Chine en Question

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Transformations silencieuses IV


 

Pendant que François Hollande poursuit sa croisade et permet au FN d’engranger les gains

Les 1er et 2 décembre, tous les médias chinois ont célébré la nouvelle, annoncée le 30 novembre par une conférence de presse de Christine Lagarde, d’inclure le Renminbi dans le panier des monnaies de réserve du FMI servant de références pour le calcul des droits de tirage spéciaux (DTS).

La satisfaction des autorités chinoises est encore augmentée par le fait que le poids relatif du Yuan dans le panier des monnaies de réserve sera de 10,92%, avant le Yen japonais (8,3%) et la Livre Sterling (8,1%), ce qui fait de la devise chinoise la 3e monnaie de référence globale, après l’Euro (30,9%) et le Dollar (41,7%).

Alors que la Banque Centrale a atteint l’objectif de faire figurer le Yuan au cœur de la direction des finances mondiales, la question est de savoir si Pékin a l’intention de pousser son avantage pour tenter de hisser sa monnaie au niveau d’une réserve globale à parité avec le Dollar.

A terme, la décision du FMI encouragera les banques centrales à détenir plus de réserves en monnaie chinoise et contribuera à augmenter l’utilisation du Yuan dans les transactions commerciales. Elle pourrait aussi pousser les autorités chinoises à ouvrir plus avant le marché des capitaux en Chine et à réaliser l’objectif que le Parti s’est lui-même fixé, de parvenir en 2020, à un marché du Yuan complètement libre dont le taux serait fixé sans entraves par le marché.

Le Renminbi accède au cercle fermé des monnaies de référence du FMI, Question Chine

Lire aussi :
• USA, FMI et Chine créent une « union monétaire » contre l’Allemagne, Sputnik.
• Edwin Le Heron : « Place importante pour le yuan baissera le rôle du dollar », Sputnik.
• Jacques Sapir : « face aux pressions US, la France devrait opter pour le yuan », Sputnik.
Dossier documentaire Chine – Économie, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

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Transformations silencieuses III


 

Ces dix dernières années, les rapports économiques et commerciaux franco-chinois ont un fort impact sur l’économie française […].

L’Empire du Milieu ne cesse, en effet, de racheter des entreprises françaises, allant des aéroports (comme celui de Toulouse-Blagnac, décidée en décembre 2014 et réalisée en avril 2015) jusqu’aux clubs de football (en juillet dernier, Sochaux-Montbéliard est devenu le premier club européen à passer totalement sous contrôle chinois).

Même PSA Peugeot Citroën n’est plus une entreprise familiale: avec l’arrivée de l’Etat français et du groupe chinois Dongfeng au capital, la famille fondatrice a perdu le contrôle qu’elle exerçait depuis plus de 200 ans.

Parmi les contrats chinois les plus connus on trouve le rachat, en 2003, par le chinois TCL, fabricant de matériel électronique, de la branche téléviseurs de Thomson, ce qui l’a porté au rang de premier fabricant de téléviseurs au monde.

Fait fâcheux: aujourd’hui, un château sur deux (ou presque), en Bourgogne notamment, est vendu aux Chinois. Une centaine de châteaux de Bordeaux sont sous contrôle chinois. Ce qui n’est pas étonnant, étant donné que l’Empire céleste est la première destination des vins de Bordeaux en volume et que les investissements chinois y progressent ces dernières années d’une manière exponentielle. Ainsi, l’homme d’affaires chinois Jinshan Zhang a acheté en 2012 le château du Grand Mouëys à Capian à l’est de Cadillac, dans l’Entre-deux-Mers. Et ce, avec l’ambition d’en faire un grand vin mais aussi un hôtel de luxe avec salles de séminaire pour le tourisme d’affaire chinois, plus un restaurant avec cuisine française et chinoise…

Quand les Chinois rachètent la France : aubaine ou menace ?, Sputnik

Lire aussi :
Dossier documentaire Chine, Monde en Question.
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Transformations silencieuses II


 

S’il y avait encore des doutes sur l’insondable bêtise des médias commerciaux occidentaux, sachez que le point culminant du sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC) à Beijing a été présenté comme celui où le président russe Vladimir Poutine a prétendument « dragué » l’épouse du président chinois Xi Jinping – et la censure chinoise qui a suivi du geste de Poutine qui a posé un châle sur ses épaules dans l’air froid où les dirigeants étaient rassemblés. Et puis quoi encore ? Poutine et Xi présentés comme un couple gay ?

