Chine en Question

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Hong Kong – Terreur noire made in USA


Lundi 11 novembre, Leung Chi-cheung, père de deux filles et âgé de 57 ans, luttait pour sa vie à l’hôpital, souffrant de graves brûlures au corps et de traumatismes crâniens.

 

La séquence vidéo, diffusée par South China Morning Post Hong Kong, montre que Leung a eu une altercation avec des manifestants dans le couloir d’une école à Ma On Shan. L’un d’eux l’a aspergé d’un liquide inflammable et a mis le feu en le transformant en torche vivante [1].

Joshua Wong, comme d’autres dirigeants de pro-démocratie, ont refusé de condamner cet acte criminel. Joshua Wong l’avait au contraire encouragé sur son compte Twitter le 22 octobre 2019 :


Trois jeunes ont mis le feu, comment des manifestants modérés sont-ils devenus des « magiciens du feu » ?
Source

L’expression magiciens du feu fut reprise dans l’éloge de l’im-Monde le 04 novembre 2019 [2].

Joshua Wong, un des leaders de la terreur noire, reçoit ses ordres des États-Unis comme le montre cette photo publiée sur son compte :

 

Il n’est pas le seul à être financé, endoctriné et armé. Ainsi, des étudiants s’entraînent tranquillement sous le drapeau américain dans un camp de l’université chinoise de Hong Kong :

 

Les différents services américains répètent exactement la même stratégie appliquée en Afghanistan contre l’URSS et en Ukraine contre la Russie [3]. Tous les Hongkongais, qui collaborent sciemment ou naïvement avec les États-Unis contre la Chine, se préparent à des lendemains plus noires que la tenue qu’ils arborent fièrement aujourd’hui. Certains émigreront, mais la majorité devront rendre compte de leurs actes à Hong Kong… qui restera chinois.

La stratégie de déstabilisation du gouvernement par la terreur made in USA va échouer. Le fait que des volontaires se mobilisent pour nettoyer les rues révèle un tournant majeur.

 

16/11/2019
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question


Notes et références

[1] Lire :
Hong Kong father of two burned alive after chasing protesters at MTR station in grisly act of violence police classify as attempted murder, South China Morning Post, 11/11/2019.
Un homme incendié alors que les émeutiers intensifient les actes de violence à Hong Kong, Le Quotidien du Peuple, 12/11/2019.

[2] Lire : Hong Kong XII – L’aveu de l’im-Monde, Chine en Question, 05/11/2019.

[3] Lire :
Hong Kong X – Une crise politique ukrainienne, Chine en Question, 05/11/2019.
Hong Kong est une révolution de couleur, Chine en Question.

Lire aussi :
Revue de presse Hong Kong, Chine en Question.
Dossier Chine, Monde en Question.
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La dynastie des dents de lions


 

T1 La grâce des rois

Le Royaume de Dara est divisé en sept États, mais l’un d’entre eux, Xana, a pris l’ascendant sur les autres par la force et le jeu des alliances politiques. Son roi est devenu l’Empereur et a établi le règne du Céleste Diaphane. Tous désormais doivent chanter ses louanges et oeuvrer à sa gloire. Cependant, chez les nobles déchus comme chez le peuple corvéable, épuisé et écrasé d’impôts, la révolte gronde.

T2 Le goût de la victoire

Kuni Garu, l’ancien voleur, est désormais empereur et gouverne les îles de Dara. Les temps de paix ne sont cependant pas aussi calmes qu’il le pensait, et les intrigues de cour se révèlent parfois plus cruelles que les champs de bataille. D’autant plus que le royaume est en pleine effervescence : l’Examen qui permet de recruter les meilleurs serviteurs de l’État va bientôt avoir lieu. C’est l’occasion pour Kuni de mettre à l’épreuve ses idées novatrices sur la société et d’enseigner à ses enfants les subtilités de l’exercice du pouvoir. Mais de l’autre côté de la mer, derrière le Mur de tempêtes, un nouvel ennemi attend son heure.

LIU Ken, La dynastie des dents de lions, Fleuve, 2018 et 2019 [Texte en ligne].

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Revue de presse Chine, Chine en Question.
Dossier Littérature Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle Livres, Monde en Question.
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Hijōsen no onna (1933)


 

Titre : Hijōsen no onna – Femmes et voyous
Réalisateur : OZU Yasujirō
Acteurs : Kinuyo Tanaka, Hideo Mitsui, Joji Oka
Durée : 1h40
Année : 1933
Pays : Japon
Genre : Drame
Résumé : Femmes et gangsters, amours et trahisons.
Fiche : IMDb
Partage proposé par : Arsenevich DVD VOSTEN-ES
Avis de Chine en Question : Les prises de vue insolites comme celle d’un phare voiture [1h22] ou le travelling autour d’une valise [1h25] sauve ce film dont le scénario est un peu confus.
OZU montre l’affiche de All Quiet on the Western Front – À l’ouest rien de nouveau [27’05 et 1h23].
Avis de : Sens Critique

Lire aussi :
Cinéma Japon, Ciné Monde.
Dossier Cinéma Japon, Monde en Question.
Index Cinéma (Tous les dossiers), Monde en Question.
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Hong Kong – Propagande trotkyste


 

Les médias dominants, inféodés aux grand groupes industriels, n’ont pas le monopole de la propagande anti-chinoise. C’est aussi une spécialité de toute l’extrême gauche – anarchistes et trotkystes. La haine anti-communiste des anarchistes est telle qu’ils soutiennent l’extrême droite instrumentalisée par les États-Unis en Ukraine. Quant aux trotkystes, ils récitent imperturbablement leur catéchisme quelque soit les circonstances car pour eux le monde s’est arrêté le 21 août 1940 à Coyoacán (à deux pas de mon ancien domicile au Mexique) [1].

L’enterrement de Pierre Overney, militant maoïste, le 25 février 1972 marqua le reflux de l’extrême gauche en France. Les organisations trotkystes ont alors périclité. La Ligue Révolutionnaire (tendance Pierre Frank) et l’OCI (tendance Pierre Lambert) ont pratiquement disparu. Lutte Ouvrière survit vaille que vaille en cultivant un sectarisme débilitant et en publiant des articles de plus en plus pauvres [2].

