Chine en Question

Blog dédié au Monde asiatique

Dung che sai duk (1994)


 

Titre : Dung che sai duk – Les cendres du temps
Réalisateur : WONG Kar-Wai
Acteurs : Leslie Cheung, Brigitte Lin Ching-hsia, Tony Leung Chiu Wai
Durée : 1h40
Année : 1994
Pays : Chine Hong Kong
Genre : Drame
Résumé : Depuis que la femme qu’il aimait l’a quitté, Ouyang Feng vit seul dans le désert de l’Ouest, engageant des tueurs à gages experts en arts martiaux pour exécuter des contrats. Son cœur meurtri l’a rendu cynique et sans pitié, mais ses rencontres avec amis, clients et futurs ennemis vont lui faire prendre conscience de sa solitude.
Fiche : DogaruIMDb
Partage proposé par : Anonyme DVD VOSTFR-ES

Avis de : Sens Critique

Lire aussi :
Cinéma Chine, Ciné Monde.
Dossier Cinéma Chine, Monde en Question.
Index Cinéma (Tous les dossiers), Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.

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La maison dans l’arbre


 

À la mort de son grand-père, Yoshitsugu découvre le passé chinois de sa famille. Il décide alors de refaire le voyage avec sa grand-mère, de rejoindre la Mandchourie pour apprendre auprès d’elle, en ces lieux d’origine, l’histoire qui est aussi la sienne.

KAKUTA Mitsuyo, La maison dans l’arbre, Actes Sud, 2014 [Texte en ligne].

Avis de : Chroniques assiduesSens Critique

Lire aussi :
Dossier documentaire Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle Livres, Monde en Question.

Enigma Man A Stone Age Mystery (2013)


 

Titre : Enigma Man A Stone Age Mystery – L’homme-mystère de l’âge de pierre
Réalisateur : Daniella Ortega
Durée : 0h52
Année : 2013
Pays : Australie
Genre : Documentaire
Résumé : En 1989, une équipe de scientifiques australiens et chinois a fait une découverte mystérieuse de dents et de crânes humains dans la grotte de Maludong (cerf rouge), dans la province de Yunnan, en Chine. Analysés neuf ans plus tard, ces restes ne ressemblent à aucune autre espèce humaine connue. Pourtant, ils sont datés de la même époque que l’homme moderne. L’enquête est lancée pour savoir s’il y a la présence de nouveaux représentants de la famille des hominidés et remettre en question les théories de l’évolution de la lignée humaine.
Fiche : Programme TV
Partage proposé par : 9docu HD VF

Avis de Chine en Question : Cette découverte, réalisée en Chine, remet en cause le dogme d’une origine unique des êtres humains qui, venus d’Afrique, auraient migré en Europe, en Asie et en Amérique.

Chris Stringer est l’un des principaux promoteurs de la théorie de l’Origine africaine de l’homme moderne, qui fait presque consensus aujourd’hui dans la communauté scientifique, à l’exception notable de la Chine où de nombreux chercheurs défendent la théorie opposée de l’Origine multirégionale de l’homme moderne.

En 1998, Wu propose un modèle multirégional spécifique à la Chine appelé « continuité avec hybridation [accidentelle] ». La variante de Wu applique l’hypothèse multirégionale aux fossiles trouvés en Asie de l’Est, ce qui est populaire parmi les scientifiques chinois. Pour James Leibold, historien politique de la Chine moderne, le soutien apporté au modèle proposé par Wu est largement ancré dans le nationalisme chinois. En 2013, une étude rapportait que l’hypothèse multirégionale avait un faible soutien au sein de la communauté scientifique.

La découverte en Chine, dans le Guangxi et le Yunnan, de fossiles humains semblant appartenir à une espèce archaïque, l’Homme de Maludong, mais datés de 11 à 14 000 ans avant le présent, semble montrer la coexistence de formes humaines archaïques et modernes pendant des périodes prolongées.

En 2008, le paléanthropologue australien Darren Curnoe et son collègue chinois Ji Xueping entreprirent une étude systématique des fossiles trouvés dans les deux grottes.

Lire aussi :
Homme du Cerf Rouge en Chine il y a 14 000 ans ?, Hominidés.
L’hominidé du Cerf Rouge : une nouvelle espèce ?, Science Actualités.
Une espèce humaine archaïque aurait survécu à l’ère glaciaire, Futura Sciences.
CAI Hua, Une société sans père ni mari – Les Na de Chine, PUF, 1997 et 2000 [Lacan et le monde chinois].
CAI Hua, L’homme pensé par l’homme – Du statut scientifique des sciences sociales, PUF, 2008 [EspacesTempsPerspectives chinoises].
Cinémathèque, Ciné Monde.
Dossier Cinéma Australie, Monde en Question.
Index Cinéma (Tous les dossiers), Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.

Menace de fermeture


 

Suite à la publication de Bibliographie Chine (249 livres en ligne), les éditions Piquier ont envoyé le mail suivant :

Nom: jpicquier@picquier.com
E-mail: jpicquier@picquier.com

Bonjour,
Nous avons constaté que vous proposez des liens de téléchargement illégaux vers des titres et des textes dont nous sommes détenteurs des droits et qui nous appartiennent, et ce, au mépris des lois du droit d’auteur.
Nous vous demandons de faire cesser immédiatement cette activité qui vous rend complice en incitant au téléchargement illégal.
Nous n’hésiterons pas à lancer une procédure judiciaire si les liens ne sont pas supprimés sous 8 jours.

Juliette Picquier
Editions Picquier

Voici ma réponse :

Bonjour,

Je m’étonne de votre démarche car mon site ne propose aucun lien de téléchargement, mais publie des liens vers des sites qui prennent cette responsabilité.

En l’occurrence, vous devriez lancer une procédure contre https://www.ebook-gratuit.co/ qui publie certains de vos ouvrages.

J’ai néanmoins supprimer les liens incriminés.

Bien cordialement
Serge LEFORT

Bonjour,

J’ajoute que j’ai trouvé les liens de vos ouvrages grâce à Google.

Je doute que vous lanciez une procédure contre Google… deux poids, deux mesures.

Bien cordialement
Serge LEFORT
Passeur de liens

28/02/2019
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
Liens Bibliographie Chine (249 livres en ligne). La loi française vous autorise à télécharger un fichier seulement si vous en possédez l’original.
Dossier documentaire Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

Bibliographie Chine (249 livres en ligne)


 

Ce dossier bibliographique contient uniquement des livres accessibles en ligne glanés au cours de mes recherches. La loi française vous autorise à télécharger un fichier seulement si vous en possédez l’original.
Merci de signaler vos propres liens via les commentaires ou par courriel.

27/02/2019
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

000 Généralités

Paul ANDRÉ (sous la direction de), La Chine aujourd’hui, Presses universitaires du Septentrion, 2014 [Texte en ligne].
Lucien BIANCO et Yves CHEVRIER (sous la direction de), Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier international – La Chine [Texte en ligne].
José FRÈCHES, Dictionnaire amoureux de la Chine, Plon, 2013 [Texte en ligne].
Dossier documentaire Généralités Chine, Monde en Question.

100 Pensée chinoise

Anne CHENG, La Chine pense-t-elle ?, Collège de France, 2009 [Texte en ligne].
François CHENG, Cinq méditations sur la beauté, Albin Michel, 2006 [Texte en ligne].
François CHENG, Cinq méditations sur la mort, autrement dit sur la vie, Jean Mouttapa, 2014 [Texte en ligne].
COLLECTIF, Les quatre livres de philosophie morale et politique de la Chine [Texte en ligne].
CONFUCIUS, Les entretiens [Texte en ligne].
Herbert FINGARETTE, Confucius, Presses de l’Université de Montréal, 2004 [Texte en ligne].
Marcel GRANET, La pensée chinoise, 1934 [Texte en ligne].
François JULLIEN, De l’Être au Vivre – Lexique euro-chinois de la pensée, Gallimard, 2015 [Extraits en ligne].
Charles LE BLANC et Rémi MATHIEU (sous la direction de), Mythe et philosophie à l’aube de la Chine impériale – Études sur le Huainan zi, Presses de l’Université de Montréal, 1992 [Texte en ligne].
Charles LE BLANC et Rémi MATHIEU, Approches critiques de la mythologie chinoise, Presses de l’Université de Montréal, 2008 [Texte en ligne].
Paul-Louis-Félix PHILASTRE, Le Yi King, 1885 [Texte en ligne] La meilleure traduction est celle de Cyrille JAVARY.
Dossier documentaire Pensée chinoise, Monde en Question.

