Chine en Question

Blog dédié au Monde asiatique

Il faut davantage de livres sur la Chine pour briser les stéréotypes occidentaux


Les experts en questions de la Chine devraient écrire plus de livres sur ce pays asiatique afin d’aider l’Occident à connaître la vraie Chine et à briser les stéréotypes concernant le peuple chinois, estime l’orientaliste russe Youri Tavrovski.

« Il est extrêmement difficile de surmonter les stéréotypes qui prévalent en Occident concernant la Chine et les Chinois », confie le vice-président de l’Académie eurasienne de télévision et de radiodiffusion dans une récente interview à Xinhua concernant la publication au Royaume-Uni du livre « Fausses craintes : les relations entre les États-Unis et la Chine ».

L’un des principaux points de cet ouvrage écrit par Xin Jiyan est que certains Américains ont peur de la Chine en grande partie parce qu’ils ne connaissent tout simplement pas la pensée politique et philosophique chinoise moderne.

« Les États-Unis ne connaissent pas très bien la pensée politique contemporaine de la Chine, ce qui a un effet très limité sur les milieux politiques », pense M. Tavrovski.

Selon lui, l’Occident, et en particulier les États-Unis, se montre quelque peu hostile envers la civilisation chinoise.

« En Chine, il existe une lutte systématique et donc efficace contre la corruption. La Chine se dirige vers un objectif à long terme. Il existe des points de repère du Rêve chinois », plaide-t-il.

Les pays en développement ont montré un grand intérêt pour l’expérience de la Chine parce que le modèle chinois fonctionne, indique Youri Tavrovski, assurant que les Russes ont « également un grand intérêt pour l’expérience chinoise ».

« Mais ce n’est pas intéressant pour les Américains ». Tout le but du Rêve américain, c’est que l’Amérique doive être la première. Et l’expression l’Amérique d’abord exclut la possibilité même que quelqu’un soit proche des États-Unis », a-t-il déclaré.

« L’élite américaine, en particulier intellectuelle, et l’élite des experts en questions de la Chine sont dominées par des gens qui sont enclins à entrer en conflit avec la Chine », relève-t-il, notant que la vision du monde de nombreux responsables politiques américains était déterminée par « Crouching Tiger » (Le tigre accroupi), le célèbre livre de Peter Navarro qui dit qu’une guerre avec la Chine est inévitable.

« Pour exercer une influence notable sur eux, il doit y avoir davantage d’experts en questions chinoises qui écrivent des livres sur la Chine », résume M. Tavrovski, ajoutant qu’il est nécessaire d’améliorer l’image de ce pays dans le monde et de travailler davantage avec l’opinion publique internationale.

Aujourd’hui, la Chine joue encore un « très petit » rôle dans le discours mondial des civilisations, dit-il. Ainsi, « les Chinois sont formidables pour avoir créé un réseau d’Instituts Confucius, mais il n’y a pas assez d’organisations conçues pour les intellectuels », déplore-t-il.

« La Chine a pris la place qui lui revient. Nous devons partir de là et essayer de maintenir nos positions dans le nouveau monde multipolaire », conclut Youri Tavrovski.

Source

Il est symptomatique que les rares livres publiés en France sur la Chine soient des ouvrages véhiculant les mêmes stéréotypes que la propagande américaine y compris ceux publiés par des universitaires qui connaissent la langue (sinologues), mais haïssent la civilisation chinoise (sinophobes).

19/02/2020
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
Revue de presse Chine, Chine en Question.
Dossier Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

Le comble de la propagande


 

Contrairement à ce que j’ai réalisé à propos du virus A/H1N1, je ne citerai pas tous les médias qui, une fois encore, engrangent de l’audience et des bénéfices en instrumentalisant la peur à propos du virus 2019-nCoV [1].

La palme revient au torchon d’extrême droite danois Jyllands-Posten adulé par les médias français. Charlie Hebdo avait copié-collé sa campagne contre les musulmans. Cette opération marketing a non seulement sauvé l’hebdomadaire de la banqueroute, mais lui a permis de gagner des millions que se dispute l’équipe survivante.

Jyllands-Posten a récidivé dans la caricature raciste en substituant les étoiles du drapeau chinois par des virus [2].

