moyen(s) et de fin (le business plan) […] Or la pensée chinoise attire notre attention sur les conditions favorables inscrites dans la situation même, à titre de facteurs porteurs, et dont il faut tirer parti pour réussir. La situation n’est plus cette réalité adverse […], elle est la ressource qu’il faut savoir faire évoluer à son profit.

Il n’y a pas eu de coupure forgée entre théorie et pratique depuis la Chine. Dans les arts de la guerre chinois, le rapport entre modélisation et application n’émerge pas.

En revanche, on y trouve les notions de situation, de configuration, de terrain, que Jullien traduit par « potentiel de situation ». Ce potentiel de situation évolue en fonction de La propension des choses, pour reprendre le titre d’un autre ouvrage du sinologue [5].

Deux conceptions de l’efficacité

Les choses évoluent, portées par une propension que Jullien appréhende à partir du shi (勢) chinois. Le terme peut se traduire par potentiel, circonstance, processus, mais aussi par pouvoir. Le réel est alors conçu comme un dispositif sur lequel on peut prendre appui opportunément pour le faire œuvrer.

Au lieu de mobiliser l’agir et la volonté du sujet comme le propose la pensée européenne, l’efficacité est attendue à partir du potentiel disponible dans la situation même. Cette conception de l’efficacité relève davantage d’une nécessité objective découlant des circonstances en constante évolution que de l’application d’une stratégie ou d’une tactique planifiée par une volonté humaine [6].

Si la pensée chinoise mobilise alors le non-agir, ce non-agir se révèle agissant ; de plus il ne supprime pas l’implication humaine. Il s’agit de « ne rien faire », mais de faire en sorte que « rien ne soit pas fait », comme l’explique François Jullien dans son Traité de l’efficacité.

Les notions a priori opposées de concession et de conséquence sont ainsi intimement mêlées, malgré la contradiction que perçoit l’esprit occidental. « Wu wei er wu bu wei » : le mot vide de la langue chinoise (er) qui relie ces deux notions, indique à la fois la concession (mais) et la conséquence (de sorte que).

L’approche chinoise de la stratégie permet un lâcher-prise devant les notions de modèle (idéal) et de volonté (héroïque). Dépourvue de support théorique a priori, l’approche chinoise s’appuie sur une pure logique d’intervention [7] . Qu’il soit sage ou guerrier, le stratège s’appuie sur le potentiel des situations pour mieux en tirer parti en cherchant ce qui est porteur.

Des repères européens brouillés

Dictée qu’elle est par la situation, la stratégie de lutte contre le coronavirus se manifeste comme défensive, se déployant sur le registre combiné de l’attente (d’une durée incertaine), du retrait généralisé des activités non essentielles (essentiel signifiant ici vital), et du repli individuel. Il faut rester chez soi.

S’il s’agit bien d’une guerre, il devient difficile de trouver les repères usuellement associés du côté européen : action, héroïsme, épopée.

Les héros de la guerre contre le coronavirus restent anonymes, mais ils appartiennent à un corps reconnu, particulièrement sollicité et plébiscité, celui des soignants (« soi-niant ») : ils portent des blouses blanches et des masques. Ils prennent soin, ils préservent le vital, en gérant des flux au quotidien. L’affaire est tout autant logistique qu’humaine, inscrite dans un collectif qui se déploie.

À partir de Sun Tzu, et à l’encontre de l’ego de nombre de dirigeants, Jullien explique [8] :

La grande stratégie est sans coup d’éclat, la grande victoire ne se voit pas. Je crois que nous pourrions le méditer en politique comme dans le domaine de l’entreprise et du management.

Face au virus, le « ne rien faire – mais faire en sorte que rien ne soit pas fait » résume une démarche stratégique d’empreinte taoïste, où la transformation en cours qui n’appartient à personne, concerne pourtant tout le monde [9]. L' »anthropo-logique » (qui procède de l’homme) est coiffé par l' »éco-logique » (qui procède de la situation).

