Chine en Question

Blog dédié au Monde asiatique

Archives de Tag: virus (2019-nCoV)

Le comble de la propagande


 

Contrairement à ce que j’ai réalisé à propos du virus A/H1N1, je ne citerai pas tous les médias qui, une fois encore, engrangent de l’audience et des bénéfices en instrumentalisant la peur à propos du virus 2019-nCoV [1].

La palme revient au torchon d’extrême droite danois Jyllands-Posten adulé par les médias français. Charlie Hebdo avait copié-collé sa campagne contre les musulmans. Cette opération marketing a non seulement sauvé l’hebdomadaire de la banqueroute, mais lui a permis de gagner des millions que se dispute l’équipe survivante.

Jyllands-Posten a récidivé dans la caricature raciste en substituant les étoiles du drapeau chinois par des virus [2].

 

La palme revient aussi au médecin de Hong Kong qui affirme sans rire :

Il y a une possibilité que 60% de la population mondiale finisse par contracter le virus. Le taux de propagation est tel, selon lui, que même si les mesures actuelles de contingentement s’avèrent nécessaires et efficaces aux premiers stades de l’épidémie, celle-ci risque de se propager bien au delà des pays actuellement touchés.
Source

La propagande sur l’épidémie du virus 2019-nCoV prétend qu’elle serait mondiale alors qu’elle est limitée à la province du Hubei qui totalise 82,12% des cas et 95,86% des morts !

17/02/2020
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
Statistiques virus 2019-nCoV, Monde en Question.
Revue de presse Chine Société, Chine en Question.
Dossier Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

Notes et références

[1] Lire :
Articles virus A/H1N1, Monde en Question.
Revue de presse Grippe A/H1N1 2009, Monde en Question.
Revue de presse Grippe A/H1N1 2010, Monde en Question.

[2] Lire :
Les internautes chinois répondent à la caricature danoise du drapeau chinois en évoquant le pourrissement du Royaume du Danemark, Strategika 51
Les chinois profondément offensées par le Jyllands-Posten, lequel n’en est pas à sa première caricature de mauvais goût et idéologiquement orientée, ont poussé la riposte jusqu’à évoquer le rôle de la richissime famille Laudrup qui monopolise à elle seule l’ensemble de l’économie danoise grâce à ses anciennes accointances avec les Rothschild et leur soutien avéré à la montée du parti National Socialiste Allemand entre 1926 et 1938.
Articles caricature, Monde en Question.
Articles Charlie Hebdo, Chine en QuestionMonde en Question.

L’épidémiologie ou la science de l’estimation du risque en santé publique


 

Peut-on évaluer le risque d’avoir une maladie en lien avec nos gènes, nos comportements ou notre environnement ? L’épidémiologie, qui étudie la répartition et les déterminants des maladies dans la population, permet de répondre à ces questions. Le développement fulgurant de cette science, dans la seconde moitié du XXe siècle, a permis de faire des progrès considérables dans l’identification des facteurs de risque des maladies cardiovasculaires et de nombreux cancers. Les progrès du séquençage du génome humain au début du XXIe siècle et, d’une façon plus générale, l’accès aux données massives (big data), ont révolutionné la recherche en épidémiologie tout en lui imposant de nouveaux défis scientifiques et éthiques.

Arnaud FONTANET, L’épidémiologie ou la science de l’estimation du risque en santé publique, Leçon inaugurale prononcée le jeudi 31 janvier 2019, [Texte en ligne].

Cette publication de la leçon inaugurale, prononcée au Collège de France par Arnaud Fontanet le jeudi 31 janvier 2019, vient à point pour rappeler ce que peut et ne peut pas santé publique alors que règne une psychose orchestrée par les médias sur l’épidémie du virus 2019 -nCoV : mon objectif au cours de cette leçon inaugurale est non seulement de vous familiariser avec les grands enjeux de l’épidémiologie, mais également de vous donner des clés pour mieux comprendre les résultats des études épidémiologiques et vous permettre d’avoir un regard critique sur leur interprétation.

