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Un médicament chinois pourrait mettre fin à la pandémie


Des scientifiques de l’Université de Pékin (Beida) annoncent avoir mis au point un médicament qui pourrait non seulement accélérer la guérison des patients infectés par le COVID-19, mais également entraîner une immunité à court terme.

Selon Sunney Xie, directeur du Centre d’innovation avancée en génomique de Beida, ce traitement a déjà été testé avec succès sur des souris. Cinq jours après l’injection du médicament, la charge virale des animaux aurait été réduite d’un facteur 2400 ! Ce médicament pourrait donc être un remède particulièrement efficace contre le COVID-19.

Un remède à base d’anticorps neutralisants

Pour mettre au point ce traitement potentiel, Xie et son équipe, en collaboration avec des chercheurs de l’hôpital Youan de Pékin, ont isolé plusieurs anticorps neutralisants très puissants, à partir du sang prélevé sur une soixantaine de patients guéris de l’infection ; ces anticorps ont été produits naturellement par le système immunitaire de ces individus et empêchent le virus d’infecter les cellules. Leur expertise en génomique unicellulaire a permis aux scientifiques d’identifier rapidement les anticorps adéquats ; ils ont ainsi pu lancer une première phase de tests sur des animaux.

Au total, 14 anticorps ont été sélectionnés parmi les 8558 spécimens capables de se lier à l’antigène. Le plus puissant, dénommé BD-368-2, affichait une IC50 (une concentration inhibitrice médiane, qui exprime le pouvoir inhibiteur d’un composé) de 1,2 ng/mL et 15 ng/mL respectivement contre le SARS-CoV-2 pseudotypé (cela signifie que ses protéines d’enveloppe ont été modifiées) et le virus authentique. Cette mesure quantitative indique quelle quantité du médicament est nécessaire pour inhiber de moitié l’action du virus.


Test de l’efficacité thérapeutique et prophylactique des anticorps neutralisants sur des modèles de souris (A). Groupe thérapeutique (vert) ayant reçu une injection de BD-368-2 2h après l’infection ; groupe prophylactique (rouge) ayant reçu une injection de BD-368-2 un jour avant l’infection ; groupe témoin (bleu) ayant reçu une injection d’anticorps non pertinents 2h après l’infection. (B) Le taux de perte de poids des groupes thérapeutiques et prophylactiques était significativement inférieur à celui du groupe témoin. (C) Après 5 jours, la charge virale du groupe thérapeutique a diminué d’environ 2400 fois ; aucune charge virale n’a été détectée dans le groupe prophylactique.
Crédits : Université de Pékin

 

Les résultats, qui viennent de faire l’objet d’une publication dans la revue Cell, dépassent toutes les espérances : non seulement le traitement diminue considérablement la charge virale, réduisant ainsi le temps de récupération de l’organisme, mais il semble générer une immunité puisque les souris ayant reçu le traitement préventif, avant d’être mises en contact avec le virus, n’ont affiché aucune charge virale !

Xie a bon espoir que son médicament deviendra LE remède qui fera cesser la pandémie. Une bonne nouvelle, car bien que plus d’une centaine de laboratoires dans le monde se soient lancés dans la recherche d’un vaccin  – dont cinq sont déjà au stade des essais sur l’Homme, en Chine – la production effective d’un vaccin prendrait au minimum 12 à 18 mois.

Les experts soulignent qu’une autre piste prometteuse est la plasmathérapie ; en Chine, plus de 700 patients ont ainsi reçu des injections de plasma sanguin provenant d’individus guéris du COVID-19. Ce plasma, qui contient les anticorps fabriqués par l’organisme, a montré de très bons effets thérapeutiques selon les autorités sanitaires. Mais Xie explique que ce plasma est malheureusement une ressource limitée. En revanche, le médicament formulé par son équipe pourrait être plus rapidement produit en masse.

Un médicament qui pourrait remplacer le vaccin

Les chercheurs ont également démontré que les anticorps neutralisants du SARS-CoV-2 forment un complexe avec la protéine de pointe, qui empêche celle-ci de se lier au récepteur ACE2 des cellules humaines. Ainsi, il pourrait être possible de sélectionner les anticorps neutralisants efficaces directement, en se basant sur les modélisations du complexe que chacun est susceptible de former avec la protéine de surface du virus.

L’usage d’anticorps pour la mise au point de médicaments est une pratique relativement courante. La technique a notamment déjà été utilisée pour la fabrication de traitements contre le VIH, Ebola ou le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS). Xie et son équipe ont donc disposé d’une solide base de travail pour leurs recherches.

À l’instar du Remdesivir, ce nouveau médicament réduit largement le temps de récupération chez certains patients. Toutefois, dans le cas du Remdesivir, la baisse du taux de mortalité n’était pas significative. L’étude de Xie et ses collègues a en revanche révélé une immunité induite par leur médicament. Si la durée de la protection n’a pas été établie précisément, les chercheurs estiment que leur traitement pourrait offrir une protection temporaire au personnel médical pendant quelques semaines, voire plusieurs mois. Les étapes de validation d’un vaccin étant un processus particulièrement long et laborieux, ce médicament pourrait être un moyen plus rapide et efficace de stopper la propagation du SARS-CoV-2.