Vers un management par induction

Loin de toute prétention ethnocentrique, l’approche des gouvernants européens est plus solennelle que puissante ; elle se veut certes radicale, par les interdits qu’elle pose ; mais elle est humble, aux couleurs des 5 gestes barrières du comportement d’évitement citoyen.

La stratégie se déploie, en phase avec un virus évoluant dans un environnement non directement maîtrisable. L’enjeu consiste à « inter-venir » opportunément, à l’écoute de la propension à l’œuvre. Un management par induction se met en place à la lumière de ce que Jullien appelle Les transformations silencieuses [10] :

Le concept de transformation silencieuse évite d’avoir à séparer ce qui « arrive » de ce qui le porte (plutôt que ce qui le « cause »). De plus, « de concept descriptif, la transformation silencieuse pourrait-elle devenir un art de gérer […] un concept qui soit stratégique, et même à vocation politique ?

Le politique (associé à l’idéal européen [11]) pourrait reprendre de la vigueur face à la politique, bavarde, pour ne pas dire criarde. Il s’agit moins de dire qui aurait tort ou raison ; ce qui devrait être fait ou défait. Il s’agit de développer une attention stratégique à une transformation silencieuse, la propagation d’un virus invisible et qui se fait sans bruit, mais qui provoque des affleurements sonores chiffrés.

L’attention portée aux cours de la bourse est challengée par les chiffres de la pandémie, pays par pays ; des chiffres qui pourraient parler encore plus fort que ceux du réchauffement climatique qui peinent tellement à se faire entendre [12].

Source : Sybille Persson, The Conversation, 29/03/2020 (avec l’autorisation de l’auteur).

Lire aussi :
Dossier François JULLIEN, Monde en Question.
Revue de presse Santé publique Chine, Chine en Question.
Dossier Chine/Occident, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.
Revue de presse Santé publique Monde, Monde en Question.


Notes et références


[1] Lire : Cahier Jullien, L’Herne, 2018.

[2] Lire : SUN Tzu, L’art de la guerre, -512 [Texte en ligne].

[3] Lire : François JULLIEN, Traité de l’efficacité, Grasset, 1996.

[4] Lire : François JULLIEN, De l’écart à l’inouï, L’Herne, 2019.

[5] Lire : François JULLIEN, La Propension des choses – Pour une histoire de l’efficacité en Chine, Seuil, 1992.

[6] Lire : Paul SHRIVASTAVA et Sybille PERSSON, A Theory of Strategy – Learning From China From walking to sailing, M@n@gement, 2014.

[7] Lire : Giorgio NARDONE, Chevaucher son tigre, Seuil, 2008.

[8] Lire : François JULLIEN, Conférence sur l’efficacité, PUF, 2005.

[9] Lire : Sybille PERSSON, A qui appartient vraiment le changement ?, Les Échos, 13/11/2017.

[10] Lire : François JULLIEN, Les transformations silencieuses I, Grasset, 2009.

[11] Lire : François JULLIEN, L’invention de l’idéal et le destin de l’Europe ou Platon lu de Chine, Seuil, 2009.

[12] Lire : Paul SHRIVASTAVA et Sybille PERSSON, Silent transformation to 1.5°C – with China’s encumbered leading, Science Direct.

La chloroquine en question


Les fleurs, elles s’en fichent !
Catherine Fattebert [52’03]

 

Le quotidien suisse Le Temps, l’équivalent de l’im-Monde en France, a consacré un dossier sur le coronavirus qui conjuguent mauvaise foi et mensonges [1]. Il affirme, par exemple, que des soupçons de conflit d’intérêts pèsent sur Didier Raoult sans apporter la moindre preuve à cette accusation. Et pour cause, car on se demande où serait son intérêt de recommander un traitement valant moins de 2 € ! Ce sont plutôt ceux qui s’opposent à l’utilisation de la chloroquine qui devraient être soupçonnés de conflit d’intérêts !