 

La palme revient aussi au médecin de Hong Kong qui affirme sans rire :

Il y a une possibilité que 60% de la population mondiale finisse par contracter le virus. Le taux de propagation est tel, selon lui, que même si les mesures actuelles de contingentement s’avèrent nécessaires et efficaces aux premiers stades de l’épidémie, celle-ci risque de se propager bien au delà des pays actuellement touchés.
Source

La propagande sur l’épidémie du virus 2019-nCoV prétend qu’elle serait mondiale alors qu’elle est limitée à la province du Hubei qui totalise 82,12% des cas et 95,86% des morts !

17/02/2020
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
Statistiques virus 2019-nCoV, Monde en Question.
Revue de presse Chine Société, Chine en Question.
Dossier Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

Notes et références

[1] Lire :
Articles virus A/H1N1, Monde en Question.
Revue de presse Grippe A/H1N1 2009, Monde en Question.
Revue de presse Grippe A/H1N1 2010, Monde en Question.

[2] Lire :
Les internautes chinois répondent à la caricature danoise du drapeau chinois en évoquant le pourrissement du Royaume du Danemark, Strategika 51
Les chinois profondément offensées par le Jyllands-Posten, lequel n’en est pas à sa première caricature de mauvais goût et idéologiquement orientée, ont poussé la riposte jusqu’à évoquer le rôle de la richissime famille Laudrup qui monopolise à elle seule l’ensemble de l’économie danoise grâce à ses anciennes accointances avec les Rothschild et leur soutien avéré à la montée du parti National Socialiste Allemand entre 1926 et 1938.
Articles caricature, Monde en Question.
Articles Charlie Hebdo, Chine en QuestionMonde en Question.

Munekata kyōdai (1950)


 

Titre : Munekata kyōdai – Les sœurs Munekata
Réalisateur : OZU Yasujirō
Acteurs : Kinuyo Tanaka, Sō Yamamura, Ken Uehara
Durée : 1h52
Année : 1950
Pays : Japon
Genre : Drame
Résumé : Setsuko est malheureuse avec son mari alcoolique cynique, peu aimant et encore moins aimable. Elle sait néanmoins que son cancer le tuera probablement dans un an. Elle travaille dans un bar nommé Acacia. Les affaires marchent mal pourtant. Le propriétaire réclame de l’argent, qu’elle n’a pas. Hiroshi, l’homme qu‘elle aimait autrefois, est de retour au Japon après un séjour en France. Sa petite sœur, Mariko tombe sous son charme…
Fiche : IMDb
Partage déniché par Chine en Question
Avis de Chine en Question : La mise en scène ne sauve pas cette fois-ci le scénario trop verbeux. L’impertinente Hideko Takamine sauve quand même le film.
OZU semble regretter de plus en plus l’ancien temps : Dans l’ancien Japon, il y a de belles choses [20’16].
Reprend la citation plusieurs fois de Don Quichotte et ouvertement comme la publicité pour la marque de whisky Johnnie Walker (Shukujo wa nani o wasureta ka (1937) – La dame, qu’a-t-elle oublié ?) [22’40, 34’43, 38’07 et 1h20].
Avis de : Sens Critique

Lire aussi :
Cinéma Japon, Ciné Monde.
Dossier Cinéma Japon, Monde en Question.
Index Cinéma (Tous les dossiers), Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.

Les courants fourbes du lac Tai


 

En vacances à Wuxi, l’inspecteur Chen rencontre la troublante Shanshan. Militante pour l’environnement, elle lui raconte son combat : sauver le lac Tai des déchets toxiques. Quand le directeur d’une usine chimique est assassiné, tous les regards se tournent vers la jeune activiste.

Chargé de l’enquête, Chen oscille entre les beaux yeux de Shanshan et ses soupçons. Les écologistes seraient-ils plus dangereux que la pollution ?

QIU Xiaolong, Les courants fourbes du lac Tai, Liana Lévi, 2010 [Texte en ligne].

Lire aussi :
Revue de presse Chine, Chine en Question.
Dossier Littérature Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle Livres, Monde en Question.

L’épidémiologie ou la science de l’estimation du risque en santé publique


 

Peut-on évaluer le risque d’avoir une maladie en lien avec nos gènes, nos comportements ou notre environnement ? L’épidémiologie, qui étudie la répartition et les déterminants des maladies dans la population, permet de répondre à ces questions. Le développement fulgurant de cette science, dans la seconde moitié du XXe siècle, a permis de faire des progrès considérables dans l’identification des facteurs de risque des maladies cardiovasculaires et de nombreux cancers. Les progrès du séquençage du génome humain au début du XXIe siècle et, d’une façon plus générale, l’accès aux données massives (big data), ont révolutionné la recherche en épidémiologie tout en lui imposant de nouveaux défis scientifiques et éthiques.

