Chine en Question

Blog dédié au Monde asiatique

Actualités


Mise à jour importante des dossiers (avec liens) : Algérie Coloniale 1830-1962Covid-19ÉrotismeAlice GUY (réalisatrice)Friedrich NIETZSCHE (philosophe) – Sciences : AstronomieMathématiquesPhysique.

Song hua jiang shang (1947)


Cycle Cinéma Chine 1905-1949

 

Titre : Song hua jiang shang – Sur la Sungari
Réalisateur : JIN Shan
Acteurs : Zhang Ruifang, Zhou Diao, Wang Renlu, Pu Ke, Fang Hua, Yi Ping, Zhu Wenshun
Durée : 2h10
Année : 1947
Pays : Chine
Genre : Drame
Résumé : L’histoire d’une jeune femme, Niu’er, face à l’oppression japonaise en Mandchourie. Après l’assassinat de ses parents par les envahisseurs et une tentative de viol, Niu’er s’échappe avec son grand-père et un jeune marchand dont elle tombe amoureuse. Il arrive à trouver du travail dans une mine qui sera bientôt prise par les Japonais.
Fiche : IMDb
Partage déniché par Chine en Question
Avis de Chine en Question : Ce film, magnifiquement réalisé, raconte sobrement l’occupation japonaise de la Mandchourie en 1931, plus brutale que celle de la Chine par l’Angleterre, la France et les États-Unis depuis 1836, et ses conséquences sur une famille de paysans. Le sourire de ZHANG Ruifang éclaire d’emblée cette histoire pourtant bien sombre.


ZHANG Ruifang [04’50]

Le massacre des mineurs préfigure celui de Nankin en 1937 [1h43].
Avis de : Chinese MoviesSens Critique – JIN Shan 金山, Chinese Movies
Cinéma dans le monde en 1947 :
Farrebique, le film sociologique sur les paysans en France après la Seconde guerre mondiale.
María Candelaria (Xochimilco), premier film mexicain distribué en France.
Kamennyy tsvetok – La fleur de pierre, premier film soviétique en couleurs distribué en France.
Elia Kazan participe à la chasse aux communistes menée par le sénateur McCarthy.
Le diable au corps, adaptation qui fit scandale à l’époque du roman érotique de Raymonde Radiguet.
• Le nombre total de spectateurs atteint en France le chiffre record de 423 millions.

Lire aussi :
Dossier Cinéma Chine (avec liens), Monde en Question.
Dossier Cinéma Chine, Monde en Question.
Index Cinéma (Tous les dossiers), Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.
Dossier Chine, Monde en Question.
Revue de presse Chine, Chine en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.
Revue de presse, Monde en Question.

Une enquête du vénérable juge Ti


 

En un temps d’âpres luttes pour le pouvoir, dans la Chine du IXe siècle, un messager impérial vient demander au célèbre juge Ti d’enquêter sur un meurtre dont est soupçonnée la poétesse-courtisane Xuanji. Alors que la belle et talentueuse jeune femme croupit dans une geôle en attente de la sentence, l’enquête du juge le mènera à des secrets qu’il est préférable d’ignorer.

QIU Xiaolong, Une enquête du vénérable juge Ti, 2020 Liana Levi, [Texte en ligne].

Il est intéressant de comparer cette version avec celles antérieurement publiées par d’autres auteurs d’une figure historique chinoise du VIIe siècle (Chronologie) :
• Robert VAN GULIK, Juge Ti (24 romans ou nouvelles), 1957-1968
• Frédéric LENORMAND, Les nouvelles enquêtes du Juge Ti (15 tomes), 2004-1015
• ZHU Xiao Di, Les nouvelles affaires du juge Ti, 2010

23/11/2020
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Chine en Question

Lire aussi :
Dossier Littérature Chine (avec liens), Monde en Question.
Dossier Littérature Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle Livres, Monde en Question.
Revue de presse Chine, Chine en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.
Revue de presse, Monde en Question.