14/02/2020
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
Rapport d’activité 2018 de la DREES, Ministère des Solidarités et de la Santé.
Dossier Crise & Gestion de crise, Monde en Question.
Revue de presse Chine, Chine en Question.
Dossier Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

Le virus de la propagande


 

Durant un peu plus de 16 mois, entre le début avril 2009 et la mi-août 2010, les médias ont gagné des fortunes en créant et en entretenant la peur du virus A/H1N1 par une vaste campagne de propagande.
Les médias américains et européens s’acharnèrent à cette époque contre le Mexique, tenu pour responsable de l’épidémie alors que le nombre de cas et de morts fut plus élevé aux États-Unis.
L’OMS, dont certains experts avaient des liens avec des fabricants de vaccins, a largement crédibilisé le feuilleton médiatique alors que le risque resta limité. Cette pandémie mondiale a en effet occasionné 284 500 décès contre 250 000 à 500 000 attribués chaque année à la grippe saisonnière dans le monde (entre 290 000 et 650 000 selon les dernières études de l’OMS) [1].

Onze ans plus tard, les médias orchestrent leur propagande contre les Chinois, présentés comme un risque pour la survie du monde occidental. Ils reprennent le vieux discours raciste contre la soi-disante menace d’un péril jaune. Ce thème est apparu aux États-Unis en 1881 avec la publication de Three Hundred Years Hence de W.H. Day et en France en 1897 avec celle de Le péril jaune du sociologue russe d’expression française Jacques Novicow. Jack London publia deux nouvelles sur ce thème : The Yellow Peril – Le péril jaune en 1904 et The Unparalleled Invasion – Une invasion sans précédent en 1910 qui, reprenant les argument du texte précédent, vante la solution finale : éradiquer les Chinois de la surface de la terre grâce à l’arme bactériologique [2].


Statistiques du 21/01 au 08/02/2020 (Source)

 

Quand on examine les chiffres d’un peu plus près, on s’aperçoit de cette épidémie soi-disant mondiale est non seulement limitée à la Chine, mais surtout à la province du Hubei qui, le 8 février, totalisait 72,58% des cas et 96,18% des morts survenus en Chine. Alors que le taux de mortalité du virus A/H1N1 fut de 17,4% celui du virus 2019-nCoV est seulement de 2,1%. Enfin, à partir du 1er février, le nombre de guérisons a commencé à dépasser le nombre de décès. [3].

 

Avec seulement 811 morts sur une population 1 400 millions d’habitants, la Chine a beaucoup de progrès à faire pour rivaliser avec la France car il faudrait qu’elle dépasse 62 790 morts en un mois !

10/02/2020
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
Revue de presse Chine Société, Chine en Question.
Dossier Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.


Notes et références

[1] Lire :
Articles virus A/H1N1, Monde en Question.
Revue de presse Grippe A/H1N1 2009, Monde en Question.
Revue de presse Grippe A/H1N1 2010, Monde en Question.
Jusqu’à 650 000 décès par an sont dus à la grippe saisonnière, OMS.

[2] Lire :
Jack LONDON, The Yellow Peril, 1904 [Texte en ligne p.1559-1573].
The menace to the Western world lies, not in the little brown man [Japonais], but in the four hundred millions of yellow men [Chinois] should the little brown man undertake their management. The Chinese is not dead to new ideas; he is an efficient worker; makes a good soldier, and is wealthy in the essential materials of a machine age. Under a capable management he will go far. The Japanese is prepared and fit to undertake this management. Not only has he proved himself an apt imitator of Western material progress, a sturdy worker, and a capable organizer, but he is far more fit to manage the Chinese than are we. The baffling enigma of the Chinese character is no baffling enigma to him. He understands as we could never school ourselves nor hope to understand. Their mental processes are largely the same. He thinks with the same thought-symbols as does the Chinese, and he thinks in the same peculiar grooves. He goes on where we are balked by the obstacles of incomprehension. He takes the turning which we cannot perceive, twists around the obstacle, and, presto! is out of sight in the ramifications of the Chinese mind where we cannot follow.