La planification des essais cliniques est en cours. Selon Xie, le médicament devrait être disponible avant la fin de l’année et à temps pour toute potentielle épidémie hivernale du virus, car n’oublions pas que c’est au mois de décembre que la maladie a commencé à se propager. Les essais sur l’Homme seront menés en Australie et dans d’autres pays où le nombre de cas s’avère encore suffisant (la Chine ne disposant plus de suffisamment de porteurs du virus pour mener à bien les tests…).

Sources : Cell (EN) et Trust My Science (FR)
Autres publications : SARS-CoV-2 (EN)

Lire aussi :
19/05/2020, Des chercheurs chinois identifient des anticorps neutralisants très puissants contre le Covid-19, Xinhua.
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Fox News vs Nature Medicine


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Alors que la pandémie mondiale de Covid-19 continue de faire rage, il y a eu beaucoup de spéculations sur l’origine du virus responsable, qui a été nommé SARS-CoV-2. Au milieu d’allégations d’origines manufacturées [théorie du complot construite par Fox News], des scientifiques ont récemment découvert que la pandémie de coronavirus qui se propage dans le monde entier est causée par un virus naturel, et n’est pas un produit de laboratoire ou un virus délibérément manipulé.

Leurs résultats ont été publiés le 17 mars dans la revue scientifique Nature Medicine, dans un article intitulé L’origine proximale du SRAS-CoV-2 . L’article offre une perspective sur les caractéristiques notables du génome du SRAS-CoV-2 et discute des scénarios à travers lesquels elles pourraient avoir surgi. L’enquête suggère que le virus provient soit de la sélection naturelle chez un hôte animal ou chez l’homme après un transfert zoonotique.

« Puisque nous avons observé toutes les caractéristiques notables du SRAS-CoV-2, y compris le RBD optimisé et le site de clivage polybasique, dans des coronavirus apparentés dans la nature, nous ne pensons pas qu’un quelconque scénario basé sur un laboratoire soit plausible », a indiqué l’analyse.

Le SRAS-CoV-2 est le septième coronavirus connu à avoir infecté les humains. Peu de temps après le début de l’épidémie de nouveau coronavirus, les chercheurs chinois ont séquencé le génome du SRAS-CoV-2 et ont mis les données à la disposition des chercheurs du monde entier.

Lire : The proximal origin of SARS-CoV-2, Nature Medicine

Lire aussi :
23/04/2020, Fox News persiste dans la théorie complotiste du virus créé en laboratoire pour tenter de rejeter la faute sur la Chine, Le Quotidien du Peuple.
23/04/2020, Le traçage du virus doit être basé sur la science, Le Quotidien du Peuple.
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Désoccidentaliser notre regard


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Lire aussi :
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Chine et Occident : deux visions opposées de la « guerre » contre le coronavirus


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« Nous sommes en guerre », a martelé le président français Emmanuel Macron le 16 mars dernier, tandis que la chancelière allemande Angela Merkel reprenait, deux jours plus tard, le thème de la mobilisation générale.

 

Ces déclarations traduisent une stratégie déployée en Europe qui diffère de l’approche chinoise décrite notamment par les travaux sur l’efficacité du philosophe et sinologue François Jullien [1].

Modélisation vs potentiel de situation

Si la stratégie est fille de la guerre, de Sun Tzu, auteur du célèbre L’art de la guerre [2], qui date du IVe siècle avant Jésus-Christ, au théoricien militaire prussien Carl von Clausewitz, en passant par Machiavel, elle repose sur une conception de l’efficacité et du changement dont l’ADN culturel gagne à être questionné.

En suivant Le traité de l’efficacité de François Jullien, il est possible de remonter dans la généalogie de deux traditions de pensée, l’européenne et la chinoise, longtemps indifférentes l’une à l’autre. Sans réelle rencontre et échanges avant le XVIe, voire le XVIIIe siècle, ce sont deux pensées plurimillénaires qui ont chacune évolué, indépendamment l’une de l’autre [3].

 

Pour la pensée européenne qui s’est érigée à partir du berceau philosophique grec, il s’agit d’abord de modéliser : le plan des opérations militaires du général, la courbe de croissance de l’économiste, la promesse du politique. La théorie est première ; elle précède la pratique dans ce rapport entre modélisation et application. Comme l’écrit François Jullien dans son livre De l’écart à l’inouï [4] :

La conception la plus commune de l’efficacité en Europe […] nous apprend à dresser un plan et à raisonner en termes de moyen(s) et de fin (le business plan) […] Or la pensée chinoise attire notre attention sur les conditions favorables inscrites dans la situation même, à titre de facteurs porteurs, et dont il faut tirer parti pour réussir. La situation n’est plus cette réalité adverse […], elle est la ressource qu’il faut savoir faire évoluer à son profit.

Il n’y a pas eu de coupure forgée entre théorie et pratique depuis la Chine. Dans les arts de la guerre chinois, le rapport entre modélisation et application n’émerge pas.

En revanche, on y trouve les notions de situation, de configuration, de terrain, que Jullien traduit par « potentiel de situation ». Ce potentiel de situation évolue en fonction de La propension des choses, pour reprendre le titre d’un autre ouvrage du sinologue [5].

Deux conceptions de l’efficacité

Les choses évoluent, portées par une propension que Jullien appréhende à partir du shi (勢) chinois. Le terme peut se traduire par potentiel, circonstance, processus, mais aussi par pouvoir. Le réel est alors conçu comme un dispositif sur lequel on peut prendre appui opportunément pour le faire œuvrer.