200 Croyances chinoises

Bernard FORMOSO, Identités en regard – Destins chinois en milieu bouddhiste thaï, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2000 [Texte en ligne].
Cyrille JAVARY, Les trois sagesses chinoises, Albin Michel, 2010 [Texte en ligne].
Marie LAUREILLARD, Vincent DURAND-DASTÈS, Fantômes dans l’Extrême-Orient d’hier et d’aujourd’hui T1, Presses de l’Inalco, 2017 [Texte en ligne].
Marie LAUREILLARD, Vincent DURAND-DASTÈS, Fantômes dans l’Extrême-Orient d’hier et d’aujourd’hui T2, Presses de l’Inalco, 2017 [Texte en ligne].
Jean-Paul ROUX, Montagnes sacrées, montagnes mythiques, Fayard, 1999 [Texte en ligne].
Dossier documentaire Croyances chinoises, Monde en Question.

300 Sciences sociales

Économie

AKINORI Isogai, HIROYASU Uemura, Robert BOYER (sous la direction de), Capitalismes asiatiques – Diversité et transformations, Presses universitaires de Rennes, 2015 [Texte en ligne].
Claude AUROI, Jean-Luc MAURER, Tradition et modernisation des économies rurales – Asie-Afrique-Amérique latine, Graduate Institute Publications, 1998 [Texte en ligne].
Serge BERTHIER, Le choc – La Chine en marche, Mettis, 2014 [Texte en ligne].
Jean-Marie BOUISSOU, Jonathan SIBONI, Max-Jean ZINS, Argent, fortunes et luxe en Asie, Philippe Picquier, 2013 [Texte en ligne].
Bruno CABRILLAC, Economie de la Chine, QSJ PUF, 1997 [Texte en ligne].
Cercle Turgot, La Chinamérique – Un couple contre-nature ?, Eyrolles, 2010 [Texte en ligne].
Jean-Marc CHAUMET et Thierry POUCH, La Chine au risque de la dépendance alimentaire, Presses universitaires de Rennes, 2017 [Texte en ligne].
Laure DE CHARRETTE, Marion ZIPFEL, Chine – Les nouveaux milliardaires rouges, Archipel, 2013 [Texte en ligne].
David DELFOLIE, Nathalie FAU, Elsa LAFAYE DE MICHEAUX, Malaisie – Chine – Une « précieuse » relation, Institut de recherche sur l’Asie du Sud-Est contemporaine, 2016 [Texte en ligne].
Pierre-Antoine DONNET, Quand la Chine achète le monde, Eyrolles, 2018 [Texte en ligne].
Jean-François DUFOUR, Made by China – Les secrets d’une conquête industrielle, Dunod, 2012 [Texte en ligne].
Mamoudou GAZIBO et Roromme CHANTAL, Un nouvel ordre mondial made in China ?, Presses de l’Université de Montréal, 2011 [Texte en ligne].
Jacques GRAVEREAU, La Chine conquérante – Enquête sur une étrange superpuissance, Eyrolles, 2017 [Texte en ligne].
Jean François HUCHET, Xavier RICHET, Joël RUET (sous la direction de), Chine, Inde : les firmes au cœur de l’émergence, Presses universitaires de Rennes, 2015 [Texte en ligne].
Erik ORSENNA, Petit précis de mondialisation T1 Voyage aux pays du coton, Fayard, 2007 [Texte en ligne].
Erik ORSENNA, Petit précis de mondialisation T2 L’avenir de l’eau, Fayard, 2009 [Texte en ligne].
Erik ORSENNA, Petit précis de mondialisation T3 Sur la route du papier, Stock, 2013 [Texte en ligne].
Erik ORSENNA, Petit précis de mondialisation T4 Géopolitique du moustique, Fayard, 2017 [Texte en ligne].
Emmanuel POISSON, Monnaies chinoises Tome III Les Song, Éditions de la Bibliothèque nationale de France, 2014 [Texte en ligne].
Jean-Luc RACINE (sous la direction de), L’Inde et l’Asie – Nouveaux équilibres, nouvel ordre mondial, CNRS Éditions, 2009 [Texte en ligne].
Thierry SANJUAN (sous la direction de), Les grands hôtels en Asie, Éditions de la Sorbonne, 2003 [Texte en ligne].
Clément SEHIER et Richard SOBEL (sous la direction de), Travail, luttes sociales et régulation du capitalisme dans la Chine contemporaine, Presses universitaires du Septentrion, 2015 [Texte en ligne].
SONG Hongbing, La guerre des monnaies – La Chine et le nouvel ordre mondial, Le retour aux sources, 2014 [Texte en ligne].
Tanguy STRUYE DE SWIELANDE, La Chine et les grandes puissances en Afrique – Une approche géostratégique et géoéconomique, Presses universitaires de Louvain, 2011 [Texte en ligne].
Danielle TAN, Caroline GRILLOT, L’Asie du Sud-Est dans le « siècle chinois », Institut de recherche sur l’Asie du Sud-Est contemporaine, 2014 [Texte en ligne].
François THIERRY, Monnaies chinoises Tome IV Des Liao aux Ming du Sud [Texte en ligne].
Dossier documentaire Économie Chine, Monde en Question.

Politique

Guillermo AUREANO, Philippe FAUCHER, Frédéric MÉRAND, Marie-Joëlle ZAHAR (sous la direction de), La politique internationale en questions, Presses de l’Université de Montréal, 2009 [Texte en ligne].
Juliette BOURDIN, Entre porte ouverte et « porte fermée » – La politique chinoise des États-Unis du XIXe au XXIe siècle, Presses Sorbonne Nouvelle, 2013 [Texte en ligne].
Yves CHEVRIER, Alain ROUX et XIAOHONG Xiao-Planes (sous la direction de), Citadins et citoyens dans la Chine du XXe siècle, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2010 [Texte en ligne].
Gérald COPPENRATH, Les Chinois de Tahiti – De l’aversion à l’assimilation, 1865-1966, Société des Océanistes, 1967 [Texte en ligne].
Jean ESCARRA, Le droit chinois – Conception et évolution, Sirey, 1936 [Texte en ligne].
Thierry KELLNER, L’Occident de la Chine – Pékin et la nouvelle Asie centrale (1991-2001), Graduate Institute Publications, 2008 [Texte en ligne].
Simon LEYS, Essais sur la Chine, Bouquins Laffont, 1998 [Texte en ligne].
Albert LONDRES, Visions orientales, 1922 [Texte en ligne].
Albert LONDRES, La Chine en folie, 1925 [Texte en ligne].
Jack LONDON, L’invasion sans pareille, 1910 [Texte en ligne].
Henri MASPÉRO, Jean ESCARRA, Les institutions de la Chine, PUF, 1952 [Texte en ligne].
Alain PEYREFITTE, Quand la Chine s’éveillera… le monde tremblera, Fayard, 1980 [Texte en ligne].
Christian SAINT-ETIENNE, Trump et Xi Jinping – Les apprentis sorciers, L’observatoire, 2018 [Texte en ligne].
SUN Tzu, L’art de la guerre – Les treize articles, -512 [Texte en ligne].
Dossier documentaire Politique Chine, Monde en Question.

Société & Culture

Catherine CAPDEVILLE-ZENG et Delphine ORTIS (sous la direction de), Les institutions de l’amour : cour, amour, mariage – Enquêtes anthropologiques en Asie et dans l’océan Indien, Presses de l’Inalco, 2018 [Texte en ligne].
Jacques GERNET, Histoire sociale et intellectuelle de la Chine, Collège de France, 1976 [Texte en ligne].
Institut national du sport et de l’éducation physique (sous la direction de), Pékin 2008, INSEP-Éditions, 2008 [Texte en ligne].
Marcel GRANET, La civilisation chinoise, 1929 [Texte en ligne].
Rany KEO KOSAL, Danielle BIRKEN, À la découverte de l’Asie – Mieux comprendre ses pensées et ses pratiques, Eyrolles, 2007 [Texte en ligne].
Françoise KREISSLER, L’action culturelle allemande en Chine – De la fin du XIXe siècle à la Seconde Guerre mondiale, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 1989 [Texte en ligne].
Charles LE BLANC, Profession sinologue, Presses de l’Université de Montréal, 2007 [Texte en ligne].
James Z. LEE et WANG Feng, La population chinoise – Mythes et réalités, Presses de l’Université de Montréal, 2006 [Texte en ligne].
Anabelle MASCLET, Comprendre la Chine, Ulysse, 2005 [Texte en ligne].
QU Jingdong LI Peilin, La sociologie chinoise avant la Révolution, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2016 [Texte en ligne].
Laurence ROULLEAU-BERGER, YUHUA Guo, PEILIN Li, SHIDING Liu (sous la direction de), La nouvelle sociologie chinoise, CNRS Éditions, 2008 [Texte en ligne].
Laurence ROULLEAU-BERGER et LIU Shiding, Sociologies économiques française et chinoise : regards croisés, ENS Éditions, 2014 [Texte en ligne].
Jonathan D. SPENCE, La Chine imaginaire – Les Chinois vus par les Occidentaux de Marco Polo à nos jours, Presses de l’Université de Montréal, 2000 [Texte en ligne].
Richard WILHELM, Histoire de la civilisation chinoise, 1931 [Texte en ligne]. Histoire E-book publie beaucoup de livres néo-nazis, mais c’est le seul site qui publie cet ouvrage.
Dossier documentaire Société & Culture Chine, Monde en Question.
Dossier documentaire Chine/Occident, Monde en Question.