Empire moghol


 

L’Encyclopédie des historiographies : Afriques, Amériques, Asies contient des articles sur l’Empire moghol :

Akbarnama (Empire moghol)

Autobiographies impériales mogholes

Badshahnama (Empire moghol)

Index Inde, Monde en Question.
Revue de presse Inde, Chine en Question.
Revue de presse, Monde en Question.

Ye ban ge sheng (1935)


Cycle Cinéma Chine 1905-1949

 

Titre : Ye ban ge sheng – Song at Midnight
Réalisateur : WEIBANG Ma-Xu
Acteurs : Menghe Gu, Ping Hu, Shan Jin
Durée : 1h53
Année : 1935
Pays : Chine
Genre : Drame, Romance
Résumé : Adaptation du roman Le fantôme de l’Opéra (Gaston LEROUX, 1910).
Fiche : IMDb
Partage déniché par Chine en Question
Avis de Chine en Question : La mise en scène théâtrale, surtout dans les parties chantées, traduit bien l’aspect fantastique de cette romance. La présence de fantômes, très courante dans la culture chinoise, relève d’un fantastique bien différent du nôtre.
Malgré certaines qualités, cette adaptation paraît bien longue. La leçon finale sur la nécessité de lutter pour la liberté du peuple gâche beaucoup de choses [1h56].
Autres versions visionnées :
• The Phantom of the Opera (1925) – Le fantôme de l’Opéra : Cette adaptation n’est pas convaincante car c’est plus du (mauvais) théâtre que du cinéma.
• Phantom of the Opera – Le fantôme de l’Opéra (1943) : L’artificialité de la mise en scène et du jeu des acteurs plombent cette adaptation.
• The Phantom of the Opera (2004) – Le fantôme de l’Opéra : La bande-son est réussie, mais le jeu des acteurs frise le ridicule et la mise en scène affiche des prétentions enfantines qui ruinent totalement cette adaptation.
Avis de : Sens Critique – Ma-Xu Weibang 马徐维邦, Chinese Movies
Cinéma dans le monde en 1935 :
• Premier festival du film à Moscou dont le prix va à Yunost Maksima – La jeunesse de Maxime, premier film de la trilogie réalisée par Grigori Kozintsev et Leonid Trauberg.
• Première émission de la télévision française.
• Inauguration des studios Misr de Guiza en Egypte.
Aerograd, interdit en France, relate l’édification d’une ville nouvelle en Sibérie.
La kermesse héroïque préfigure la collaboration franco-allemande de 1940.

Lire aussi :
Gaston LEROUX, Le fantôme de l’Opéra, 1910 [Texte en ligne]
Adaptations du roman Le fantôme de l’Opéra, Fenêtre sur écran.
Marie LAUREILLARD, Vincent DURAND-DASTÈS, Fantômes dans l’Extrême-Orient d’hier et d’aujourd’hui (2 tomes), 2017 [Texte en ligne].
Dossier Cinéma Chine (avec liens), Monde en Question.
Dossier Cinéma Chine, Monde en Question.
Index Cinéma (Tous les dossiers), Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.
Dossier Chine, Monde en Question.
Revue de presse Chine, Chine en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.
Revue de presse, Monde en Question.

La diplomatie n’est pas un dîner de gala


 

Claude MARTIN, La diplomatie n’est pas un dîner de gala – Mémoires d’un ambassadeur, 2018, L’Aube, [Texte en ligne].

L’auteur raconte comment les circonstances ont favorisé son rêve :

Je rêvais d’autre chose. En apprenant le chinois, je voulais entrer profondément dans la connaissance d’une culture et d’un peuple. Et je finissais par ressentir une contradiction entre cette curiosité exigeante et l’exercice du métier diplomatique, que je continuais à percevoir comme une profession faite d’habileté, de distance et de superficialité.

