Chine en Question

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Archives de Tag: Chine/USA

Trump élu, la Chine menace de bloquer les importations d’iPhone


 

Le futur président des États-Unis est déjà menacé par la presse nationale chinoise : après avoir fait campagne sur la lutte contre l’économie chinoise, Donald Trump reçoit des avertissements venus d’un pays indispensable à l’économie américaine.

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Lire aussi :
L’iPhone, future victime collatérale du bras de fer entre Trump et la Chine ?, Le Soir.
Dossier documentaire Chine/Occident, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

Un cow-boy menace la Russie et la Chine


Bibliographie Politique

 

Voilà votre armée : 187 000 soldats, actuellement déployés dans 140 pays.

Nous possédons et nous conserverons à l’avenir, la capacité de nous déployer rapidement et nous détruirons n’importe quel ennemi, n’importe où, n’importe quand.

Les États-Unis sont confrontés à un important défi en Europe, en Asie et au Moyen-Orient.

L’instabilité imprévisible est la nouvelle norme. Nous devons gérer le plus haut taux d’instabilité depuis au moins 1992.

Mais tout ceci n’est qu’une nuisance relativement mineure par rapport aux ressources dont dispose un État-nation avancé, comme la Russie, la Chine ou même la Corée du Nord et l’Iran.

À ce stade, nous pouvons développer quelques points que nous avons appris au cours de l’étude que nous avons menée intensément cette année sur la guerre future de haute intensité entre des États-nations de grande puissance. Et le premier est, sans surprise, qu’elle sera hautement mortelle, très hautement mortelle, contrairement à tout ce que notre armée a connu au moins depuis la Seconde Guerre mondiale.

En outre, le champ de bataille sera hautement complexe et presque certainement dans des zones urbaines denses et contre un ennemi insaisissable, obscur, qui combine la guérilla terroriste avec des actions conventionnelles, au sein de larges populations civiles.

Donc, en résumé, les 25 prochaines années ne vont pas être comme le 10 dernières, ni même comme les 25 dernières. Les défis qui s’accumulent et auxquels nous sommes confrontés, tout comme le caractère de la guerre en pleine mutation, ne ressemblent à rien que nos forces actuelles aient jamais connu en intensité et mortalité.

Lire aussi :
William BLUM, L’État voyou, Parangon, 2002, [Texte en ligne].
Ancien fonctionnaire du département d État, Blum nous rappelle que, s’il n’y a pas dé justification au 11 Septembre, il y a certainement des raisons. L’État voyou démontre comment, sous couvert de liberté, de démocratie et de droits de l’homme, les États-Unis commettent des actes criminels barbares, et agissent de la façon la plus belliqueuse qui soit.
William BLUM, Les guerres scélérates – Les interventions de l’armée américaine et de la CIA depuis 1945, Parangon, 20024, [Presse-toi à gauche !].
Pourquoi les États-Unis ont-ils soutenu les mouvements contre-révolutionnaires en Colombie, au Guatemala, au Salvador dans de nombreux autres pays ? Pourquoi avoir joué les dictateurs contre des hommes politiques démocratiquement élus, Pinochet contre Allende, le chah d’Iran contre Mossadegh, Mobutu contre Lumunba… Pourquoi avoir envahi la petite île de la Grenade et Panam ? Pourquoi avoir soutenu des guerres contre des gouvernements progressistes au Nicaragua, en Angola, en Indonésie ou au Timor oriental ?… Pourquoi avoir provoqué la mort de millions de personnes ? Pourquoi avoir empêché le développement de nombreux pays ? Toujours au nom de la démocratie et de la liberté !
Dossier documentaire Géopolitique – Arc de crise, Monde en Question.
Dossier documentaire Propagande, Monde en Question.
Dossier documentaire USA, Monde en Question.

Les USA envoient des bombardiers à capacité nucléaire près des îlots chinois


 

A l’approche de sommets de haut niveau en Asie la semaine prochaine, le gouvernement Obama a de nouveau accru les tensions avec la Chine au sujet de la mer de Chine méridionale. Le Pentagone a annoncé jeudi que deux bombardiers B-52 stratégiques à capacité nucléaire avaient, les 8 et 9 novembre, effectué des missions à proximité d’îlots réclamés par la Chine.