Au lieu de mobiliser l’agir et la volonté du sujet comme le propose la pensée européenne, l’efficacité est attendue à partir du potentiel disponible dans la situation même. Cette conception de l’efficacité relève davantage d’une nécessité objective découlant des circonstances en constante évolution que de l’application d’une stratégie ou d’une tactique planifiée par une volonté humaine [6].

Si la pensée chinoise mobilise alors le non-agir, ce non-agir se révèle agissant ; de plus il ne supprime pas l’implication humaine. Il s’agit de « ne rien faire », mais de faire en sorte que « rien ne soit pas fait », comme l’explique François Jullien dans son Traité de l’efficacité.

Les notions a priori opposées de concession et de conséquence sont ainsi intimement mêlées, malgré la contradiction que perçoit l’esprit occidental. « Wu wei er wu bu wei » : le mot vide de la langue chinoise (er) qui relie ces deux notions, indique à la fois la concession (mais) et la conséquence (de sorte que).

L’approche chinoise de la stratégie permet un lâcher-prise devant les notions de modèle (idéal) et de volonté (héroïque). Dépourvue de support théorique a priori, l’approche chinoise s’appuie sur une pure logique d’intervention [7] . Qu’il soit sage ou guerrier, le stratège s’appuie sur le potentiel des situations pour mieux en tirer parti en cherchant ce qui est porteur.

Des repères européens brouillés

Dictée qu’elle est par la situation, la stratégie de lutte contre le coronavirus se manifeste comme défensive, se déployant sur le registre combiné de l’attente (d’une durée incertaine), du retrait généralisé des activités non essentielles (essentiel signifiant ici vital), et du repli individuel. Il faut rester chez soi.

S’il s’agit bien d’une guerre, il devient difficile de trouver les repères usuellement associés du côté européen : action, héroïsme, épopée.

Les héros de la guerre contre le coronavirus restent anonymes, mais ils appartiennent à un corps reconnu, particulièrement sollicité et plébiscité, celui des soignants (« soi-niant ») : ils portent des blouses blanches et des masques. Ils prennent soin, ils préservent le vital, en gérant des flux au quotidien. L’affaire est tout autant logistique qu’humaine, inscrite dans un collectif qui se déploie.

À partir de Sun Tzu, et à l’encontre de l’ego de nombre de dirigeants, Jullien explique [8] :

La grande stratégie est sans coup d’éclat, la grande victoire ne se voit pas. Je crois que nous pourrions le méditer en politique comme dans le domaine de l’entreprise et du management.

Face au virus, le « ne rien faire – mais faire en sorte que rien ne soit pas fait » résume une démarche stratégique d’empreinte taoïste, où la transformation en cours qui n’appartient à personne, concerne pourtant tout le monde [9]. L' »anthropo-logique » (qui procède de l’homme) est coiffé par l' »éco-logique » (qui procède de la situation).

Vers un management par induction

Loin de toute prétention ethnocentrique, l’approche des gouvernants européens est plus solennelle que puissante ; elle se veut certes radicale, par les interdits qu’elle pose ; mais elle est humble, aux couleurs des 5 gestes barrières du comportement d’évitement citoyen.

La stratégie se déploie, en phase avec un virus évoluant dans un environnement non directement maîtrisable. L’enjeu consiste à « inter-venir » opportunément, à l’écoute de la propension à l’œuvre. Un management par induction se met en place à la lumière de ce que Jullien appelle Les transformations silencieuses [10] :

Le concept de transformation silencieuse évite d’avoir à séparer ce qui « arrive » de ce qui le porte (plutôt que ce qui le « cause »). De plus, « de concept descriptif, la transformation silencieuse pourrait-elle devenir un art de gérer […] un concept qui soit stratégique, et même à vocation politique ?

Le politique (associé à l’idéal européen [11]) pourrait reprendre de la vigueur face à la politique, bavarde, pour ne pas dire criarde. Il s’agit moins de dire qui aurait tort ou raison ; ce qui devrait être fait ou défait. Il s’agit de développer une attention stratégique à une transformation silencieuse, la propagation d’un virus invisible et qui se fait sans bruit, mais qui provoque des affleurements sonores chiffrés.

L’attention portée aux cours de la bourse est challengée par les chiffres de la pandémie, pays par pays ; des chiffres qui pourraient parler encore plus fort que ceux du réchauffement climatique qui peinent tellement à se faire entendre [12].

Source : Sybille Persson, The Conversation, 29/03/2020 (avec l’autorisation de l’auteur).

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Dossier François JULLIEN, Monde en Question.
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Notes et références


[1] Lire : Cahier Jullien, L’Herne, 2018.

[2] Lire : SUN Tzu, L’art de la guerre, -512 [Texte en ligne].

[3] Lire : François JULLIEN, Traité de l’efficacité, Grasset, 1996.

[4] Lire : François JULLIEN, De l’écart à l’inouï, L’Herne, 2019.

[5] Lire : François JULLIEN, La Propension des choses – Pour une histoire de l’efficacité en Chine, Seuil, 1992.

[6] Lire : Paul SHRIVASTAVA et Sybille PERSSON, A Theory of Strategy – Learning From China From walking to sailing, M@n@gement, 2014.

[7] Lire : Giorgio NARDONE, Chevaucher son tigre, Seuil, 2008.

[8] Lire : François JULLIEN, Conférence sur l’efficacité, PUF, 2005.