400 Langue

Chinois sans peine (2 tomes), Assimil, 2004 [Texte en ligne].
L’écriture chinoise, Assimil, 2004 [Texte en ligne].
Wendy ABRAHAM, Le Chinois pour les nuls, First, 2006 [Texte en ligne].
Viviane ALLETON, Michael LACKNER (sous la direction de), De l’un au multiple, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 1999 [Texte en ligne].
Jean-Paul BETBÈZE, André, CHIENG Les 100 mots de la Chine, QSJ PUF, 2013 [Texte en ligne].
Nicolas CHAUVAT, 23 proverbes chinois, initiation à la pensée et à l’écriture chinoises, H&K, 2014 [Texte en ligne].
Fabien DROUART, Méthode d’apprentissage des caractères chinois, Fabien Drouart, 2013 [Texte en ligne].
Guillaume THOUROUDE, Rosalind SILVESTER (sous la direction de), Traits chinois/Lignes francophones, Presses de l’Université de Montréal, 2012 [Texte en ligne].
YONGYI Wu, HONG Liu, Isabelle RABUT, Méthode de chinois premier niveau, Asiathèque, 2009 [Texte en ligne].
Dossier documentaire Langue Chine, Monde en Question.

500 Sciences

Jean-Pierre AUGER, L’astronomie dans la Chine antique, Club d’astronomie de Frouville, 2013 [Texte en ligne].
Jean-Marc BONNET-BIDAUD, 4000 ans d’astronomie chinoise – Les officiers célestes, Belin, 2017 [Extraits en ligneChine en Question].
Jean-Baptiste DELAMBRE, Histoire de l’astronomie ancienne (2 tomes), 1817 [Texte en ligne T1Texte en ligne T2].
Dominique PESTRE (sous la direction de), Histoire des sciences et des savoirs (3 tomes), Seuil, 2015 [Texte en ligne T1Texte en ligne T2Texte en ligne T3].
Abel REY, La science orientale avant les Grecs, Albin Michel, 1942 [Texte en ligne].
Léopold de SAUSSURE, Les origines de l’astronomie chinoise, 1909-1922 [Texte en ligne].
Léopold de SAUSSURE, Le système astronomique des Chinois, Archives des sciences physiques et naturelles, 1919 [Texte en ligne].
Léopold de SAUSSURE, L’invention de la boussole, Archives des sciences physiques et naturelles, 1923 [Texte en ligne].
Michel SOUTIF, Naissance de la physique – De la Sicile à la Chine, EDP Sciences, 2002 [Texte en ligne].
Dossier documentaire Sciences Chine, Monde en Question.

600 Techniques

Généralités

Éric BRIAN, Travail et savoirs techniques dans la Chine prémoderne, Spinger, 2010 [Texte en ligne].
Paul DUPONT, Histoire de l’imprimerie (2 tomes), 1854 [Texte en ligne].
Paul PELLIOT, Les débuts de l’imprimerie en Chine, Librairie d’Amérique et d’Orient Adrien-Maisonneuve, 1953 [Texte en ligne].
Joanna WALEY-COHEN, Les sextants de Pékin, Presses de l’Université de Montréal, 2002 [Texte en ligne].
Dossier documentaire Techniques Chine, Monde en Question.

Cuisine

Ghillie BASAN, Hanna AGOSTINI, 500 recettes d’Asie, La Martinière, 2011 [Texte en ligne].
Margot ZHANG, Toutes les bases de la cuisine chinoise, Mango, 2015 [Texte en ligne].

Médecine

COLLECTIF, Qi Gong [Texte en ligne].
Bernard CYGLER, Nez gorge oreille en médecine traditionnelle chinoise, Springer, 2006 [Texte en ligne].
Bernard CYGLER, Le visage en médecine traditionnelle chinoise, Springer, 2009 [Texte en ligne].
Giovanni MACIOCIA, L’examen de la langue en médecine chinoise, Satas, 1989 [Texte en ligne].
Giovanni MACIOCIA, Les principes fondamentaux de la médecine chinoise, Giovanni Maciocia, 1989 [Texte en ligne].
Giovanni MACIOCIA, La pratique de la médecine chinoise, Giovanni Maciocia, 1994 [Texte en ligne].
Giovanni MACIOCIA, La psyché en médecine chinoise, Giovanni Maciocia, 2009 [Texte en ligne].
Eric MARIÉ, Précis de médecine chinoise, Dangles, 1997 [Texte en ligne].
Eric MARIÉ, Grand formulaire de pharmacopée chinoise, Paracelse, 1999 [Texte en ligne].
Eric MARIÉ, Le diagnostic par les pouls en Chine et en Europe, Springer, 2011 [Texte en ligne].
Ernesto NASTARI-MICHELI, Recherches sur les-origines et la formation de la médecine traditionnelle chinoise, Springer, 2012 [Texte en ligne].
Jean PÉLISSIER, La médecine traditionnelle chinoise pour les nuls, First, 2018 [Texte en ligne].
Marc SAPRIEL, Patrick STOLTZ, Une introduction à la médecine traditionnelle chinoise (2 tomes), Springer, T1 2006 T2 2012 [Texte en ligne].
WANG Lihua, Médecine chinoise – Soins et remèdes de bonne santé d’hier et d’aujourd’hui, Guy Trédaniel 2007 [Texte en ligne].
XU DaChun, Traditions oubliées de la médecine chinoise, Ouvrage Net, 2001 [Texte en ligne].

700 Arts

Généralités

Jeannine AUBOYER, Roger GOEPPER, Les merveilles des grandes civilisations – L’Orient, Cremille, 1969 [Texte en ligne].
Jean-Jacques BRETON, Philippe CACHAU, Dominique WILLIATTE, L’histoire de l’art pour les nuls, First, 2006 [Texte en ligne].
Dossier documentaire Arts Chine, Monde en Question.

Architecture

Cyrille JAVARY, Dans la cité pourpre interdite, Philippe Picquier, 2009 [Texte en ligne].
ZHOU Wenyi, De l’architecture à la ville – Arte Charpentier en Chine 2002-2012, Eyrolles, 2012 [Texte en ligne].

Cinéma

Antony FIANT, Le cinéma de Jia Zhang-ke – No future (made) in China, Presses universitaires de Rennes, 2009 [Texte en ligne].
Frédéric MONVOISIN, Cinémas d’Asie, d’hier et d’aujourd’hui – Japon, Corée du Sud, Taïwan, Chine et Hongkong, Armand Colin, 2015 [Texte en ligne].
Dossier documentaire Cinéma Chine, Monde en Question.

Musique

Vladislav SISSAOURI, Cosmos, magie et politique – La musique ancienne de la Chine et du Japon, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 1992 [Texte en ligne].