Arnaud FONTANET, L’épidémiologie ou la science de l’estimation du risque en santé publique, Leçon inaugurale prononcée le jeudi 31 janvier 2019, [Texte en ligne].

Cette publication de la leçon inaugurale, prononcée au Collège de France par Arnaud Fontanet le jeudi 31 janvier 2019, vient à point pour rappeler ce que peut et ne peut pas santé publique alors que règne une psychose orchestrée par les médias sur l’épidémie du virus 2019 -nCoV : mon objectif au cours de cette leçon inaugurale est non seulement de vous familiariser avec les grands enjeux de l’épidémiologie, mais également de vous donner des clés pour mieux comprendre les résultats des études épidémiologiques et vous permettre d’avoir un regard critique sur leur interprétation.

14/02/2020
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
Rapport d’activité 2018 de la DREES, Ministère des Solidarités et de la Santé.
Dossier Crise & Gestion de crise, Monde en Question.
Revue de presse Chine, Chine en Question.
Dossier Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

Banshun (1949)


 

Titre : Banshun – Printemps tardif
Réalisateur : OZU Yasujirō
Acteurs : Chishu Ryu, Setsuko Hara, Yumeji Tsukioka
Durée : 1h48
Année : 1949
Pays : Japon
Genre : Drame
Résumé : Noriko est la seule enfant de la famille à ne pas être mariée. Elle vit cependant heureuse avec son père mais ce dernier pense qu’il est grand temps pour elle de penser au mariage. Noriko est réticente à l’idée de laisser son père seul mais elle finit tout de même par accepter. Après un dernier séjour à Kyoto en compagnie de sa fille, le père finit par ressentir cette solitude que sa fille avait tant redoutée.
Fiche : IMDb
Partage déniché par : Chine en Question
Avis de Chine en Question : La mise en scène est passionnante, mais l’histoire beaucoup moins. Setsuko Hara en fait un peu trop en passant du sourire hollywoodien forcé à la bouderie aussi forcée.
La scène du voyage en train est particulièrement réussie [10’30-13’35]. Mais l’insert d’une publicité pour Coca Cola est assez déplaisante [22’47].
OZU reprend le thème de Kagamijishi (1936) – La danse du lion dans un climat plus religieux [52’09-59’00].
La scène de l’envolé d’oiseaux devant une pagode est remarquable [1h11].
Le religieux revient dans une scène épurée d’un jardin ordonnancé selon le bouddhisme zen [1h28].
Le discours du père, le bonheur vient avec l’effort, est assez lourd [1h28], mais l’esthétique l’emporte malgré tout.
Avis de : Sens Critique

Lire aussi :
Cinéma Japon, Ciné Monde.
Dossier Cinéma Japon, Monde en Question.
Index Cinéma (Tous les dossiers), Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.

Le virus de la propagande


 

Durant un peu plus de 16 mois, entre le début avril 2009 et la mi-août 2010, les médias ont gagné des fortunes en créant et en entretenant la peur du virus A/H1N1 par une vaste campagne de propagande.
Les médias américains et européens s’acharnèrent à cette époque contre le Mexique, tenu pour responsable de l’épidémie alors que le nombre de cas et de morts fut plus élevé aux États-Unis.
L’OMS, dont certains experts avaient des liens avec des fabricants de vaccins, a largement crédibilisé le feuilleton médiatique alors que le risque resta limité. Cette pandémie mondiale a en effet occasionné 284 500 décès contre 250 000 à 500 000 attribués chaque année à la grippe saisonnière dans le monde (entre 290 000 et 650 000 selon les dernières études de l’OMS) [1].

Onze ans plus tard, les médias orchestrent leur propagande contre les Chinois, présentés comme un risque pour la survie du monde occidental. Ils reprennent le vieux discours raciste contre la soi-disante menace d’un péril jaune. Ce thème est apparu aux États-Unis en 1881 avec la publication de Three Hundred Years Hence de W.H. Day et en France en 1897 avec celle de Le péril jaune du sociologue russe d’expression française Jacques Novicow. Jack London publia deux nouvelles sur ce thème : The Yellow Peril – Le péril jaune en 1904 et The Unparalleled Invasion – Une invasion sans précédent en 1910 qui, reprenant les argument du texte précédent, vante la solution finale : éradiquer les Chinois de la surface de la terre grâce à l’arme bactériologique [2].