We have had Africa for the Afrikander, and at no distant day we shall hear « Asia for the Asiatic! » Four hundred million indefatigable workers (deft, intelligent, and unafraid to die), aroused and rejuvenescent, managed and guided by forty-five million additional human beings who are splendid fighting animals, scientific and modern, constitute that menace to the Western world which has been well named the « Yellow Peril. » The possibility of race adventure has not passed away. We are in the midst of our own. The Slav is just girding himself up to begin. Why may not the yellow and the brown start out on an adventure as tremendous as our own and more strikingly unique?

Back of our own great race adventure, back of our robberies by sea and land, our lusts and violences and all the evil things we have done, there is a certain integrity, a sternness of conscience, a melancholy responsibility of life, a sympathy and comradeship and warm human feel, which is ours, indubitably ours, and which we cannot teach to the Oriental as we would teach logarithms or the trajectory of projectiles. That we have groped for the way of right conduct and agonized over the soul betokens our spiritual endowment. Though we have strayed often and far from righteousness, the voices of the seers have always been raised, and we have harked back to the bidding of conscience. The colossal fact of our history is that we have made the religion of Jesus Christ our religion. No matter how dark in error and deed, ours has been a history of spiritual struggle and endeavour. We are pre-eminently a religious race, which is another way of saying that we are a right-seeking race.
Jack LONDON, Une invasion sans précédent, 1910 [Texte en ligne].
Durant l’été et l’automne 1976, la Chine fut un enfer. Il était impossible d’éviter les microscopiques projectiles qui s’infiltraient dans les moindres recoins. Les centaines de millions de morts ne furent pas enterrés, les germes se multiplièrent et, à la fin, des millions de survivants moururent chaque jour de la famine. En outre, celle-ci affaiblissait les victimes, détruisant leurs défenses naturelles contre les fléaux. Le cannibalisme, le meurtre et la folie régnèrent. Ainsi périt la Chine.

C’est seulement au mois de février suivant, à la période la plus froide, que les premières expéditions furent lancées. Elles étaient modestes, composées de scientifiques et de quelques corps de troupes ; mais elles pénétrèrent en Chine de tous côtés. En dépit des précautions prises contre l’infection, de nombreux soldats et quelques médecins furent touchés. Mais l’exploration se poursuivit courageusement. Ils trouvèrent une Chine dévastée, transformée en une étendue en friche où erraient des meutes de chiens sauvages et des brigands désespérés qui avaient survécu. Tous les survivants furent mis à mort, où qu’ils se trouvent.

Alors commença la grande œuvre : le nettoyage de la Chine. Cinq années et des centaines de millions y furent engloutis, après quoi le monde vint s’installer, non dans des zones réparties d’avance, comme l’avait préconisé le baron Albrecht, mais de façon dispersée, selon le plan démocratique américain. Tout un vaste et heureux mélange de nationalités s’implanta en Chine en 1982 et, dans les années qui suivirent, une expérience de fertilisation croisée remarquablement réussie fut menée. Nous connaissons aujourd’hui les résultats admirables, sur le plan industriel, intellectuel et artistique, qui en furent le fruit.

[…] le 17 avril [1987], la Convention de Copenhague fut réunie. En présence des représentants de toutes les nations du monde, les participants jurèrent de ne jamais plus utiliser les méthodes de guerre bactériologique employées contre la Chine.
Articles péril jaune, Chine en Question.

[3] Lire :
Real-time update on coronavirus outbreak, Global Times.
06/02/2020, Face à l’épidémie, on mesure bien le sens moral de chacun, Le Quotidien du Peuple
Selon la presse, la grippe H1N1 qui a commencé en 2009 a infecté 1,6323 million de personnes, a fait 284 500 morts, avec un taux de mortalité de 17,4%. Alors que grâce aux efforts inlassables de la Chine, le taux de mortalité de patients atteints de pneumonie causée par le nouveau coronavirus est de 2,1%, nettement moins élevé que celui des autres épidémies. À partir du 1er février, le nombre de guérisons a commencé à dépasser le nombre de décès.
Grippe, Institut Pasteur
La grippe est une infection respiratoire aigüe contagieuse due aux virus influenza, dont la particularité est la grande variabilité génétique. C’est un enjeu de santé publique de par les épidémies saisonnières annuelles qui touchent chaque année 2 à 8 millions de personnes en France, avec un excès de mortalité attribuable à la grippe de 10 000 à 15 000 décès, principalement chez les sujets fragiles.
L’im-Monde de la propagande [virus A/H7N9], Chine en Question.