800 Littérature

Éric ADAM et Didier CONVARD, Fabio BONO, Marco Polo (2 albums), Glénat, 2013 [Texte en ligne T1Texte en ligne T2].
Christophe BEC et Stéphane BETBEDER, Pasquale DEL VECCHIO, Les Montefiore (2 albums), Glénat 2013-2014 [Texte en ligne].
BÉKA, MARCO, Voyage en Chine (1 album), Bamboo, 2013 [Texte en ligne].
Olivier BLEYS, Discours d’un arbre sur la fragilité des hommes, Albin Michel, 2015 [Texte en ligne].
Lucien BODARD, La vallée des roses, Grasset, 1977 [Texte en ligne].
Lucien BODARD, Les grandes murailles, Grasset, 1987 [Texte en ligne].
Pearl BUCK, Vent d’Est, vent d’Ouest, Stock, 1930 [Texte en ligne].
Pearl BUCK, La trilogie de la terre chinoise, Payot 1932-1935 [Texte en ligne].
Pearl BUCK, Pivoine, Stock, 1949 [Texte en ligne].
Gilles CHAILLET, Bernard CAPO, Tombelaine (5 albums) [Texte en ligne].
Pauline CHEN, Dans le Pavillon rouge, Robert Laffont, 2015 [Texte en ligne].
François CHENG, Enfin le royaume (quatrains), Gallimard, 2018 [Texte en ligne].
CHI Li, Une ville à soi,Actes Sud, 2018 [Texte en ligne].
CHI Zijia, Le dernier quartier de lune, Piquier, 2016 [Texte en ligne].
CHI Zijia, Bonsoir, la rose, Piquier, 2018 [Texte en ligne].
Michelle DESHAIES, XieXie, Éditions David, 2018 [Texte en ligne].
Guy DELISLE, Shenzhen (1 album), L’Association, 2002 [Texte en ligne].
Jean-Paul DOMINICI, La fiancée de Canton, Book Node, 2016 [Texte en ligne].
Fabrice ERRE et Sylvain SAVOIA, La Grande Muraille de Chine (1 album), Dupuis, 2018 [Texte en ligne].
Irène FRAIN, Au royaume des femmes, Fayard, 2007 [Texte en ligne].
José FRÈCHES, L’Empire des larmes (2 tomes), XO, 2006 [Texte en ligne].
Kate FURNIVALL, La concubine russe, Charleston, 2016 [Texte en ligne].
Antonio GARRIDO, Le lecteur de cadavres, Grasset, 2011 [Texte en ligne].
Paul GREVEILLAC, Maîtres et esclaves, Gallimard, 2018 [Texte en ligne].
Régis HAUTIÈRE, Arnaud POITEVIN, Le marin, l’actrice et la croisière jaune (3 albums), Quadrants, 2010-2013 [Texte en ligne].
HUA Yu, Mort d’un propriétaire foncier – Et autres courts romans, Actes Sud, 2018 [Texte en ligne].
INOUE Yasushi, La favorite – Le roman de Yang Kouei-Fei, Gallimard, 1995 [Texte en ligne].
JIA Pingwa, Portée-la-lumière, Stock, 2018 [Texte en ligne].
JIAN Ma, Beijing Coma, Flammarion 2008 [Texte en ligne].
KOW Shih-Li, La somme de nos folies, Zulma, 208 [Texte en ligne].
Ysabelle LACAMP, Le baiser du dragon, Livre de Poche, 1988 [Texte en ligne].
Maëlle LEFÈVRE, Jiazoku, Albin Michel, 2019 [Texte en ligne].
Frédéric LENORMAND, Les nouvelles enquêtes du Juge Ti (15 tomes), Fayard, 2004-2010 [Texte en ligne].
Frédéric LENORMAND, Un thé chez Confucius, Piquier 2012 [Texte en ligne].
Frédéric LENORMAND, Le bon, la brute et le juge Ti, CreateSpace Independent Publishing Platform, 2015 [Texte en ligne].
LI Kunwu, Ma génération, celle d’une vie chinoise(2 albums), KANA 2016 [Texte en ligne T1Texte en ligne T2].
LIU Cixin, Le problème à trois corps, Actes Sud, 2016 [Texte en ligne].
LIU Xiaobo, La philosophie du porc et autres essais, Gallimard, 2011 [Texte en ligne].
MA Jian, China Dream, Flammarion, 2019 [Texte en ligne].
MAI Zi, Xiao Ou (3 albums), Kana. 2011-2012 [Texte en ligne].
Mathieu MARIOLLE, Yann TISSERON, Shanghaï (3 albums), Drugstore. 2011-2013 [Texte en ligne].
Jacques MARTIN, Alix – L’empereur de Chine (1 album), Casterman, 1983 [Texte en ligne].
MI Jianxiu, Pékin de neige et de sang, Philippe Picquier, 2018 [Texte en ligne].
NIE Chongrui, Patrick MARTY, Juge Bao (5 albums), Éditions Fei, 2009-2013 [Texte en ligne].
OTIE & LI KUNWU, Une vie chinoise (3 albums), Kana, 2009-2010 [Texte en ligne].
Marie Jo PUTNEY, La fiancée chinoise, Book Note, 2000 [Texte en ligne].
Thierry ROBIN, Rouge de Chine (4 albums), Delcourt, 1991-1996 [Texte en ligne].
QIU Xiaolong, Encres de Chine, Liana Levi, 2004 [Texte en ligne].
QIU Xiaolong, De soie et de sang, Liana Levi, 2007 [Texte en ligne].
QIU Xiaolong, Visa Pour Shanghai, Seuil, 2015 [Texte en ligne].
Lisa SEE, Fleur de neige, Flammarion, 2006 [Texte en ligne].
Lisa SEE, Filles de Shanghai, Flammarion, 2009 [Texte en ligne].
Lisa SEE, Ombres chinoises, Flammarion, 2011 [Texte en ligne].
SHENG Keyi, Un paradis, Philippe Picquier, 2018 [Texte en ligne].
SU Tong, Le dit du loriot, Seuil, 2016 [Texte en ligne].
Madeleine THIEN, Nous qui n’étions rien, Alto, 2016 [Texte en ligne].
Robert VAN GULIK, Juge Ti (24 romans ou nouvelles), 10/18, 1957-1968 [Texte en ligne].
Jules VERNE, Les tribulations d’un chinois en Chine, 1879 [Texte en ligne].
Tancrède VOITURIEZ, L’empire du ciel, Grasset, 2016 [Texte en ligne].
WANG Anyi, Amour dans une vallée enchantée, Philippe Picquier, 2011 [Texte en ligne].
WANG Anyi, Amour dans une petite ville, Philippe Picquier, 2011 [Texte en ligne].
WANG Anyi, Amour sur une colline dénudée, Philippe Picquier, 2012 [Texte en ligne].
WANG Anyi, Le chant des regrets éternels, Philippe Picquier, 2012 [Texte en ligne].
WANG Anyi, Le plus clair de la lune, Philippe Picquier, 2013 [Texte en ligne].
WANG Anyi, La coquette de Shanghai, Philippe Picquier, 2017 [Texte en ligne].
WEIHUI, Shanghai Baby, Philippe Picquier, 2002 [Texte en ligne].
XIA Da, Little Yu (3 albums), Urban Chine, 2015 [Texte en ligne].
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Dossier documentaire Littérature Chine, Monde en Question.

900 Géographie et Histoire

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Dossier documentaire Récits de voyage Chine, Monde en Question.

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Michel UDIANY, L’histoire des mondes imaginaires, Jourdan, 2014 [Texte en ligne].
Xavier WALTER, Petite histoire de la Chine, Eyrolles, 2007 [Texte en ligne].
Delphine WEULERSSE, Récits de l’histoire de Chine, Nathan, 1973 [Texte en ligne].
Dossier documentaire Histoire Chine, Monde en Question.

Lire aussi :
Dossier documentaire Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle Livres, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

Bibliographie Routes de la soie II


 

Articles

Initiative « la Ceinture et la Route », Agence de presse Xinhua.
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One Belt One Road Europe, OBOReurope français
Route de la Soie, Novastan français
Chine, Diploweb.
Belt and Road Initiative, Asia Times.
2012, La Route de la Soie de demain, Editions – La Route de la Soie.
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21/04/2014, Michel NAZET, La nouvelle route de la soie ou la résurrection d’un mythe, Diploweb.
23/06/2015, Billy WONG, La nouvelle route de la soie, Hong Kong Trade Development Council.
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20/11/2017, Alexandre LAPARRA, Enjeux stratégiques de la « Route de la soie », Geolinks.
28/11/2017, Emmanuel HACHE, Belt and Road Initiative (BRI) : une lecture économique, IRIS.
15/12/2017, Grégory FLÉCHET, La Chine trace les nouvelles routes de la soie, CNRS Le journal.
03/01/2018, ZHANG Xin, L’initiative « la Ceinture et la Route » vue par des personnalités européennes, La Chine au présent.
18/02/2018, Thierry GARCIN, Le chantier – très géopolitique – des Routes de la soie, Diploweb.
13/11/2018, Christian VICENTY, Les « nouvelles routes de la soie » et le (Grand) Moyen-Orient : enjeux et objectifs, Les clés du Moyen-Orient.
24/01/2019, Jacques FOURRIER, 55ème anniversaire des relations diplomatiques entre la Chine et la France : des opportunités historiques à ne plus manquer, Beijing Information.