Statistiques du 21/01 au 08/02/2020 (Source)

 

Quand on examine les chiffres d’un peu plus près, on s’aperçoit de cette épidémie soi-disant mondiale est non seulement limitée à la Chine, mais surtout à la province du Hubei qui, le 8 février, totalisait 72,58% des cas et 96,18% des morts survenus en Chine. Alors que le taux de mortalité du virus A/H1N1 fut de 17,4% celui du virus 2019-nCoV est seulement de 2,1%. Enfin, à partir du 1er février, le nombre de guérisons a commencé à dépasser le nombre de décès. [3].

 

Avec seulement 811 morts sur une population 1 400 millions d’habitants, la Chine a beaucoup de progrès à faire pour rivaliser avec la France car il faudrait qu’elle dépasse 62 790 morts en un mois !

10/02/2020
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
Revue de presse Chine Société, Chine en Question.
Dossier Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.


Notes et références

[1] Lire :
Articles virus A/H1N1, Monde en Question.
Revue de presse Grippe A/H1N1 2009, Monde en Question.
Revue de presse Grippe A/H1N1 2010, Monde en Question.
Jusqu’à 650 000 décès par an sont dus à la grippe saisonnière, OMS.

[2] Lire :
Jack LONDON, The Yellow Peril, 1904 [Texte en ligne p.1559-1573].
The menace to the Western world lies, not in the little brown man [Japonais], but in the four hundred millions of yellow men [Chinois] should the little brown man undertake their management. The Chinese is not dead to new ideas; he is an efficient worker; makes a good soldier, and is wealthy in the essential materials of a machine age. Under a capable management he will go far. The Japanese is prepared and fit to undertake this management. Not only has he proved himself an apt imitator of Western material progress, a sturdy worker, and a capable organizer, but he is far more fit to manage the Chinese than are we. The baffling enigma of the Chinese character is no baffling enigma to him. He understands as we could never school ourselves nor hope to understand. Their mental processes are largely the same. He thinks with the same thought-symbols as does the Chinese, and he thinks in the same peculiar grooves. He goes on where we are balked by the obstacles of incomprehension. He takes the turning which we cannot perceive, twists around the obstacle, and, presto! is out of sight in the ramifications of the Chinese mind where we cannot follow.

We have had Africa for the Afrikander, and at no distant day we shall hear « Asia for the Asiatic! » Four hundred million indefatigable workers (deft, intelligent, and unafraid to die), aroused and rejuvenescent, managed and guided by forty-five million additional human beings who are splendid fighting animals, scientific and modern, constitute that menace to the Western world which has been well named the « Yellow Peril. » The possibility of race adventure has not passed away. We are in the midst of our own. The Slav is just girding himself up to begin. Why may not the yellow and the brown start out on an adventure as tremendous as our own and more strikingly unique?

Back of our own great race adventure, back of our robberies by sea and land, our lusts and violences and all the evil things we have done, there is a certain integrity, a sternness of conscience, a melancholy responsibility of life, a sympathy and comradeship and warm human feel, which is ours, indubitably ours, and which we cannot teach to the Oriental as we would teach logarithms or the trajectory of projectiles. That we have groped for the way of right conduct and agonized over the soul betokens our spiritual endowment. Though we have strayed often and far from righteousness, the voices of the seers have always been raised, and we have harked back to the bidding of conscience. The colossal fact of our history is that we have made the religion of Jesus Christ our religion. No matter how dark in error and deed, ours has been a history of spiritual struggle and endeavour. We are pre-eminently a religious race, which is another way of saying that we are a right-seeking race.
Jack LONDON, Une invasion sans précédent, 1910 [Texte en ligne].
Durant l’été et l’automne 1976, la Chine fut un enfer. Il était impossible d’éviter les microscopiques projectiles qui s’infiltraient dans les moindres recoins. Les centaines de millions de morts ne furent pas enterrés, les germes se multiplièrent et, à la fin, des millions de survivants moururent chaque jour de la famine. En outre, celle-ci affaiblissait les victimes, détruisant leurs défenses naturelles contre les fléaux. Le cannibalisme, le meurtre et la folie régnèrent. Ainsi périt la Chine.