[9] Lire : Sybille PERSSON, A qui appartient vraiment le changement ?, Les Échos, 13/11/2017.

[10] Lire : François JULLIEN, Les transformations silencieuses I, Grasset, 2009.

[11] Lire : François JULLIEN, L’invention de l’idéal et le destin de l’Europe ou Platon lu de Chine, Seuil, 2009.

[12] Lire : Paul SHRIVASTAVA et Sybille PERSSON, Silent transformation to 1.5°C – with China’s encumbered leading, Science Direct.

Il faut davantage de livres sur la Chine pour briser les stéréotypes occidentaux


Les experts en questions de la Chine devraient écrire plus de livres sur ce pays asiatique afin d’aider l’Occident à connaître la vraie Chine et à briser les stéréotypes concernant le peuple chinois, estime l’orientaliste russe Youri Tavrovski.

« Il est extrêmement difficile de surmonter les stéréotypes qui prévalent en Occident concernant la Chine et les Chinois », confie le vice-président de l’Académie eurasienne de télévision et de radiodiffusion dans une récente interview à Xinhua concernant la publication au Royaume-Uni du livre « Fausses craintes : les relations entre les États-Unis et la Chine ».

L’un des principaux points de cet ouvrage écrit par Xin Jiyan est que certains Américains ont peur de la Chine en grande partie parce qu’ils ne connaissent tout simplement pas la pensée politique et philosophique chinoise moderne.

« Les États-Unis ne connaissent pas très bien la pensée politique contemporaine de la Chine, ce qui a un effet très limité sur les milieux politiques », pense M. Tavrovski.

Selon lui, l’Occident, et en particulier les États-Unis, se montre quelque peu hostile envers la civilisation chinoise.

« En Chine, il existe une lutte systématique et donc efficace contre la corruption. La Chine se dirige vers un objectif à long terme. Il existe des points de repère du Rêve chinois », plaide-t-il.

Les pays en développement ont montré un grand intérêt pour l’expérience de la Chine parce que le modèle chinois fonctionne, indique Youri Tavrovski, assurant que les Russes ont « également un grand intérêt pour l’expérience chinoise ».

« Mais ce n’est pas intéressant pour les Américains ». Tout le but du Rêve américain, c’est que l’Amérique doive être la première. Et l’expression l’Amérique d’abord exclut la possibilité même que quelqu’un soit proche des États-Unis », a-t-il déclaré.

« L’élite américaine, en particulier intellectuelle, et l’élite des experts en questions de la Chine sont dominées par des gens qui sont enclins à entrer en conflit avec la Chine », relève-t-il, notant que la vision du monde de nombreux responsables politiques américains était déterminée par « Crouching Tiger » (Le tigre accroupi), le célèbre livre de Peter Navarro qui dit qu’une guerre avec la Chine est inévitable.

« Pour exercer une influence notable sur eux, il doit y avoir davantage d’experts en questions chinoises qui écrivent des livres sur la Chine », résume M. Tavrovski, ajoutant qu’il est nécessaire d’améliorer l’image de ce pays dans le monde et de travailler davantage avec l’opinion publique internationale.

Aujourd’hui, la Chine joue encore un « très petit » rôle dans le discours mondial des civilisations, dit-il. Ainsi, « les Chinois sont formidables pour avoir créé un réseau d’Instituts Confucius, mais il n’y a pas assez d’organisations conçues pour les intellectuels », déplore-t-il.

« La Chine a pris la place qui lui revient. Nous devons partir de là et essayer de maintenir nos positions dans le nouveau monde multipolaire », conclut Youri Tavrovski.

Source

Il est symptomatique que les rares livres publiés en France sur la Chine soient des ouvrages véhiculant les mêmes stéréotypes que la propagande américaine y compris ceux publiés par des universitaires qui connaissent la langue (sinologues), mais haïssent la civilisation chinoise (sinophobes).

19/02/2020
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

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L’heure est venue de se montrer solidaire


 

L’infection à nouveau coronavirus touche le cœur des gens partout dans le monde. La conscience nous dit à tous que face à l’épidémie, le sort des êtres humains est le même. Ce n’est que par l’unité et la coopération que nous pourrons construire la force de défendre la vie.

Le monde a salué avec chaleur les actions de la Chine et loué sa puissance. Du haut jusqu’en bas, la Chine est unie de manière intégrée, avec une défense et un contrôle communs. D’une manière ouverte, transparente et responsable, la Chine a diffusé en temps opportun des informations sur l’épidémie à l’intérieur du pays et à l’étranger, a répondu activement aux préoccupations de toutes les parties et a renforcé la coopération avec la communauté internationale. Comme l’a souligné un article sur le site Internet espagnol de surveillance de la politique chinoise, l’avantage institutionnel de la Chine qui lui permet de se concentrer sur les événements majeurs a été pleinement démontré dans la lutte contre l’épidémie. La détermination et les actions des 1,4 milliard de Chinois ont également contribué au maintien commun de la santé et de la sécurité publiques régionales et mondiales.