Dossiers

Une Ceinture une Route, Renmin Ribao – Quotidien du peuple, 2013-2016.
Forum de « la Ceinture et la Route » pour la coopération internationale, Agence de presse Xinhua, 2017.
Forum une Ceinture une Route,Renmin Ribao – Quotidien du peuple, 2017.
Forum sur « La Ceinture & la Route », Beijing Information, 2017.
Le Forum de « la Ceinture et la Route » pour la coopération internationale, French China, 2017.
Forum « La Ceinture et la Route », Sputnik, 2017.
Belt and Road Basics, Hong Kong Trade Development Council, 2017.
Alice EKMAN (sous la direction de), La France face aux Nouvelles routes de la soie chinoises, IFRI, 08/10/2018 [Texte en ligne].

Revues

Cairn.info.
Érudit.
Persée.
OpenEdition.

Thèses

theses.fr.

Livres

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Mohammad-Reza DJALILI, Thierry KELLNER, Géopolitique de la nouvelle Asie centrale – De la fin de l’URSS à l’après-11 septembre, Graduate Institute Publications, 2001 réédition 2006 [Texte en ligne].
Pierre DHOMPS, Henri TSIANG, Le Big Bang des nouvelles routes de la soie, L’Harmattan, 2017.
Mathieu DUCHÂTEL, Géopolitique de la Chine, QSJ PUF, 2017.
Peter FRANKOPAN, Les nouvelles routes de la soie, Editions Nevicata, 2018. [Texte en ligne]
Lionel FRIEDFELD,‎ Philippe METOUDI, Israël et la Chine – De la route de la soie à l’autoroute de l’innovation, Les éditions du Net, 2016.
Thierry KELLNER, L’Occident de la Chine – Pékin et la nouvelle Asie centrale (1991-2001), Graduate Institute, 2008 [Texte en ligne].
Pierre PICQUART, La renaissance de la route de la soie – L’incroyable défi du XXIème siècle, Favre, 2018.
Ben SIMPFENDORFER, La nouvelle route de la soie – Comment le monde arabe délaisse l’Occident pour la Chine, Autrement, 2011.

Audio-Vidéo

Routes de la soie, France Culture.
22/06/2017, Thierry GARCIN, Pourquoi le projet de routes de la soie est-il global ?, France Culture [mp3]..
02/12/2017, Jean-Noël JEANNENEY, La route de la soie ressuscitée ?, France Culture [mp3].
Filmographie Routes de la soie, Chine en QuestionCiné Monde.

Sites

La Ceinture et la Route, Portail Chine – Thème, Portail Chine.
Belt and Road, Mercator Institute for China Studies.

La Chine sans œillères


 

À entendre l’avalanche de mensonges déversée sur ce grand pays par les médias occidentaux, on finit par se poser la question : peut-on encore considérer la Chine sans œillères ni préjugés, sans concession ni malveillance, en la regardant telle qu’elle est et non telle qu’on voudrait qu’elle fût ? Dès qu’ils daignent en parler, nos médias la décrivent en des termes qui oscillent toujours entre la crainte et le mépris. Assoiffée de richesses, jetant ses tentacules sur la planète, trompant son monde en affichant un pacifisme de façade, d’une brutalité sourde qu’on soupçonne prête à exploser derrière les faux-semblants d’un discours lénifiant, la Chine serait comme l’ogre de la fable qui finira, un beau matin, par manger les petits enfants. L’imagerie coloniale la représentait au XIXème siècle sous les traits d’une cruauté raffinée, mais ce raffinement n’est plus de mise. A croire nos éditorialistes et nos experts, la Chine nouvelle n’enrobe plus ses appétits voraces de ces raffinements surannés. Ce qu’elle veut, c’est « dominer le monde », tout simplement. Appelée à devenir la première puissance économique mondiale, elle réclame sa part d’hégémonie planétaire, elle revendique la première place sur le podium. Mais elle veut surtout, nous dit-on, imposer son modèle, promouvoir ses valeurs, s’ériger en exemple destiné à l’imitation des nations.

Cette vision d’une Chine conquérante et prosélyte est d’autant plus surréaliste que les Chinois font exactement le contraire. Persuadés que leur système est unique, ils ne cherchent à convertir personne. Qu’ils exportent des marchandises, achètent des terrains ou construisent des ponts à l’étranger, ils défendent évidemment leurs intérêts. Mais leur ambition n’est pas de repeindre le monde aux couleurs de la Chine. A choisir, ils préféreraient sans doute qu’on ne les imite pas, car chaque peuple doit trouver sa voie par lui-même, quitte à commettre ces erreurs de parcours sans lesquelles aucune réussite n’est méritoire. Comme le disent si bien les spécialistes de la langue chinoise – qui, eux, connaissent bien leur sujet – la pensée chinoise est empirique et pragmatique. Elle affronte les faits, elle en subit les corrections successives et poursuit son avancée tant bien que mal. Réticente aux idées abstraites, elle admet volontiers qu’il n’y a pas de recette toute faite. C’est pourquoi il faut renoncer à l’idée que les Chinois cherchent à diffuser leur modèle et cesser de prêter à ce grand pays des rêves de conquête qui n’existent que dans l’imagination de ses détracteurs. Mais nos experts patentés ne l’entendent pas de cette oreille. Concluant une émission de C dans l’Air dont le titre est déjà tout un programme (« Qui peut arrêter la Chine ? »), Valérie Niquet, chercheuse à la Fondation de la recherche stratégique, opposait en ces termes le modèle européen et le modèle chinois : « La Chine, c’est l’anti-Europe, par exemple. Nous, on tente de surmonter ce qui faisait les relations internationales du passé, le conflit, l’usage de la force pour régler les tensions. La Chine, elle, s’en tient aux comportements du XIXème siècle ».

Faut-il en déduire que la Chine aurait un goût prononcé pour « l’usage de la force en vue de régler les conflits » ? Pourtant, rares sont les Afghans, les Libyens, les Irakiens, les Syriens et les Yéménites à avoir péri sous des bombes chinoises. Pays européens, la France et le Royaume-Uni, en revanche, ont causé avec leur grand allié américain – et en utilisant divers intermédiaires – des centaines de milliers de morts et des dévastations sans nom en violant les règles internationales les plus élémentaires. Mais ce n’est pas nouveau. Accuser l’autre de ses propres turpitudes relève d’une inversion maligne dont le discours occidental est coutumier. Dire que la Chine, contrairement à l’Europe, « s’en tient aux comportements du XIXème siècle », dans la même veine, traduit un consternant mélange d’arrogance et d’ignorance. Car à cette époque, ce n’est pas l’empire chinois, mais les puissances impérialistes européennes qui pratiquaient la conquête territoriale et le pillage colonial. Les Chinois en savent quelque chose. Avec les « guerres de l’opium », Britanniques et Français ont envahi le « pays du milieu » pour le contraindre à signer des traités infamants et accepter l’importation massive de cette drogue aux effets délétères. Pire encore, en 1860, un corps expéditionnaire réunissant les forces des deux nations fait irruption dans Pékin et met à sac le splendide Palais d’été des empereurs Qing. Indigné, Victor Hugo condamna ce forfait en écrivant ces lignes amères : « Nous Européens, nous sommes les civilisés, les Chinois sont les barbares. Voilà ce que la civilisation a fait à la barbarie. Devant l’histoire, l’un des deux bandits s’appellera la France, l’autre s’appellera l’Angleterre. L’Empire français a empoché la moitié de cette victoire, et il étale aujourd’hui, avec une sorte de naïveté de propriétaire, le splendide bric-à-brac du Palais d’été. J’espère qu’un jour viendra où la France, délivrée et nettoyée, renverra ce butin à la Chine spoliée ».

Cette spoliation, la France préfère l’oublier, et elle donne aujourd’hui des leçons de morale à un pays qu’elle a pillé il y a 150 ans, comme si ses ignominies passées lui conféraient un certificat de vertu pour le présent. La Chine, elle, n’a rien oublié, mais elle n’en éprouve aucune haine. Cette vieille humiliation, elle entend l’effacer en retrouvant la place légitime qui est la sienne dans le concert des nations. Ce qu’elle veut, c’est tourner définitivement la page de cette ère chaotique initiée par les guerres de l’opium et la décadence de l’empire des Qing. Nul besoin, pour y parvenir, d’imposer quoi que ce soit à qui ce soit. Modèle sans imitation possible, empire sans impérialisme, la Chine est par excellence une puissance pacifique. Mais elle ne l’est pas seulement par choix politique, ses dirigeants modernes ayant fait le choix du développement et proscrit l’aventure extérieure. Elle l’est aussi pour une raison plus profonde, et plus difficile à cerner pour un esprit occidental. C’est que la centralité imaginaire de l’empire lui a forgé un destin, le vouant à s’occuper d’abord de ses sujets et de leur bien-être avant de s’intéresser au reste du monde. Pays du milieu, la Chine reçoit en priorité l’influence bénéfique du ciel, qui est rond, tandis que la terre est carrée. Elle est située au centre du monde par un décret intemporel qui lui ôte l’envie d’en conquérir les marges. Cette périphérie du monde habité, en effet, ne sera jamais aussi intéressante que le cœur même d’un empire dont la gestion est déjà une lourde tâche.