C’est seulement au mois de février suivant, à la période la plus froide, que les premières expéditions furent lancées. Elles étaient modestes, composées de scientifiques et de quelques corps de troupes ; mais elles pénétrèrent en Chine de tous côtés. En dépit des précautions prises contre l’infection, de nombreux soldats et quelques médecins furent touchés. Mais l’exploration se poursuivit courageusement. Ils trouvèrent une Chine dévastée, transformée en une étendue en friche où erraient des meutes de chiens sauvages et des brigands désespérés qui avaient survécu. Tous les survivants furent mis à mort, où qu’ils se trouvent.

Alors commença la grande œuvre : le nettoyage de la Chine. Cinq années et des centaines de millions y furent engloutis, après quoi le monde vint s’installer, non dans des zones réparties d’avance, comme l’avait préconisé le baron Albrecht, mais de façon dispersée, selon le plan démocratique américain. Tout un vaste et heureux mélange de nationalités s’implanta en Chine en 1982 et, dans les années qui suivirent, une expérience de fertilisation croisée remarquablement réussie fut menée. Nous connaissons aujourd’hui les résultats admirables, sur le plan industriel, intellectuel et artistique, qui en furent le fruit.

[…] le 17 avril [1987], la Convention de Copenhague fut réunie. En présence des représentants de toutes les nations du monde, les participants jurèrent de ne jamais plus utiliser les méthodes de guerre bactériologique employées contre la Chine.
Articles péril jaune, Chine en Question.

[3] Lire :
Real-time update on coronavirus outbreak, Global Times.
06/02/2020, Face à l’épidémie, on mesure bien le sens moral de chacun, Le Quotidien du Peuple
Selon la presse, la grippe H1N1 qui a commencé en 2009 a infecté 1,6323 million de personnes, a fait 284 500 morts, avec un taux de mortalité de 17,4%. Alors que grâce aux efforts inlassables de la Chine, le taux de mortalité de patients atteints de pneumonie causée par le nouveau coronavirus est de 2,1%, nettement moins élevé que celui des autres épidémies. À partir du 1er février, le nombre de guérisons a commencé à dépasser le nombre de décès.
Grippe, Institut Pasteur
La grippe est une infection respiratoire aigüe contagieuse due aux virus influenza, dont la particularité est la grande variabilité génétique. C’est un enjeu de santé publique de par les épidémies saisonnières annuelles qui touchent chaque année 2 à 8 millions de personnes en France, avec un excès de mortalité attribuable à la grippe de 10 000 à 15 000 décès, principalement chez les sujets fragiles.
L’im-Monde de la propagande [virus A/H7N9], Chine en Question.

Disparités sociales en Chine et en France


Les journalistes et même les universitaires, qui se disent sinologues (une spécialité qui n’en est pas une), sont les artisans de la propagande anti-chinoise d’autant plus facile que l’immense majorité des lecteurs ignorent tout ou presque de la Chine.

Un lieu commun, parmi beaucoup d’autres, voudrait nous faire croire que la disparité économique entre les régions serait catastrophique en Chine. Cette disparité existe, mais elle n’est pas plus importante qu’en France et même moins importante si on inclut les territoires d’outre-mer.


Source : Statista

En 2015, le PIB par habitant en Hauts-de-France (région du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie) était inférieur de 52,75% à celui de l’Île-de-France (région parisienne) et de 84,32% à Mayotte !

La disparité en Chine n’est pas aussi forte qu’en France, mais elle préoccupe davantage le gouvernement [1] qui élabore des plans de développement des régions traditionnellement les plus pauvres et les plus excentrées, en particulier le Tibet et le Xinjiang [2].

Contrairement aux gouvernements européens et américains qui, depuis les années 80, abandonnent les pauvres à leur sort, le gouvernement chinois s’est fixé comme objectif d’éliminer complètement la pauvreté absolue d’ici 2020 [3].

En conséquence, alors que le taux de pauvreté diminue en Chine il augmente en France. En 2019, 3% de la population vivait sous le seuil de pauvreté en Chine et 14% en France [4].

07/02/2020
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
Revue de presse Chine Économie, Chine en Question.
Dossier Chine Économie, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.


Notes et références

[1] Lire : 19/11/2019, La Chine enregistre de grandes disparité du taux de croissance des PIB régionaux, Le Quotidien du Peuple.