Sur ce point, le monde est tantôt chaud tantôt froid, et chacun exprime ses vrais sentiments. Jusqu’à présent, plus de 70 politiciens de plus de 50 pays et chefs de près de 20 organisations internationales ont envoyé des lettres ou d’autres moyens pour évaluer activement et soutenir les efforts de la Chine pour lutter contre l’infection à nouveau coronavirus, pour encourager Wuhan et la Chine. 11 pays, à savoir la Corée du Sud, le Japon, la Grande-Bretagne, la France, la Turquie, le Pakistan, le Kazakhstan, la Hongrie, l’Iran, le Biélorussie, l’Indonésie ainsi que l’UNICEF ont fait don de matériel de prévention et de contrôle de l’épidémie à la Chine, et les gouvernements de la Russie, du Vietnam, de l’Allemagne et d’autres pays ont également fait don de matériel de prévention et de contrôle de l’épidémie. Des collégiens allemands ont chanté « Que le monde soit plein d’amour ». Des amis japonais ont écrit des mots comme « Les montagnes et les rivières sont différentes, mais le vent et la lune partagent le même ciel ». D’innombrables moments touchants, tous racontent l’histoire de véritables sentiments qui se mélangent et des destins qui s’entrelacent, et montrent le sentiment que « nous sommes une seule et même famille ».

Nous vivons dans un monde globalisé. Aucun membre de la communauté internationale ne peut se trouver en dehors des événements mondiaux de santé publique. Le virus est l’ennemi commun des êtres humains. Gagner la bataille de la prévention et du contrôle de l’épidémie le plus tôt possible est l’objectif commun du monde entier. À l’heure actuelle, ce dont le monde a besoin n’est pas l’opportunisme de quelques fouineurs, pas davantage les préjugés et la discrimination des personnes étroites d’esprit, sans parler des comportements injustes de certains médias occidentaux qui apposent de mauvaises étiquettes et déforment délibérément les choses. L’unité pour le bien de tous est le courant dominant. Comme l’a dit Ban Ki-moon, ancien secrétaire général des Nations Unies et président du Forum de Bo’ao pour l’Asie, lorsque la guerre contre la résistance à l’épidémie aura gagné, ce dont l’histoire se souviendra, ce ne sera pas seulement les avantages du système socialiste à caractéristiques chinoises, mais aussi la responsabilité de tous les pays pour travailler ensemble pour faire face à la crise.

Dans cette période de tempêtes, la Chine et le monde sont dans le même bateau. Après l’épidémie de SARS en 2003, W. Ian Lipkin, professeur à l’Université de Columbia aux États-Unis, connu comme un « chasseur de virus », a développé une profonde amitié avec la Chine. Aujourd’hui, il est de retour en Chine, où il travaille avec ses homologues chinois pour contenir l’épidémie. Après l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest en 2014, la Chine a pris l’initiative de répondre à l’appel des pays africains pour une opération d’aide d’urgence. Aujourd’hui, la société sud-africaine U-Mask a fait don de masques médicaux à la Chine, et Yaya Touré, un joueur de football ivoirien, a enregistré une vidéo pour encourager Wuhan. On pourrait aussi citer des dizaines de milliers d’employés de la plus grande banque d’Afrique qui « portent des vêtements rouges et soutiennent la Chine ». Le partage du bon et du mauvais est la bonne attitude du monde face aux risques et aux défis, et c’est aussi une puissante inspiration libérée par la conscience d’une communauté avec un avenir commun pour l’humanité.

Parce que nos destins à tous sont connectés, les cœurs le sont aussi. Les yeux du monde sont braqués sur Wuhan. Ces derniers jours, les miracles des hôpitaux de Huoshenshan et de Leishenshan ont impressionné le monde. La BBC a rapporté de manière particulièrement vive les dizaines de millions d’internautes dans le monde regardant la retransmission en direct de la construction de ces deux hôpitaux d’urgence. Les internautes du monde entier appellent avec affection les engins de construction rugissants « Tonnerre Blanc » ou « Frère Red Bull ». Les gens louent la vitesse et l’efficacité de la Chine et croient en la puissance écrasante de la Chine.

L’heure est venue de se montrer solidaire dans la tempête, et les gens du monde entier choisissent sincèrement de se tenir aux côtés de la Chine. Les êtres humains ne seront jamais vaincus par le virus, et s’ils combattent l’épidémie ensemble, ils parviendront sans le moindre doute à la victoire finale.

Source : Le Quotidien du Peuple

Lire aussi :
Real-time update on coronavirus outbreak, Global Times.
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C’est le virus qu’il faut combattre, pas les Chinois


 

Le covonavirus (2019-nCoV) se propage rapidement, il est aujourd’hui présent dans plus de 20 pays. Mais la peur que le coronavirus se propage est bien plus grande que tous les décès et les infections réunis.

Hélas, une charge virale pire encore se situe maintenant également quelque part dans une autre dimension, causant de plus graves dommages à l’humanité : le racisme, la haine et la marginalisation des Chinois.

Dans la plupart des régions du monde, les médias sociaux voient des centaines de milliers de ces récoltes de haine, surtout dans des sociétés qui se vantent pourtant d’être civilisées et savent mieux que personne ce qu’un virus devrait être et qu’il est différent des citoyen d’un pays d’où un virus tueur est parti.

Pour le coronavirus, la Chine est l’épicentre, le lieu de naissance d’où le monde perçoit l’atmosphère.

Pour la haine de celui-ci -le « hatovirus », le virus de la haine, la ramification humaine et culturelle du coronavirus, le monde extérieur est l’épicentre. Le vecteur en est les médias, et en particulier les nouveaux médias.