Aux États-Unis, le CIQI est très actif via son site WSWS car sur le terrain son influence est nulle. Jerry White a obtenu 471 voix aux élections présidentielles de 2016 et Niles Niemuth 2 213 voix aux élections législatives de 2018 dans le Michigan [3] !

Dès le 11 juin, WSWS vole au secours de la démocratie en danger par un mensonge : le régime de Pékin pourrait utiliser cette législation pour faire expulser vers la Chine continentale, juger et emprisonner sur la base d’accusations inventées de toutes pièces. En l’occurrence, il s’agit d’un homme accusé d’un meurtre commis à Taïwan qu’il a avoué mais qui n’a pas été jugé car il s’est réfugié opportunément à Hong Kong [4]. Le plus drôle est que cette organisation, qui se dit révolutionnaire, vole au secours des dissidents religieux chinois qui seraient considérés comme une menace par les communistes chinois mais pas par les trotskystes américains. Comme d’habitude, l’auteur de l’article, dont le nom importe peu, termine par le refrain obligé pour sa chapelle : La lutte pour les droits démocratiques à Hong Kong doit s’appuyer sur la classe ouvrière et s’inscrire dans la lutte plus large contre l’austérité et pour les droits sociaux fondamentaux tels que des emplois et salaires décents. […] C’est pour cette perspective que se bat le Comité international de la Quatrième Internationale.

Dans l’article du 18 juin, l’auteur reprend les fantasmes habituels de WSWS que la conclusion prescriptive précédente contredit : Les manifestations de masse à Hong Kong sont une autre indication de la résurgence des luttes de la classe ouvrière sur le plan international. Embourbé dans une terminologie dépassée qualifiant le gouvernement chinois de régime stalinien, l’auteur évoque la grande région industrielle de Shenzhen. Là encore, il retarde terriblement car Shenzhen est devenue une grande place financière de la Chine et, en 2018, son produit intérieur brut a dépassé celui de Hong Kong [5].
Curieusement, alors qu’il s’insurge contre l’ingérence du gouvernement Pékin, il le tient pour responsable des mauvaises conditions de vie de la population à Hong Kong :

Vingt pour cent de la population de Hong Kong, soit 1,37 million de personnes, vivent dans la pauvreté et sont confrontés à une grave crise du logement. Le coût médian d’une maison est 18 fois plus élevé que le revenu médian des ménages. Selon les chiffres du gouvernement, plus de 200.000 personnes vivent dans des appartements illégaux et dangereux, à peine assez grands pour accueillir une seule personne, où les normes de sécurité et d’hygiène sont ignorées. Des centaines de milliers d’autres vivent dans des cabanes de fortune au sommet d’immeubles d’habitation ou d’usines.
Le CIQI redécouvre incidemment la conception matérialiste de l’histoire de Karl Marx, mais ses prescriptions politiques restent au niveau de l’idéalisme hégélien voire proudhonien !

Le 3 juillet, le soutien de WSWS aux manifestants devient plus réservé : ni l’éloge de la domination coloniale britannique, ni la promotion de l’esprit de clocher de Hong Kong ne constituent les moyens politiques de lutter pour les droits démocratiques. L’auteur fait alors la leçon à des manifestants, qui ne le liront jamais, en fantasmant sur Tiananmen !

Le 10 juillet, l’article évoque des pancartes écrites avec des caractères chinois simplifiés alors que les photos montrent surtout des pancartes imprimés et rédigées en anglais [6] et l’auteur fantasme encore, comme les médias dominants à la même l’époque, sur l’intervention probable de l’armée – le conditionnel étant une clause style car la plupart des commentateurs souhaite une intervention pour prouver que XI Jinping est un nouvel Hitler.

L’article du 24 juillet est particulièrement suspect car il est basé sur des allégations sans preuves. Le rédacteur n’a pas enquêté sur place, mais affirme avec force Il serait d’ailleurs tout à fait naïf de conclure que cette attaque [des triades] a eu lieu sans le soutien de Beijing ! Il donne crédit aux théories complotistes des médias dominants sur une soi-disante alliance entre les triades et le PCC alors qu’elles se sont réfugiées à Hong Kong, sous gouvernement britannique, après la prise du pouvoir par le PCC en 1949. Les films hongkongais, que j’ai visionnés et dont je parlerai ultérieurement, montrent au contraire que les triades se sont opposées à la rétrocession de Hong Kong à la Chine en 1997.

L’article du 30 juillet est encore plus suspect car il est basé sur des témoignages non sourcés ou sur des déclarations d’Amnesty International dont on connait la partialité en ce qui concerne la Chine notamment lors de sa campagne de 2008 en faveur de l’indépendance du Tibet. Plus grave encore, il prétend que les groupes de l’extrême droite indépendantiste, comme Hong Kong Indigenous ou Civic Passion, seraient minoritaires alors que ce sont ces activistes qui, à l’abri des manifestations, saccagent immeubles, aéroport, métro, etc. Les envolées lyriques sur un mouvement international de Hong Kong à Porto Rico en passant par Paris sont aussi fantasmagoriques que risibles. La conclusion est comme toujours encore plus cocasse : Une telle lutte contre l’impact de l’aggravation de la crise du capitalisme doit être basée sur le programme de l’internationalisme socialiste. Elle doit s’inspirer des leçons des luttes historiques du mouvement trotskyste – celles du Comité international de la Quatrième Internationale contre le stalinisme, le maoïsme et l’impérialisme.

Les deux articles du 8 août sont typiques de cette organisation dont le slogan magique est grève générale ! Ils tissent des liens qui n’existent que dans l’imagination des dirigeants du CIQI et que les sous-fifres répètent inlassablement : Cette flambée d’opposition populaire a lieu parallèlement aux manifestations de masse sur le territoire américain de Porto Rico, aux grèves massives en Inde et au mouvement des Gilets jaunes en France, pour n’en citer que quelques-uns. Mais, pour réussir, les manifestants du monde entier doivent écouter les conseils de CIQI déclinés scolairement et, cerise sur le gâteau, contacter et engager un dialogue politique sur ces questions essentielles avec cette direction éclairée… qui fera trembler Pékin !