[2] Lire :
10/01/2020, Le Tibet a construit ou rénové 43 000 km de routes rurales en 5 ans, French-China.
09/01/2020, Le Xinjiang a fait sortir 645 000 personnes de la pauvreté en 2019, Beijing Information
En 2020, le Xinjiang envisage d’éradiquer la pauvreté absolue en faisant sortir le reste de 165.000 personnes de la pauvreté et de rayer dix districts de la liste de la pauvreté.
07/01/2020, La construction d’infrastructure s’accélère au Xinjiang, Le Quotidien du Peuple.
17/12/2019, Un train à grande vitesse relie les grandes villes des régions montagneuses du sud-ouest de la Chine, Xinhua.
10/12/2019, Xinjiang les dividendes de la stabilité sont libérés continuellement, Le Quotidien du Peuple
En 2018, le PIB a dépassé 1 200 milliards de yuans, soit une augmentation de 6,1 %.
Plus de 70 % des dépenses du budget public général servent à protéger et à améliorer les conditions de vie de la population afin que les résultats du développement profitent équitablement aux divers groupes ethniques.
Enfin, de 2014 à 2018, l’incidence de la pauvreté est passée de 22,84 % au début de 2014 à 6,51 %.
10/12/2019, Toutes les villes de niveau préfectoral seront reliées par le train à grande vitesse, Le Quotidien du Peuple
Zhao Jian, professeur d’économie spécialisé dans le transport ferroviaire à l’Université Jiaotong de Beijing, a déclaré que les plans de construction interurbains étaient axés sur les régions du centre et de l’est de la Chine, qui sont des zones urbaines densément peuplées. L’objectif est que les zones moins développées de ces régions soient mieux connectées avec les centres économiques régionaux.
09/12/2019, Quelques exemples de mesures prises dans les villages pauvres du Xinjiang pour améliorer le niveau de vie des habitants, Le Quotidien du Peuple
27/11/2019, Forte croissance des revenus chez les résidents ruraux au Tibet, Le Quotidien du Peuple.
26/11/2019, Tibet : 19 nouvelles zones retirées de la liste des zones défavorisées, Le Quotidien du Peuple.

[3] Lire :
24/01/2020, Xi Jinping insiste sur la course contre le temps pour réaliser le rêve chinois, Xinhua
« Au cours de la nouvelle année, nous devons assurer une victoire décisive dans la construction d’une société modérément prospère à tous égards et dans la lutte contre la pauvreté », a déclaré M. Xi.
22/01/2020, Le président du Forum de Davos salue les progrès de la Chine dans la réduction de la pauvreté et sa défense du multilatéralisme, Xinhua.
21/01/2020, Xi Jinping se concentre sur la lutte contre la pauvreté, French-China
D’après une étude réalisée par une équipe du Bureau national des statistiques, le Yunnan a réduit sa population pauvre de 8,04 millions en 2012 à 1,17 million en 2018.
Xi Jinping a indiqué qu’une fois que la Chine aurait achevé l’édification intégrale d’une société de moyenne aisance, il serait nécessaire de promouvoir de façon globale la revitalisation rurale et de résoudre les problèmes, incluant le déséquilibre entre le développement rural et urbain.
20/01/2020, La lutte contre la pauvreté est cruciale pour édifier une société de moyenne aisance, French-China
09/01/2020, Le Xinjiang a fait sortir 645 000 personnes de la pauvreté en 2019, Beijing Information
En 2020, le Xinjiang envisage d’éradiquer la pauvreté absolue en faisant sortir le reste de 165.000 personnes de la pauvreté et de rayer dix districts de la liste de la pauvreté.
08/01/2020, Un message d’altruisme, Beijing Information
Des mesures gigantesques ont été prises pour réduire la pauvreté pendant le XIIIe Plan quinquennal (2016-20). En 2012, la Chine comptait 99 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté. Ce nombre a été réduit à 16,6 millions en 2018. La Chine a cherché à maintenir une croissance économique entre 6 et 6,5 % en 2019 et, d’ici 2020, à doubler le revenu par habitant par rapport à celui de 2010.
10/12/2019, La politique américaine n’affectera pas la voie de développement de la Chine, Beijing Information
La Chine a encore de nombreuses tâches à accomplir, et la politique intérieure américaine n’affectera pas son propre calendrier. La Chine vise à construire une société raisonnablement prospère à tous les égards en 2020 et à éliminer complètement la pauvreté absolue d’ici 2020.
10/12/2019, Xinjiang les dividendes de la stabilité sont libérés continuellement, Le Quotidien du Peuple
En 2018, le PIB a dépassé 1 200 milliards de yuans, soit une augmentation de 6,1 %.
Plus de 70 % des dépenses du budget public général servent à protéger et à améliorer les conditions de vie de la population afin que les résultats du développement profitent équitablement aux divers groupes ethniques.
Enfin, de 2014 à 2018, l’incidence de la pauvreté est passée de 22,84 % au début de 2014 à 6,51 %.
10/12/2019, Shibadong, symbole de la réduction ciblée de la pauvreté, Beijing Information.
09/12/2019, Quelques exemples de mesures prises dans les villages pauvres du Xinjiang pour améliorer le niveau de vie des habitants, Le Quotidien du Peuple.
26/11/2019, Pourquoi est-ce que l’aide chinoise à l’étranger n’est pas une sorte de « générosité malgré sa propre pauvreté » ?, Le Quotidien du Peuple
Depuis plus de 40 ans, le résultat de la réduction de la pauvreté en Chine est remarquable. Selon les statistiques : entre 1978 et fin 2018, le nombre de personnes pauvres au sens absolu est passé de 770 millions à 16,6 millions.
18/10/2019, La Banque mondiale fait l’éloge des progrès chinois en matière de réduction de la pauvreté, Xinhua.
17/10/2019, Marchons sur un grand chemin 1949-2019 – 18 Lutte contre la pauvreté, Beijing InformationCGTNLe Quotidien du Peuple
20/09/2019, Les droits de l’homme en Chine, Beijing Information
La Chine est le premier pays en développement à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement en matière de réduction de la pauvreté, une prouesse que le monde a reconnue comme la réalisation la plus remarquable de son développement des droits de l’homme.