Alors qu’en Europe et dans les Amériques, l’Asie est le bouc émissaire et le « démon » qui a délibérément créé le virus, en Asie, les Chinois sont montrés du doigt.

C’est vraiment pathétique !

Il est assez inquiétant que la plupart des rapports sur la haine induite par le coronavirus -ce fameux hatovirus- proviennent de pays asiatiques proches de la Chine. Ces nouvelles couvent aux Philippines, en Indonésie, en Thaïlande, au Vietnam, etc. Le pire des cas signalés a été celui de l’Indonésie, le 31 janvier 2020, selon lequel « la Chine a ramené des résidents du Hubei de l’étranger vers le centre de l’épidémie à Wuhan à bord d’avions affrétés en provenance de Thaïlande et de Malaisie, invoquant des « difficultés pratiques rencontrées par les passagers à l’étranger ». Cela ne semble ni gai ni humain.

En Australie, après que deux médias ont craché des gros titres chargés de négativité contre les Chinois, le Global Times, un média basé à Beijing, a rapporté l’angoisse des 46 000 citoyens chinois qui ont signé une pétition contre ces articles de presse et exigé une rétractation. Selon l’article du Global Times, « Plus de 46 000 personnes ont signé une pétition demandant aux médias australiens de s’excuser publiquement pour le racisme contre la communauté chinoise après que deux médias ont publié des gros titres et mis en évidence des mots sur leurs premières pages qualifiant la nouvelle pneumonie liée au coronavirus de « virus chinois » et jouent sur des sentiments passionnés qui voudraient que l’on oblige les enfants chinois à rester chez eux ».

Selon une photo du journal diffusé en ligne, le quotidien tabloïd australien The Daily Telegraph a publié dans son édition du 29 janvier un article intitulé « China Kids Stay Home » (« Les enfants chinois restent chez eux »). L’article indique que le gouvernement de la Nouvelle-Galles du Sud a averti « les parents de ne pas envoyer leurs enfants à l’école ou à la garderie s’ils ont récemment séjourné en Chine » en raison de « craintes d’une épidémie de coronavirus à propagation rapide ».

En réaction à cette étrange tendance, Bloomberg, une plate-forme américaine, a bien saisi les choses : « Les compagnies aériennes suspendent les vols en provenance de Chine. En Europe des écoles annulent les échanges d’étudiants. En Corée du Sud des restaurants refusent les clients chinois ».

« Alors qu’un virus mortel se propage au-delà de la Chine, les gouvernements, les entreprises et les établissements d’enseignement peinent à trouver la bonne réponse. La sauvegarde de la santé publique est une priorité. Comment y parvenir sans stigmatiser l’ensemble de la population du pays où l’épidémie a commencé -et où résident près d’un cinquième de tous les humains- est le défi ».

Aux États-Unis, Michelle Phan, une célébrité sino-américaine, a déclaré qu’elle avait été la cible de tirs de barrage racistes sur Twitter dans le contexte de peur du coronavirus de Wuhan. Et dans l’un des cas, elle a répondu : « Pourquoi certains d’entre vous me disent de retourner en Chine manger des chauves-souris ? Je suis américaine, bande de c…s ignorants ! ».

De nombreux autres cas d’attaques haineuses ont été signalés au Canada, où le gouvernement de l’Ontario et la commission scolaire ont dû lancer un avertissement demandant qu’aucun citoyen chinois ne soit maltraité ou stigmatisé en raison de l’éclosion du coronavirus.

Dans un contraste intéressant, les gouvernements de nombreux pays et organismes intergouvernementaux, dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Union européenne, l’Inde, le Pakistan et le Vatican, par le biais du Pape François, ont félicité les autorités chinoises pour leurs efforts concertés contre le fléau et ont même offert leur aide.

Laissant de côté l’antagonisme habituel, un média américain a publié un article faisant l’éloge de l’ouverture de la Chine dans la gestion et le signalement de l’incident et permettant également au monde extérieur de voir ce qu’elle faisait pour en réduire la propagation, en particulier l’OMS qui s’est rendue à Beijing et s’est entretenue avec le président Xi Jinping. L’article note que cette approche ouverte et transparente s’éloigne de la manière dont la Chine a géré la gestion de l’épidémie de SRAS en 2003, applaudissant cette dimension positive.

Alors, comment pouvons-nous concilier une situation où des gouvernements saluent la Chine et promettent leur soutien en cette période difficile tandis que leurs citoyens marchent dans une direction opposée, aggravant le problème de la stigmatisation ? Pour les gouvernements, sensibiliser les citoyens non informés à agir correctement est devenu une autre tâche.

Cependant, il faut vraiment remercier les scientifiques australiens et ghanéens qui ont contribué aux recherches qui ont créé des vaccins contre le virus. Après que l’Australie a annoncé cette percée, le Ghana a déclaré au monde entier que deux étudiants en pharmacie qui ont été formés en Chine lorsque la première épidémie mineure de coronavirus s’est produite ont cloné le virus avec des échantillons qu’ils avaient alors obtenus en Chine et se sont également portés volontaires pour aller en Chine et aider à combattre cet agent de mort.

Sincèrement, si je possédais l’arme et le savoir-faire scientifiques, mon objectif serait de faire disparaître ce virus. Oui, je préférerais combattre le virus qui a traversé les continents et les nations. Mais aujourd’hui, puisque je n’ai pas l’équipement pour empêcher le coronavirus de se propager et de tuer surtout des Chinois, je déploierais plus facilement la petite arme que j’ai entre mes mains et qui est à ma portée – l’amour, pour aimer les Chinois et ne pas les confondre avec le virus.