L’article du 15 août voit un un mouvement de protestation présentant des revendications démocratiques plus larges, mais ne voient pas les destructions de plus en plus fréquentes réalisées par des commandos bien équipés et organisés. Par contre, il brandit toujours le spectre d’une intervention militaire. Il parle bizarrement de frontière entre Hong Kong et la Chine continentale comme s’il s’agissait de deux pays différents. Enfin, il a une vision eschatologique d’une révolution mondiale imminente… depuis 79 ans : Les commentaires de Trump ne font que souligner l’unité de base entre les classes dirigeantes aux États-Unis, en Chine et dans le monde entier contre la résurgence de la lutte de la classe ouvrière au niveau international, dont les manifestations à Hong Kong constituent une expression initiale.

Le 17 août, le CIQI via WSWS poursuit le délire paranoïaque déclinée précédemment d’une alliance entre Donald Trump et Xi Jinping contre la révolution mondiale qui a commencé à Hong Kong ! En fait, l’article ne va pas assez loin dans ce délire car il oublie de tirer argument du fait que le gouvernement d’Emmanuel Macron à livrer des canons à eau à la police de Hong Kong et celui d’Angela Merkel des grenades lacrymogènes. C’est la preuve d’une conspiration mondiale contre la révolution !
Plus drôle encore, il parle de la propagande du gouvernement de Pékin concernant une intervention militaire alors que c’est le CIQI qui, à le remorque des médias dominants, a alimenté cette rumeur depuis plusieurs jours.

Le deuxième paragraphe de l’article du 20 août commence par une tournure journalistique classique selon les organisateurs. Or, ces organisateurs ne sont pas cités et encore moins mesurés à l’aune de leur influence réelle sur le terrain. Le participants sont décrits vaguement comme une foule anonyme. Par contre, le rédacteur lance une phrase qui contredit les accusations antérieures : Le « crime organisé » est une référence aux attaques contre des manifestants par des voyous qui appartiennent prétendument à des gangs des triades liés à des personnalités pro-Pékin. Ce prétendument est d’autant pus étrange que l’article du 24 juillet nous mettait en garde : Il serait d’ailleurs tout à fait naïf de conclure que cette attaque [des triades] a eu lieu sans le soutien de Beijing ! Il fait une large publicité au Front civil des droits de l’homme comme s’il s’agissait de la direction préconisée le 30 juillet et qui sert de conclusion… comme d’habitude : Ce constat souligne la nécessité de créer une section du Comité international de la Quatrième Internationale à Hong Kong et en Chine !

Le 26 août, les visions d’une révolution mondiale en marche sert de fil conducteur pour dénoncer le régime stalinien de Pékin qui n’est ni socialiste ni communiste, mais défend les intérêts des oligarques bourgeois et des super-riches en Chine et à Hong Kong. Cette phraséologie est classique et elle est d’ailleurs enseignée aux futurs rédacteurs comme celle du paragraphe commençant par Pour lutter pour les droits démocratiques et sociaux, il est nécessaire de et se termine par un régime capitaliste qui défend les intérêts d’une poignée d’oligarques ultra-riches. Et de conclure par cette phrase incroyable : Le CIQI est le seul à avoir mené pendant des décennies une lutte contre le stalinisme et toutes les formes d’opportunisme. Ce qui se traduit en clair nous sommes les seuls capables de diriger le mouvement contre la dictature de Pékin !

L’article du 31 août est un copier-coller des précédents et prophétise encore un prochain Tiananmen !

Le 3 septembre les dirigeants du Comité international de la Quatrième Internationale qui aspirent à diriger la révolution mondiale qui a débuté à Hong Kong est incapable de donner le nombre de travailleurs qui… participeront à la grève et font confiance à la déclaration d’un organisateur étudiant anonyme ! Le passé, le présent et le futur sont allègrement mélangés sans rien n’ajouter aux articles précédents et encore moins le refrain de la conclusion.

L’article du 4 septembre fait contre toute attente l’éloge du spontanéisme des masses que la bureaucratie syndicale et politique veut brider. Et termine en beauté sur la propagande habituelle : le régime de Beijing menace d’intervenir militairement et a organisé des exercices mobilisant une police paramilitaire lourdement armée dans la ville de Shenzhen.

Le 6 septembre la direction géniale du CIQI ne se rend toujours pas compte de son erreur d’analyse et pleurniche sur le fait que les manifestants se jettent dans les bras des Américains au lieu de les écouter eux. Les imbéciles ! Et de conclure en renouvelant son appel : Nous exhortons les étudiants et les travailleurs à nous contacter pour ouvrir un dialogue sur ces questions politiques cruciales en vue de l’établissement nécessaire d’une section du CIQI en Chine. Gageons que personne n’entendra cet appel pathétique d’une direction qui ne parle même pas chinois.

L’autre article du 6 septembre (paru en anglais le 10 juin) évoque la manifestation du 4 juin dernier : Les participants étaient venus non seulement pour manifester leur opposition à la répression militaire barbare de Pékin il y a 30 ans mais aussi à cause de leur préoccupation relative à la loi sur l’extradition. Il ne fait aucun doute que la manifestation comprenait des personnes qui avaient fui à Hong Kong en 1989 et qui craignaient d’être arrêtées et renvoyées en Chine. Ce retour dans le passé ne sert pas à éclairer la situation présente, mais d’argument pour que les manifestants fassent appel à la direction éclairée du CIQI seule capable de vaincre le régime d’État policier de Beijing ! Bla bla bla…

09/11/2019
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question


Notes et références

[1] Lire : Museo León Trotsky, Arte y Cultura.

