Chine en Question

Blog dédié au Monde asiatique

Archives de Catégorie: Cinéma

Higanbana (1958)


 

Titre : Higanbana – Fleurs d’équinoxe
Réalisateur : OZU Yasujirō
Acteurs : Shin Saburi, Kinuyo Tanaka, Ineko Arima
Durée : 1h55
Année : 1958
Pays : Japon
Genre : Comédie
Résumé : Wataru Hirayama prend très mal l’affront que lui fait sa fille Setsuko en refusant le mariage qu’il a arrangé pour elle. Il va néanmoins rendre visite aux jeunes époux amoureux.
Fiche : IMDb
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Avis de Chine en Question : Premier film en couleurs du réalisateur. OZU réussit le passage du noir et blanc à la couleur comme celui du muet au parlant
Fait le publicité pour pour la marque de whisky Black & White [59’29 et 1h10].
Reprend des images d’immeubles de Chichi ariki, mais les trucs de mise en scène n’effacent pas l’ennui que génère l’excès de bavardage.
Avis de : Sens Critique

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Tōkyō boshoku (1957)


 

Titre : Tōkyō boshoku – Crépuscule à Tokyo
Réalisateur : OZU Yasujirō
Acteurs : Setsuko Hara, Ineko Arima and Chishū Ryū
Durée : 2h14
Année : 1957
Pays : Japon
Genre : Drame
Résumé : Takako revient vivre chez son père où demeure également sa sœur cadette, Akiko. Elle quitte un mari dont le fossé se creuse de plus en plus. Bientôt, elle apprend que sa mère qui les a abandonné par le passé travaille dans un salon de Mah-jong à proximité de chez eux. Takako demande à sa mère de taire son identité auprès d’Akiko. Cette dernière doit faire face à des problèmes personnels…
Fiche : IMDb
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Avis de Chine en Question : Ce film est décevant parce que trop bavard même s’il contient de rares vraies scènes de cinéma.
Avis de : Sens Critique

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Sōshun (1956)


 

Titre : Sōshun – Printemps précoce
Réalisateur : OZU Yasujirō
Acteurs : Chikage Awashima, Ryō Ikebe, Teiji Takahashi
Durée : 2h24
Année : 1956
Pays : Japon
Genre : Drame
Résumé : Dans la métropole de Tokyo, l’employé de bureau Shoji Sugiyama se prépare à partir travailler avec l’aide de sa femme, Masako. Leur seul enfant est mort quelques années auparavant de maladie. Au cours d’une sortie avec ses amis et collègues, Shoji passe du temps avec une secrétaire, Kaneko, surnommée « Poisson rouge » pour ses grands yeux. Peu de temps après, ils ont une relation éphémère. Mais Masako soupçonne cette liaison et décide de quitter le domicile conjugal.
Fiche : IMDb
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Avis de Chine en Question : La musique extradiégétique de supermarché est inconsistante.
OZU quitte le terrain familial et se lance dans une narration avec de multiples personnages. Pour la première fois, il montre un couple qui s’embrasse. Mais il creuse son chemin de la nostalgie du passé : Mais voilà, autre temps autres mœurs [2h12] et surtout fait un film bavard, trop bavard.
Avis de : Sens Critique

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Bakushu (1951)


 

Titre : Bakushu – Été précoce
Réalisateur : OZU Yasujirō
Acteurs : Setsuko Hara, Chishu Ryu, Chikage Awashima
Durée : 2h05
Année : 1951
Pays : Japon
Genre : Comédie
Résumé : Résistance d’une jeune femme qui refuse le mariage souhaité par sa famille pour épouser un homme plus modeste.
Fiche : IMDb
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Avis de Chine en Question : Si la mise en scène est intéressante, l’histoire est sans intérêt.
OZU évoque sa nostalgie du passé (avant la guerre) et la perte des traditions. Une phrase résume tout : Il faut savoir se contenter de ce qu’on a [2h03].
OZU cite la suite romanesque Les Thibault de Roger Martin du Gard [09’20].
Avis de : Sens Critique

Lire aussi :
Roger MARTIN DU GARD, Les Thibault 8 tomes, 1920-1940 [Texte en ligne].
Cinéma Japon, Ciné Monde.
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Munekata kyōdai (1950)


 