Ces vols provocateurs ont eu lieu deux semaines à peine après que le destroyer lance-missiles USS Lassen eut délibérément pénétré dans la limite territoriale de 12 milles marins de Subi Reef, contrôlé et administré par la Chine. La détermination de Washington à intensifier son défi militaire des prétentions maritimes de Pékin augmente considérablement le risque d’une erreur ou d’un mauvais calcul menant à un affrontement entre les deux puissances nucléaires.

Le porte-parole du Pentagone Bill Urban a confirmé que les pilotes des B-52 avaient reçu et ignoré deux avertissements des contrôleurs au sol chinois. Il a dit que les vols avaient eu lieu « aux environs » des îles contestées Spratly, mais que les bombardiers ne s’étaient jamais aventurés « à moins de 15 miles nautiques de toute installation ». Cela contredit les commentaires d’un responsable américain anonyme qui a dit au Hill que les avions étaient passés une fois à l’intérieur des 12 miles nautiques.

Urban a insisté pour dire que les B-52 effectuaient « une mission de routine » avec décollage et retour à Guam et « se comportaient à tout moment conformément au droit international ». Washington déclare régulièrement que les prétentions territoriales de la Chine en Mer de Chine méridionale sont illégitimes, bien que les États-Unis n’aient pas ratifié la loi internationale de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (UNCLOS).

Le ministère des Affaires étrangères a déclaré aux médias hier que la Chine respectait les droits des navires et aéronefs étrangers, mais « s’opposait fermement à la violation du droit international et à ce qu’on sape la souveraineté et la sécurité des intérêts chinois sous prétexte de liberté de navigation et de survol ». Des navires de guerre américains et des avions militaires ont déjà patrouillés près des côtes de la Chine et à proximité de bases militaires sensibles comme celles de l’île de Hainan voisine de la Mer de Chine méridionale.

Si les États-Unis critiquent régulièrement la récupération de sols « agressive » de la Chine en Mer de Chine méridionale, les actions de Pékin elles, sont le résultat de l’intervention grandissante de Washington dans les différends territoriaux opposant la Chine à ses voisins. Au sommet de l’Association des nations de l’Asie du Sud (ASEAN) en 2010, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton avait dit que les Etats-Unis avaient « un intérêt national » à « la liberté de navigation » en mer de Chine méridionale. Le ministre chinois des Affaires étrangères Yang Jiechi avait répondu dans un essai en accusant Clinton de mener « pratiquement une attaque contre la Chine ».

La mer de Chine méridionale est juste une des poudrières que le gouvernement Obama a délibérément enflammées dans le cadre de son « pivot vers l’Asie », une stratégie diplomatique, économique et militaire globale visant à assurer l’hégémonie américaine dans la région, par une guerre avec la Chine si nécessaire. Ces cinq dernières années, Washington a encouragé les pays d’Asie du Sud-Est, en particulier les Philippines et le Vietnam, à poursuivre plus agressivement leurs revendications envers la Chine. Les États-Unis ont renforcé leur présence militaire en Asie, obtenu de nouveaux arrangements de bases militaires avec les Philippines et l’Australie, et renforcé leurs liens militaires avec les pays de toute la région.

Le moment des vols de B-52 a été soigneusement placé à la veille du sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC) à Manille qui mènera à la réunion des dirigeants les 18 et 19 novembre. La Chine a pressé le gouvernement philippin de veiller à ce que la Mer de Chine méridionale ne soit pas à l’ordre du jour du sommet qui est traditionnellement limité aux questions économiques et commerciales.

Le porte-parole de la Maison Blanche Josh Earnest a fortement suggéré que le président Barack Obama allait insister sur la question, contredisant ainsi le président chinois Xi Jinping qui sera présent à l’APEC. Earnest a dit qu’il ne savait pas si la Mer de Chine méridionale serait à l’ordre du jour officiel, mais a ajouté qu’elle serait « à l’esprit et sur les lèvres » des dirigeants qui y seront. Le sommet de l’APEC sera suivi par ceux de l’ASEAN et de l’Asie orientale à Kuala Lumpur.