[4] Lire :
Taux de pauvreté dans le monde en 2019, Index mundi.
En Chine, la population vivant sous le seuil de pauvreté a chuté de 17,2% en 2010 à 3,1% en 2017, Statista.
En France, la population vivant sous le seuil de pauvreté a augmenté de 8,9 millions en 2017 à 9,3 millions en 2018 (14,7% de la population), Ouest France.

L’heure est venue de se montrer solidaire


 

L’infection à nouveau coronavirus touche le cœur des gens partout dans le monde. La conscience nous dit à tous que face à l’épidémie, le sort des êtres humains est le même. Ce n’est que par l’unité et la coopération que nous pourrons construire la force de défendre la vie.

Le monde a salué avec chaleur les actions de la Chine et loué sa puissance. Du haut jusqu’en bas, la Chine est unie de manière intégrée, avec une défense et un contrôle communs. D’une manière ouverte, transparente et responsable, la Chine a diffusé en temps opportun des informations sur l’épidémie à l’intérieur du pays et à l’étranger, a répondu activement aux préoccupations de toutes les parties et a renforcé la coopération avec la communauté internationale. Comme l’a souligné un article sur le site Internet espagnol de surveillance de la politique chinoise, l’avantage institutionnel de la Chine qui lui permet de se concentrer sur les événements majeurs a été pleinement démontré dans la lutte contre l’épidémie. La détermination et les actions des 1,4 milliard de Chinois ont également contribué au maintien commun de la santé et de la sécurité publiques régionales et mondiales.

Sur ce point, le monde est tantôt chaud tantôt froid, et chacun exprime ses vrais sentiments. Jusqu’à présent, plus de 70 politiciens de plus de 50 pays et chefs de près de 20 organisations internationales ont envoyé des lettres ou d’autres moyens pour évaluer activement et soutenir les efforts de la Chine pour lutter contre l’infection à nouveau coronavirus, pour encourager Wuhan et la Chine. 11 pays, à savoir la Corée du Sud, le Japon, la Grande-Bretagne, la France, la Turquie, le Pakistan, le Kazakhstan, la Hongrie, l’Iran, le Biélorussie, l’Indonésie ainsi que l’UNICEF ont fait don de matériel de prévention et de contrôle de l’épidémie à la Chine, et les gouvernements de la Russie, du Vietnam, de l’Allemagne et d’autres pays ont également fait don de matériel de prévention et de contrôle de l’épidémie. Des collégiens allemands ont chanté « Que le monde soit plein d’amour ». Des amis japonais ont écrit des mots comme « Les montagnes et les rivières sont différentes, mais le vent et la lune partagent le même ciel ». D’innombrables moments touchants, tous racontent l’histoire de véritables sentiments qui se mélangent et des destins qui s’entrelacent, et montrent le sentiment que « nous sommes une seule et même famille ».