Depuis plus de trente ans, la diplomatie française naviguait à vue dans les affaires chinoises. La guerre civile qui opposait nationalistes et communistes, l’invasion japonaise, le jeu confus de militaires féodaux, l’importance des intérêts que nous voulions sauvegarder, et d’abord nos concessions, avaient brouillé le paysage.
[…]
Pour le Général de Gaulle, la question de la reconnaissance de la Chine avait eu, dans ces conditions, et très vite, une valeur emblématique. Il avait voulu rompre une bonne fois avec cette conception manichéenne des relations internationales dans laquelle l’Amérique avait cherché à entraîner le « monde libre ». La diplomatie n’était pas le combat du Bien contre le Mal. Elle devait être fondée sur une perception lucide des réalités et une appréciation froide de nos intérêts. Autour de la terre, des dizaines d’États, y compris des régimes auxquels les États-Unis accordaient leur soutien, étaient gouvernés selon des principes contraires à nos valeurs démocratiques.
[…]
Ainsi, le 27 janvier [1964], Paris et Pékin avaient publié un communiqué conjoint annonçant qu’ils établissaient entre eux des relations diplomatiques. Et De Gaulle avait, le 31, dans cette conférence de presse que j’avais suivie, expliqué pourquoi la France avait pris cette décision, qui était celle « de l’évidence et de la raison ».

Lire aussi : Le 27 janvier 1964, la Chine et la France ont publié un communiqué conjoint sur l’établissement des relations diplomatiques, French-China.

À propos de la Révolution culturelle idolâtrée à Paris par ceux qui deviendront les plus virulents propagandistes anti-chinois :

Philosophes, écrivains, universitaires, agitateurs en tout genre, tout ce qui comptait à Paris était, en ce début des années soixante-dix, chinois ou pro-chinois dans la pensée, dans l’expression, dans le costume même. Certains le furent avec modération, pour un bref instant ou une saison, parce que c’était la mode. D’autres se jetèrent à corps perdu, comme « des possédés, dans un engagement où ils perdirent le sens de la mesure et de la raison.

Il y avait les pionniers, les « anciens », ceux qui s’étaient donnés à la Révolution chinoise avant même que celle-ci prétende rayonner sur le monde. Régis Bergeron, parti étudier à Pékin dès la fin des années cinquante, les Marchisio, présents en Chine au moment où la Révolution culturelle explosait, avaient été parmi les premiers, comme Jacques Grippa en Belgique, à suivre la voie dissidente du « marxisme-léninisme authentique ». Mais d’autres les avaient rejoints ou leur avaient fait concurrence. Le maoïsme avait éclaté en chapelles et en courants.

L’École normale supérieure, puis le Centre universitaire expérimental de Vincennes (qui allait bientôt devenir « l’université de Vincennes »), s’étaient donné pour mission de transposer la géniale « pensée » venue de Chine dans le débat intellectuel français. Michel Foucault, Gilles Deleuze, Judith Miller, Louis Althusser, Jacques Lacan, la fine fleur de l’intelligence française communiaient dans l’adoration de Mao. Bettelheim faisait découler de quelques aphorismes tirés des Citations toute une réflexion économique. Michelle Loi revisitait la littérature. La marmite vincennoise était perpétuellement au bord de l’explosion. On se singularisait, on s’affrontait, on se déchirait.

Je suivais de loin les convulsions de ces mouvements « maoïstes », j’en connaissais peu les acteurs.
Certains étaient, incontestablement, des familiers de la Chine.
Han Suyin, la romancière de Multiple splendeur, avait repris le chemin du pays de son enfance. Elle avait fait plusieurs voyages. À chacun d’entre eux, elle était reçue par Zhou Enlai, et même par Mao. Traitée comme une invitée de luxe, elle ne voyait que ce qu’on voulait lui montrer. Circulant à travers le pays en train spécial, elle s’imprégnait avec enthousiasme d’images fabriquées. Au retour, elle abreuvait des dizaines de milliers de lecteurs de ses récits merveilleux.
Joris Ivens, cinéaste engagé, était plus discret, et plus modeste. Il avait participé, dans les années trente, à Yan’an, à la résistance antijaponaise. En partant, il avait offert à Mao une caméra, désormais exposée au musée de la Révolution. Il reprenait maintenant du service, enthousiasmé par ce mouvement lancé « contre les élites pour servir le peuple ». Ses nouveaux films donnaient des changements en cours dans la société chinoise une image sympathique. Comment Yu Gong a déplacé les montagnes, la Petite Pharmacie, montraient des gens simples menant une vie où la cupidité, la méchanceté, et surtout l’inégalité, avaient disparu. Les femmes étaient respectées, les vieillards, protégés, les malades, soignés. Son objectif s’attardait sur le visage honnête et résolu de ces « médecins aux pieds nus » qui sillonnaient les campagnes, avec leur petite trousse en bandoulière et le badge du président Mao sur le cœur. Mais une interrogation demeurait. Tout cela était-il vrai ? Les pharmaciens, les médecins « formés par les masses » savaient-ils vraiment soigner, et guérir, leurs patients ? Le malade que l’on opérait avec les méthodes « révolutionnaires » d’anesthésie (quelques points d’acupuncture, une tisane, et la lecture des Œuvres), disait-il la vérité quand il affirmait qu’il ne souffrait pas ? J’avais des doutes. Bien des années plus tard, je rencontrai à Pékin un homme qui avait été opéré ainsi. « C’était atroce, me dit-il, cette méthode n’a jamais anesthésié personne, mais je ne pouvais pas le dire. Si j’avais crié, on m’aurait arrêté comme contre-révolutionnaire ! »