[2] Lire :
Morgan SPORTÈS, Ils ont tué Pierre Overney, Fayard, 2017 [Texte en ligne].
Articles Hong Kong, Lutte Ouvrière :
– 18/06/2019, Hong Kong : le pouvoir mis en échec.
Axiome de la doxa trostskyste : Il est incontestable que Carrie Lam est sous la tutelle de Xi Jinping et que l’État chinois est une dictature sans pitié pour ses opposants.
– 23/07/2019, Hong Kong : violence des gangs et violence sociale.
Croit à la thèse complotiste que la mafia soutiendrait le gouvernement de Pékin alors qu’elle a émigré à Hong Kong en 1949 !
– 07/08/2019, Hong Kong : la mobilisation et les intérêts des travailleurs.
– 21/08/2019, Hongkong : la contestation ne faiblit pas.
Lutte Ouvrière redécouvre la lutte de classes, mais de manière purement rhétorique : Même si la contestation actuelle porte sur des droits démocratiques, ces inégalités sociales, exacerbées par la crise économique mondiale, en constituent la toile de fond.
– 28/08/2019, Hongkong : business is business.
– 04/09/2019, Hongkong : la jeunesse en première ligne.

[3] Lire :
2016 Presidential Election by State, The Green Papers.
Michigan’s 12th Congressional District election, 2018, Ballotpedia.
Articles Hong Kong, WSWS :
– 11/06/2019, Des manifestations de masse éclatent à Hong Kong.
– 18/06/2019, Des millions de personnes défilent à Hong Kong contre la loi d’extradition.
– 03/07/2019, Des centaines de milliers de personnes manifestent dans les rues de Hong Kong.
– 10/07/2019, Les manifestants de Hong Kong font appel au soutien des Chinois du continent.
– 24/07/2019, Des membres de gang attaquent les manifestants à Hong Kong.
– 30/07/2019, Les manifestations à Hong Kong se poursuivent malgré l’escalade de la violence policière.
– 08/08/2019, Grève générale à Hong Kong : la classe ouvrière entre dans le mouvement de protestation.
– 08/08/2019, Grève générale des travailleurs de Hong Kong contre la loi d’extradition.
– 15/08/2019, Les manifestations à Hong Kong accueillies par des menaces et des dénonciations.
– 15/08/2019, Les manifestations à Hong Kong se poursuivent pour une dixième semaine.
– 17/08/2019, Alors que la Chine masse ses troupes à la frontière, Trump demande d’en finir avec le « problème » de Hong Kong.
– 20/08/2019, De nouvelles manifestations de masse à Hong Kong.
– 26/08/2019, Comment lutter pour les droits démocratiques à Hong Kong.
– 31/08/2019, Un rassemblement de masse à Hong Kong est interdit alors que les troupes chinoises font une démonstration de force.
– 03/09/2019, Grève de deux jours à Hong Kong après les manifestations du week-end dernier.
– 04/09/2019, Des dizaines de milliers de personnes se joignent au premier jour de grève de protestation à Hong Kong.
– 06/09/2019, Aux manifestants de Hong Kong Tournez-vous vers la classe ouvrière chinoise et non pas vers l’impérialisme américain.

[4] Lire :
Hong Kong V – L’extradition en question, Chine en Question, 11/10/2019.
Hong Kong IX – L’extradition sans commentaire, Chine en Question, 25/10/2019.

[5] Lire :
From « High-Speed » to « High-Quality » Growth Shenzhen, the birthplace of China’s economic miracle, goes low-carbon, East Asia & Pacific on the Rise, 03/07/2014.
Hong Kong II – De la crise économique à la crise politique, Chine en Question, 02/09/2019.
Passé et avenir de la Chine, observations d’un Chinois d’outre-mer, French-China, 29/10/2019.

[6] Lire : Hong Kong IV – Photos avec commentaires, Chine en Question, 09/10/2019.

Lire aussi :
Le trostskysme est mort, mais son cadavre bouge encore, Monde en Question.
Articles Trotskysme, Monde en Question.
Dossier Trotskysme, Monde en Question.
Revue de presse Chine, Chine en Question.
Dossier Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

Hong Kong XII – L’aveu de l’im-Monde


 

Comme je l’avais noté rapidement dans le commentaire de photos : Il est évident que l’équipement sophistiqué et identique de ces manifestants, qui évoluent selon la méthode des commandos, nécessite une logistique en amont et donc une organisation et des fonds.

Or, j’ai découvert par hasard un article de l’im-Monde qui sympathise avec ces groupes non identifiés experts dans la terreur noir. Normalement réservé aux abonnés, il décrit assez précisément l’organisation de ces commandos sur le terrain des manifestations sans rien dire naturellement de leur organisation et de leur financement en amont.

Voici la partie du texte accessible avec des mots mis en gras en guise de commentaire. Source, Le Monde, 04/11/2019 [copie intégrale en pdf].

Les parapluies s’ouvrent pour faire paravent, des formes noires s’accroupissent et attaquent les trottoirs au burin. Pendant que des milliers de manifestants défilent, les frontliners, ceux du front, casqués, une cagoule enfoncée jusqu’aux yeux et un masque à gaz en bandoulière, les tibias et avant-bras couverts de protections, poussent une brouette de briques de l’autre côté du carrefour et en déversent le contenu sur le bitume. Le but ? Entraver la progression des camions de police quand ceux-ci décideront de « charger ».

Dans les manifestations à Hongkong, comme lors d’un récent week-end d’octobre sur la péninsule de Kowloon, les « logisticiens » préparent les évacuations, les habits de rechange ou montent des barricades. Les « éteigneurs » neutralisent les grenades lacrymogènes. Des combattants attaquent à distance les forces de l’ordre avec des projectiles et des lance-pierres, tandis que les « braves » occupent le terrain jusqu’au dernier moment. Et, enfin, les « magiciens du feu » lancent des cocktails Molotov pour protéger la fuite des autres.

Ils fonctionnent en petits groupes, communiquent par Telegram ou talkie-walkie – et se voient en justiciers des abus de la police, d’un gouvernement vu comme inféodé à la Chine, et de ceux qui agiraient au nom de celle-ci, comme les triades, accusées de plusieurs attaques contre des manifestants ou des figures du mouvement. Oui, on viole les lois. Mais regardez comment la police se comporte. Quand ils arrêtent quelqu’un, ils le frappent. Leur violence est à un autre niveau, explique « Rain », un jeune d’une vingtaine d’années, qui surveille le démontage de barrières devant le nouvel opéra chinois, construit dans l’ouest de Kowloon.