Puisque les Chinois ne sont PAS le virus, je préfère combattre le virus en aimant et en me tenant aux côtés des Chinois. Je ne serai pas juste envers eux ou elles et l’humanité si je mettais à l’écart, stigmatisais ou punissais les Chinois épargnés par le virus à un moment où je devrais plutôt les consoler pour la perte de vies, de paix et de moyens de subsistance.

C’est ce que l’humanité exige à juste titre de nous.

Source : Le Quotidien du Peuple

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Propagande à l’alerte jaune


Suivre l’actualité, courir après le vent.
Penser l’actualité, marcher à contre-courant.

 

Cela faisait longtemps que les médias français n’avaient pas eu l’occasion de faire leurs gros titres sur le fameux « péril jaune » qui fait toujours vendre.

Tout démarre avec le coronavirus, une nouvelle forme de syndrome respiratoire, analogue au SRAS, qui est apparu à Wuhan (province du Hubei, Chine) début décembre 2019.

L’occasion était trop belle pour la presse de l’établissement qui se permet des titres comme « Alerte jaune », une référence ouvertement raciste à la couleur de peau des Asiatiques.

Aujourd’hui, la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis fait rage et la France a choisi son camp qui est bien entendu celui du maître américain. Dès qu’une occasion de dénigrer la Chine se présente, cette presse méprisable aux ordres ne manque pas de se jeter dessus comme un chien qui se jette sur un os.

Tous les ans, la grippe tue des milliers de personnes mais cela n’intéresse pas ce genre de presse. Les médias adorent faire peur. C’est un peu leur fond de commerce. Et dès qu’il s’agit de dénigrer la Chine, ils sautent sur l’occasion.

Il est grand temps pour ceux qui souhaitent vraiment s’informer de boycotter les médias français et de se tourner vers certains organes de la presse étrangère ou de certains blogs francophones plus informés que cette presse de l’établissement qui désinforme plus qu’autre chose.

Source : La gazette du citoyen

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Hong Kong est une révolution de couleur


 

J’ai terminé hier et publié aujourd’hui l’article que j’avais sous le coude depuis plus d’un mois : Hong Kong X – Une crise politique ukrainienne. Or je découvre ce matin, à l’heure de mon petit-déjeuner au Mexique, cet éditorial du Khmer Times en date du 25 octobre 2019.

Révolution de couleur avec les caractéristiques de Hong Kong

Les violentes manifestations à Hong Kong au cours des sept derniers mois ont considérablement ébranlé l’économie, la légitimité et la société de ce centre financier de l’Asie. C’est très alarmant et un défi pour le gouvernement de Hong Kong d’intervenir de manière appropriée et efficace afin de limiter les émeutes.

Le gouvernement chinois considère les manifestations comme une « révolution de couleur » avec des caractéristiques propres à Hong Kong, en raison d’émeutes généralisées dans toute la ville. Les dommages collatéraux sont sérieux et dépassent Hong Kong.

Zhang Xiaoming, directeur du Bureau des affaires de Hong Kong et Macao (HKMAO) du Conseil des Affaires d’État, a déclaré que les manifestations reflètent les « caractéristiques évidentes d’une révolution de couleur » (soulèvement violent d’une partie du peuple téléguidé par l’étranger et qui trouve son origine en Europe de l’Est au début des années 2000).

Certains érudits chinois partagent le même point de vue. Le professeur Zhang Dinghuai de l’Université de Shenzhen a déclaré au Straits Times que les éléments communs des révolutions de couleur incluent de fortes revendications politiques spécifiques, l’ingérence de forces extérieures, des tentatives de manipulation du peuple, des affrontements et des troubles sociaux, des pressions énormes sur les autorités et le transfert de pouvoir par des méthodes prétendument « non violentes ».

Il est généralement observé que l’ingérence étrangère est le catalyseur d’une transition de pouvoir violente et illégitime sous prétexte de démocratie et de droits de l’homme dans les pays frappés par des révolutions de couleur.

Les symptômes de la révolution de couleur incluent la création du chaos social et de l’instabilité politique, la perturbation des fonctions de l’État, la remise en cause de la légitimité de l’État, provoquant un ralentissement économique ou une crise.

Habituellement, les dirigeants de ces mouvements utilisent les termes « lutte pour la démocratie, les droits de l’homme et les libertés fondamentales ». Mais ces révolutions de couleur ont souvent conduit à une instabilité politique à long terme et à une morosité de l’économie.

Nous devons comprendre que la démocratie n’est pas une conséquence mais un processus et un trajet. Aucune société n’a été capable de construire une société démocratique et un système politique du jour au lendemain. La démocratie doit être comprise comme un moyen de parvenir à la paix, à la stabilité et à la prospérité à long terme, ce qui nécessite une réflexion à long terme et une intervention stratégique.

La démocratie ne fonctionne pas bien sans des bases économiques solides, une communauté locale résiliente et éduquée, un leadership efficace et des institutions étatiques.

Les citoyens de Hong Kong jouissent de la paix et du développement depuis 1997 dans le cadre de la politique « un pays, deux systèmes ». Il n’y avait pas beaucoup de mécontentement du peuple contre le gouvernement alors que le niveau de vie était élevé et les affaires marchaient bien.