Et puis il y avait Philippe Sollers, Julia Kristeva, Roland Barthes, Marcelin Pleynet, le groupe Tel Quel, toute une bande d’intellectuels qui n’étaient, eux, jamais allés en Chine, et qui s’étaient jetés dans un maoïsme parisien, byzantin, philosophique, ânonnant les Citations du président Mao, décortiquant à l’infini la Théorie de la contradiction, mais aussi les Poèmes, pour la compréhension desquels il leur fallut se faire aider d’experts maîtrisant le mandarin.
Sollers, qui avait pris quelques leçons de chinois, s’était emballé pour le Yi Jing. Puis il avait entrepris sans vergogne de « retraduire » les poésies de Mao, pour mieux en faire apparaître le caractère « prolétarien ». Au même moment, l’un de mes camarades des Langues O’, Guy Brossollet, s’était lancé dans une vraie traduction des mêmes poésies. La version de Brossollet avait été publiée dans un numéro spécial de la revue L’Herne. Sollers l’assaillit de ricanements : « Traduction réactionnaire ! » Le pauvre Brossollet n’avait pas perçu le sens résolument « marxiste-léniniste » des poésies de Mao. La petite bande de Tel Quel idolâtrait le Grand Timonier. Elle allait mettre quatre ans avant de se décider à découvrir, sur place, la réalité des choses.
En réalité, ces écrivains s’amusaient. Ils ne voulaient pas vraiment renverser la société. Ils voulaient seulement faire exploser le langage, et le roman. C’était moins ambitieux, moins dangereux, et ils avaient le droit d’essayer, même si leur tentative menait à une impasse.

Restaient ceux que j’appelais les « possédés ». Alain Geismar, Benny Levy, Olivier Rolin, Serge July, André Glucksmann et quelques autres. Des gens qui semblaient vraiment croire que la « pensée Mao Zedong » pouvait changer le monde à condition de la pratiquer avec violence. Ceux-là allaient porter sur le terrain, dans les usines et dans les ghettos de la société urbaine, le message qu’ils avaient cru entendre. La Gauche prolétarienne soutenait les travailleurs en lutte, les immigrés, les damnés de la terre, tous ceux que le parti communiste, « révisionniste », et la CGT semblaient oublier et trahir. Les combats se déroulaient à Flins, à Hérouville, à Hénin-Liétard ou chez Fauchon. Les péripéties en étaient parfois comiques, souvent absurdes, quelquefois tragiques.
J’avais gardé le contact avec Karol. Reconnu au Nouvel Obs comme un véritable expert de la Chine, il suivait les événements de Pékin avec attention. Il croyait à cette « vraie » Révolution. Les Chinois allaient réussir, réaliser la société sans classe dans laquelle l’homme serait vraiment libéré. « Le livre qu’il avait rapporté de son voyage de 1965 le laissait pressentir, mais n’allait pas assez loin, il en préparait un autre. Il s’était rapproché de dissidents du parti communiste italien, qui plaçaient eux aussi en Mao leurs nouveaux espoirs. Il voulut me présenter à Anna Maria Macciocchi, qui avait été invitée à rejoindre le foyer maoïste de Vincennes, pour y animer des « groupes de réflexion » avec Michèle Loi. Je déçus Karol en lui disant que je n’étais pas intéressé. J’avais envie de réfléchir à la situation en Chine avec ceux qui la connaissaient vraiment, avec ceux qui avaient vécu dans ce pays ou y vivaient encore, qui en parlaient la langue et regardaient les événements qui s’y déroulaient d’un œil lucide et sans passion.