L’agence Reuters a rapporté qu’Obama allait prendre part à ce que la Maison Blanche décrit comme « un événement mettant en valeur l’aide de sécurité maritime des USA aux Philippines ». Les responsables américains n’ont pas élaboré davantage. Les États-Unis ont fourni deux vedettes de garde côtes rénovées aux Philippines et aident à renforcer la surveillance maritime du pays. En vertu d’un accord sur les bases militaires signé en avril, l’armée américaine a un accès quasi illimité aux bases militaires philippines dont celles directement adjacentes à la Mer de Chine méridionale.

Washington a encouragé et aidé les Philippines à contester juridiquement les prétentions territoriales de la Chine sur lesquelles la Cour permanente d’arbitrage a décidé le mois dernier d’exercer sa compétence. Cette semaine, le ministre de la Sécurité de l’Indonésie Luhut Pandjaitan a suggéré que son pays pourrait emboîter le pas et lancer une affaire judiciaire, même si la Chine ne contestait pas la souveraineté de l’Indonésie sur ses îles Natuna.

Le Pentagone et les républicains de droite font pression sur le gouvernement Obama pour qu’il conteste encore plus agressivement les revendications territoriales de la Chine. Le sénateur John McCain, président de la commission sénatoriale des services armés, a écrit au secrétaire américain à la Défense Ashton Carter lundi appelant à une clarification publique de l’intervention de l’USS Lassen en Mer de Chine méridionale, pour répondre à des critiques qu’il avait effectué un « passage innocent » et non porté atteinte aux prétentions territoriales de la Chine.

Dans le quatrième débat présidentiel républicain, le candidat Chris Christie a dénoncé la politique étrangère d’Obama comme « faible » et « incapable ». Quant à la Chine il a dit: « Ils construisent ces îles artificielles en Mer de Chine méridionale et le président ne veut pas – ou jusqu’à récemment ne voulait pas envoyer un navire ou un avion dans les 12 miles qui les entourent. Je vous dis que la première chose que je ferais avec les Chinois est … J’enverrais l’Air Force One [l’avion présidentiel] sur ces îles. Ils sauront que nous sommes sérieux ».

Obama est déjà en train de faire ce que McCain et Christie exigent – monter des actes délibérément provocateurs visant à forcer la Chine à reculer et finalement à accepter la domination de l’impérialisme américain en Asie. Ce chemin de plus en plus téméraire menace de plonger toute la région, et le monde, dans la guerre.

Peter Symonds
WSW

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Alliances militaires contre la Chine


 

Les États Unis intensifient la politique anti-Chine du « pivot vers l’Asie »

La stratégie américaine de maintien d »une supériorité navale écrasante dans la région Indo-Pacifique est tout sauf innocente. Le plan du Pentagone pour une guerre contre la Chine, nommé « Bataille de l’air et de la mer » repose sur la capacité de monter une attaque aérienne et par missiles massive sur le continent chinois à partir de la mer, visant entre autres les forces militaires et l’infrastructure de la Chine, le tout complété par un blocus économique. Sous prétexte d’assurer « la liberté de navigation », la marine américaine s »assure la capacité de bloquer les voies maritimes-clés de l’océan Indien dont se sert la Chine pour ses importations d’énergie et de matières premières depuis l »Afrique et le Moyen-Orient.

Le seul aspect « coopératif » de cette stratégie est l’effort fait par des Etats-Unis pour renforcer leurs alliances et partenariats stratégiques contre la Chine dans toute la région indo-pacifique. Ceci est mis en exergue dans le document comme le principal « défi lorsque [les Etats-Unis] font usage de force ou d’intimidation contre d »autres nations souveraines pour faire valoir des revendications territoriales. »

En fait, c »est Washington qui a délibérément enflammé les disputes maritimes dans l »ouest du Pacifique et encouragé le Japon, les Philippines et le Vietnam à mettre agressivement en avant leurs revendications territoriales contre la Chine.

WSWS

La France et le Japon renforcent une coopération militaire dirigée contre la Chine

En visite à Tokyo vendredi, les ministres français des Affaires étrangères et de la Défense ont signé des accords avec leurs homologues japonais après des entretiens « deux-plus-deux » sur les questions de sécurité nationale et de diplomatie. Le Japon est le seul pays d’Asie avec lequel la France a mis en place une telle échange diplomatico-militaire.