L’heure est venue de se montrer solidaire


 

L’infection à nouveau coronavirus touche le cœur des gens partout dans le monde. La conscience nous dit à tous que face à l’épidémie, le sort des êtres humains est le même. Ce n’est que par l’unité et la coopération que nous pourrons construire la force de défendre la vie.

Le monde a salué avec chaleur les actions de la Chine et loué sa puissance. Du haut jusqu’en bas, la Chine est unie de manière intégrée, avec une défense et un contrôle communs. D’une manière ouverte, transparente et responsable, la Chine a diffusé en temps opportun des informations sur l’épidémie à l’intérieur du pays et à l’étranger, a répondu activement aux préoccupations de toutes les parties et a renforcé la coopération avec la communauté internationale. Comme l’a souligné un article sur le site Internet espagnol de surveillance de la politique chinoise, l’avantage institutionnel de la Chine qui lui permet de se concentrer sur les événements majeurs a été pleinement démontré dans la lutte contre l’épidémie. La détermination et les actions des 1,4 milliard de Chinois ont également contribué au maintien commun de la santé et de la sécurité publiques régionales et mondiales.

Sur ce point, le monde est tantôt chaud tantôt froid, et chacun exprime ses vrais sentiments. Jusqu’à présent, plus de 70 politiciens de plus de 50 pays et chefs de près de 20 organisations internationales ont envoyé des lettres ou d’autres moyens pour évaluer activement et soutenir les efforts de la Chine pour lutter contre l’infection à nouveau coronavirus, pour encourager Wuhan et la Chine. 11 pays, à savoir la Corée du Sud, le Japon, la Grande-Bretagne, la France, la Turquie, le Pakistan, le Kazakhstan, la Hongrie, l’Iran, le Biélorussie, l’Indonésie ainsi que l’UNICEF ont fait don de matériel de prévention et de contrôle de l’épidémie à la Chine, et les gouvernements de la Russie, du Vietnam, de l’Allemagne et d’autres pays ont également fait don de matériel de prévention et de contrôle de l’épidémie. Des collégiens allemands ont chanté « Que le monde soit plein d’amour ». Des amis japonais ont écrit des mots comme « Les montagnes et les rivières sont différentes, mais le vent et la lune partagent le même ciel ». D’innombrables moments touchants, tous racontent l’histoire de véritables sentiments qui se mélangent et des destins qui s’entrelacent, et montrent le sentiment que « nous sommes une seule et même famille ».

Nous vivons dans un monde globalisé. Aucun membre de la communauté internationale ne peut se trouver en dehors des événements mondiaux de santé publique. Le virus est l’ennemi commun des êtres humains. Gagner la bataille de la prévention et du contrôle de l’épidémie le plus tôt possible est l’objectif commun du monde entier. À l’heure actuelle, ce dont le monde a besoin n’est pas l’opportunisme de quelques fouineurs, pas davantage les préjugés et la discrimination des personnes étroites d’esprit, sans parler des comportements injustes de certains médias occidentaux qui apposent de mauvaises étiquettes et déforment délibérément les choses. L’unité pour le bien de tous est le courant dominant. Comme l’a dit Ban Ki-moon, ancien secrétaire général des Nations Unies et président du Forum de Bo’ao pour l’Asie, lorsque la guerre contre la résistance à l’épidémie aura gagné, ce dont l’histoire se souviendra, ce ne sera pas seulement les avantages du système socialiste à caractéristiques chinoises, mais aussi la responsabilité de tous les pays pour travailler ensemble pour faire face à la crise.