Lire aussi :
Dossier Chine/Occident, Monde en Question.
Dossier Histoire Chine, Monde en Question.
Revue de presse Chine, Chine en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.
Revue de presse, Monde en Question.

Malu tianshi (1937)


Cycle Cinéma Chine 1905-1949

 

Titre : Malu tianshi – Les anges du boulevard
Réalisateur : YUAN Muzhi
Acteurs : Dan Zhao, Heling Wei, Xuan Zhou
Durée : 1h31
Année : 1937
Pays : Chine
Genre : Comédie, Drame
Résumé : Ce film qui, un grand sens de l’humour, évoque la vie des plus pauvres de la banlieue de Shanghai.
Fiche : Ciné fichesIMDb
Partage déniché par Chine en Question
Avis de Chine en Question : Dès les images du génériques, on est emporté par la qualité de la mise en scène. Cette comédie romantique surpasse de très loin les pâles copies hollywoodiennes comme Yi jian mei ou Ye mei gui car elle se termine par un drame.
Avis de : Chinese MoviesCiné-club de CaenSens Critique
Cinéma dans le monde en 1937 :
Pépé le Moko, film de propagande coloniale. Le remake, Algiers (1938), est un copier-coller avec des acteurs différents.

Lire aussi :
Dossier Cinéma Chine (avec liens), Monde en Question.
Dossier Cinéma Chine, Monde en Question.
Index Cinéma (Tous les dossiers), Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.
Dossier Chine, Monde en Question.
Revue de presse Chine, Chine en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.
Revue de presse, Monde en Question.

Notes d’Okinawa


 

Dans les années 1960, Ōe Kenzaburō fait plusieurs séjours sur l’île d’Okinawa, noue des liens particuliers avec ses habitants. Ce carnet de voyage est le miroir de son désarroi moral face aux traumatismes subis par cette île. C’est aussi une critique implacable de la domination coloniale du Japon de la métropole envers ces territoires excentrés.

Annexée par le Japon à la fin du XIXe siècle, l’île d’Okinawa a été le théâtre de la dernière et la plus sanglante bataille de la deuxième guerre mondiale, qui a décimé plus d’un quart de la population, avant d’être placée sous administration américaine, qui y établit des bases abritant des armes atomiques et biologiques.

Ōe Kenzaburō, dans ce texte âpre, lyrique et désolé, est une voix sans concession, portée par les rencontres et les amitiés scellées avec les habitants de l’île, dont il détaille l’oppression et suit les combats de près.

Et lorsqu’il examine les notions de paix, de démocratie, s’interroge sur ce que signifient la colère, l’empathie et le pardon, il parle à chacun de nous de questions qui nous touchent de près et pour lesquelles nous avons besoin de réponses essentielles.

ŌE Kenzaburō, Notes d’Okinawa, 2019 Picquier, [Texte en ligne].

Lire aussi :
Index Japon, Monde en Question.
Revue de presse, Monde en Question.