Cet accord militaire intervient après que le Japon et la France ont convenu de collaborer en Afrique, où l’impérialisme français monte des interventions militaires dans ses anciennes colonies, notamment au Mali et en République centrafricaine (RCA). Au cours de leurs premiers pourparlers « deux-plus-deux » à Paris l’an dernier, Tokyo s’était engagé à soutenir les interventions militaires françaises en Afrique, qui visent à saper l’influence croissante de la Chine sur le continent. (Voir : La France et le Japon s’allient contre l’influence chinoise en Afrique)

En concluant une alliance militaire avec le Japon, la France attise les tensions déjà entraînées en Asie par le « pivot vers l’Asie » du gouvernement Obama. En même temps que Washington essaie de consolider une alliance militaro-stratégique avec le Japon, l’Australie, l’Inde et d’autres puissances régionales, visant à isoler la Chine et à se préparer à une guerre avec elle, le Japon et la Chine sont enfermés dans un face-à-face militaire virulent au sujet des îles Senkaku / Diaoyu en Mer de Chine orientale.

WSWS

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Chine- États-Unis


L’agence de presse Xinhua a publié une série d’articles issus d’un rapport intitulé « L’état des droits de l’homme aux États-Unis en 2012 » publié par le Conseil des Affaires d’État du gouvernement chinois en réponse à celui publié par le Département d’État américain.

L’écart de richesse se creuse aux États-Unis

L’écart entre les riches et les pauvres s’agrandit au fil des ans aux États-Unis, selon un rapport sur les droits de l’homme aux États-Unis publié dimanche.

Le coefficient de Gini des États-Unis était de 0,477 en 2011 et l’inégalité des revenus a augmenté de 1,6% entre 2010 et 2011, indiquant un accroissement de l’écart entre les riches et les pauvres, indique le rapport.

Le taux de pauvreté était de 15% en 2011, avec 46,2 millions de personnes vivant dans la pauvreté, selon les données publiées par le Bureau du recensement des États-Unis en septembre 2012.

Par ailleurs, 21 personnes sur 10.000 sont sans domicile fixe, et environ quatre personnes sans domicile fixe sur dix sont sans abri, selon le rapport.

Le rapport intitulé « L’état des droits de l’homme aux États-Unis en 2012 » a été publié par le Bureau de l’information du Conseil des Affaires d’État, gouvernement central chinois, en réponse au Rapport 2012 sur la situation des droits de l’homme dans le monde, publié par le Département d’État américain.

Xinhua

La discrimination raciale reste répandue aux États-Unis

La discrimination raciale aux États-Unis n’a connu aucune amélioration et les personnes de couleur ne jouissent pas de droits politiques, économiques et sociaux égaux, indique un rapport sur les droits de l’homme aux États-Unis publié dimanche.

Le droit de vote des Américains issus de groupes ethniques est limité et certains électeurs américains d’origine asiatique ont été bloqués dans les bureaux de vote lors de l’élection présidentielle de novembre 2012, rappelle le rapport, intitulé « L’état des droits de l’homme aux États-Unis en 2012 », publié par le Bureau de l’information du Conseil des Affaires d’État.

En 2010, plus de deux millions d’Afro-Américains avaient été privés de leur droit de vote, rappelle le document, citant des médias.

La discrimination raciale reste répandue dans les domaines de la répression policière et de la justice, la police ayant tendance à adopter une attitude plus tolérante envers les Blancs, explique le rapport, ajoutant que les Américains issus de groupes ethniques étaient victimes de discrimination sur le marché du travail de sorte que leur situation économique s’empire.

Les cas de discrimination religieuse augmentent également rapidement, avec de multiples insultes et attaques contre les Musulmans.

Citant un récent sondage réalisé par American media, le rapport rappelle que 51% des Américains ont une attitude explicitement négative à l’égard des Afro-Américains, soit trois points de pourcentage de plus qu’en 2008.

De plus, les droits des immigrants illégaux sont violés. Des décès ont souvent lieu dans les centres de rétention administrative.

Xinhua

Les Américains issus de groupes ethniques vivent dans la pauvreté à cause de la discrimination

La situation économique des Américains issus de groupes ethniques s’est détériorée du fait qu’ils sont victimes de discrimination sur le marché du travail, indique un rapport sur les droits de l’homme aux États-Unis publié dimanche.