Nous vivons dans un monde globalisé. Aucun membre de la communauté internationale ne peut se trouver en dehors des événements mondiaux de santé publique. Le virus est l’ennemi commun des êtres humains. Gagner la bataille de la prévention et du contrôle de l’épidémie le plus tôt possible est l’objectif commun du monde entier. À l’heure actuelle, ce dont le monde a besoin n’est pas l’opportunisme de quelques fouineurs, pas davantage les préjugés et la discrimination des personnes étroites d’esprit, sans parler des comportements injustes de certains médias occidentaux qui apposent de mauvaises étiquettes et déforment délibérément les choses. L’unité pour le bien de tous est le courant dominant. Comme l’a dit Ban Ki-moon, ancien secrétaire général des Nations Unies et président du Forum de Bo’ao pour l’Asie, lorsque la guerre contre la résistance à l’épidémie aura gagné, ce dont l’histoire se souviendra, ce ne sera pas seulement les avantages du système socialiste à caractéristiques chinoises, mais aussi la responsabilité de tous les pays pour travailler ensemble pour faire face à la crise.

Dans cette période de tempêtes, la Chine et le monde sont dans le même bateau. Après l’épidémie de SARS en 2003, W. Ian Lipkin, professeur à l’Université de Columbia aux États-Unis, connu comme un « chasseur de virus », a développé une profonde amitié avec la Chine. Aujourd’hui, il est de retour en Chine, où il travaille avec ses homologues chinois pour contenir l’épidémie. Après l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest en 2014, la Chine a pris l’initiative de répondre à l’appel des pays africains pour une opération d’aide d’urgence. Aujourd’hui, la société sud-africaine U-Mask a fait don de masques médicaux à la Chine, et Yaya Touré, un joueur de football ivoirien, a enregistré une vidéo pour encourager Wuhan. On pourrait aussi citer des dizaines de milliers d’employés de la plus grande banque d’Afrique qui « portent des vêtements rouges et soutiennent la Chine ». Le partage du bon et du mauvais est la bonne attitude du monde face aux risques et aux défis, et c’est aussi une puissante inspiration libérée par la conscience d’une communauté avec un avenir commun pour l’humanité.

Parce que nos destins à tous sont connectés, les cœurs le sont aussi. Les yeux du monde sont braqués sur Wuhan. Ces derniers jours, les miracles des hôpitaux de Huoshenshan et de Leishenshan ont impressionné le monde. La BBC a rapporté de manière particulièrement vive les dizaines de millions d’internautes dans le monde regardant la retransmission en direct de la construction de ces deux hôpitaux d’urgence. Les internautes du monde entier appellent avec affection les engins de construction rugissants « Tonnerre Blanc » ou « Frère Red Bull ». Les gens louent la vitesse et l’efficacité de la Chine et croient en la puissance écrasante de la Chine.

L’heure est venue de se montrer solidaire dans la tempête, et les gens du monde entier choisissent sincèrement de se tenir aux côtés de la Chine. Les êtres humains ne seront jamais vaincus par le virus, et s’ils combattent l’épidémie ensemble, ils parviendront sans le moindre doute à la victoire finale.

Source : Le Quotidien du Peuple

Lire aussi :
Real-time update on coronavirus outbreak, Global Times.
新型冠状病毒 Lutte contre l’épidémie, Le Quotidien du Peuple.
Revue de presse Chine Société, Chine en Question.
Dossier Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

Kaze no naka no mendori (1948)


 

Titre : Kaze no naka no mendori – Une poule dans le vent
Réalisateur : OZU Yasujirō
Acteurs : Kinuyo Tanaka, Shūji Sano, Chieko Murata
Durée : 1h24
Année : 1948
Pays : Japon
Genre : Drame
Résumé : Dans l’immédiat après-guerre, une femme est contrainte de se prostituer pour payer les frais d’hospitalisation de son enfant. Elle ne peut cacher son secret à son mari lorsqu’il rentre du front. Lentement, il finira par comprendre les difficultés économiques de la guerre pour ceux qui sont restés à l’arrière.
Fiche : IMDb
Partage proposé par : Divers DVD VOSTFR-EN-ES
Avis de Chine en Question : Dommage que cette histoire soit moralisatrice car la mise en scène est intéressante.
OZU montre l’affiche de Love Letters [07’00].
OZU enchaîne deux plans vides [13’31-16’47] puis trois dont dans l’ordre inverse [16’15-16’47].
Avis de : Sens Critique

Lire aussi :
Cinéma Japon, Ciné Monde.
Dossier Cinéma Japon, Monde en Question.
Index Cinéma (Tous les dossiers), Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.