05/11/2019
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
Articles Sémiotique, Monde en Question.
Dossier Sémiotique, Monde en Question.
Dossier documentaire Chine/Occident, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

Hong Kong XI – Médias complices de la terreur noire


 

Xinhua est l’agence de presse chinoise au même titre que l’AFP en France, Reuters au Royaume-Uni, Associated Press et United Press International aux États-Unis ou Sputnik en Russie.

Xinhua News Agency est l’agence de presse officielle et la plus importante de la République Populaire de Chine. Créée en 1931, elle dispose aujourd’hui d’un réseau de 10 000 journalistes répartis dans 144 bureaux à travers le monde, dont 33 en Chine pour la couverture de chaque province du pays.
Source : AFP [1]

Les agences de presse constituent la source principale des informations publiées dans les journaux quelque soit le support (papier, télévision ou internet). La plupart des journaux publient les dépêches des diverses agences par un simple copier-coller ou en les habillant aux couleurs politiques du support.

Les agences de presse sont consensuellement respectées non seulement par les médias dominants, mais aussi par les autres médias qui pompent les informations sans citer leurs sources, car les agences sont devenues le passage obligé des journaux qui n’ont plus les moyens d’entretenir des correspondants aux quatre coins de la planète.

Ainsi, s’en prendre même verbalement à une agence de presse revient à se mettre à dos tous les médias qui hurlent en meute à l’atteinte de la sacro-sainte liberté d’expression… rengaine orwelienne bien connue [2].

Mais quand un commando saccage les locaux de l’agence de presse chinoise à Hong Kong, tout le monde détourne pudiquement son regard et garde le silence. Un silence qui en dit long sur la complicité des médias avec la terreur noire.

Les rares mentions des faits dans les agences étrangères sont noyées au milieu de longues considérations qui trahissent la sympathie des médias qui militent avec les armes de la propagande pour la séparation de Hong Kong aux couleurs de la Corse ou de l’Ukraine [3].

En France, ni l’AFP ni aucun média n’ont, à ma connaissance, rapporté les faits. L’AFP les a pourtant brièvement mentionné, mais de manière différente, dans ses éditions en anglais et en espagnol ! Cette censure sélective est à l’image des préjugés communément partagés contre la Chine dans les milieux où brille la prétention couplée à l’ignorance.

Revue de presse

Samedi après-midi, un certain nombre d’émeutiers [vêtus de noir et cagoulés] ont détruit les installations de sécurité de l’immeuble, ont tagué des insultes sur les murs et ont brisé la porte d’entrée et plusieurs fenêtres. Ils ont également jeté des bombes incendiaires et de peintures à l’intérieur du hall d’entrée et y ont commis des actes de vandalisme après y avoir pénétré.
Source : Xinhua, 03/11/2019

Au cours de cette nouvelle vague de violence à travers la ville, les émeutiers ont pris pour cible le bureau de l’agence de presse chinoise, établi depuis longtemps à Wan Chai, dans le centre-ville de Hong Kong. Ils ont détruit les installations de sécurité de l’immeuble, mis le feu devant l’immeuble et jeté des cocktails Molotov dans le hall. Ils ont peint à la bombe des messages insultants sur les murs extérieurs et fracassé la porte d’entrée et certaines fenêtres.
Source : French-China, 04/11/2019

Un café Starbucks et les bureaux de l’agence de presse chinoise Xinhua ont notamment été pris pour cible par les manifestants.
Source : Reuters, 02/11/2019

As police also used pepper spray and water cannons to disperse protesters, some responded by building barricades, hurling petroleum bombs and vandalizing shops and the office of Xinhua, China’s state-run news agency.
Tandis que la police utilisait également du spray au poivre et des canons à eau pour disperser les manifestants, certains ont construit des barricades, lançant des bombes incendiaires et vandalisant des magasins ainsi que le bureau de Xinhua, l’agence de presse chinoise.
Source : UPI, 02/11/2019

Hardcore demonstrators in the financial hub smashed the windows of the official Xinhua news agency’s regional bureau on Saturday, capping another weekend of unrest that also saw scores of arrests and a gruesome attack on a pro-democracy lawmaker.
Dans le centre financier, des manifestants ont brisé samedi les vitres du bureau régional de l’agence de presse officielle chinoise Xinhua, clôturant un nouveau week-end d’agitation qui a également vu des dizaines d’arrestations et une terrible attaque contre un législateur pro-démocratie.
Source : AFP English, 04/11/2019

Manifestantes radicales rompieron las ventanas de la oficina regional de la agencia oficial de noticias china Xinhua el sábado […].
Samedi, des manifestants radicaux ont brisé les vitres du bureau régional de l’agence de presse officielle chinoise Xinhua […].
Source : AFP Español, 04/11/2019

Merci de me signaler vos trouvailles qui complèteraient ou contrediraient mon analyse.

04/11/2019
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question


Notes et références

[1] Lire : Dossier Agences de presse, Monde en Question.

[2] Lire : Hong Kong – Les médias préparent la guerre contre la Chine, Chine en Question, 26/08/2019.

[3] Lire :
Hong Kong VI – Une crise politique corse, Chine en Question, 14/10/2019.
Hong Kong X – Une crise politique ukrainienne, Chine en Question, 01/11/2019.

Lire aussi :
Revue de presse Chine, Chine en Question.
Dossier documentaire Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

Hong Kong est une révolution de couleur


 

J’ai terminé hier et publié aujourd’hui l’article que j’avais sous le coude depuis plus d’un mois : Hong Kong X – Une crise politique ukrainienne. Or je découvre ce matin, à l’heure de mon petit-déjeuner au Mexique, cet éditorial du Khmer Times en date du 25 octobre 2019.

Révolution de couleur avec les caractéristiques de Hong Kong

Les violentes manifestations à Hong Kong au cours des sept derniers mois ont considérablement ébranlé l’économie, la légitimité et la société de ce centre financier de l’Asie. C’est très alarmant et un défi pour le gouvernement de Hong Kong d’intervenir de manière appropriée et efficace afin de limiter les émeutes.

Le gouvernement chinois considère les manifestations comme une « révolution de couleur » avec des caractéristiques propres à Hong Kong, en raison d’émeutes généralisées dans toute la ville. Les dommages collatéraux sont sérieux et dépassent Hong Kong.

