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L’im-Monde propagande pro-américaine


L’éditorial du Monde, paru dans l’édition du 27/11/2010, est un chef-d’œuvre de la propagande du temps de la guerre froide et dans le style de celui de Jean-Marie Colombani publié après l’écroulement des tours du World Trade Center à New York, symbole de la puissance américaine et de la prétention capitaliste à coloniser le monde [1].

L’éditorial du Monde débute par un mensonge :

Dans l’opinion internationale, particulièrement en Europe, la Corée du Nord échappe aux jugements les plus sévères.

Mensonge car les médias dominants, Slate, dont le Directeur de la publication est Jean-Marie Colombani, Libération, Rue89, tous condamnent a priori la Corée du Nord [2].

L’im-Monde reproche en fait la faiblesse de la riposte américaine :

La réprobation a été quasi-unanime. La Maison Blanche a «fermement condamné» le bombardement nord-coréen. La Chine, principal allié de Pyongyang dans la région, a de son côté fait part de sa «préoccupation». Les deux pays ont ensuite expliqué souhaiter que «la retenue soit exercée».
Plus tard, les États-Unis ont jugé «prématuré» à ce stade d’envisager une quelconque action militaire après le bombardement, selon un porte-parole du Pentagone, le colonel David Lapan. «Nous surveillons la situation et discutons avec nos alliés», a-t-il ajouté, précisant que le secrétaire à la Défense, Robert Gates, devait s’entretenir dans la matinée avec son homologue sud-coréen.
Libération

L’éditorial du Monde enchaîne sur une interprétation des faits selon la rhétorique jésuitique propre à ce quotidien [3] :

La vérité est qu’il s’agit d’un régime belliciste et belliqueux. Il vient encore de le prouver, mardi 23 novembre, en faisant bombarder par son artillerie l’île sud-coréenne de Yongpyong, en mer Jaune. Quatre ressortissants sud-coréens ont été tués dans cette agression gratuite. Elle fait suite au torpillage d’une corvette sud-coréenne en mars, toujours en mer Jaune, au cours duquel 46 marins ont trouvé la mort.

Même si le régime de Pyongyang est une dictature, les choses ne sont pas aussi simples :

Les tirs ont eu lieu sur fond d’exercices militaires sud-coréens dans la région. L’armée nord-coréenne avait envoyé un message aux forces armées sud-coréennes tôt mardi matin pour exiger l’arrêt des exercices, mais Séoul les a poursuivis, a précisé un responsable de l’état-major interarmes sud-coréen.
L’artillerie nord-coréenne a frappé la petite île de Yeonpyeong, située à environ 120km à l’ouest de la côte, qui abrite des installations militaires et compte entre 1.200 et 1.300 habitants.
AP-Yahoo! Actualités

L’éditorial du L’im-Monde poursuit par un nouveau mensonge :

Peu de pays se permettent d’agir ainsi sans susciter une tempête de protestations internationales.

On se souvient pourtant que l’État d’Israël a bombardé la population de Gaza du 27 décembre 2008 au 3 janvier 2009 sans susciter beaucoup de condamnations alors que le bilan de ce crime de guerre s’établit à 1455 Palestiniens tués, dont plus de 410 enfants et 100 femmes, et 5350 Palestiniens blessés [4].

L’éditorial du Monde use contre la Corée du Nord de l’argument qui servit de prétexte à la guerre contre l’Irak :

Mais le régime de Pyongyang n’est pas que cela. Il est l’une des plus épouvantables dictatures de la planète. Il entretient la terreur et la misère parmi une population de 23 millions d’habitants qui peine à survivre. Lorsqu’il s’effondrera – le plus tôt sera le mieux -, on découvrira l’existence d’atroces colonies pénitentiaires : par dizaines de milliers, sinon par centaines de milliers, des malheureux y sont condamnés à une mort lente, soumis à la famine et à la torture.

L’im-Monde, qui vantait les liens d’amitiés entre Jacques Chirac et Saddam Hussein quand la France vendait des armes au dictateur de Bagdad, a fait campagne contre Saddam Hussein quand il s’affronta à son protecteur américain sur la question du Koweït. De même, en septembre 2001, L’im-Monde oublia les liens d’amitiés entre la famille Bush et Ben Laden quand ce dernier se retourna contre son protecteur américain qui l’aida à constituer son réseau islamique en Afghanistan pour combattre l’armée rouge.