« L’état des droits de l’homme aux États-Unis en 2012 » a été publié par le Bureau de l’information du Conseil des Affaires d’État de Chine, en réponse au Rapport 2012 sur la situation des droits de l’homme dans le monde, publié par le Département d’État américain.

Le revenu moyen des ménages Afro-Américains s’élevait à 32.229 dollars en 2011, inférieur de 60% à celui des Blancs non-hispaniques, selon le rapport, citant des statistiques du Bureau du recensement des États-Unis.

Le taux de pauvreté des Afro-Américains était de 27,6% en 2011, soit environ trois fois celui des Blancs non-hispaniques.

La discrimination sur le marché du travail est la principale cause de la disparité des revenus et de la pauvreté, note le rapport rédigé chaque année par le gouvernement chinois pour répondre au rapport des États-Unis qui rabaisse la situation des droits de l’homme en Chine.

Selon les statistiques du Département du Travail des États-Unis, le taux de chômage des Blancs était de 7,0% en octobre 2012, alors que le taux de chômage des Afro-Américains et des Hispaniques étaient respectivement de 14,3% et 10%, selon le rapport.

Xinhua

Les femmes aux États-Unis sont victimes de discrimination, de la pauvreté et de violences sexuelles

Les femmes aux États-Unis sont victimes de discrimination sur le marché du travail et sont plus vulnérables à la pauvreté et à la violence, certaines étant victimes d’agression sexuelle, indique un rapport publié dimanche sur les droits de l’homme aux États-Unis.

Les États-Unis comptent parmi le petit nombre de pays à n’avoir pas ratifié la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, précise ce rapport intitulé « L’état des droits de l’homme aux États-Unis en 2012 », publié par le Bureau de l’information du Conseil des affaires d’État de Chine.

Deux tiers des travailleurs touchant le salaire minimum ou moins et 61% des travailleurs à plein temps au salaire minimum en 2011 étaient des femmes, indique ce rapport, citant le Bureau des statistiques sur l’emploi des États-Unis.

Les femmes enceintes et les jeunes mères font face au risque d’être licenciées par leurs employeurs, ajoute ce rapport.

Le taux des femmes souffrant de la pauvreté était de 14,6% en 2011, contre 10,9% pour les hommes. Les femmes sont plus vulnérables à la pauvreté et environ 40% des femmes qui sont chef de famille vivent dans la pauvreté, ajoute ce rapport, citant l’organisation américaine National Women’s Law Center.

Les femmes sont victimes de violence et d’agressions sexuelles. Les femmes dans l’armée sont souvent victimes d’agressions sexuelles aux États-Unis et environ 79% d’entre elles ont rapporté avoir été victimes d’harcèlements sexuels, indique ce rapport.

Xinhua

La vie et la sécurité personnelle des citoyens aux États-Unis ne sont pas dûment protégés

La vie et la sécurité personnelle des citoyens aux États-Unis, qui sont hantés par les crimes violents, ne sont pas dûment protégés, indique un rapport sur les droits de l’homme aux États-Unis publié dimanche.

Le gouvernement américain a peu fait en matière de contrôle des armes à feu, souligne le rapport, intitulé « L’état des droits de l’homme aux États-Unis en 2012 », qui a été publié par le Bureau de l’information du Conseil des Affaires d’État de Chine.

Les Américains sont les plus armés du monde en termes de nombre d’armes à feu par habitant, indique le rapport, citant la chaîne de télévision CNN, selon laquelle 270 millions d’armes à feu sont possédées par des civils aux États-Unis, alors que plus de 100.000 personnes sont victimes d’armes à feu chaque année.

Deux décisions de justice rendues en 2008 et en 2010 par la Cour suprême des États-Unis ont réduit fortement l’autorité de l’État et des gouvernements locaux en matière de limitation du port d’armes, rappelle le rapport.

Environ la moitié des 50 États américains ont promulgué des lois permettant aux propriétaires d’armes à feu de les porter dans la plupart des lieux publics. Beaucoup d’État ont adopté la loi « Défendez-vous » (Stand your ground) qui autorise les citoyens à utiliser la force, quitte à tuer, s’ils se sentent menacés, même si, dans certain cas, ils peuvent échapper à la menace sans avoir besoin d’avoir recours à la violence, souligne le rapport.