Prêter des ambitions conquérantes à ce pays, par conséquent, est aussi absurde que lui reprocher de vouloir exporter son modèle, puisque ce dernier a pour vocation de rester unique. Si la Chine est pacifique, c’est donc en vertu d’un statut cosmologique dont le privilège s’accompagne d’une promesse d’innocuité à l’égard de ses voisins. « Les armes sont des instruments néfastes et répugnent à tous. Celui qui comprend le Tao ne les adopte pas », disait Lao-Tseu. Clef de voûte du monde habité, l’empire du milieu se condamnerait à la décomposition s’il se dispersait aux marges, il se dissoudrait dans l’informe s’il renonçait par ambition aux dividendes d’une sereine centralité. Or cette pesanteur de l’imaginaire chinois ne concerne pas seulement le monde des idées. Transposée dans le monde réel, elle détermine un habitus que les donneurs de leçons occidentaux devraient méditer, quitte à s’en inspirer pour leur propre gouverne : un grand pays qui n’a fait aucune guerre depuis quarante ans, en effet, mérite tout de même quelque considération. Hormis le bref règlement de comptes avec le Vietnam (1979), il faut remonter jusqu’à l’affrontement frontalier avec l’Inde (1962) et à la guerre de Corée (1950-1953) pour trouver la trace d’une guerre dans laquelle la Chine se serait engagée. Encore faut-il préciser que ces conflits se déroulèrent à ses frontières immédiates, et non dans de lointaines contrées convoitées par on ne sait quel expansionnisme. Mais cette attitude pacifique d’un empire auto-centré n’intéresse guère nos démocraties guerrières, devenues expertes en bombardements humanitaires, en embargos qui affament les peuples pour la bonne cause et en révolutions téléguidées de l’étranger.

Comme on l’a relevé, les Occidentaux, à propos de la Chine, oscillent toujours entre la crainte et le mépris. Ils ont exigé à grand cri qu’elle participe à la mondialisation des échanges, et ils se lamentent des parts de marché que ses entreprises enlèvent haut la main. Multipliant les injonctions contradictoires, ils lui reprochent à la fois d’en faire trop et pas assez, d’être désespérément pauvre et scandaleusement riche, excessivement rapide et exagérément lente, décidément trop libérale quand elle n’est pas trop dirigiste. Ils lui demandent de sauver la croissance mondiale – ce que Pékin a fait au lendemain de la crise financière de 2008, provoquée par la rapacité des banques américaines – mais sans se montrer trop gourmande en matières premières. Ils voudraient qu’elle continue à se développer, mais en renonçant aux outils de son développement, comme sa souveraineté monétaire, son puissant secteur public et sa prudente tutelle des marchés financiers. L’attitude occidentale frôle parfois le comique. Lorsque la Chine, après avoir connu des taux de croissance annuels à deux chiffres, redescend en douceur à 6,4 % (2018), on entend les experts d’un pays européen qui se traîne à 1,5 % faire la fine bouche et pronostiquer la catastrophe : c’est vraiment l’hôpital qui se moque de la charité ! En Occident, on aime dire que la Chine reste un pays pauvre, avec ses centaines de millions de travailleurs sous-payés. Mais la réalité chinoise se transforme plus vite que les représentations des experts occidentaux, car les luttes des salariés de l’industrie – dans un pays qui connaît des conflits sociaux réglés par la négociation, comme partout ailleurs – ont abouti à une hausse conséquente des salaires, au point d’inquiéter les investisseurs étrangers.

En fait, la Chine est un grand pays souverain, fier de son identité culturelle, attaché à la loi internationale et décidé à se faire respecter sur la scène mondiale. Il n’agresse ni ne menace aucun État, ne finance aucune organisation terroriste ou subversive chez les autres, n’inflige aucun embargo ni aucune sanction économique à d’autres États souverains et refuse obstinément de se mêler de leurs affaires intérieures. Le contraste est saisissant avec l’attitude des États-Unis et de leurs alliés européens, qui passent leur temps à intervenir chez les autres de façon unilatérale, sous de faux prétextes et en violation flagrante de la loi internationale. Si toutes les grandes puissances se comportaient comme la Chine, le monde serait plus sûr et moins belliqueux. Il serait beaucoup moins assujetti – avec les risques énormes que génère cette dépendance – aux intérêts sordides des multinationales de l’armement. Car les Chinois n’ont qu’une base militaire à l’étranger quand les USA en ont 725. Ils dépensent 141 dollars par habitant et par an pour leur défense quand les Américains en dépensent 2 187. Ils n’ont qu’un porte-avions, tandis que les USA en ont douze. Et encore la Chine a-t-elle accompli un effort de réarmement significatif depuis dix ans face aux initiatives belliqueuses de l’Oncle Sam. Si elle avait pu, elle s’en serait passée. Tandis que les USA se cramponnent désespérément à leur hégémonie finissante, les Chinois savent qu’ils sont la puissance montante et qu’il ne sert à rien de précipiter les événements. Le pacifisme de la Chine est l’envers de sa réussite économique, quand le bellicisme des USA est le reflet de leur déclin. Au lieu de faire la guerre en vivant à crédit, la Chine a compté sur son savoir-faire pour développer son tissu économique, et le résultat est palpable.

Quand on voyage en Chine en 2019, on ne voit pas un pays en voie de développement, mais un pays développé. La modernité et la fiabilité des moyens de transport y sont impressionnantes. Les métros sont flambant neuf, d’une propreté, d’une fonctionnalité et d’une sécurité à toute épreuve. Dans celui de Canton, troisième ville chinoise avec 14 millions d’habitants, il n’y ni SDF, ni pick-pocket, ni tag, ni mégot, ni papier par terre. Les passagers attendent sagement leur tour si le train est bondé, et aux heures de pointe les rames se succèdent toutes les 30 secondes. En dépit de leur gigantisme, les gares et les aéroports fonctionnent comme du papier à musique. Les retards sont rares, les billetteries automatisées, la signalétique irréprochable (même pour les étrangers). Des toilettes gratuites sont disponibles partout. Les lignes aériennes intérieures desservent toutes les villes importantes, et les avions sont ponctuels, propres et confortables. Les gares et les lignes à grande vitesse offrent aux Chinois une gamme de déplacements dans l’ensemble du pays à des tarifs raisonnables. Un aller simple Canton-Nanning, par exemple, soit 550 km de LGV, coûte 169 yuans (23 euros) quand le salaire moyen est de l’ordre de 3000 yuans (410 euros). Depuis dix ans, les progrès sont fulgurants. La Chine avait 700 km de LGV en 2007, 11 000 km en 2013, 23 000 en 2016, et l’objectif est d’atteindre 40 000 km, soit l’équivalent de la circonférence de la terre.

Il est frappant que ces infrastructures, pour la plupart, aient moins de dix ans. D’une modernité sidérante, elles sont le fruit d’une politique massive et délibérée d’investissements publics. Décidée au lendemain de la crise financière de 2008, cette politique a sauvé une croissance mondiale malmenée par l’irresponsabilité de Wall Street. Elle a aussi permis d’accélérer la marche du pays vers la « société de moyenne aisance » qui est l’objectif majeur des dirigeants du pays. Pour franchir cette nouvelle étape de leur développement, les Chinois comptent sur le dynamisme d’un vaste secteur privé, notamment dans les services. Mais ils utilisent aussi un puissant réseau d’entreprises d’État qui ont bénéficié de la taille critique du marché intérieur chinois pour s’imposer à l’échelle internationale. Le meilleur exemple est sans doute celui de l’entreprise de construction ferroviaire CRRC, devenue numéro un mondial pour la production de trains à grande vitesse. Active dans 102 pays, cette entreprise compte 180 000 employés et affiche un revenu qui dépasse les 30 milliards d’euros. Elle construit 200 trains par an, contre 35 pour le duo Siemens-Alstom. Cette réussite d’un mastodonte public a de quoi faire réfléchir les tenants du libéralisme sur les véritables paramètres de la croissance économique, mais il y a peu de chance qu’ils en tirent les conclusions qui s’imposent. Ils préfèrent croire que les recettes libérales vont sauver le monde des affres du sous-développement.