L’éditorial du Monde fait le lien, sans le dire explicitement, entre la Corée du Nord et l’Iran :

Le plus grave dans cette affaire est son impact sur la prolifération nucléaire. L’impunité du régime de Pyongyang est la preuve que l’arme atomique protège. Cette impunité a des allures d’encouragement à tous les candidats au nucléaire militaire.

L’im-Monde se fait le champion de l’hypocrisie des puissances occidentales qui se sont dotées de l’arme nucléaire à la fin de la Seconde guerre mondiale comme d’une arme de dissuasion entre elles et comme d’une arme stratégique contre tous les autres pays, en particulier pour maintenir leur empire colonial.
Les temps ont changé puisque les États des peuples colonisés ont acquis l’arme nucléaire (Chine, Corée du Nord, Inde et Pakistan) et que d’autres cherchent ou sont soupçonnés de vouloir l’acquérir (Algérie, Arabie saoudite, Brésil, Iran, Maroc, Syrie, etc.).

Deux autres remarques concernant l’hypocrisie des puissances occidentales :
L’État d’Israël possède l’arme atomique, mais ne l’avoue pas officiellement afin de ne pas signer le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.
Le seul État qui a utilisé l’arme nucléaire à ce jour pour terroriser la population civile – autre crime de guerre non condamné – sont les États-Unis les 6 et 9 août 1945 à Hiroshima et Nagasaki.

L’éditorial du Monde défend rétroactivement la légitimité de la présence militaire américaine en Corée du Sud et dans les eaux de la mer de Chine depuis 1945 :

Soutenue par la communauté internationale, la Corée du Sud – la péninsule coréenne a été divisée au début des années 1950, durant la guerre froide – a réagi avec modération.

Or c’est bien la légitimité de la présence militaire américaine qui est remise en cause aujourd’hui par la Chine.

La Chine a mis en garde vendredi 26 novembre contre des manoeuvres militaires, prévues à partir de dimanche par les Etats-Unis et la Corée du Sud, qui se dérouleraient dans sa zone économique exclusive, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
« Nous sommes opposés à toute action militaire non autorisée à l’intérieur de la zone économique exclusive de la Chine », a déclaré le porte-parole du ministère, Hong Lei.
« La situation actuelle dans la péninsule coréenne est compliqué et sensible, toutes les parties doivent faire preuve de retenue, oeuvrer dans le sens d’une détente et du maintien de la paix et de la stabilité de la péninsule, et non le contraire », a ajouté le porte-parole.
NouvelObs

L’éditorial du Monde conclut en donnant des leçons à la Chine :

Pékin tient à bout de bras le régime nord-coréen et redoute son effondrement. Il provoquerait la fuite de millions de Nord-Coréens vers la Chine. Une réunification non négociée verrait les troupes américaines stationnées aux portes d’une des frontières chinoises. Mais, en ne dénonçant pas Pyongyang, la Chine l’incite à d’autres aventures guerrières ; elle manifeste son impuissance à modérer son protégé. C’est un signe de faiblesse.

Mais la Chine, qui n’est pas Haïti, a une appréciation plus réaliste du rapport de force géoéconomique, géopolitique et géostratégique :

Le Président américain Barack Obama a quant à lui déclaré que les États-Unis défendraient la Corée du Sud après ce que la Maison Blanche a qualifié d’« attaque scandaleuse » de la Corée du Nord sur son voisin. Ne disposant cependant que d’options limitées, les États-Unis souhaitent plutôt chercher une solution diplomatique plutôt qu’une réponse militaire à ce qui est un des affrontements les plus inquiétants entre les deux Corées.
Renmin Ribao

26/11/2010
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi :
• Face à face USA/Chine en Corée, Monde en Question.
Dossier documentaire & Bibliographie Chine, Monde en Question.
Dossier documentaire & Bibliographie Propagande, Monde en Question.