Dans cette période de tempêtes, la Chine et le monde sont dans le même bateau. Après l’épidémie de SARS en 2003, W. Ian Lipkin, professeur à l’Université de Columbia aux États-Unis, connu comme un « chasseur de virus », a développé une profonde amitié avec la Chine. Aujourd’hui, il est de retour en Chine, où il travaille avec ses homologues chinois pour contenir l’épidémie. Après l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest en 2014, la Chine a pris l’initiative de répondre à l’appel des pays africains pour une opération d’aide d’urgence. Aujourd’hui, la société sud-africaine U-Mask a fait don de masques médicaux à la Chine, et Yaya Touré, un joueur de football ivoirien, a enregistré une vidéo pour encourager Wuhan. On pourrait aussi citer des dizaines de milliers d’employés de la plus grande banque d’Afrique qui « portent des vêtements rouges et soutiennent la Chine ». Le partage du bon et du mauvais est la bonne attitude du monde face aux risques et aux défis, et c’est aussi une puissante inspiration libérée par la conscience d’une communauté avec un avenir commun pour l’humanité.

Parce que nos destins à tous sont connectés, les cœurs le sont aussi. Les yeux du monde sont braqués sur Wuhan. Ces derniers jours, les miracles des hôpitaux de Huoshenshan et de Leishenshan ont impressionné le monde. La BBC a rapporté de manière particulièrement vive les dizaines de millions d’internautes dans le monde regardant la retransmission en direct de la construction de ces deux hôpitaux d’urgence. Les internautes du monde entier appellent avec affection les engins de construction rugissants « Tonnerre Blanc » ou « Frère Red Bull ». Les gens louent la vitesse et l’efficacité de la Chine et croient en la puissance écrasante de la Chine.

L’heure est venue de se montrer solidaire dans la tempête, et les gens du monde entier choisissent sincèrement de se tenir aux côtés de la Chine. Les êtres humains ne seront jamais vaincus par le virus, et s’ils combattent l’épidémie ensemble, ils parviendront sans le moindre doute à la victoire finale.

Source : Le Quotidien du Peuple

Lire aussi :
Real-time update on coronavirus outbreak, Global Times.
新型冠状病毒 Lutte contre l’épidémie, Le Quotidien du Peuple.
Revue de presse Chine Société, Chine en Question.
Dossier Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

C’est le virus qu’il faut combattre, pas les Chinois


 

Le covonavirus (2019-nCoV) se propage rapidement, il est aujourd’hui présent dans plus de 20 pays. Mais la peur que le coronavirus se propage est bien plus grande que tous les décès et les infections réunis.

Hélas, une charge virale pire encore se situe maintenant également quelque part dans une autre dimension, causant de plus graves dommages à l’humanité : le racisme, la haine et la marginalisation des Chinois.

Dans la plupart des régions du monde, les médias sociaux voient des centaines de milliers de ces récoltes de haine, surtout dans des sociétés qui se vantent pourtant d’être civilisées et savent mieux que personne ce qu’un virus devrait être et qu’il est différent des citoyen d’un pays d’où un virus tueur est parti.

Pour le coronavirus, la Chine est l’épicentre, le lieu de naissance d’où le monde perçoit l’atmosphère.

Pour la haine de celui-ci -le « hatovirus », le virus de la haine, la ramification humaine et culturelle du coronavirus, le monde extérieur est l’épicentre. Le vecteur en est les médias, et en particulier les nouveaux médias.

Alors qu’en Europe et dans les Amériques, l’Asie est le bouc émissaire et le « démon » qui a délibérément créé le virus, en Asie, les Chinois sont montrés du doigt.

C’est vraiment pathétique !