Oublions ces clowns et passons aux choses sérieuses. Dès le début, le président Xi a exhorté l’APEC à « ajouter du bois sur le feu de l’économie de l’Asie-Pacifique et mondiale ». Deux jours plus tard, la Chine a obtenu tout ce qu’elle voulait.

1) Beijing a vu l’ensemble des 21 états membres de l’APEC approuver la Zone de libre-échange de l’Asie-Pacifique (FTAAP) – la version chinoise d’un accord commercial « tout inclus et que des avantages » capable de faire progresser la coopération Asie-Pacifique – voir le quotidien South China Morning Post. Le perdant a été l’accord de Partenariat Trans-Pacifique (TPP) défendu par les Etats-Unis, rédigé par les multinationales, et farouchement combattue – en particulier par le Japon et la Malaisie. [Voir ici]

2) de Beijing a avancé son projet de « connectivité tous azimuts » (selon les termes de Xi) à travers l’Asie-Pacifique – qui implique une stratégie à plusieurs volets. Une de ses caractéristiques principales est la mise en place de la banque d’investissement Asian Infrastructure Investment Bank dotée de 50 milliards de dollars et basée à Beijing. C’est la réponse de la Chine à Washington qui refusait de lui accorder une voix plus représentative au Fonds Monétaire International que l’actuelle et maigre 3,8% des voix (une part plus faible que les 4,5% détenus par la France en stagnation).

3) Beijing et Moscou se sont engagés dans un second méga-accord sur le gaz – cette fois à travers le gazoduc Altaï en Sibérie occidentale – après un premier méga-accord « Puissance de la Sibérie » conclu en mai dernier.

4) Beijing a annoncé un investissement initial de pas moins de $40 milliards pour lancer la construction de la ceinture économique Route de la Soie et de la Route de la Soie maritime 21e siècle.

De manière prévisible, une fois de plus, cette vague vertigineuse d’accords et d’investissements devait déboucher sur la plus spectaculaire et ambitieuse infrastructure plurinationale jamais entreprise : les multiples Nouvelles Routes de la Soie – ce réseau complexe de trains à grande vitesse, de pipelines, de ports, de fibres optiques et du nec plus ultra en matière de télécommunications que la Chine est déjà en train de construire à travers l’Asie centrale, reliés à la Russie, l’Iran, la Turquie et l’océan Indien, et qui bifurque vers l’Europe jusqu’à Venise, Rotterdam, Duisburg et Berlin.
Maintenant, imaginez la terreur des élites de Washington et Wall Street qui observent Beijing interconnecter le « Rêve Asie-Pacifique » de Xi bien au-delà de l’Asie de l’Est et tous azimuts, vers le commerce pan-Eurasie – dont le centre sera, comme s’il pouvait en être autrement, l’Empire du Milieu ; dans un avenir proche, une Eurasie transformée en ceinture de Soie chinoise massive, dans certaines régions choisies, une sorte de plan urbain de développement avec la Russie.

Vlad ne fait pas des trucs stupides

En ce qui concerne ‘Don Juan’ Poutine, tout ce qu’il faut savoir sur la priorité économique / stratégique de l’Asie-Pacifique pour la Russie a été distillé dans son intervention au sommet de l’APEC.

C’était en fait une mise à jour économique de son désormais célèbre discours [version française ] lors de la réunion de Club Valdaï à Sotchi en octobre, suivi par de nombreuses questions/réponses, qui a également été dûment ignoré par les médias des sociétés occidentales (ou présenté comme une nouvelle « agression ») .

Le Kremlin est arrivé à la conclusion que les élites de Washington & Wall Street n’ont absolument aucune intention de permettre un minimum de multipolarité dans les relations internationales. Il ne reste que le chaos.

Il ne fait aucun doute que la réorientation de Moscou de l’Occident vers l’Asie de l’Est est un processus directement influencé par la soi-disant doctrine de politique étrangère « ne faites pas des trucs stupides » du président Barack Obama, une formule qu’il a trouvé à bord de l’avion présidentiel Air Force One en avril dernier lors de son retour d’un voyage en – devinez – Asie.

Mais la symbiose/partenariat stratégique entre la Russie et la Chine se développe à plusieurs niveaux.