Zhang Xiaoming, directeur du Bureau des affaires de Hong Kong et Macao (HKMAO) du Conseil des Affaires d’État, a déclaré que les manifestations reflètent les « caractéristiques évidentes d’une révolution de couleur » (soulèvement violent d’une partie du peuple téléguidé par l’étranger et qui trouve son origine en Europe de l’Est au début des années 2000).

Certains érudits chinois partagent le même point de vue. Le professeur Zhang Dinghuai de l’Université de Shenzhen a déclaré au Straits Times que les éléments communs des révolutions de couleur incluent de fortes revendications politiques spécifiques, l’ingérence de forces extérieures, des tentatives de manipulation du peuple, des affrontements et des troubles sociaux, des pressions énormes sur les autorités et le transfert de pouvoir par des méthodes prétendument « non violentes ».

Il est généralement observé que l’ingérence étrangère est le catalyseur d’une transition de pouvoir violente et illégitime sous prétexte de démocratie et de droits de l’homme dans les pays frappés par des révolutions de couleur.

Les symptômes de la révolution de couleur incluent la création du chaos social et de l’instabilité politique, la perturbation des fonctions de l’État, la remise en cause de la légitimité de l’État, provoquant un ralentissement économique ou une crise.

Habituellement, les dirigeants de ces mouvements utilisent les termes « lutte pour la démocratie, les droits de l’homme et les libertés fondamentales ». Mais ces révolutions de couleur ont souvent conduit à une instabilité politique à long terme et à une morosité de l’économie.

Nous devons comprendre que la démocratie n’est pas une conséquence mais un processus et un trajet. Aucune société n’a été capable de construire une société démocratique et un système politique du jour au lendemain. La démocratie doit être comprise comme un moyen de parvenir à la paix, à la stabilité et à la prospérité à long terme, ce qui nécessite une réflexion à long terme et une intervention stratégique.

La démocratie ne fonctionne pas bien sans des bases économiques solides, une communauté locale résiliente et éduquée, un leadership efficace et des institutions étatiques.

Les citoyens de Hong Kong jouissent de la paix et du développement depuis 1997 dans le cadre de la politique « un pays, deux systèmes ». Il n’y avait pas beaucoup de mécontentement du peuple contre le gouvernement alors que le niveau de vie était élevé et les affaires marchaient bien.

Cependant, les choses ont commencé à changer en 2014 lorsque des milliers de manifestants ont envahi les rues pour réclamer la liberté électorale. Les étudiants représentaient la force principale derrière les manifestations. L’ampleur des manifestations et de l’ingérence étrangère à cette époque étaient bien moindre qu’aujourd’hui.

L’esprit des manifestations de 2014 s’est poursuivi jusqu’à présent. Les manifestations sont devenues des émeutes et portent les traits d’une révolution de couleur. C’est un développement dangereux en effet. Le système éducatif de Hong Kong a implanté les « valeurs et idéaux libéraux » auprès des jeunes.

Ces idéaux ont été manipulés politiquement par des politiciens populistes et extrémistes prêts à saisir l’opportunité de délégitimer le gouvernement pour accéder au pouvoir. La jeune génération à Hong Kong est vulnérable aux manipulations politiques car ses opinions politiques sont largement motivées par des conceptions du monde à court terme, utopiques et irréalistes.

L’édification d’une nation est un processus à long terme. La démocratie est un trajet. La paix, la stabilité, l’harmonie sociale et la prospérité partagée sont les objectifs de l’édification de la nation. Pour un grand pays, avec une population d’environ 1,4 milliard d’habitants, d’ethnies, de religions et de croyances diverses, ce n’est pas une tâche facile pour la Chine de construire un système politique intégré de valeur.

Les jeunes de Hong Kong devraient en apprendre davantage sur les processus de construction de la nation dans d’autres pays et en tirer des leçons pour eux-mêmes et pour leur communauté. Ils devraient également apprendre les expériences des pays qui ont traversé une instabilité sociale et politique prolongée et une guerre civile avant d’arriver à des valeurs de paix et de stabilité.

Le Cambodge peut offrir des enseignements historiques au peuple de Hong Kong en ce qui concerne les souffrances de la guerre et des conflits. Les Hongkongais ne devraient pas dépendre totalement d’une puissance majeure [comme les États-Unis] pour les aider à réaliser leur rêve. Ils doivent définir et déterminer eux-mêmes l’avenir de Hong Kong.

Une révolution de couleur ne fera que causer des dommages collatéraux aux Hongkongais, avec une instabilité sociale et politique à long terme et un ralentissement économique. Les besoins réels des jeunes de Hong Kong sont les opportunités d’emploi, un bien-être socio-économique décent et le bonheur familial.

S’il vous plaît, Hongkongais, réveillez-vous et vivez avec les réalités. L’avenir est entre vos mains!

S’il vous plaît, Cambodgiens, réveillez-vous et voyez les dégâts que peut causer un homme politique nocif comme Sam Rainsy.

Source : Khmer TimesLa gazette du citoyenRéseau International.

Lire aussi :
Revue de presse Hong Kong, Chine en Question.
Dossier documentaire Politique Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle Géopolitique, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

Hong Kong X – Une crise politique ukrainienne


 

Ce qui se passe à Hong Kong, ou plutôt ce qu’on en sait à travers le filtre des médias, ressemble étrangement à ce que les mêmes médias ont baptisé révolutions de couleurs et qui furent instrumentalisées par différentes agences de renseignements américaines.
Il s’agissait pour les États-Unis de déstabiliser la Russie post-soviétique dans ses régions frontalières : Géorgie au Caucase (2003), Ukraine en Europe de l’Est (2004 et 2014), Biélorussie en Europe de l’Est (2005) et Kirghizistan en Asie (2005) [1].

Il s’agit aujourd’hui pour les États-Unis, en complément de la guerre économique, de déstabiliser politiquement la Chine dans ses régions frontalières : Tibet, Xinjiang et Hong Kong. L’assaut mené au Tibet en 2008 via des ONG fut un échec [2]. Le soutien aux islamistes du Xinjiang n’a pas donné non plus les résultats attendus car cette région n’est pas l’Afghanistan et le gouvernement de Pékin a créé les conditions du développement économique et social de cette province qui est maintenant désenclavée via l’initiative une Ceinture une Route [3]. Il reste Hong Kong, qui occupe une position géostratégique importante et est facile à investir car aucun visa n’est exigé pour entrer sur le territoire et, héritage de la colonisation, l’anglais est pratiqué par beaucoup [4].