La chloroquine est utilisée par des millions de personnes dans le monde chaque année dans le traitement préventif et curatif du paludisme. Elle est connue en France sous le nom de Nivaquine et au Mexique sous celui de Aralen. Les deux marques sont commercialisées par Sanofi.

Le ministère des Solidarités et de la Santé s’oppose à son utilisation dans le traitement du coronavirus parce que l’AMM (autorisation de mise sur le marché) ne prévoit naturellement pas cette indication. Il refuse de tenir compte des études cliniques chinoises, qui furent pourtant publiées par l’OMS [2], récuse celles du Pr Didier Raoult et préfère attendre les hypothétiques résultats d’études que personne ne souhaite réaliser pour un vieux produit qui ne rapporte pas grand-chose.
Le ministère subit aussi la pression des laboratoires qui préparent un vaccin miracle… pour après. Comme il faudra attendre entre 9 et 12 mois pour qu’il soit développé et plusieurs mois supplémentaires avant sa commercialisation [3], il risque donc de finir à la poubelle comme celui du virus A/H1N1 en 2010.

La France se trouve dans la situation ubuesque de ne pas utiliser un médicament connu et peu onéreux pour la raison avouable d’ordre administratif (l’absence d’AMM dans cette indication) et non avouable d’ordre économique : privilégier un laboratoire français (Sanofi en l’occurrence) dans la course mondiale au vaccin qui rapportera gros, très gros.

Il est intéressant de noter que, si l’Italie est aujourd’hui le pays d’Europe le plus affecté avec un total de 92 472 cas et de 10 023 morts au 28/03/2020, la carte de l’infection au covid-19 en 2020 recoupe celle de l’épidémie de paludisme en 2013-2017 [4].

Au lieu d’écouter et lire les commentaires des médias copier-coller contre le professeur Didier Raoult, je recommande d’écouter et de lire non seulement ses propos, mais aussi ceux de ses collaborateurs. Il dirige en effet une équipe de 100 chercheurs-praticiens (j’insiste sur la double compétence) à l’Institut de diagnostic, de soins et de veille épidémiologique de Marseille (IHU – Méditerranée Infection) dont la qualité des travaux est reconnue dans le monde… sauf par certains en France [5].


Le Pr Éric Chabrière, collaborateur du Pr Didier Raoult, dit clairement qu’après 4 jours de traitement à la chloroquine, la charge virale s’effondre chez la majorité des patients atteints du covid-19.
Tout le reste n’est que littérature !

 

Je tiens à préciser, comme je l’ai écrit ailleurs, que je ne partage ni les délires politico-médiatiques, qui nous prédisent l’apocalypse, ni les délires de ceux qui agitent le spectre de la Stratégie du choc. Personne ne maîtrise rien ! Et certainement pas les agents épidémiques (bactéries ou virus) qui apparaissent et disparaissent sans qu’on puisse prévoir ni modéliser leur évolution car trop de facteurs interdépendants interviennent. Les différents acteurs – les médias, les décideurs politiques et économiques avec leurs cohortes de conseillers – agissent en opportunistes selon leurs intérêts propres même s’ils partagent la volonté de les masquer aux yeux des masses tétanisées par la peur.

29/03/2020
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
Bulletin (de santé) du coronavirus nº2, Monde en Question.
Revue de presse Santé publique Monde, Monde en Question.
Revue de presse Santé publique Chine, Chine en Question.
Dossier Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.


Notes et références

[1] Lire :
• Chloroquine : les dessous d’une recherche controversée, Le Temps, 25/03/2020.
• Articles sur l’im-Monde, Monde en Question.

[2] Lire :
• Report of the WHO-China Joint Mission on Coronavirus Disease 2019 (COVID-19), OMS, 28/02/2020.
• La mission conjointe OMS-Chine sur le coronavirus publie ses résultats de recherche, Le Quotidien du Peuple, 02/03/2020.