En matière d’énergie, la Russie se tourne vers l’est parce que c’est là que la demande est la plus forte. Quant au financement, Moscou a mis fin à la parité du rouble avec le dollar américain et l’euro ; sans surprise, le dollar américain a immédiatement – même si brièvement – chuté contre le rouble. La banque russe VTB a annoncé qu’elle pourrait abandonner la bourse de Londres pour celle de Shanghai – qui est sur le point d’être directement connectée à Hong Kong. Et Hong Kong, quant à elle, attire déjà les géants énergétiques russes.

Mélangez à présent tous ces événements clés avec le double accord énergétique massif en yuans-roubles, et le tableau est clair ; La Russie se protège activement contre les attaques spéculatives & politiques des Occidentaux contre sa monnaie.

La symbiose/partenariat stratégique sino-russe se développe visiblement sur l’énergie, la finance et, inévitablement, dans le domaine de la technologie militaire. Ce qui inclut le point crucial de la vente par Moscou à Beijing du système de défense aérienne S-400 et, à l’avenir, du S-500 – contre lequel les Américains sont impuissants ; et cela alors que Pékin développe des missiles qui peuvent dégommer tout ce que l’US Navy est capable d’aligner.

Quoi qu’il en soit, à l’APEC, Xi et Obama ont au moins convenu d’établir un mécanisme de notification mutuelle sur les principales opérations militaires. Ce qui pourrait – et le mot clé est « pourrait » – éviter en Asie de l’Est une réplique des incessantes pleurnicheries de l’OTAN du genre « La Russie a envahi l’Ukraine ».

Tremblez, néo-conservateurs

Quand le petit Dubya Bush est arrivé au pouvoir au début de 2001, les néo-conservateurs étaient confrontés à une dure réalité : ce n’était qu’une question de temps avant que les Etats-Unis perdent de manière irréversible leur hégémonie géopolitique et économique mondiale. Il n’y avait donc que deux alternatives ; gérer le déclin, ou miser le tout pour le tout pour consolider l’hégémonie mondiale en recourant à – quoi d’autre – la guerre.

Nous connaissons tous le vœu pieux qui a accompagné la guerre « à moindre coût » contre l’Irak – de Paul Wolfowitz et son « Nous sommes la nouvelle OPEP » à l’illusion que Washington pouvait intimider de manière décisive tous les concurrents potentiels, l’UE, la Russie et la Chine.

Et nous savons tous de quelle manière spectaculaire tout a mal tourné. Et même si cette aventure de mille milliards de dollars, comme l’a analysé Minqi Li dans The Rise of China and the Demise of the Capitalist World (la montée de la Chine et la chute du monde capitaliste), « a dilapidé la marge de manœuvre stratégique de l’impérialisme US », les impérialistes humanitaires de l’administration Obama n’ont pas encore renoncé et refusent d’admettre que les États-Unis ont perdu toute capacité à fournir la moindre solution significative à l’actuel, comme dirait Immanuel Wallerstein, système-monde.

Il y a des signes sporadiques d’une vie géopolitique intelligente dans les milieux universitaires US, comme ici sur le site Web Wilson Center (même si la Russie et la Chine ne sont pas un « défi » à un prétendu « ordre » mondial : leur partenariat est en réalité orienté pour créer un peu d’ordre dans tout ce chaos.)

C’est pourtant un article comme celui-ci dans US News qui réussit à se faire passer pour une « analyse » académique dans les grand médias américains.

En plus de cela, les élites de Washington & Wall Street – par la myopie de leur Think Tanks – s’accrochent encore à des platitudes mythiques telles que le rôle « historique » des États-Unis en tant qu’arbitre de l’Asie moderne et garant incontournable de l’équilibre des pouvoirs.

Il n’est donc pas étonnant que l’opinion publique aux États-Unis – et en Europe occidentale – soit incapable ne serait-ce que d’imaginer l’impact fracassant qu’auront les Nouvelles Routes de la Soie sur la géopolitique en ce début du 21ème siècle.

Les élites de Washington & Wall Street – avec une arrogance digne de la guerre froide – ont toujours considéré comme acquis que Beijing et Moscou seraient irréconciliables. Désormais, c’est l’étonnement qui prévaut. Notez comment « le pivotement vers l’Asie » de l’administration Obama a été complètement effacé de la narration – après que Beijing l’ait reconnu pour ce qu’il était : une provocation belliqueuse. Le nouveau concept est « rééquilibrage ».