Titre : Munekata kyōdai – Les sœurs Munekata
Réalisateur : OZU Yasujirō
Acteurs : Kinuyo Tanaka, Sō Yamamura, Ken Uehara
Durée : 1h52
Année : 1950
Pays : Japon
Genre : Drame
Résumé : Setsuko est malheureuse avec son mari alcoolique cynique, peu aimant et encore moins aimable. Elle sait néanmoins que son cancer le tuera probablement dans un an. Elle travaille dans un bar nommé Acacia. Les affaires marchent mal pourtant. Le propriétaire réclame de l’argent, qu’elle n’a pas. Hiroshi, l’homme qu‘elle aimait autrefois, est de retour au Japon après un séjour en France. Sa petite sœur, Mariko tombe sous son charme…
Fiche : IMDb
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Avis de Chine en Question : La mise en scène ne sauve pas cette fois-ci le scénario trop verbeux. L’impertinente Hideko Takamine sauve quand même le film.
OZU semble regretter de plus en plus l’ancien temps : Dans l’ancien Japon, il y a de belles choses [20’16].
Reprend la citation plusieurs fois de Don Quichotte et ouvertement comme la publicité pour la marque de whisky Johnnie Walker (Shukujo wa nani o wasureta ka (1937) – La dame, qu’a-t-elle oublié ?) [22’40, 34’43, 38’07 et 1h20].
Avis de : Sens Critique

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Banshun (1949)


 

Titre : Banshun – Printemps tardif
Réalisateur : OZU Yasujirō
Acteurs : Chishu Ryu, Setsuko Hara, Yumeji Tsukioka
Durée : 1h48
Année : 1949
Pays : Japon
Genre : Drame
Résumé : Noriko est la seule enfant de la famille à ne pas être mariée. Elle vit cependant heureuse avec son père mais ce dernier pense qu’il est grand temps pour elle de penser au mariage. Noriko est réticente à l’idée de laisser son père seul mais elle finit tout de même par accepter. Après un dernier séjour à Kyoto en compagnie de sa fille, le père finit par ressentir cette solitude que sa fille avait tant redoutée.
Fiche : IMDb
Partage déniché par : Chine en Question
Avis de Chine en Question : La mise en scène est passionnante, mais l’histoire beaucoup moins. Setsuko Hara en fait un peu trop en passant du sourire hollywoodien forcé à la bouderie aussi forcée.
La scène du voyage en train est particulièrement réussie [10’30-13’35]. Mais l’insert d’une publicité pour Coca Cola est assez déplaisante [22’47].
OZU reprend le thème de Kagamijishi (1936) – La danse du lion dans un climat plus religieux [52’09-59’00].
La scène de l’envolé d’oiseaux devant une pagode est remarquable [1h11].
Le religieux revient dans une scène épurée d’un jardin ordonnancé selon le bouddhisme zen [1h28].
Le discours du père, le bonheur vient avec l’effort, est assez lourd [1h28], mais l’esthétique l’emporte malgré tout.
Avis de : Sens Critique

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Kaze no naka no mendori (1948)


 

Titre : Kaze no naka no mendori – Une poule dans le vent
Réalisateur : OZU Yasujirō
Acteurs : Kinuyo Tanaka, Shūji Sano, Chieko Murata
Durée : 1h24
Année : 1948
Pays : Japon
Genre : Drame
Résumé : Dans l’immédiat après-guerre, une femme est contrainte de se prostituer pour payer les frais d’hospitalisation de son enfant. Elle ne peut cacher son secret à son mari lorsqu’il rentre du front. Lentement, il finira par comprendre les difficultés économiques de la guerre pour ceux qui sont restés à l’arrière.
Fiche : IMDb
Partage proposé par : Divers DVD VOSTFR-EN-ES
Avis de Chine en Question : Dommage que cette histoire soit moralisatrice car la mise en scène est intéressante.
OZU montre l’affiche de Love Letters [07’00].
OZU enchaîne deux plans vides [13’31-16’47] puis trois dont dans l’ordre inverse [16’15-16’47].
Avis de : Sens Critique

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Nagaya shinshiroku (1947)


 