Comme en Ukraine, les stratèges américains ont remis deux fois le couvert via des réseaux qui existaient avant la rétrocession de 1997. En 2014, ils avaient déjà instrumentalisé des manifestations baptisées révolution des parapluies sous le prétexte naturellement de la démocratie. Hier, on convertissait les sauvages aux lumières de la civilisation chrétienne et aujourd’hui à celles de la démocratie. Les conversions se font toujours l’arme au poing, mais elles sont pilotée aujourd’hui à très longue distance…
Pendant les 148 ans de l’occupation britannique personne n’avait protesté du fait que le gouverneur de Hong Kong était désigné par la couronne d’Angleterre. Mais, depuis la rétrocession à la Chine, tout le monde milite pour le suffrage universel à Hong Kong et chaque 1er juillet est l’occasion de mobiliser une population de plus en plus inquiéte de la dégradation de son niveau de vie [5].

La mayonnaise a prit cette année car les inégalités sociales deviennent criantes à Hong Kong notamment en matière de logement.

[Une place de parking vendue 1 million de dollars à Hong Kong] Cette transaction est révélatrice de la flambée de l’immobilier à Hong Kong, à l’origine de nombreux problèmes sociaux et d’inégalités de richesse atteignant des niveaux sans précédent depuis 45 ans.
Les difficultés de logements à Hong Kong ont nourri la contestation des jeunes à Hong Kong ces derniers mois, même si leurs revendications sont politiques.
Le coefficient de Gini, qui mesure les disparités de revenus, est à Hong Kong le plus élevé de toutes les économies développées en 2016. Un habitant sur cinq vit en dessous du seuil de pauvreté.
Source : Les Echos, 24/10/2019.

Comment peut-on parler sérieusement de démocratie à Hong Kong alors que le plus grand nombre s’enfonce dans la misère sociale.

Les inégalités sont un facteur puissant mais souvent ignoré qui sous-tend les frustrations des Hongkongais. Et, contrairement au discours pro-démocratie dominant, l’échec du gouvernement autonome de Hong Kong à s’attaquer au problème provient de la politique électorale à laquelle les manifestants sont si attachés.
Source : Project Syndicate, 27/08/2019.

N’en déplaise à tous les charognards, Hong Kong ne subira pas le sort de l’Ukraine ! La Chine veut et a les moyens de garder ce territoire même si son importance économique ira en diminuant. Deng Xiaoping avait anticipé ce processus en faisant du bourg de Shenzhen la première zone économique spéciale de Chine en 1980. Depuis, Shenzhen est devenue la Silicon Valley et une grande place financière de la Chine et, en 2018, son produit intérieur brut a dépassé celui de Hong Kong [6] .

01/11/2019
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question


Notes et références

[1] Voir sur l’Ukraine :
Winter on Fire (2015), Monde en Question.
Ukraine on Fire (2016), Monde en Question.
Lire sur les interventions de la CIA :
William BLUM, Les guerres scélérates – Les interventions de l’armée américaine et de la CIA depuis 1945, Parangon, 2004.
Blum nous démontre que la période d’après-guerre, loin d’avoir été froide, a fait des millions de victimes, particulièrement dans les États qui ont eu la volonté de s’affranchir politiquement et économiquement de Washington. Tout au long de cette période, les États-Unis ont soutenu de nombreuses dictatures, écrasé des gouvernements démocratiquement élus et des mouvements de libération, au nom de la démocratie et de la lutte contre le complot communiste international.
Yvonnick DENOËL, Gordon THOMAS, Le livre noir de la CIA,, 2007 [Texte en ligne].
John PRADOS, Histoire de la CIA, 2019 [Texte en ligne].

[2] Lire : Tibet, articles, revue de presse et dossier.

[3] Lire :
Xinjiang, articles, revue de presse et dossier.
une Ceinture une Route, articles, revue de presse et dossier.

[4] Lire :
Hong Kong, articles, revue de presse et dossier.
La prochaine guerre américaine, Monde en Question.

[5] Lire :
Julia CAGÉ, Le prix de la démocratie, 2018 [Texte en ligne].
Luciano CANFORA, Exporter la liberté – Échec d’un mythe, 2008 [Texte en ligne].
Gilles DORRONSORO, Le reniement démocratique – Néolibéralisme et injustice sociale, 2018 [Texte en ligne].
Hélène THOMAS, Les vulnérables – La démocratie contre les pauvres, 2010 [Texte en ligne].

[6] Lire :
From « High-Speed » to « High-Quality » Growth Shenzhen, the birthplace of China’s economic miracle, goes low-carbon, East Asia & Pacific on the Rise, 03/07/2014.
Hong Kong II – De la crise économique à la crise politique, Chine en Question, 02/09/2019.
Passé et avenir de la Chine, observations d’un Chinois d’outre-mer, French-China, 29/10/2019.

Lire aussi :
Revue de presse Hong Kong, Chine en Question.
Dossier documentaire Politique Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle Géopolitique, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

Une spécialiste en propagande


 

Elise Lucet est une journaliste coutumière des théories du complot. Elle avait déversée sa haine contre les musulmans dans l’affaire des bagagistes d’Orly. Comme elle mange à tous les râteliers, elle se veut aussi la championne de la guerre contre la Chine.


10/10/2019, Envoyé spécial : Chine, tout est sous contrôle ! (Source)

 

Nul besoin d’être expert en sémiotique pour se rendre compte que ce soi-disant reportage est construit pour créditer un discours préparé à l’avance et asséné à coup de marteau.
Dans la critique, publiée par Beijing Information, Jacques Fourrier se réfère à l’analyse du discours de Dominique Maingueneau pour décrypter la scène de présentation comme une scène d’énonciation stéréotypée.