Quant aux entreprises allemandes, elles sont littéralement en train de péter les plombs de joie devant les Nouvelles Routes de la Soie reliant Beijing à Berlin – et, point crucial, via Moscou. Les politiciens allemands devront tôt ou tard comprendre le message.

Tout cela sera discuté à huis clos ce week-end lors des réunions clés en marge du G20 en Australie. L’alliance en cours entre la Russie, la Chine et l’Allemagne sera là. Les BRICS, avec ou sans crise, seront là. Tous les acteurs du G-20 qui travaillent activement à un monde multipolaire seront là.

L’APEC a une nouvelle fois démontré qu’en matière de géopolitique, plus ça change et moins c’est pareil ; tandis que les chiens de guerre, chantres de « l’exceptionnalisme », de l’inégalité et du diviser pour régner continuent d’aboyer, la caravane sino-russe pan-Eurasienne poursuit son chemin, toujours plus loin, et encore plus loin, sur la route (multipolaire).

18/11/2014
Pepe Escobar
Le Grand Soir

Lire aussi :
Dossier documentaire Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

Transformations silencieuses I


 

Les entreprises françaises rachetées par des chinois . Bilan des 10 dernières années
Entre 2003 et fin 2013, le nombre d’implantations chinoises en France a significativement augmenté, passant de 9 à 33 par an, selon le rapport de l’agence française pour les investissements internationaux (AFII). Le récent rachat de l’hôtel Marriott des Champs Elysée par le fonds d’investissements chinois Kuai Yuan Holdings pour une somme de 344.5 millions d’euros en est le dernier exemple.
Question Chine

La Chine se prépare à briser le blocus visant la Russie imposé par les États-Unis
La Chine deviendra, à la fin de cette année, la première économie du monde, menaçant le statut de leader militaire des Etats-Unis dans l’ouest du Pacifique. Les Etats-Unis ne maintiennent leur statut actuel que par parce qu’ils mettent tout en œuvre pour contenir la puissance économique chinoise en déployant des forces militaires considérables dans les Océans Indien et Pacifique.
[…]
Pour résumer, la Chine a des intérêts communs avec la Russie en Asie du sud-est, c’est à dire retirer les Etats-Unis de ce marché qui représente 60 % de la population mondiale. Sans la technologie militaire de pointe et la fourniture de pétrole et de gaz par la Russie, l’économie chinoise devrait stagner. Le récent plan d’investissement de la Chine en Europe de l’est fait également partie de la politique commune russo-chinois pour casser l’hégémonie américaine.
Mondialisation

Beijing, le crépuscule asiatique post Bretton Woods
Le vendredi 24 octobre, un groupe de 22 pays asiatiques s’est réuni à Beijing, pour signer un accord approuvant finalement la création de la Banque Asiatique d’Investissement pour l’Infrastructure (AIIB en anglais), un an après que le Président de la République Populaire de Chine, Xi Jiping, en a fait la proposition lors du Forum de Coopération Economique Asie-Pacifique (APEC), à Bali, en Indonésie.
[…]
Les principes directeurs d’AIIB seront « justice, équité, ouverture » dans une claire allusion à l’écrasante domination de Washington dans le gouvernement de l’Architecture Financière Internationale. 70 ans après la Conférence de Bretton Woods, le rôle des Etats-Unis comme gendarme du capitalisme mondial reste intact malgré son enlisement économique et le haut niveau de sa dette, aussi bien publique que privée. « On pourrait comparer cela à un match de basket où les Etats-Unis établiraient la durée du match, la taille du terrain, la hauteur du panier et tout adapteraient tout selon leurs besoins » condamna Wei Jianguo, ex ministre du Commerce Chinois.
[…]
Sachant que le Japon, la Corée du Sud, l’Indonésie et l’Australie n’ont pas souhaité appuyer la mise en route de l’AIIB à cause des pressions du Gouvernement de Barak Obama, le soutien majoritaire du continent asiatique a montré que les efforts faits par la Maison Blanche pour affaiblir l’intégration régionale sont extrêmement limités face à la diplomatie du yuan. De plus, la mise en place de nouvelles institutions défie clairement les piliers de Bretton Woods et accentue le processus de transition vers de nouvelles formes de gouvernement avec pour objectif la régionalisation financière. Peut-être qu’à un moment l’ère américaine s’écroulera brutalement face à l’éclat resplendissant du crépuscule asiatique centré sur l’ascension multipolaire de Beijing.
Le Grand Soir

Lire aussi :
Dossier documentaire Chine, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

L’article défini de la propagande


En titrant les intellectuels chinois, Le Monde pratique une propagande qui lui est coutumière. Grammaticalement, l’article défini désigne la détermination complète d’une catégorie. En clair, cela revient à dire tous les intellectuels chinois alors qu’il s’agit bien évidemment de quelques intellectuels chinois.