[1] Références :
• Editorial : Les provocations meurtrières de la Corée du Nord, Le Monde, 27/11/2010.
• Editorial : Jean-Marie Colombani, Nous sommes tous Américains, Le Monde, 13/09/2001.
[2] Revue de presse :
• A quoi joue la Corée du nord ?, Slate – Mentions légales, Slate.
• Derrière les tensions entre les deux Corée, il y a Pyongyang, Rue89.
• Revue de presseNouvelObs.
[3] L’art jésuitique de la rhétorique :
Quelle est la différence entre un Bénédictin et un Jésuite ?
Deux moines, l’un Bénédictin, l’autre Jésuite, se demandent s’il peuvent fumer. Ils vont demander l’autorisation au Père abbé.
Le bénédictin va donc voir le Père abbé et lui demande : « Est-ce que quand je prie, je peux fumer ? » « Pas question ! » répond le Père.
Le Jésuite va à son tour voir le Père abbé et lui demande : « Est-ce que quand je fume, je peux prier ? » « Bien évidemment » répond le Père « Vous pouvez prier dans tous les moments de votre vie quotidienne. »
Jésuitisme, Wikipédia.
[4]Revue de presse :
• Guerre de Gaza, Monde en Question.
• Chronique de la Colonisation de la Palestine 2008, Monde en Question.
• Chronique de la Colonisation de la Palestine 2009, Monde en Question.

Double jeu en Afghanistan


A l’approche du deuxième scrutin afghan sous occupation étasunienne, impossible d’échapper au consensuel «constat d’échec» : huit ans après les attentats de New York et de Washington, Oussama Ben Laden et ses complices échappent encore et toujours à leurs poursuivants. Quant aux talibans, protecteurs honnis d’Al-Qaida qui, en 2001, s’étaient effondrés en quelques semaines, ils semblent aujourd’hui plus forts que jamais.

Un sombre tableau confirmé par les forces alliées elles-mêmes, qui ne cessent de demander des renforts. Comment expliquer ce fiasco ? Comment comprendre que la plus importante coalition politique et militaire de tous les temps ait échoué dans les missions qui lui étaient assignées ? Qu’elle se montre incapable de se débarrasser d’une milice détestée par les Afghans eux-mêmes ? Que des dizaines de milliers de soldats professionnels aux équipements les plus modernes, ayant le monopole des airs et le soutien des trafiquants d’opium soient ainsi ridiculisés ?

Le précédent de la défaite soviétique des années 1980 ne suffit pas à valider l’archétype grossier d’un Afghanistan terre sauvage livrée ad æternam aux chefs de guerre. Les «moudjahidine» étaient formés et financés par les États-Unis, l’Arabie saoudite et la Chine. Les talibans, eux, ne disposent plus d’aucun appui extérieur, si ce n’est de la nébuleuse djihadiste.

Plus pertinente est la critique de l’inadéquation des moyens mis en oeuvre par rapport aux objectifs déclarés. Si le but avait été d’arrêter Mohammad Omar et Ben Laden, des opérations armées limitées à la frontière pakistanaise auraient suffi. Si l’objectif était d’empêcher le retour d’un régime «terroriste», l’option militaire n’aurait dû être qu’un bref préalable à une solution politique. Même accueilli les bras ouverts, un occupant finit immanquablement par s’attirer les foudres de la population. D’autant plus s’il multiplie les bavures meurtrières !

A ce stade d’«incompétence», le doute s’insinue : et si l’opération n’était pas si ratée que cela ? D’un point de vue stratégique, en effet, le maintien de ce foyer belliqueux, voire son extension au Pakistan, garantit une présence occidentale sur le long terme en Asie centrale. «Pour trente ou quarante ans», a admis récemment le général britannique David Richards [1]. Une pierre dans les arrière-cours de la Russie et de la Chine, perçues par Washington comme ses principaux rivaux impériaux.

Paradoxalement, l’OTAN apparaît aujourd’hui comme le principal vainqueur du bourbier afghan. A force de réclamer des renforts pour sa croisade, l’ex-«Alliance atlantique» est parvenue à rassembler, sous mandat de l’ONU, près de 90 000 soldats provenant d’une cinquantaine de nations et de cinq continents. Le rêve d’un «gendarme global» sous contrôle occidental est en marche.

Le Courrier

L’Empire britannique est présent en Afghanistan depuis 200 ans. En 1809, son ambition était de contenir la Russie en Asie centrale et de protéger son Empire des Indes.
L’Empire américain est présent en Afghanistan depuis 1947 et plus activement depuis 1979.
Aujourd’hui, l’Afghanistan reste un enjeu stratégique entres les grandes puissances pour contrôler l’Asie centrale. Le peuple afghan paye au prix fort d’être situé au carrefour des rivalités pour la domination du monde. Pendant que les États-Unis rejouent un western dans les montagnes de l’Hindou Kouch, la Chine consolide son amitié et sa coopération avec les pays islamiques et prend en charge l’ensemble de l’économie de la Moldavie.