[3] Voir : Coronavirus (2020), Documentaire déniché par Monde en Question.
Ce documentaire réalisé à Singapour, ancienne colonie britannique, accuse la Chine d’être responsable du coronavirus [31’31].
Il prône naturellement le vaccin comme solution miracle [36’00], mais il faudra attendre entre 9 et 12 mois pour qu’il soit développé et plusieurs mois supplémentaires avant sa commercialisation [37’12].
Il dénonce le commerce d’animaux sauvages en Chine [37’50], alors qu’il est complètement interdit depuis le 24 février 2020, et sans expliquer pourquoi le coronavirus serait apparu en 2019 alors que ce commerce existe depuis très, très longtemps. Les médecins de Singapour propagent l’information, fausse et démagogique, que ce virus aurait une cause unique. La réalité est beaucoup moins schématique et beaucoup plus dérangeante. Comme le rappelle le professeur Didier Raoult les maladies infectieuses, étant des maladies d’écosystèmes complexes, multi-paramétriques, ne peuvent faire l’objet ni de modèles mathématiques ni de prédictions très précises.
Didier RAOULT, Épidémies – Vrais dangers et fausses alertes, 2020 [Texte en ligne].

[4] Lire : En Italie, le Covid-19 se répand uniquement dans les régions touchées par le paludisme, Réseau Voltaire.

[5] Lire : Le professeur Didier Raoult est l’expert des maladies transmissibles le mieux noté par ses confrères dans le monde, Communicable Diseases Worldwide.

Les croyances sont plus têtues que les faits


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Marcel PROUST, Du côté de chez Swann
Citation trouvée par hasard après la rédaction de l’article.

 

Personne n’a tiré les leçons du fait que le coronavirus a pratiquement disparu en Chine.

Tout le monde veut croire que la Chine détient le record mondial de 81 218 cas.
Tout le monde veut ignorer le fait que seulement 4 287 restent actifs soit 5,28% (Source) !

Tout le monde veut croire que le gouvernement chinois avait sous-estimé le risque de l’épidémie et qu’il a pris ensuite des mesures dictatoriales en confinant la ville de Wuhan dans la province du Hubei.
Tout le monde veut ignorer le fait que la majorité des pays occidentaux ont pris des mesures beaucoup plus drastiques car étendues à tout le territoire national.

Ainsi, le gouvernement mexicain a copié-collé les décisions du gouvernement français [1] alors que le pays totalisait seulement 12 cas et 0 mort (Rapport nº53). Or, malgré des mesures drastiques sur tout le territoire, le Mexique totalise aujourd’hui 478 cas et 5 morts (Rapport nº66). De quoi alimenter la psychose !

La situation est pire en France. Le jour de l’allocution d’Emmanuel Macron, la France totalisait 2 269 cas et 48 morts (Rapport nº52). Or, malgré des mesures drastiques sur tout le territoire, la France totalise aujourd’hui 24 920 cas et 1 331 morts (Rapport nº66).

Tout le monde veut croire que le coronavirus va prendre des proportions catastrophiques voire apocalyptiques en tuant des millions de gens.
Tout le monde veut croire que les mesures drastiques, prises tous azimuts et à l’aveugle, vont changer quelque chose à l’évolution de l’épidémie.
Tout le monde veut ignorer le fait que le coronavirus a atteint son pic en Chine au 34e jour et que la surmortalité de 0,28% à cette date est tombée aujourd’hui à 0,18% Source
Tout le monde veut ignorer le fait que la Chine a utilisé avec succès la chloroquine et la médecine traditionnelle à base d’herbes [2].

La société contemporaine a un besoin compulsif d’images. Les films catastrophes, prenant le relai de la littérature notamment de science-fiction, entretiennent notre attirance pour ce type de situation [3].
Les images d’un tremblement de terre, d’une éruption volcanique ou d’un feu de forêt fascinent toujours… surtout quand ces catastrophes ont lieu loin de chez soi.
Or, les agents infectieux (bactéries ou virus) génèrent d’autant plus d’angoisse qu’ils sont invisibles.