L’auteur précise « plus d’une centaine », ce qui est un aveu d’imprécision. Il ne fournit d’ailleurs aucune liste, mais se contente de citer un seul nom :

Les signataires, parmi lesquels figurent des avocats connus pour leur combat en faveur des droits civiques, comme Pu Zhiqiang, ainsi que des écrivains et des journalistes […].
Le Monde, 28/02/2013

Enfin, il qualifie ces intellectuels de « libéraux » sans qu’on sache bien à quoi cela fait référence tant le terme est polysémique. Il est d’ailleurs douteux que tous ces signataires partagent les mêmes idées politiques, économiques et sociales.

01/03/2013
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi :
• Lettre ouverte pour une ratification – Dialogue avec la société civile, Question Chine.
Revue de presse Chine 2013, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.
Dossier documentaire Chine/Occident, Monde en Question.

Advertising History


 

Les sites ou les blogs parlant intelligemment de la Chine sont suffisamment rares pour être signalés. Cette carence reflète le point de vue colonial qui persiste non seulement dans les médias dominants mais aussi au niveau universitaire. Beaucoup, en effet, nomment la Chine l’Empire du Milieu.

Le blog Advertising History, animé par Cécile Armand, « désigne ici à la fois un objet ou un champ de recherche historique – l’histoire de la publicité – et une action – faire la promotion de la discipline historique en général ». Comme l’architecture des rubriques n’est pas évidente, je recommande les articles suivants :

Méthodologie : À propos, Chine, Le lieu de l’historien et Publicité/Visuel
Publicité : La publicité, une source pour l’historien : mode d’emploi
Analyses : Visages médiatiques de la Chine

Il est dommage que les rubriques Bibliographie, E-sources, et Guide des ressources en ligne de la version développée sous blogspot ne soient pas reprises dans celle développée sous hypotheses.

04/01/2013
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi :
Revue de presse Chine 2013, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.
Dossier documentaire Chine/Occident, Monde en Question.

Ouverture du 18e Congrès national du PCC


Le 18e Congrès national du Parti communiste chinois (PCC) s’est ouvert jeudi à Beijing au moment où le « pays est entré dans une phase décisive pour mener à terme la construction in extenso de la société de moyenne aisance ».

Jiang Zemin, Wu Bangguo, Wen Jiabao, Jia Qinglin, Li Changchun, Xi Jinping, Li Keqiang, He Guoqiang et Zhou Yongkang étaient présents à la cérémonie d’ouverture du congrès, de même que plus de 2.300 délégués et délégués spécialement invités.

Hu Jintao a prononcé à cette occasion un rapport intitulé « Suivre résolument la voie du socialisme à la chinoise et lutter pour parachever la construction in extenso de la société de moyenne aisance ».

Le thème du 18e Congrès du PCC se définit comme suit : « En brandissant bien haut l’étendard du socialisme à la chinoise et en nous guidant sur la théorie de Deng Xiaoping, la pensée importante de la Triple Représentation et le concept de développement scientifique, libérons notre pensée, persévérons dans la réforme et l’ouverture, rassemblons toutes les forces du pays, vainquons toutes les difficultés, poursuivons résolument la voie du socialisme à la chinoise et luttons pour la réussite de l’édification intégrale de la société de moyenne aisance ».