15/08/2009
Serge LEFORT


[1] The Times, 8 août 2009. Lire aussi :
• Afghanistan : la mission des troupes britanniques prendra près de 40 ans, RIA Novosti.
• Les Britanniques, en Afghanistan pour encore 30 à 40 ans, Le Monde.
• La guerre de 40 ans, est-ce un bon argument électoral ?, Dedefensa.
• Dossier documentaire & Bibliographie Afghanistan, Monde en Question.

 

Le grand jeu asiatique


Afghanistan-Pakistan, le « juste champ de bataille » (B. Obama)

La bataille de Mumbai, quelle que soit la régie des attaques, prend place dans une dispute de grande ampleur conduite avec des outils politiques, économiques et militaires par plusieurs protagonistes : non seulement l’Inde et le Pakistan, mais les États-Unis, la Russie et la Chine. L’Asie centrale est le principal terrain de confrontation, aire d’énorme importance de par sa position géostratégique et pour le contrôle du pétrole de la Caspienne et des « corridors énergétiques ».

L’épicentre en est l’Afghanistan. C’est là que s’embourba pendant dix ans l’armée soviétique, alors que la CIA entraînait au Pakistan, par l’intermédiaire de l’ISI, plus de 100 mille moudjahidin pour la guerre en Afghanistan. Parmi eux se distingua Ossama Ben Laden, le riche saoudien qui apporta de gros financements et des milliers de combattants. Toujours au Pakistan fut entraînée et armée, avec le consensus de Washington, la milice taliban qui en 1996 conquit le pouvoir en Afghanistan. C’est là, en 2001, qu’arrivèrent les troupes étasuniennes, officiellement pour combattre les talibans et faire la chasse à Ben Laden. L’objectif stratégique est en réalité d’occuper un positon clé dans le nouveau scénario créé en Asie par la désagrégation de l’URSS et par l’émergence des puissances chinoise et indienne. « La possibilité existe qu’émerge dans la région un rival militaire avec une formidable base de ressources », prévenait un document publié par le Pentagone une semaine avant l’invasion de l’Afghanistan. Cet objectif stratégique a été confirmé par le président élu Barack Obama qui a annoncé vouloir « sortir d’Irak » et « passer au juste champ de bataille en Afghanistan et au Pakistan ». Le Pakistan est ainsi lui aussi considéré comme champ de bataille ; un Pakistan qui est considéré à Washington comme un allié pas très fiable, dont les services secrets ont été suspectés d’avoir des liens avec les talibans. Quand, en janvier 2008, les USA ont demandé au président Musharraf de leur laisser les mains libres dans les zones de frontière avec l’Afghanistan, ils reçurent une fin de non recevoir. Et, à cause de la forte opposition intérieure, le président actuel Zardari semble aussi être réticent.

Ce qui rend la situation plus complexe encore est le choix de Washington de privilégier ses relations avec l’Inde, pour empêcher son rapprochement avec la Russie et la Chine. C’est dans ce cadre qu’entre l’accord, ratifié le 2 octobre par le Sénat, par lequel les États-Unis « légalisent » le nucléaire de l’Inde, qui n’a jamais adhéré au Traité de Non Prolifération, en lui permettant de garder huit réacteurs nucléaires militaires hors de tout contrôle international et en lui fournissant des technologies à double usage, civil et nucléaire. Ceci pousse le Pakistan, qui n’a jamais adhéré au TNP, à accélérer ses programmes nucléaires militaires. Avec comme résultat le fait que les deux pays alignent déjà au total environ 110 ogives nucléaires et sont en mesure d’en fabriquer beaucoup plus.

Sur ce terrain, en concurrence avec les USA, la Russie et la Chine entrent en jeu. En septembre a été confirmé que la Russie fournira à l’Inde un porte-avions avec 16 Mig-29 ; en même temps, la joint-venture russo-indienne BrahMos Aerospace a annoncé qu’elle augmentera sa production de missiles de croisière supersoniques lancés par avions, pouvant être armés de têtes aussi bien conventionnelles que nucléaires. La Chine est par contre en train d’établir des relations particulièrement étroites avec le Pakistan. Le 18 octobre on a annoncé que le président Zardari, en visite à Pékin, a signé 12 accords, dont un engageant la Chine à construire deux autres réacteurs nucléaires au Pakistan. La Chine fournit en outre au Pakistan des avions de chasse JF-17 dotés de moteurs russes, dont la livraison a été autorisée par Moscou.