Il est assez inquiétant que la plupart des rapports sur la haine induite par le coronavirus -ce fameux hatovirus- proviennent de pays asiatiques proches de la Chine. Ces nouvelles couvent aux Philippines, en Indonésie, en Thaïlande, au Vietnam, etc. Le pire des cas signalés a été celui de l’Indonésie, le 31 janvier 2020, selon lequel « la Chine a ramené des résidents du Hubei de l’étranger vers le centre de l’épidémie à Wuhan à bord d’avions affrétés en provenance de Thaïlande et de Malaisie, invoquant des « difficultés pratiques rencontrées par les passagers à l’étranger ». Cela ne semble ni gai ni humain.

En Australie, après que deux médias ont craché des gros titres chargés de négativité contre les Chinois, le Global Times, un média basé à Beijing, a rapporté l’angoisse des 46 000 citoyens chinois qui ont signé une pétition contre ces articles de presse et exigé une rétractation. Selon l’article du Global Times, « Plus de 46 000 personnes ont signé une pétition demandant aux médias australiens de s’excuser publiquement pour le racisme contre la communauté chinoise après que deux médias ont publié des gros titres et mis en évidence des mots sur leurs premières pages qualifiant la nouvelle pneumonie liée au coronavirus de « virus chinois » et jouent sur des sentiments passionnés qui voudraient que l’on oblige les enfants chinois à rester chez eux ».

Selon une photo du journal diffusé en ligne, le quotidien tabloïd australien The Daily Telegraph a publié dans son édition du 29 janvier un article intitulé « China Kids Stay Home » (« Les enfants chinois restent chez eux »). L’article indique que le gouvernement de la Nouvelle-Galles du Sud a averti « les parents de ne pas envoyer leurs enfants à l’école ou à la garderie s’ils ont récemment séjourné en Chine » en raison de « craintes d’une épidémie de coronavirus à propagation rapide ».

En réaction à cette étrange tendance, Bloomberg, une plate-forme américaine, a bien saisi les choses : « Les compagnies aériennes suspendent les vols en provenance de Chine. En Europe des écoles annulent les échanges d’étudiants. En Corée du Sud des restaurants refusent les clients chinois ».

« Alors qu’un virus mortel se propage au-delà de la Chine, les gouvernements, les entreprises et les établissements d’enseignement peinent à trouver la bonne réponse. La sauvegarde de la santé publique est une priorité. Comment y parvenir sans stigmatiser l’ensemble de la population du pays où l’épidémie a commencé -et où résident près d’un cinquième de tous les humains- est le défi ».

Aux États-Unis, Michelle Phan, une célébrité sino-américaine, a déclaré qu’elle avait été la cible de tirs de barrage racistes sur Twitter dans le contexte de peur du coronavirus de Wuhan. Et dans l’un des cas, elle a répondu : « Pourquoi certains d’entre vous me disent de retourner en Chine manger des chauves-souris ? Je suis américaine, bande de c…s ignorants ! ».

De nombreux autres cas d’attaques haineuses ont été signalés au Canada, où le gouvernement de l’Ontario et la commission scolaire ont dû lancer un avertissement demandant qu’aucun citoyen chinois ne soit maltraité ou stigmatisé en raison de l’éclosion du coronavirus.

Dans un contraste intéressant, les gouvernements de nombreux pays et organismes intergouvernementaux, dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Union européenne, l’Inde, le Pakistan et le Vatican, par le biais du Pape François, ont félicité les autorités chinoises pour leurs efforts concertés contre le fléau et ont même offert leur aide.

Laissant de côté l’antagonisme habituel, un média américain a publié un article faisant l’éloge de l’ouverture de la Chine dans la gestion et le signalement de l’incident et permettant également au monde extérieur de voir ce qu’elle faisait pour en réduire la propagation, en particulier l’OMS qui s’est rendue à Beijing et s’est entretenue avec le président Xi Jinping. L’article note que cette approche ouverte et transparente s’éloigne de la manière dont la Chine a géré la gestion de l’épidémie de SRAS en 2003, applaudissant cette dimension positive.

Alors, comment pouvons-nous concilier une situation où des gouvernements saluent la Chine et promettent leur soutien en cette période difficile tandis que leurs citoyens marchent dans une direction opposée, aggravant le problème de la stigmatisation ? Pour les gouvernements, sensibiliser les citoyens non informés à agir correctement est devenu une autre tâche.