En Occident, lorsqu’elle réussit, la Chine fait peur. Lorsqu’elle manifeste des signes d’essoufflement, elle fait peur aussi. On lui reproche d’utiliser son secteur public pour gagner des parts de marché, tout en brandissant comme les Saintes Ecritures une idéologie libérale qui prétend que le secteur public est inefficace. En attendant, les Chinois continuent de penser, avec Deng Xiaoping, que peu importe que le chat soit noir ou gris pourvu qu’il attrape les souris. En Chine, l’État contrôle les industries-clé : charbon, acier, pétrole, nucléaire, armement, transports. Ce ne sont pas les récriminations occidentales qui vont inciter ce pays souverain à modifier sa politique. Il a payé assez cher la construction de son modèle de développement et il n’a pas envie d’y renoncer pour faire plaisir aux puissances étrangères. La Chine est entrée toutes voiles dehors dans les grands vents de la mondialisation, mais elle n’a pas l’intention de lâcher le gouvernail parce que les Occidentaux ne savent plus le tenir. Contrairement à nous, les Chinois s’inscrivent dans le temps long. Tandis que nous subissons la dictature du court terme, ils regardent loin devant. Il y a deux siècles, la Chine était encore l’atelier du monde. Du tiers de la production mondiale en 1820, au moment de son apogée, elle est passée à moins de 5 % en 1950. La décadence de la dynastie Qing et l’intrusion européenne – puis japonaise – ont précipité son déclin, ouvrant une ère calamiteuse dont les convulsions révolutionnaires du XXème siècle furent la conséquence. Il n’est pas étonnant que la Chine veuille désormais retrouver l’éclat de sa jeunesse en utilisant les ressources matérielles et spirituelles d’une culture plurimillénaire.

Dans la nouvelle phase de son développement – « la société de moyenne aisance » – la Chine moderne entend développer son marché intérieur en favorisant l’émergence des classes moyennes. Mais elle veut aussi extraire de la pauvreté les populations les plus démunies. Il est significatif que les Chinois, quand ils louent la politique de leurs dirigeants, citent à la fois la lutte contre la corruption – qui est extrêmement populaire – et la lutte contre la pauvreté. Dans les villages chinois, on peut voir des tableaux affichés publiquement où figurent les noms des pauvres qui bénéficient du programme d’éradication de la pauvreté et les noms des fonctionnaires chargés de les accompagner personnellement. En un lieu où tout le monde se connaît, cette absence d’anonymat ne semble gêner personne. Chacun sait à quoi s’en tenir, et l’évaluation des résultats au vu et au su de tous – une véritable obsession dans la culture administrative chinoise – en est facilitée. Ce tableau est d’ailleurs affiché en face du bâtiment du comité local du parti communiste, ce qui témoigne de l’intérêt qu’on lui porte. En tout cas, ce dispositif a porté ses fruits. Selon la Banque mondiale, le taux de pauvreté en Chine populaire qui s’élevait encore à 17 % en 2010 est tombé à 3,1 % en 2017. L’encadrement social nécessaire à la mobilisation de tous et la direction par un parti qui fixe les objectifs participent aux yeux des Chinois d’un cercle vertueux dont l’efficacité est patente.

C’est aussi la raison pour laquelle les cris d’orfraie de la presse occidentale à propos de la note de « crédit social » ne semblent pas rencontrer le même écho chez les Chinois. Qu’on soit sanctionné pour avoir commis des délits ou des incivilités ne les trouble guère. Au contraire, la mentalité régnante pencherait plutôt pour la sévérité dans un pays où l’application de la peine de mort va de soi. La présentation de ce dispositif expérimental – qui consisterait selon les médias occidentaux à attribuer une note globale de crédit social à chaque citoyen, susceptible de monter ou baisser en fonction de son attitude dans tous les domaines – ne correspond d’ailleurs jamais à ce que les Chinois en disent. Ils y voient un système permettant de neutraliser les délinquants ou de limiter le surendettement, mais son caractère global – façon « Big Brother » – ne fait pas partie du champ de l’analyse. On peut avancer l’hypothèse que la présentation du dispositif par les médias occidentaux est quelque peu biaisée, puisqu’elle décrit un projet encore embryonnaire comme s’il était quasiment finalisé et prêt à l’emploi. Lorsqu’on en parle avec des Chinois, ils jugent certains aspects du projet peu contestables, alors que l’Occidental formaté par ses médias y voit une entreprise totalitaire contraire à ses propres principes. Cet exemple illustre l’attitude coutumière des médias occidentaux à l’égard du système politique chinois, mais elle montre surtout à quel point nous ne parlons pas le même langage symbolique.

Nous ne voyons aucune contradiction, par exemple, entre l’affirmation selon laquelle la France est la patrie des droits de l’homme et notre participation à des guerres ignobles contre des peuples qui ne nous ont rien fait. Pour les Chinois, c’est absurde. La seule façon de prendre au sérieux les droits de l’homme, c’est de développer son propre pays tout en laissant les autres conduire leurs affaires comme ils le veulent. Nos médias trouvent abominable l’absence de liberté d’expression en Chine populaire, mais dix milliardaires leur dictent une ligne éditoriale monolithique et éliminent impitoyablement toute pensée dissidente. La dictature du parti les offusque, mais celle du capital leur convient. Le système chinois est moins hypocrite. Il est admis depuis 1949 que le parti communiste est l’organe dirigeant de la société et qu’il en fixe les orientations politiques. Ce parti accepte le débat interne mais il ne veut pas de concurrent externe. On peut le déplorer, mais c’est aux Chinois d’en décider. Cette direction unifiée donne sa cohésion à l’ensemble du système, mais elle est jugée sur ses résultats, conformément à une éthique confucéenne où les dirigeants sont tenus de servir et non de se servir. Ancrée traditionnellement dans le culte des ancêtres, la société chinoise n’a jamais été une société individualiste. C’est une société holiste où l’individu s’efface devant le groupe auquel il appartient. « Obéis au prince, obéis au maître, obéis aux parents », disait Confucius. Le lundi matin, dans les établissements scolaires, le proviseur procède à la levée des couleurs et tient un discours mobilisateur devant les élèves en rang et en uniforme. Des formules comme « sois civilisé, sois studieux et appliqué » ornent en gros caractères la cour des écoles. La véritable question est de savoir si ce système symbolique résistera durablement aux assauts de la société de consommation et à l’épanchement individualiste qu’elle entraîne partout où elle passe, y compris dans les sociétés qu’on pensait les mieux armées pour l’endiguer.

Source : Entelekheia

Lire aussi :
Dossier documentaire Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

Bibliographie Routes de la soie I


 

Articles

1979, Jean-Michel POINSOTTE, Les Romains et la Chine, réalités et mythes, Mélanges de l’école française de Rome.
1989, Routes de la soie, chemins de la connaissance, Unesco.
2009, Sur les routes des steppes et de la soie, Unesco.
2008, La Route de la Soie d’hier, Editions – La Route de la Soie.
04/03/2016, Lucette BOULNOIS, Les routes de la soie, Sciences Humaines.
27/11/2018, Première mondialisation – La route de la soie rapproche l’Orient et l’Occident, Hérodote.
sans date, Rome découvre la Chine, Chine Informations.
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Dossiers

Etude intégrale des routes de la soie, Unesco, 1988-1997.
Etude intégrale des routes de la soie, Unesco, 1997.
Les routes de la soie, Unesco [Texte en ligne].
Route de la soie, Musée Cernuschi, 1999 [Texte en ligne].
Routes de la soie : le réseau de routes du corridor de Chang’an-Tian-shan, Unesco.

Revues

Cairn.info.
Érudit.
Persée.
OpenEdition.

Thèses

theses.fr.