Dans la « guerre des oléoducs », l’Iran entre aussi en jeu, avec le projet d’un gazoduc qui, à travers le Pakistan, devrait amener en Inde le gaz iranien. Sous la pression étasunienne, l’Inde n’a jusqu’à présent pas adhéré à l’accord. L’Iran s’est cependant déclaré disponible, le 11 octobre, pour construire le gazoduc (coût : 7,5 milliards de dollars) jusqu’au Pakistan, en attendant l’adhésion de l’Inde. Plus difficile encore aujourd’hui, après les attaques à Mumbai.

03/12/2008
Manlio DINUCCI
Il manfesto
Version intégrale traduite par Marie-Ange Patrizio, Le Grand Soir.

Les fronts de la guerre


La crise financière mondiale est en train de provoquer un exode sans précédant des Mexicains qui travaillaient aux États-Unis et qui retournent chez eux. Depuis août dernier 150 000 Mexicains sont déjà revenus au pays ce qui inquiète terriblement le gouvernement qui ne sait que faire de cette main d’œuvre en pleine récession économique.
RFI

L’engagement des États-Unis en Afghanistan et en Irak génère de l’activité économique. Les dépenses liées au militaire ont progressé de 5,8%, apportant 1,15 point à la croissance.
Le Temps

Le général américain David Petraeus, crédité des progrès réalisés en Irak, s’est vu confier vendredi le commandement chargé de superviser de concert les guerres en Irak et en Afghanistan.
RTL

Présent à la cérémonie, le secrétaire à la Défense, Robert Gates, a salué en Petraeus « l’homme qu’il faut en ce moment à ce poste ».
« Sous son commandement, nos soldats ont porté des coups terribles à nos ennemis en Irak. Maintenant, nous allons nous occuper de nos adversaires en Afghanistan », a-t-il ajouté.
Reuters – Yahoo! Actualités

Le 30 septembre 2008, The Army Times révélait que la 1ère brigade de combat de la 3ème division d’infanterie US avait été rapatriée d’Irak et affectée au maintien de l’ordre intérieur aux États-Unis. Devant le tollé général, le journal a publié un démenti de son propre article.
Voltaire

Le monde vote Obama ! déclarait il y a quelques semaines un grand quotidien international. Le même monde qui dans sa majorité est analphabète, illettré et perdu dans les fouillis du zapping politique. Ce monde-là, sans s’en rendre compte, se cherche des héros, des idoles pour croire en quelque chose et fuir la misère de son quotidien. Le brouhaha autour de cette élection est affligeant surtout qu’à côté les souffrances des marginaux sociaux sont toujours sévères, mais restent inaudibles. On parle trois secondes du tremblement de terre au Pakistan avec ses centaines de morts, on passe furtivement sur les atrocités au Congo, l’euphorie atteint des sommets vertigineux, ainsi que les donations massives en direction de deux candidats, qui seront élus pour renforcer l’impérialisme américain, sont de plus en plus importantes. Le changement a un prix, il faut donc se serrer la ceinture et vider son épargne pour envoyer son champion s’asseoir dans un siège appartenant à l’establishment. Le plus dramatique dans cette histoire c’est que tout ce carnaval traduit au fond l’état de ce monde définitivement atteint d’une sorte d’ivresse du désespoir.
AgoraVox

Les énormes réserves en dollars dans le Golfe et en Chine pourraient être utilisées pour renflouer le front est européen et dans d’autres pays émergents qui sont devenus dépendants de leur dette extérieure durant la dernière décennie.
Mais cet argent ne sera pas accordé sans contreparties. Les nouveaux contributeurs voudront disposer d’une voix au chapitre au sein de l’institution. Le FMI était un club composé des Américains, des Européens et des Japonais. Mais les réserves de dollar se trouvent aujourd’hui dans les États pétroliers et en Chine, et désormais ils s’attendent à obtenir plus de poids dans la gestion de l’économie mondiale.
ContreInfo

Le premier ministre chinois a déclaré que la Russie et la Chine pourraient lutter contre la crise financière mondiale en conjuguant leurs efforts. Vladimir Poutine a invité, pour sa part, à renoncer au dollar dans les transactions commerciales entre les deux pays.
Cette idée ne date pas d’hier. Un accord « cadre » à ce sujet était déjà intervenu entre la Russie et la Chine fin novembre 2007. […] Au premier semestre de cette année, ce fut au tour du président iranien Mahmoud Ahmadinejad et de son homologue vénézuélien Hugo Chavez de partir en guerre contre le dollar, en invitant leurs partenaires au sein du cartel pétrolier à renoncer à la monnaie américaine dans le commerce du pétrole, affirmant que le billet vert était en bout de course et que l’heure était venue de songer à une monnaie plus stable et prévisible.
RIA Novosti