Xinhua

Lire aussi :
• Le congrès du PCC mettra l’accent sur la lutte contre la corruption, Renmin Ribao
« Les affaires Bo Xilai et Liu Zhijun sont des cas graves de corruption de hauts dirigeants du Parti, et les leçons à tirer sont considérables », a indiqué M. Cai. La résolution de ces deux affaires a montré la ferme détermination et l’attitude claire du Parti vis-à-vis de la lutte contre la corruption.
• Le PCC appelé à améliorer sa réactivité aux demandes du peuple à l’ère des réseaux sociaux, Renmin Ribao
Le Quotidien du Peuple, journal phare du Parti communiste chinois (PCC), a, dans une rubrique, conseillé à ce dernier d’améliorer sa réactivité face aux demandes du peuple à une époque où « chacun dispose d’un porte-voix ».
« Les réponses en ligne immédiates du gouvernement sont obligatoires et non pas facultatives », souligne la rubrique, ajoutant que « ces interactions sont cruciales pour une meilleure gouvernance ».
* Hu Jintao : le PCC doit augmenter son aptitude à exercer le pouvoir, Renmin Ribao
• Hu Jintao met l’accent sur le socialisme à la chinoise dans son rapport devant le 18e Congrès national du PCC, Renmin Ribao
« Le thème de ce congrès se définit comme suit : en brandissant bien haut l’étendard du socialisme à la chinoise et en nous guidant sur la théorie de Deng Xiaoping, la pensée importante de la Triple Représentation et le concept de développement scientifique, libérons notre pensée, persévérons dans la réforme et l’ouverture, rassemblons toutes les forces du pays, vainquons toutes les difficultés, poursuivons résolument la voie du socialisme à la chinoise et luttons pour la réussite de l’édification intégrale de la société de moyenne aisance. »
* Dossier : Le 18e Congrès national du PCC, XinhuaRenmin Ribao.
• Dossier : Les nouveaux visages de la Chine, France Culture.
La plupart des journalistes des médias dominants nomment toujours la Chine « Empire du Milieu », ce qui traduit une ignorance crasse ou une volonté de propagande anti-chinoise car zhōng guó se traduit par « pays du milieu » et la Chine est une République depuis 1912. Lire : zhōng guó, Chine en Question.
Revue de presse Chine 2012, Monde en Question.
Dossier documentaire Chine, Monde en Question.

Le 18e Congrès national du PCC


Alors que les deux candidats à l’élection présidentielle américaine offrent le spectacle de deux lutteurs de foire qui s’étripent dans les médias, le Parti communiste chinois va ouvrir les travaux du 18e Congrès national d’où sortira la future équipe dirigeante.

L’agence de presse chinoise Xinhua et Renmin Ribao (Le Quotidien du Peuple) consacre à ce rituel de la démocratie chinoise un dossier dans leurs éditions internationales en annonçant l’ouverture du centre des médias huit jours avant celle du congrès.
Renmin RibaoXinhua

Quelques chiffres :
• Le nombre total des membres du Parti communiste chinois (PCC) dépasse 82 millions.
• Le PCC a recruté plus de 26,66 millions de membres entre 2002 et 2011.
• Les organes anti-corruption du Parti communiste chinois (PCC) ont sanctionné plus de 660 000 cadres pour violation de la discipline au cours des cinq dernières années.
• Plus de 24 000 de ces cadres ont été traduits devant la justice dont Bo Xilai, l’ancien chef du PCC à Chongqing, Liu Zhijun, l’ancien ministre des Chemins de fer et Xu Zongheng, l’ancien maire de Shenzhen.

La Chine est devenue la deuxième économie mondiale, et le premier exportateur dans le monde. Au moins 69 sociétés chinoises font partie de la liste des « 500 plus grandes entreprises du monde », au deuxième rang derrière les États-Unis. La Chine est de fait en train de passer d’un paradigme « fabriqué en Chine » à un paradigme « inventé en Chine« .
Xinhua

Jean-Luc Mélenchon, dans « une récente interview accordée en exclusivité à l’agence Xinhua », a déclaré que le développement de la Chine constitue « une chance pour l’humanité ».

« La Chine, par sa montée en puissance et par le relais que son marché intérieur est en train de provoquer, peut être une puissance qui apaise les relations économiques mondiales en proposant au monde un pôle de stabilité », a estimé M. Mélenchon.

L’homme politique français a notamment souligné que les Chinois partageaient avec les Européens et les Français le souhait de bâtir « un monde organisé avec des échanges équilibrés et négociés », loin du « libre marché » prôné par les Nord-Américains.

Xinhua

« Il y a une évolution sur le fond qui doit être faite par le communisme, qui doit intégrer la dimension écologique de la crise », a-t-il remarqué, mettant notamment en cause « le caractère productiviste (…) intrinsèquement lié au capitalisme ».

« Deuxièmement, se pose la question de comment prendre en compte la diversité qui s’exprime naturellement dans la société », a poursuivi M. Mélenchon, évoquant l’autre défi majeur qui doit être abordé par les autorités chinoises.

Renmin Ribao

Lire aussi :
Revue de presse Chine 2012, Monde en Question.
Dossier documentaire Chine, Monde en Question.