A défaut de reportage, il s’agissait d’une enquête à charge tellement caricaturale et bâclée que toute personne de bonne foi qui connaît un tant soit peu la Chine ne peut qu’être soit choquée soit amusée par tant d’amateurisme et de légèreté. On y trouve tous les ingrédients qui viendront conforter les clichés habituels sur la Chine. [1]

Comme je n’habite plus dans ce pays où règne l’ordre nouveau Charlie, j’ai vu cette émission grâce à 9docu.

La présentation d’Elise Lucet en voix off débute par une assertion suspecte : Il faut être honnête [34’12]. Ce sont en général les menteurs qui commencent leur discours par ce préliminaire afin de rassurer leurs interlocuteurs.
Le soi-disant reportage sur la Chine commence par un mot peu en adéquation avec l’objectivité supposée : Imaginez [35’00]. Nous sommes donc conviés à imaginer la Chine et non à la voir et à la penser telle qu’elle est. Mais notre imagination va être formatée par le discours et les images de journalistes qui veulent nous convaincre que leur imaginaire est le réel [2].

Le plus drôle est le commentaire en voix off affirmant Elle signale la présence d’un délinquant à la police et la voilà qui atteint le niveau supérieur 1100 points alors que la comparse pointe son doigt vers… le caméraman [35’54].

Après des images commentées comme réelles, mais mises en scène de manière frauduleuse avec des incrustations ajoutées en studio, le commentaire glisse sur une pseudo interrogation La Chine est-elle en train de mettre en place les outils d’une surveillance totale ? [37’00], qui trouve naturellement sa réponse immédiate La Chine de demain est déjà en gestation [37’24]. Ce qu’il fallait démonter !

Quant à moi, je ne perdrai pas d’avantage mon temps à visionner ce discours journalistique de propagande car, comme l’a dit Francis Balle à un média qui se croit au-dessus des autres : Un service de propagande se dit toujours être un média d’information (Source).

28/10/2019
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question


Notes et références

[1] Lire :
Quand « Envoyé Spécial » fait dans le sensationnalisme, Beijing Information.
Dominique Maingueneau, Analyse du discours, Site de l’auteur.
Dominique Maingueneau, Que cherchent les analystes du discours ?, Argumentation et Analyse du Discours.
Publications de Dominique Maingueneau, Argumentation et Analyse du Discours.
Publications de Dominique Maingueneau, Cairn.info.

[2] Lire : Jonathan D. SPENCE, La Chine imaginaire – Les Chinois vus par les Occidentaux de Marco Polo à nos jours, 2000 [Texte en ligne].

Lire aussi :
Revue de presse Chine, Chine en Question.
Dossier documentaire Chine, Monde en Question.
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Hong Kong IX – L’extradition sans commentaire


Suivre l’actualité, courir après le vent.
Penser l’actualité, marcher à contre-courant.

 

Hong Kong (AFP) – L’homme accusé de meurtre dont le projet d’extradition vers Taïwan avait déclenché le vaste mouvement de protestation qui secoue Hong Kong depuis près de cinq mois a été remis en liberté mercredi à Hong Kong où il devrait désormais rester.

La crise à Hong Kong était née de la contestation populaire d’un projet de loi, depuis suspendu, permettant les extraditions vers la Chine.

Le pouvoir exécutif hongkongais avait décidé de soumettre ce texte après le meurtre d’une jeune femme par son petit ami hongkongais Chan Tong-kai, en 2018 à Taïwan, où ils passaient des vacances.

M. Chan avait fui et était rentré à Hong Kong d’où il ne pouvait pas être extradé, faute de traité d’extradition entre l’ex-colonie britannique et Taïwan, que la République populaire de Chine considère comme une de ses provinces.

Le meurtrier présumé, qui a purgé une peine 18 mois d’emprisonnement pour avoir volé des biens appartenant à sa petite amie, a présenté ses excuses à la famille de la victime.

« Je suis prêt à me rendre (…) et à retourner à Taïwan pour faire face au procès et purger ma peine », a déclaré à la presse Chan Tong-kai, 20 ans, à sa sortie de prison.

Mais pour le moment il ne retournera pas à Taïwan, l’île ayant déclaré qu’il ne serait pas admis au titre de visiteur ordinaire. La présidente taïwanaise, Tsai Ing-wen, a affirmé que le suspect ne pouvait qu’être arrêté et ne pouvait pas se rendre.

Taipei avait demandé mardi l’autorisation d’envoyer du personnel à Hong Kong afin d’aller le chercher. Les autorités hongkongaises ont rejeté cette demande, jugée irrespectueuse et « totalement inacceptable ».

Le secrétaire à la Sécurité de Hong Kong, John Lee a déclaré mercredi que M. Chan avait purgé sa peine à Hong Kong et était désormais un « homme libre ».

« Le gouvernement n’a pas le droit de lui imposer des mesures obligatoires », a indiqué M. Lee, exhortant Taïwan à ne pas faire obstacle pour permettre à M. Chan de se rendre. « Si la justice n’est pas rendue, Taïwan doit en assumer toutes les responsabilités », a-t-il ajouté.

La proposition de loi sur les extraditions a déclenché une vaste mobilisation, avec des manifestations et actions quasi-quotidiennes depuis plus de quatre mois, donnant lieu à la pire crise politique depuis la rétrocession en 1997 de l’ex-colonie britannique à la Chine.

Source : AFP – L’Obs.

Lire aussi :
Une place de parking vendue 1 million de dollars à Hong Kong, Les Echos, 24/10/2019.
Cette transaction est révélatrice de la flambée de l’immobilier à Hong Kong, à l’origine de nombreux problèmes sociaux et d’inégalités de richesse atteignant des niveaux sans précédent depuis 45 ans. Les difficultés de logements à Hong Kong ont nourri la contestation des jeunes à Hong Kong ces derniers mois, même si leurs revendications sont politiques [sans commentaire].
Le coefficient de Gini, qui mesure les disparités de revenus, est à Hong Kong le plus élevé de toutes les économies développées en 2016. Un habitant sur cinq vit en dessous du seuil de pauvreté.
Lire aussi : Hong Kong I – De la crise économique à la crise politique, Chine en Question.
Revue de presse Hong Kong, Chine en Question.
Articles Sémiotique, Monde en Question.
Dossier Sémiotique, Monde en Question.
Dossier documentaire Chine/Occident, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.