Cependant, il faut vraiment remercier les scientifiques australiens et ghanéens qui ont contribué aux recherches qui ont créé des vaccins contre le virus. Après que l’Australie a annoncé cette percée, le Ghana a déclaré au monde entier que deux étudiants en pharmacie qui ont été formés en Chine lorsque la première épidémie mineure de coronavirus s’est produite ont cloné le virus avec des échantillons qu’ils avaient alors obtenus en Chine et se sont également portés volontaires pour aller en Chine et aider à combattre cet agent de mort.

Sincèrement, si je possédais l’arme et le savoir-faire scientifiques, mon objectif serait de faire disparaître ce virus. Oui, je préférerais combattre le virus qui a traversé les continents et les nations. Mais aujourd’hui, puisque je n’ai pas l’équipement pour empêcher le coronavirus de se propager et de tuer surtout des Chinois, je déploierais plus facilement la petite arme que j’ai entre mes mains et qui est à ma portée -l’amour, pour aimer les Chinois et ne pas les confondre avec le virus.

Puisque les Chinois ne sont PAS le virus, je préfère combattre le virus en aimant et en me tenant aux côtés des Chinois. Je ne serai pas juste envers eux ou elles et l’humanité si je mettais à l’écart, stigmatisais ou punissais les Chinois épargnés par le virus à un moment où je devrais plutôt les consoler pour la perte de vies, de paix et de moyens de subsistance.

C’est ce que l’humanité exige à juste titre de nous.

Source : Le Quotidien du Peuple

Lire aussi :
Real-time update on coronavirus outbreak, Global Times.
新型冠状病毒 Lutte contre l’épidémie, Le Quotidien du Peuple.
Revue de presse Chine Société, Chine en Question.
Dossier Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

La Chine lutte contre l’épidémie


 

Pendant que la Chine lutte avec acharnement contre l’épidémie du coronavirus les médias occidentaux se complaisent dans l’immonde propagande de la menace du péril jaune.

J’invite les lecteurs à lire les informations, publiées en anglais par Global Times, sur l’évolution de l’épidémie et à comparer le nombre de cas mortels recensés en Chine à celui de la mortalité annuelle de la grippe en France communiqué par l’Institut Pasteur.

03/02/2020
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
Revue de presse Chine Société, Chine en Question.
Dossier Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

Propagande à l’alerte jaune


Suivre l’actualité, courir après le vent.
Penser l’actualité, marcher à contre-courant.

 

Cela faisait longtemps que les médias français n’avaient pas eu l’occasion de faire leurs gros titres sur le fameux « péril jaune » qui fait toujours vendre.

Tout démarre avec le coronavirus, une nouvelle forme de syndrome respiratoire, analogue au SRAS, qui est apparu à Wuhan (province du Hubei, Chine) début décembre 2019.

L’occasion était trop belle pour la presse de l’établissement qui se permet des titres comme « Alerte jaune », une référence ouvertement raciste à la couleur de peau des Asiatiques.

Aujourd’hui, la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis fait rage et la France a choisi son camp qui est bien entendu celui du maître américain. Dès qu’une occasion de dénigrer la Chine se présente, cette presse méprisable aux ordres ne manque pas de se jeter dessus comme un chien qui se jette sur un os.

Tous les ans, la grippe tue des milliers de personnes mais cela n’intéresse pas ce genre de presse. Les médias adorent faire peur. C’est un peu leur fond de commerce. Et dès qu’il s’agit de dénigrer la Chine, ils sautent sur l’occasion.

Il est grand temps pour ceux qui souhaitent vraiment s’informer de boycotter les médias français et de se tourner vers certains organes de la presse étrangère ou de certains blogs francophones plus informés que cette presse de l’établissement qui désinforme plus qu’autre chose.

Source : La gazette du citoyen

Lire aussi :
Articles péril jaune, Chine en Question.
Revue de presse Chine, Chine en Question.
Dossier Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.