Futurs dirigeants chinois


China’s Top Future Leaders to Watch: Biographical Sketches of Possible Members of the post-2012 Politburo
by Cheng Li
The composition of the new Politburo, including generational attributes and individual idiosyncratic characteristics, group dynamics, and the factional balance of power, will have profound implications for China’s economic priorities, social stability, political trajectory, and foreign relations. To a great extent, these leaders’ political position and policy preferences are often shaped or constrained by their personal experience, leadership expertise, factional affiliation, and bureaucratic portfolio. This series will provide concise and primarily fact-based biographies for 25 to 30 possible members of the next Politburo, focusing on the following three aspects: personal and professional background, family and patron-client ties, and political prospects and policy preferences. The aim is to present a complete set of biographical sketches of all members of this supreme leadership body by the time the 18th Party Congress has wrapped up in the fall of 2012.
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• Part 3 Télécharger

Adaptation française avec les commentaires de Question Chine
• Partie 1 Lire
• Partie 2 Lire
• Partie 3 Lire

Lire aussi :
• Preparing for the 18th Party Congress: Procedures and Mechanisms, China Leadership Monitor nº36.
• The Road to the 18th Party Congress, China Leadership Monitor nº36.
• A Pre-Congress Miscellany, China Leadership Monitor nº39.
• The Chinese Communist Party’s 18th Congress, South China Morning Post.
• 18th Party Congress, The Wall Street Journal.
• Le Dix-huitième Congrès, une nouvelle occasion de mieux connaître la Chine d’aujourd’hui, Renmin Ribao.
Commentaires des médias dominants français :
– Dernières manœuvres avant le congrès du PC chinois, Le Figaro.
– Chine : spéculations et tracas avant le 18e congrès du PCC, Le Monde.
– Incertitudes à la veille du 18e congrès du PC chinois, Libération.
– Chine : le prochain numéro un, prince et fils du peuple, Nouvel Obs.
Revue de presse Chine 2012, Monde en Question.
Dossier documentaire Chine, Monde en Question.

Revue de presse Chine 01/09/2011


Suivre l’actualité
courir après le vent.
Penser l’actualité
marcher à contre-courant.

01/09/2011, Anatomie de l’Etat local en Chine, structuration et distribution du pouvoir, SinoPolis

Le terme local fait ainsi référence à une proximité à laquelle ne renvoie pas le vocable chinois, la langue chinoise disposant d’autres expressions pour marquer la proximité physique. En français, la commune (ville ou village) – plus petite division territoriale – relève de ce que l’on entend par local, au même titre que le département ou la région (on note tout de même une tendance à l’utilisation du terme régional qui se distingue du local, ce dernier étant plus proche du citoyen). Le système chinois, quant à lui, considère comme local toutes les structures administratives qui ne sont pas du ressort du pouvoir central – difang se définit donc négativement par opposition à zhongyang (中央), le centre, sans inclure nécessairement une notion de proximité –, à l’exclusion des villages, autant dire la majeure partie de l’administration du pays. Le local chinois contient donc un sens plus politique que géographique, en ce qu’il constitue le pendant du centre politique. Les univers de sens européen et chinois sont donc assez éloignés.

01/09/2011, Fedor LOUKIANOV, Le silence étrange de la Chine, RIA Novosti

Dans le contexte des événements de l’été dernier – la guerre et les émeutes en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, la confrontation politico-économique aux Etats-Unis, la fièvre financière en Europe, la confusion au Japon – on constate que la Chine est devenue peu visible dans le processus international. Or tout ce qui précède ci-dessus est directement lié aux intérêts de Pékin. La volonté de ne pas attirer l’attention semble liée à au fait que le gouvernement chinois est très préoccupé par les événements et fait une pause pour réfléchir aux changements.
La Chine vie une période importante – le changement du gouvernement se prépare au congrès du Parti communiste en 2012. Bien que tous les changements soient connus à l’avance et que les surprises soient exclues, le gouvernement prend ce processus très au sérieux. Tout risque de déviation du scénario préalablement établi doit être exclu. Pékin est conscient de la principale particularité de l’environnement international contemporain: il est impossible de s’isoler du facteur extérieur. La moindre défaillance interne pourrait entrer en résonnance dangereuse avec une influence extérieure. Et les événements de 2011 ont montré la vitesse avec laquelle l’amplitude des vibrations est capable de se transformer de faible à destructrice.
Si Pékin adoptait une politique de « déconnection » – non pas en paroles comme après la crise de 2008/2009, mais dans la réalité – cela conduirait à une restructuration radicale du système mondial: un mouvement vers une nouvelle « démondialisation », qui fera que les paramètres non seulement économiques mais également politiques du développement mondial changeront.