Les propos du professeur Didier Raoult risquent de perturber tous les lecteurs qui veulent croire à un miracle de la science pour les libérer de leur peur :

Cette grippe [A/H1N1] est restée très mystérieuse comme le sont beaucoup de maladies infectieuses qui, étant des maladies d’écosystèmes complexes, multi-paramétriques, ne peuvent faire l’objet ni de modèles mathématiques ni de prédictions très précises [4].

25/03/2020
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
Revue de presse Santé publique Monde, Monde en Question.
Revue de presse Santé publique Chine, Chine en Question.
Dossier Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.


Notes et références

[1] Lire :
Le président de la République a repris les propos alarmistes du ministre de l’Education destinés à justifier les mesures de confinement des crèches, écoles, lycées et universités. Ce plaidoyer pro-domo n’a aucune valeur car il est un vulgaire copié-collé des propos délirants d’un médecin de Hong Kong :

Il y a une possibilité que 60% de la population mondiale finisse par contracter le virus. Le taux de propagation est tel, selon lui, que même si les mesures actuelles de contingentement s’avèrent nécessaires et efficaces aux premiers stades de l’épidémie, celle-ci risque de se propager bien au delà des pays actuellement touchés.
16/02/2020, Source

Interrogé sur France Info, le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, a estimé que 50 à 70% de la population [devrait finir] par être contaminée par le virus, précisant que c’était ce que disaient les scientifiques.
15/03/2020, Source

[2] Lire :
• 15/02/2020, Le traitement anti-viral s’est avéré efficace vu l’augmentation du nombre de patients guéris, Xinhua.
• 26/02/2020, Les spécialistes de la médecine traditionnelle chinoise en première ligne contre le nouveau coronavirus, Xinhua.
• 17/03/2020, Un tonique traditionnel pour le traitement du coronavirus, Le Quotidien du Peuple.
• 21/03/2020, Coronavirus : « Je ne suis pas un outsider, je suis en avance », entretien avec le professeur marseillais Didier Raoult [son expérience de la chloroquine], La Provence.
27/03/2020, Épidémies – Vrais dangers et fausses alertes, Monde en Question.

[3] Lire :
• COLLECTIF, Anthologie de la science-fiction – Histoires de catastrophes, 1985 [Texte en ligne].
• Films catastrophes, Ciné-fichesCiné Trafic (308 films) – Ciné Trafic (100 films).

[4] Lire : Didier RAOULT, Épidémies – Vrais dangers et fausses alertes, 2020, Monde en Question.

Tōkyō boshoku (1957)


 

Titre : Tōkyō boshoku – Crépuscule à Tokyo
Réalisateur : OZU Yasujirō
Acteurs : Setsuko Hara, Ineko Arima and Chishū Ryū
Durée : 2h14
Année : 1957
Pays : Japon
Genre : Drame
Résumé : Takako revient vivre chez son père où demeure également sa sœur cadette, Akiko. Elle quitte un mari dont le fossé se creuse de plus en plus. Bientôt, elle apprend que sa mère qui les a abandonné par le passé travaille dans un salon de Mah-jong à proximité de chez eux. Takako demande à sa mère de taire son identité auprès d’Akiko. Cette dernière doit faire face à des problèmes personnels…
Fiche : IMDb
Partage déniché par Chine en Question
Avis de Chine en Question : Ce film est décevant parce que trop bavard même s’il contient de rares vraies scènes de cinéma.
Avis de : Sens Critique

Lire aussi :
Cinéma Japon, Ciné Monde.
Dossier Cinéma Japon, Monde en Question.
Index Cinéma (Tous les dossiers), Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.

Le coronavirus dans le monde


<Suivre l’actualité, courir après le vent.
Penser l’actualité, marcher à contre-courant.