Cependant, les choses ont commencé à changer en 2014 lorsque des milliers de manifestants ont envahi les rues pour réclamer la liberté électorale. Les étudiants représentaient la force principale derrière les manifestations. L’ampleur des manifestations et de l’ingérence étrangère à cette époque étaient bien moindre qu’aujourd’hui.

L’esprit des manifestations de 2014 s’est poursuivi jusqu’à présent. Les manifestations sont devenues des émeutes et portent les traits d’une révolution de couleur. C’est un développement dangereux en effet. Le système éducatif de Hong Kong a implanté les « valeurs et idéaux libéraux » auprès des jeunes.

Ces idéaux ont été manipulés politiquement par des politiciens populistes et extrémistes prêts à saisir l’opportunité de délégitimer le gouvernement pour accéder au pouvoir. La jeune génération à Hong Kong est vulnérable aux manipulations politiques car ses opinions politiques sont largement motivées par des conceptions du monde à court terme, utopiques et irréalistes.

L’édification d’une nation est un processus à long terme. La démocratie est un trajet. La paix, la stabilité, l’harmonie sociale et la prospérité partagée sont les objectifs de l’édification de la nation. Pour un grand pays, avec une population d’environ 1,4 milliard d’habitants, d’ethnies, de religions et de croyances diverses, ce n’est pas une tâche facile pour la Chine de construire un système politique intégré de valeur.

Les jeunes de Hong Kong devraient en apprendre davantage sur les processus de construction de la nation dans d’autres pays et en tirer des leçons pour eux-mêmes et pour leur communauté. Ils devraient également apprendre les expériences des pays qui ont traversé une instabilité sociale et politique prolongée et une guerre civile avant d’arriver à des valeurs de paix et de stabilité.

Le Cambodge peut offrir des enseignements historiques au peuple de Hong Kong en ce qui concerne les souffrances de la guerre et des conflits. Les Hongkongais ne devraient pas dépendre totalement d’une puissance majeure [comme les États-Unis] pour les aider à réaliser leur rêve. Ils doivent définir et déterminer eux-mêmes l’avenir de Hong Kong.

Une révolution de couleur ne fera que causer des dommages collatéraux aux Hongkongais, avec une instabilité sociale et politique à long terme et un ralentissement économique. Les besoins réels des jeunes de Hong Kong sont les opportunités d’emploi, un bien-être socio-économique décent et le bonheur familial.

S’il vous plaît, Hongkongais, réveillez-vous et vivez avec les réalités. L’avenir est entre vos mains!

S’il vous plaît, Cambodgiens, réveillez-vous et voyez les dégâts que peut causer un homme politique nocif comme Sam Rainsy.

Source : Khmer TimesLa gazette du citoyenRéseau International.

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Le leadership mondial de la Chine


 

La vaste majorité des Américains [et des autres Occidentaux (NdT)] n’ont absolument aucune idée du niveau de développement de la Chine. Regardez les commentaires des réseaux sociaux, et il est clair que trop de commentaires d’Américains – en particulier ceux des partisans de Trump [et ceux d’Obama – Clinton (SL)] – sont nourris de désinformation et de préjugés. « La Chine a 100 ans de retard »… « Tous les produits chinois sont de la merde »… « La Chine ne peut pas innover »… « C’est un pays communiste, pauvre, pollué »… et, bien sûr, le thème le plus récurrent est « L’économie chinoise est en train de s’écrouler ». Il est difficile de changer ces opinions, car ces gens renforcent leurs préjugés en ne partageant et en consommant que des articles anti-Chine. Tout ce qui est positif à propos de la Chine est attaqué comme « propagande chinoise ».

Ce mélange d’ignorance et d’orgueil explique aussi pourquoi les sociétés occidentales ont aussi volontiers partagé leur propriété intellectuelle avec leurs partenaires de joint ventures chinois. L’expression « transfert forcé de technologie » n’a été inventée, rétroactivement, qu’après que les entreprises chinoises aient commencé à menacer les profits occidentaux, par exemple : Huawei a dépassé Apple, Nokia et Ericsson en matière de smartphones, de 5G et d’infrastructures de télécommunications ; BYD fabrique plus de véhicules électriques que Tesla ; Alibaba et Tencent traitent 50 fois plus de paiements par téléphones mobiles que les États-Unis ; et les start-ups les plus rentables (ByteDance) et les plus innovantes (Meituan) sont chinoises.

S’il est vrai que la Chine, dans l’ensemble, a encore un long chemin à parcourir en termes de PIB par habitant, de nombreuses grandes villes chinoises sont essentiellement des « économies développées ». De plus, la Chine a surpassé les États-Unis dans de nombreux domaines et rattrape son retard dans d’autres.

Si vous ne connaissez pas votre concurrent, vous êtes certain de perdre la partie. Voici donc quelques statistiques rapides sur le leadership mondial de la Chine.

Lire l’intégralité de l’article : China’s Global Leadership List – Charts and Facts 2019, World Affairs – Le leadership mondial de la Chine – faits et graphiques 2019 Entelekheia.

Lire aussi :
30/09/2019, The Composition of the World Economy by GDP (PPP), Visual Capitalist.
01/10/2019, Le leadership mondial de la Chine – faits et graphiques, Entelekheia.
Dossier documentaire Économie Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle Géoéconomie, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.