Titre : Nagaya shinshiroku – Récit d’un propriétaire
Réalisateur : OZU Yasujirō
Acteurs : Choko Iida, Hohi Aoki, Eitarō Ozawa
Durée : 1h12
Année : 1947
Pays : Japon
Genre : Comédie
Résumé : Un orphelin de guerre est trouvé dans les rues de Tokyo et est envoyé en pension chez une veuve d’une cinquantaine d’années, Tané. Ayant du mal à supporter la présence de cet enfant au début, Tané se met peu à peu à l’aimer et est désespérée lorsque le père de l’enfant est retrouvé…
Fiche : IMDb
Partage proposé par : Arsenevich DVD VOSTFR-EN-ES
Avis de Chine en Question : Après la guerre et ses délires nationaliste, OZU revient à son thème favori : la famille décomposée dans la classe des pauvres.
Les scènes, réalisées en extérieur, donnent une touche poétique à l’histoire [14’43]. Dommage qu’à l’avant dernière scène le discours l’emporte sur l’image.
Avis de : Sens Critique

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Hollywood à Shanghai


 

En 1930, un groupe d’entrepreneurs chinois vivant entre Shanghai, Hong Kong et Pékin, fondent une des plus grandes compagnies cinématographiques de l’époque, la Lianhua. La Chine est alors une nation jeune et vulnérable et leur projet est autant économique que politique. La compagnie ambitionne de donner ses lettres de noblesse au cinéma chinois et de concurrencer les Majors américaines qui dominent le marché du film. À Shanghai, elle projette de bâtir un « Hollywood oriental ». Un immense complexe de production voit alors le jour, sorte de microcosme idéal où l’art et la culture doivent servir le projet de construction nationale. Les acteurs, réalisateurs, techniciens de la Lianhua comptent parmi les plus grands de l’époque. Leurs films attestent de leur exigence artistique, combinant la volonté de s’approprier le cinéma hollywoodien et d’explorer l’art cinématographique à la nécessité de dénoncer les problèmes du pays.

Ce projet connut bien des difficultés. La guerre avec le Japon en 1937 marqua un premier coup d’arrêt, brutal. Les dissensions de l’immédiat après-guerre l’achevèrent. Mais, même après sa disparition en 1948, son héritage se transmit dans l’espace chinois.

Cet ouvrage retrace l’histoire de la Lianhua entre 1930 et 1948, examinant, à travers les heurs et malheurs d’une grande compagnie cinématographique, l’aventure des hommes et de leurs films. C’est à la fois le cinéma d’avant la Chine communiste et le destin d’une communauté culturelle d’exception qui sont révélés.

Anne KERLAN, Hollywood à Shanghai – L’épopée des studios Lianhua, 1930-1948, Presses universitaires de Rennes, 2015 [Texte en ligne].

Lire aussi :
06/01/2020, Chine-Occident, comment l’affaire a mal tourné ? – Le cinéma au service de la Chine, France Culture.
Revue de presse Chine, Chine en Question.
Dossier Cinéma Chine, Monde en Question.
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Chichi ariki (1942)


 

Titre : Chichi ariki – Il était un père
Réalisateur : OZU Yasujirō
Acteurs : Chishu Ryu, Shuji Sano, Shin Saburi
Durée : 1h26
Année : 1942
Pays : Japon
Genre : Drame
Résumé : Dans une ville de province, un enseignant veuf mène une vie modeste avec son fils unique. Lors d’un voyage scolaire, un élève se noie dans un lac. L’enseignant prend la responsabilité de l’accident et doit démissionner. Il quitte alors la ville avec son fils pour retrouver leur région natale.
Fiche : IMDb
Partage proposé par : Anonyme DVD VOSTFR
Avis de Chine en Question : Les très beaux plans de la première scène en extérieure augurent d’un bon film sur le plan formel, mais l’excursion, qui a des allures de défilé para militaire, n’annonce rien de bon sur le fond [06’37].
Les prises de vue intéressantes bien que non essentielles :
– Le train à partir de l’avant de la locomotive côté gauche [13’41] et côté droit [14’24]
– La muraille en contre-plongée [16’16]
– Des machines [33’46]
– Un immeuble [33’49] et [56’28]
– Un torrent [45’05] et [46’45]
Le père tient un discours très politiquement correct sur le thème du sacrifice pour le travail : Le vrai bonheur vient après la souffrance. Qui connaît la peine connaît la joie [49’47] et un discours patriotique : Tu dois penser à servir ton pays [54’26].
Avis de : Sens Critique

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