Nombre de morts par million d’habitants au 21/03/2020
Source

Nombre de cas actifs par million d’habitants au 21/03/2020
Source

 

Comme je l’avais annoncé ici, je publie un bulletin de santé hebdomadaire des principaux pays les plus touchés par l’épidémie du coronavirus sur Monde en Question.

Bonne lecture !

21/03/2020
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
Revue de presse Santé publique Monde, Monde en Question.
Revue de presse Santé publique Chine, Chine en Question.
Dossier Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

Les chiffres qui démentent l’hystérie collective


 

Beaucoup de spéculations délirantes, alimentées par la psychose politico-médiatique, courent sur Internet.
Je m’en tiens aux faits, c’est-à-dire au taux de surmortalité et au nombre de cas actifs du coronavirus, qui nous protègent de la pandémie d’hystérie collective.

Comme en 2009 à propos de la grippe A(H1N1), je suis contraint de répéter que communiquer uniquement sur le nombre cumulé de cas ou de morts donne une vision totalement fausse de l’évolution d’une infection. Il est évident que ce nombre sera toujours croissant et donc non significatif.

Les lanceurs de nouvelles hystériques spéculent sur le taux de mortalité (nombre de morts / nombre de cas) en imaginant une augmentation délirante du nombre de cas et donc de morts.

Si on imagine que les cas doublent tous les 5 jours, cela fait 4000 cas le 27 février, 8000 le 3 mars, 10 000 le 8 mars, 20 000 le 13 mars, 40 000 le 18 mars.
Source

Le taux de mortalité du coronavirus est certes plus élevé que celui de la grippe saisonnière, mais le nombre de cas est lui beaucoup moins élevé.

Bref, il est plus mortel… mais fait beaucoup moins de morts.
Source

Pour s’en tenir aux faits, l’indicateur pertinent est le taux de surmortalité (moyenne nombre de morts par jour du coronavirus / moyenne nombre de morts par jour toutes causes confondues).

Au 18/03/2020, la France totalise depuis le 25/01/2020 6 573 cas du coronavirus et 148 morts. La moyenne est de 2,79 morts par jour du coronavirus sur 1 707 toutes causes confondues, soit une surmortalité de 0,16%.
Source

Le nombre cumulé de cas dissimule aussi celui des cas résolus :

Au 18/03/2020, la Chine totalise depuis le 21/01/2020 80 928 cas dont 70 420 cas guéris, soit 87,02 % ! Si on ajoute les morts, 73 665 cas étaient donc résolus, soit 91,03 % !

Le nombre de cas actifs baisse régulièrement en Chine :

15/03/2020 = 9 848 cas actifs
16/03/2020 = 8 936 cas actifs
17/03/2020 = 8 043 cas actifs
18/03/2020 = 7 263 cas actifs

Restons donc vigilants sans céder à la psychose ambiante !

18/03/2020
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
16/03/2020, Le coronavirus et la matrice de la peur pour changer de société, Russie politics.
Statistiques coronavirus en France, Chine en Question.
Revue de presse Santé publique Monde, Monde en Question.
Statistiques coronavirus en Chine, Chine en Question.
Revue de presse Santé publique Chine, Chine en Question.

¡Ya basta! du coronavirus 


Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre.

Le 07/05/2009 j’écrivais :

À lire les titres de la presse du jour, il y aurait de quoi être inquiet. Ainsi, selon Reuters-Yahoo! Actualités, « L’OMS fait état de plus de 2.000 cas de grippe dans le monde » et, selon AP-Yahoo! Actualités, « Jusqu’à deux milliards de personnes pourraient être infectées par le virus de la grippe A(H1N1) ».
Il y aurait de quoi être inquiet si on s’en tenait à la présentation des faits par les médias, les gouvernements et les organismes internationaux (OMS).
Source

Au 14/03/2020, soit presque 11 ans plus tard, les médias, les gouvernements et l’OMS nous jouent la même farce sur le mode de la tragédie du siècle pour reprendre la formule d’Emmanuel Macron.