Xin nü xing (1935)


Cycle Cinéma Chine 1905-1949

 

Titre : Xin nü xing – Nouvelles femmes
Réalisateur : CAI Chusheng
Acteurs : Lingyu Ruan, Naidong Wang, Junli Zheng
Durée : 1h46
Année : 1935
Pays : Chine
Genre : Drame
Résumé : Montre la vie d’une jeune femme moderne et de bonne éducation dans le Shanghai des années 1920 qui travaille comme professeur de musique dans une école, mais rêve de devenir écrivain.
Fiche : IMDb
Partage déniché par Chine en Question
Avis de Chine en Question : La mise en scène est inconsistante et le jeu des acteurs particulièrement mauvais y compris celui de Ruan Lingyu.
La sonorisation fut réalisée après coup et comportent des défauts techniques : la bande-son n’est pas de très bonne qualité, la synchronisation imparfaite et les sous-titres trop rapides pour être lus. La musique extradiégétique, rajoutée également après coup, n’apporte rien bien au contraire.
Avis de : Sens Critique – RUAN Lingyu 阮玲玉, Chinese Movies
Cinéma dans le monde en 1935 :
• Premier festival du film à Moscou dont le prix va à Yunost Maksima – La jeunesse de Maxime, premier film de la trilogie réalisée par Grigori Kozintsev et Leonid Trauberg.
• Première émission de la télévision française.
• Inauguration des studios Misr de Guiza en Egypte.
Aerograd, interdit en France, relate l’édification d’une ville nouvelle en Sibérie.
La kermesse héroïque préfigure la collaboration franco-allemande de 1940.

Lire aussi :
Dossier Cinéma Chine (avec liens), Monde en Question.
Dossier Cinéma Chine, Monde en Question.
Index Cinéma (Tous les dossiers), Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.
Dossier Chine, Monde en Question.
Revue de presse Chine, Chine en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.
Revue de presse, Monde en Question.

Le dernier mandarin


 

Ce récit raconte une vie extraordinaire : celle d’un des derniers mandarins chinois, né en 1835. Au fil de ses souvenirs, Li-mao-shan évoque son éducation stricte et sévère entre l’étude de la calligraphie et la philosophie de Confucius, puis l’époque où, initié par son oncle Hubiao, il découvre l’érotisme et apprend l’art de maîtriser sa sensualité.

Mais le jeune homme a un secret : Emily Woolseley, son professeur d’anglais, a fait naître chez lui la passion des femmes blanches, et son image le hante. Quand la révolte des Taïpings éclate, Li-mao-shan est chargé d’entrer en contact avec les Blancs pour organiser la riposte contre les révolutionnaires. Dans la concession internationale de Shanghai, une aventurière américaine participe au trafic d’armes elle s’appelle Emily Woolseley…

Ce roman sur les dernières années de l’Empire chinois, des mandarins et des lettrés, mêle cruauté, raffinement, érotisme et mystère.

André LE GAL, Le dernier mandarin, 2004 Plon, [Texte en ligne].

Lire aussi :
Dossier Littérature Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle Livres, Monde en Question.
Revue de presse Chine, Chine en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.
Revue de presse, Monde en Question.

Les Chinois à Saint-Pétersbourg


 

De deux à cinq millions de Chinois seraient présents aujourd’hui sur le territoire russe. Qui sont ces migrants ? Quelles raisons les poussent à choisir la Russie comme pays d’accueil ? Quelles sont leurs activités principales et comment s’insèrent-elles dans les tissus économiques locaux ? Qu’en est-il de la vie associative au sein de cette population  ? Quelle politique la Russie a-t-elle adoptée à l’égard de cette nouvelle population  ? Comment la population locale russophone réagit-elle à la présence de migrants chinois en Russie ?

Basé sur des informations qualitatives et quantitatives originales recueillies lors de quatre missions de terrain en Chine et en Russie, cet ouvrage dresse le portrait de la communauté chinoise à Saint-Pétersbourg et, à travers elle, celui de la diaspora chinoise en Russie. L’auteure analyse le processus de formation d’une communauté ethnique, son évolution dans le temps et en fonction des différents facteurs sociopolitiques et économiques, sa place au sein de la société d’accueil et ses perspectives de développement.

Olga V. ALEXEEVA, Les Chinois à Saint-Pétersbourg – Histoire et portrait d’une communauté en mutation, Presses de l’Université du Québec, 2015 [Texte en ligne].

Lire aussi :
Dossier Sciences sociales Chine, Monde en Question.
Revue de presse Chine, Chine en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.
Revue de presse, Monde en Question.