Xinhua

Le mauvais traitement des suspects et des détenus est courant aux États-Unis

Le mauvais traitement des suspects et des détenus est un phénomène courant aux États-Unis, selon un rapport publié dimanche par la Chine sur l’état des droits de l’homme aux États-Unis.

De nombreuses poursuites ont été engagées contre le commissariat de police de New York, où des agents de police ont été accusés d’avoir violé les droits civiques des citoyens au cours de leur service, indique le rapport.

Citant un rapport de CNN de mai 2012, le document révèle que 9,6% des détenus ont été victimes d’abus sexuel en prison, soit plus du double que le chiffre cité dans un rapport publié en 2008.

Le rapport intitulé « L’état des droits de l’homme aux États-Unis en 2012 » a été publié par le Bureau de l’Information du Conseil des Affaires d’État, gouvernement central chinois, en réponse au Rapport 2012 sur la situation des droits de l’homme dans le monde, publié par le Département d’État américain.

Xinhua

Les guerres engagées par les États-Unis ont causé des pertes civiles massives

Les guerres en Irak et en Afghanistan, toutes les deux déclenchées par les États-Unis, ont causé des pertes civiles massives, indique un rapport publié dimanche sur les droits de l’homme aux États-Unis.

De 2001 à 2011, la guerre contre le terrorisme engagée par les États-Unis a fait entre 14.000 et 110.000 morts par an, indique ce rapport, citant un article publié sur Internet par l’association Stop the War Coalition.

La Mission d’assistance des Nations unies en Afghanistan (UNAMA) a confirmé qu’au moins 10.292 non-combattants avaient été tués entre 2007 et juillet 2011, précise ce rapport intitulé « L’état des droits de l’homme aux États-Unis en 2012 », publié par le Bureau de l’information du Conseil des Affaires d’État de Chine.

On estime qu’environ 115.000 civils ont été tués dans les conflits entre 2003 et août 2011, ajoute ce rapport.

Outre ces deux pays occupés, la « guerre contre le terrorisme » s’est répandue dans de nombreux pays voisins, dont le Pakistan, le Yémen et la Somalie, occasionnant de lourdes pertes civiles dans ces pays, indique ce rapport.

Par ailleurs, selon un rapport publié sur le site Internet de la BBC relatif aux attaques de drone américain dans les régions frontalières de l’Afghanistan et du Pakistan, « seule une victime sur 50 des attaques de drone américain au Pakistan est un terroriste, les autres sont des civils innocents ».

Xinhua

Lire aussi :
• États-Unis – Des milliers de gens vivent dans des tunnels sous la terre, Le Grand Soir.
Revue de presse Chine 2013, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.
Dossier documentaire Chine/Occident, Monde en Question.

La Chine vue par Adam SMITH


Les marxistes, qui récitent leur catéchisme comme des mantras, dénigrent Adam Smith alors que Karl Marx lui doit beaucoup. La lecture de Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations montre que Adam Smith avait une vision plus juste de la Chine que Marx et Engels, qui avaient un point de vue très eurocentré et très réducteur [1].

Son analyse, écrite en 1776, fut confirmée au XXème siècle par Angus Maddison, économiste et historien anglais, dans L’économie chinoise – Une perspective historique.