Je ne répéterais jamais assez que comptabiliser le nombre cumulé de cas ou de morts donne une vision totalement fausse de l’évolution d’une infection. Il est évident que ce nombre sera toujours croissant et donc non significatif, mais naturellement très spectaculaire pour les médias.

Curieusement, absolument personne ne s’intéresse au nombre de cas guéris. Ainsi, alors que l’Italie totalise le deuxième nombre total de cas, elle totalise le troisième nombre total de guérisons.


Source, 14/03/2020 à 16:42 GMT

 

Pour avoir une idée de l’évolution d’une infection, il faut s’intéresser au nombre de nouveaux cas et de nouveaux morts et les corréler avec le nombre d’habitants. Ainsi, on se rend compte que la situation en Italie est actuellement préoccupante.

Ce que confirment les données du 15/03/2020. L’Italie détient le premier rang sur les deux critères :

– 3 590 nouveaux cas
– 368 nouveaux morts

Mais il faut relativiser ces données en les corrélant avec le nombre d’habitants :

– 59,35 nouveaux cas par million d’habitants
– 6,08 nouveaux morts par million d’habitants

En conclusion, il est nécessaire de mettre les différentes données en perspective c’est-à-dire de comparer plusieurs critères à une date donnée et mesurer l’évolution des mêmes critères dans le temps.

Jusqu’à maintenant je n’ai publié quotidiennement que les statistiques concernant la Chine. J’espère avoir le temps de le faire pour les pays les plus touchés…

Le défi est de rester vigilant sans céder à la psychose ambiante.

14/03/2020
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
Statistiques coronavirus en Chine, Chine en Question.
Sources Coronavirus, Chine en Question.
Revue de presse Santé publique Chine, Chine en Question.
Revue de presse Santé publique Monde, Monde en Question.
Revue de presse Chine, Chine en Question.
Dossier Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

Rien de trop – Éloge du haïku


 

Ni religion, ni sagesse, ni connaissance, ceci n’est peut-être même pas un poème, au sens où l’entend l’oreille occidentale. Ceci nous arrive d’un jadis à la fois nippon et chinois. Même pas un art de saisir le plus ténu de la réalité. « L’ombre d’un pin »… Quelque chose qui n’est pas une chose et qui a pourtant une forme. Ceci porte un nom : le haïku. Ce livre vous le fait connaître, à sa façon, qui n’en est pas une.

Antoine ARSAN, Rien de trop – Éloge du haïku, Gallimard, 2017 [Texte en ligne].

Lire aussi :
Haïku – Poèmes courts à lire, Short Édition.
Veille informationnelle Livres, Monde en Question.
Veille informationnelle Revues, Monde en Question.

Sōshun (1956)


 

Titre : Sōshun – Printemps précoce
Réalisateur : OZU Yasujirō
Acteurs : Chikage Awashima, Ryō Ikebe, Teiji Takahashi
Durée : 2h24
Année : 1956
Pays : Japon
Genre : Drame
Résumé : Dans la métropole de Tokyo, l’employé de bureau Shoji Sugiyama se prépare à partir travailler avec l’aide de sa femme, Masako. Leur seul enfant est mort quelques années auparavant de maladie. Au cours d’une sortie avec ses amis et collègues, Shoji passe du temps avec une secrétaire, Kaneko, surnommée « Poisson rouge » pour ses grands yeux. Peu de temps après, ils ont une relation éphémère. Mais Masako soupçonne cette liaison et décide de quitter le domicile conjugal.
Fiche : IMDb
Partage déniché par Chine en Question
Avis de Chine en Question : La musique extradiégétique de supermarché est inconsistante.
OZU quitte le terrain familial et se lance dans une narration avec de multiples personnages. Pour la première fois, il montre un couple qui s’embrasse. Mais il creuse son chemin de la nostalgie du passé : Mais voilà, autre temps autres mœurs [2h12] et surtout fait un film bavard, trop bavard.
Avis de : Sens Critique

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