Livres

Bibliographie, BabelioEdelo.
Bibliographie : La soie, art et technique, Médiathèque.
Catalogue d’exposition Grand Palais, La route de la soie, les arts de l’Asie centrale ancienne dans les collections publiques françaises, Réunion des musées nationaux, 1976.
Éric ADAM et Didier CONVARD, Fabio BONO, Marco Polo (2 albums), Glénat, 2013 [Texte en ligne].
Jacques ANQUETIL, Routes de la soie – Des déserts de l’Asie aux rives du monde occidental, vingt-deux siècles d’histoire, Lattès, 1992.
Hervé BEAUMONT, Asie centrale – Le guide des civilisations de la route de la soie, Marcus, 2008.
Régis BELLO, Dictionnaire de la route de la soie, Editions du Signe, 2015.
Cécile BEURDELEY, Sur les routes de la soie, Seuil, 1985.
Pierre BIARNÈS, La route de la soie – Une histoire géopolitique, Ellipses, 2014.
Judy BONAVIA, Route de la soie – De Xi’an à Kashgar sur les traces des caravanes, Olizane, 2002.
Lucette BOULNOIS, La route de la soie, Arthaud, 1963 réédition 2010.
Lucette BOULNOIS, La route de la soie – Dieux, guerriers et marchands, Olizane, 2001.
COLLECTIF, Asie centrale – Transferts culturels le long de la Route de la soie, Vendemiaire, 2016.
COLLECTIF, Les Sogdiens en Chine, Ecole française d’Extrême-Orient, 2005.
COLLECTIF, La route de la soie, Gallimard, 2010.
Jean-Pierre DRÈGE, Marco Polo et la route de la soie, Découvertes Gallimard, 1989.
Mathieu DUCHÂTEL, Géopolitique de la Chine, QSJ n°4072 PUF, 2017.
Peter FRANKOPAN, Les nouvelles routes de la soie, Editions Nevicata, 2018. [Texte en ligne]
José FRÈCHES, La route de la soie, XO Edition, 2003.
Peter HOPKIRK, Bouddhas et rôdeurs sur la route de la soie, Philippe Picquier, 2017.
Édith et François-Bernard HUYGHE, La route de la soie ou les empires du mirage, Payot, 2008.
Michel JAN, Le voyage en Asie centrale et au Tibet, Bouquins Laffont, 1992.
Amin MAALOUF, Samarcande, Livre de Poche, 1989.
Martin PALMER, Les évangiles de la route de la soie, Sully, 2011.
Marco POLO, Le devisement du monde – Le livre des merveilles, Imprimerie nationale, 2004.
Pierre RACINE, Marco Polo, Perrin, 2012 [Texte en ligne].
Jean-Noël ROBERT, De Rome à la Chine – Sur les routes de la soie au temps des Césars, Les Belles Lettres, 1999 réédition 2015.
Jean-Paul ROUX, L’Asie centrale – Histoire et civilisations, Fayard, 1997.
Thomas TANASE, Marco Polo, Ellipses, 2016.
Michel UDIANY, L’histoire des mondes imaginaires, Jourdan, 2014 [Texte en ligne].
Étienne de la VAISSIÈRE, Histoire des marchands sogdiens,Collège de France Institut des hautes études chinoises, 2002 réédition 2016.

Audio-Vidéo

Routes de la soie, France Culture.
Jean-Noël JEANNENEY, La route de la soie ressuscitée ?, France Culture, 02/12/2017 [mp3].
Filmographie Routes de la soie, Chine en QuestionCiné Monde.

13/02/2019
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
Dossier documentaire Économie Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle Géoéconomie, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

Filmographie Routes de la soie


 

Fictions

  • La fabuleuse aventure de Marco Polo (1965), IMDb
  • La cloche tibétaine (1974) (7 épisodes), IMDb
  • Tonkô (1988) – Sur la route de la soie, IMDb
  • La maison dorée de Samarkand (2002) [Corto Maltese], IMDb
  • Tian jiang xiong shi (2015) – Dragon blade, IMDb

Biographies

  • Marco Polo (1982) (8 épisodes), IMDb
  • Marco Polo (2014) (20 épisodes), IMDb

Documentaires

  • The Silk Road (1980–1981) (12 épisodes), IMDb
  • La terre des âmes errantes (1999), IMDb
  • Silk Road a la Turka (2001) – Sur la route de la soie, Film documentaire
  • Treasure Seekers: The Silk Road (2001), IMDb
  • Route de la soie (2003), Film documentaire
  • Chine : la route de la soie, sur la trace de Marco Polo (2004), Films documentaires
  • Route de la soie – Des Romains au cœur de la Chine (2004), Les Docus
  • Une route de la soie (2004), IMDb
  • L’est rencontre l’ouest sur la route de la soie (2005), IMDbFilm documentaire
  • La tête du scorpion – Sur la route de la soie (2008), Film documentaire
  • Le dragon et la jument – Sur la route de la soie (2008), Film documentaire
  • Wild China (2008) (6 épisodes), IMDb
  • Silkkitie 30 päivässä (2012) (11 épisodes), IMDb
  • Marco Polo, explorateur ou imposteur ? (2014), Arte
  • En Ouzbékistan, sur la route de la soie (2015), Arte
  • Vers une nouvelle route de la soie (2015) [Le dessous des cartes], Arte
  • Chine, sur la route de la soie (2016) (épisode de la série « Échappées belles »), IMDb
  • Chine, à la conquête de l’Ouest (2016), Télérama
  • La route de la soie (2017), Film documentaire
  • La route de la soie – Un trait entre deux mondes (2019), Programme TV

Vidéos

  • La Ceinture et la Route, CCTV, 26/10/2016-05/11/2016
  • Forum « La Ceinture et la Route » Présentation, CGTN, 14/05/2017
  • Forum « La Ceinture et la Route » Réunion plénière, CGTN, 14/05/2017
  • Le grand débat, CGTN, 01-02/06/2017
  • Ceinture économique de la Route de la Soie, CGTN, 15/03/2017-27/01/2018

06/02/2019
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
Dossier documentaire Économie Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle Géoéconomie, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.
Filmographie Routes de la soie, Ciné Monde.
Index Cinéma (Tous les dossiers), Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.

La France face aux Nouvelles routes de la soie chinoises


 

L’objectif de cette étude n’est pas d’examiner des projets spécifiques, ce qui a été l’objet de nombreuses publications antérieures – y compris par l’équipe de recherche – ni de répertorier les projets B&R à un instant « t », objectif de plusieurs cartes interactives. Il s’agit plutôt d’analyser l’approche développée par la Chine au cours des cinq dernières années, depuis le lancement du projet, pour suggérer les pistes à envisager afin d’y répondre de la meilleure façon possible. Même si le projet chinois demeure flou à de nombreux égards, l’analyse peut désormais, en 2018, être précisée grâce aux cinq années de recul dont nous disposons depuis son lancement.

Cette étude apporte donc des éléments de clarification concernant l’approche chinoise – les objectifs mais aussi les modalités de mise en œuvre et la méthodologie générale employée – afin d’identifier et analyser les risques et opportunités qu’elle pose pour la France. La prise en compte de cette méthodologie est particulièrement utile pour comprendre la manière dont les acteurs français peuvent être sollicités par le projet chinois, aujourd’hui et dans l’avenir, et la façon dont ils peuvent y répondre.

L’approche française et européenne – approche gouvernementale mais aussi du secteur privé – ainsi que les réactions de pays clés, tels que les États-Unis, le Japon, l’Inde, la Russie ou encore les pays d’Asie du Sud-Est face à B&R sont ensuite examinées.

Alice EKMAN (sous la direction de), La France face aux Nouvelles routes de la soie chinoises, IFRI, 08/10/2018 [Texte en ligne].

Seules les 98 premières pages sont intéressantes, à un détail près : la Corée est absente de l’analyse !

Les 47 pages suivantes présentent trois scénarios qui relèvent de l’économie politique-fiction. Seul le scénario, évoqué p.7 mais non repris par la suite, méritait une analyse prospective :

S’il est peu probable que le gouvernement chinois abandonne le projet, un essoufflement demeure possible compte tenu du coût élevé des investissements dans de grands projets d’infrastructure, du faible retour sur investissement, de l’échec de certains projets pour des questions économiques et/ou de sécurité, et du ralentissement éventuel de la croissance chinoise.

Par ailleurs, le durcissement de la situation politique en Chine, et notamment du contrôle renforcé des fonctionnaires, commence à générer un certain immobilisme de l’administration chinoise, et pourrait indirectement ralentir le développement et la mise en œuvre du projet.

Les années 2020-2024 marqueront très probablement un tournant pour les raisons évoquées p.107 :

Chine : fin du mandat de Xi Jinping : 2023 au moins, peut-être 2028 ou 2033 ?
Russie : fin du mandat de Vladimir Poutine : 2024, le plus probablement.
Japon : fin du mandat de Shinzo Abe : réélu à la tête de son parti en septembre 2018, il reste théoriquement au pouvoir jusqu’à septembre 2021.
Inde : fin du mandat de Narendra Modi : 2019 (voire 2024 s’il gagne les prochaines élections).
États-Unis : fin du mandat de Donald Trump : 2020 (voire 2024 s’il gagne les prochaines élections).

30/01/2019
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
ZHANG Xin, L’initiative « la Ceinture et la Route » vue par des personnalités européennes, La Chine au présent, 03/01/2018.
Jacques FOURRIER, 55ème anniversaire des relations diplomatiques entre la Chine et la France : des opportunités historiques à ne plus manquer, Beijing Information, 24/01/2019.
Vidéo, 55ème anniversaire des relations diplomatiques entre la Chine et la France : des opportunités historiques à saisir absolument, Beijing Information, 25/01/2019.
Dossier documentaire Économie Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle Géoéconomie, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.