01/09/2011, Shanghai au fil des pages… Septembre 2011, La France en Chine

01/09/2011, Où va la confiance des Chinois ?, Renmin Ribao

Les gens ont même mis en doute les « déclarations officielles » ou les « clarifications officielles ». Chaque année, le salaire moyen et la vitesse de croissance des revenus rendus publics par les services des statistiques sont mis en doute par presque tous les Chinois, ce qui reflète le sentiment de méfiance du grand public. Après les mensonges de certains gouvernements locaux sur les doutes au sujet des recrutements et des logements subventionnés, les gens n’acceptent plus sans restriction les soi-disant « explications des autorités ».
Le doute a également des côtés positifs. Dans une certaine mesure, c’est un refus de la crédulité. Cela aide à découvrir petit à petit la vérité. Les diverses rumeurs et les hypothèses non professionnelles nées suite à un sentiment de méfiance signifient également une société plus ouverte.
Cependant, les affects négatifs apportés par la méfiance sont certainement plus grands, car le doute engendre l’incertitude. Même si les salaires augmentent et qu’on devient plus riche, on ne se senti pas heureux pour autant. Du point de vue social, la méfiance entre les gens va rendre sans doute l’administration sociale plus difficile.

01/09/2011, Le pouvoir d’achat des femmes chinoises augmente, Renmin Ribao

Les femmes chinoises ont un plus grand pouvoir sur les finances familiales, mais elles doivent faire face à une pression croissante au travail et dans la vie, selon l’institut de recherche marketing américain Nielsen.
L’institut, qui a ouvert plusieurs bureaux en Chine, affirme que les femmes chinoises décident à présent de l’achat de 70 % de la nourriture, de l’habillement, des cosmétiques et des soins pour enfant. Elles ont également un plus grand poids dans les achats d’électroménager, d’appareils électroniques et de voitures, des décisions revenant traditionnellement aux hommes.

31/08/2011, Nicolas Sarkozy s’est rendu en Chine en raison de la dette européenne, Renmin Ribao

Tandis que le nuage de la crise de la dette européenne est loin d’être dissipé, la Chine, qui possède la plus grande réserve de devises étrangères du monde, a réaffirmé une fois de plus son appui à l’euro et à la stabilité économique des Etats de la zone. Ainsi, l’attente d’une solution grâce à l’achat d’obligations européennes commence à gagner du terrain. L’économie européenne, tourmentée de la crise de la dette, pourrait se voir insuffler une nouvelle vitalité avec le soutien de la Chine.

29/08/2011, G20 : réunion de travail à Pékin avec HU Jintao, La France en Chine

29/08/2011, Les Etats-Unis peuvent-ils réduire un peu leurs dépenses militaires et leur dette, quand ils parlent de la « menace militaire chinoise » ?, Renmin Ribao

Le 25 août, les Etats-Unis ont publié un « Rapport sur le développement militaire et la situation de sécurité de la Chine » pour 2011. Ce rapport annuel parle toujours de la « menace militaire chinoise ». Il y a eu un commentaire qui a nettement indiqué : le rapport n’est que le meilleur prétexte utilisé par le Pentagone pour plaider en faveur de son budget.
Je pense que les Etats-Unis sont le plus grand pays débiteur du monde et le plus grand pays en terme de dépenses militaires. Est-ce qu’ils peuvent réduire un peu leurs dépenses militaires et leur dette ?

29/08/2011, Revue des hebdos chinois (22 au 26 août 2011), La France en Chine

29/08/2011, La Chine soutient l’établissement d’un Etat palestinien avec Jerusalem-Est comme capitale, Xinhua

La Chine soutient l’établissement d’un Etat palestinien indépendant avec Jerusalem-Est comme sa capitale et une souveraineté totale, a déclaré dimanche au Caire l’envoyé spécial chinois pour le Moyen-Orient, Wu Sike.

Lire aussi :
Revue de presse Chine 2011, Monde en Question.
Dossier documentaire Chine, Monde en Question.
Dossier documentaire Tibet, Monde en Question.
Dossier documentaire Xinjiang, Monde en Question.