La forte hausse des taux décidée par la Hongrie pourrait enclencher un processus où, en tentant de rivaliser en ordre dispersé pour attirer les capitaux, l’ensemble des pays de l’Europe de l’Est aggraveraient la récession. Avec des ratios d’endettement à court terme qui dépassent pour certaines nations les 50% du PIB, le risque d’hécatombe est bien réel.
ContreInfo

Les Israéliens se trouvent enfermés dans un cercle vicieux: des dirigeants prêts à tels ou tels compromis, mais n’ayant aucune chance de faire adopter leurs promesses par la Knesset sont remplacés par d’autres, plus réservés au cours des négociations, mais qui, en fin de compte, cédant à la pression des circonstances ou des États-Unis (le plus souvent), en arrivent à la nécessité de rechercher des compromis. Le nouveau leader israélien parviendra-t-il à rompre ce cercle vicieux? Personne ne le sait vraiment.
RIA Novosti

Où est la gauche ? L’officielle, celle qui a accompagné le libéralisme, déréglementé la finance pendant la présidence du démocrate William Clinton, désindexé les salaires avec François Mitterrand avant de privatiser avec MM. Lionel Jospin et Dominique Strauss-Kahn, taillé à la hache dans les allocations versées aux chômeurs avec M. Gerhard Schröder, n’a à l’évidence d’autre ambition que de tourner au plus vite la page d’une « crise » dont elle est coresponsable.
Le Monde diplomatique

La domination économique américaine est révolue


Pour Medvedev, la domination économique américaine est révolue, AFP – Yahoo! Actualités

« L’ère de la domination d’une économie et d’une devise a été reléguée au passé une bonne fois pour toutes », a déclaré M. Medvedev lors d’un forum bilatéral animé par des représentants de la société civile, avant le sommet proprement dit entre M. Medvedev et Mme Merkel, à Saint-Pétersbourg (nord-ouest).

« Nous devons travailler ensemble à la création d’un nouveau système économico-financier plus juste, basé sur les principes de la multipolarité, la suprématie de la loi, et la prise en compte des intérêts mutuels », a-t-il ajouté.

La Chine critique la politique financière des Etats-Unis, Investig’action

Le quotidien du Parti communiste chinois estime qu’il faut un nouvel ordre financier mondial qui ne soit plus dépendant des États-Unis et du dollar. La politique financière américaine est responsable de la crise, écrit l’éditorialiste. La question sous-jacente est celle-ci : Pourquoi le monde devrait-il payer l’addition ?

Les deux bourses pétrolières dominantes dans le monde sont celles de Londres et de New York. Les deux sont aux mains d’entreprises américaines. Le pétrole, cela va de soi, est traité en dollars. Mais, à la mi-février de cette année, une bourse iranienne du pétrole s’est ouverte. L’or noir n’y est plus traité en dollars, mais en rial, la monnaie iranienne.

D’autres pays producteurs de pétrole ne faisant pas partie de l’OPEP, telles la Norvège et la Russie, sont également prêts à laisser tomber le dollar. La décision de deux ou trois autres pays supplémentaires de passer à l’euro, au yen ou à une corbeille de monnaies est sans doute suffisante pour envoyer par le fond le navire amiral de l’hégémonie du dollar dans le monde, c’est-à-dire le pétrodollar.

Combien de guerres, combien de défaites ?, Dedefensa

Avec un sarcasme désenchanté, William S. Lind envisage une hypothèse stratégique concernant la situation US dans “l’arc de crise”, avec les engagements US effectifs en Irak et en Afghanistan, et les engagements possibles au Pakistan et en Iran.

La première appréciation fondamentale que Lind fait réaliser à son exacte signification est la situation catastrophique des forces armées US et la crise profonde de la puissance militaire US.

La puissance militaire US est enfermée dans une situation qu’on doit qualifier de statique. La puissance US est aujourd’hui définie comme une statique. La seule dynamique de la structure US dans cette situation opérationnelle, comme l’illustre Lind avec son analogie des deux fronts, est aujourd’hui celle de l’impuissance: seule l’impuissance progresse…