La Chine a été, pendant une longue période, un des plus riches pays du monde, c’est-à-dire un des plus fertiles, des mieux cultivés, des plus industrieux et des plus peuplés ; mais ce pays paraît être depuis très longtemps dans un état stationnaire. Marco Polo, qui l’observait il y a plus de cinq cents ans, nous décrit l’état de sa culture, de son industrie et de sa population presque dans les mêmes termes que les voyageurs qui l’observent aujourd’hui. Peut-être même cet empire était-il déjà, longtemps avant ce voyageur, parvenu à la plénitude d’opulence que la nature de ses lois et de ses institutions lui permet d’atteindre. Les rapports de tous les voyageurs, qui varient sur beaucoup de points, s’accordent sur les bas prix des salaires du travail et sur la difficulté qu’éprouve un ouvrier en Chine pour élever sa famille. Si, en remuant la terre toute une journée, il peut gagner de quoi acheter le soir une petite portion de riz, il est fort content. La condition des artisans y est encore pire, s’il est possible. Au lieu d’attendre tranquillement dans leurs ateliers que leurs pratiques les fassent appeler, comme en Europe, ils sont continuellement à courir par les rues avec les outils de leur métier, offrant leurs services et mendiant pour ainsi dire de l’ouvrage. La pauvreté des dernières classes du peuple à la Chine dépasse de beaucoup celle des nations les plus misérables de l’Europe. Dans le voisinage de Canton, plusieurs centaines, on dit même plusieurs milliers de familles, n’ont point d’habitations sur la terre et vivent habituellement dans de petits bateaux de pêcheurs, sur les canaux et les rivières. La subsistance qu’ils peuvent s’y procurer y est tellement rare, qu’on les voit repêcher avec avidité les restes les plus dégoûtants jetés à la mer par quelque vaisseau d’Europe. Une charogne, un chat ou un chien mort, déjà puant et à demi pourri, est une nourriture tout aussi bien reçue par eux que le serait la viande la plus saine par le peuple des autres pays.
Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations – tome I p.66 [2]

20/08/2011
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi :
• Adam SMITH, Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, 1776 [Texte ligne : Les Classiques des sciences sociales]. L’ouvrage est composé de cinq livres, dont les thèmes sont :

1. Des causes qui ont perfectionné les facultés productives du travail, et de l’ordre suivant lequel ses produits se distribuent naturellement dans les différentes classes du peuple (sur la nature humaine, le travail, et « l’habileté, la dextérité et l’intelligence qu’on y apporte ») ;
2. De la nature des fonds ou capitaux de leur accumulation et de leur emploi (description des marchands et du capital) ;
3. De la marche différente et des progrès de l’opulence chez différentes nations (histoire du développement économique et politique économique) ;
4. Des systèmes d’économie politique (en particulier, le système du commerce international) ;
5. Du revenu du souverain ou de la république (revenus, dépenses, et objectifs du gouvernement).

• Adam SMITH, Encyclopédie de L’AgoraWikipédiaWikisource.
• Giovanni ARRIGHI, Adam Smith à Pékin – Les promesses de la voie chinoise, Max Milo, 2009 [Jan-Frederik ABBELOOS (proche des altermondialistes), Geschichte TransnationalRevue Internationale des Livres et des Idées – Tony ANDRÉANI (socialiste prônant un retour à Marx), BlogLes Lettres Françaises p.X-XI – Frédéric LEMAÎTRE (journaliste), Le Monde – Alain LIPIETZ (ex-militant maoïste), Blog – Vincent PRÉSUMEY (ex-militant trotskyste), Liaisons –  Xavier de la VEGA (journaliste), Sciences Humaines].

À la fin du XVIIIe siècle, Adam Smith a prévu la nouvelle émergence économique de l’Orient et l’équilibre des pouvoirs avec l’Ouest. Dans cet ouvrage magistral et à contre-courant de la pensée dominante, Giovanni Arrighi démontre comment l’extraordinaire ascension de la Chine nous invite à relire « La Richesse des nations » avec un regard neuf. À la faveur d’une déconfiture de l’hégémonie américaine, la République Populaire pourrait proposer l’alternative au capitalisme du XXe siècle. Peut-on se fier au modèle chinois actuel pour refonder l’organisation économique mondiale ?
Giovanni Arrighi répond à partir de trois idées fortes : la voie de développement chinoise est essentiellement différente du néolibéralisme ; la montée de la puissance chinoise est déjà en train de modifier la structure de l’économie politique à l’échelle internationale ; l’un des aspects majeurs de la voie chinoise, contrairement à l’image que les médias occidentaux en donnent souvent, pourrait être porteuse d’un modèle plus égalitaire et plus écologique de développement.

• Samir AMIN, Giovanni ARRIGHI, André GUNDER-FRANK, Immanuel WALLERSTEIN, La crise, quelle crise ? – Dynamique de la crise mondiale, François Maspéro, 1982 [Études internationalesPolitique étrangère].
• Giovanni ARRIGHI, The Long Twentieth Century, Verso, 1994 [Estrategia InternacionalMultitudes].
• Giovanni ARRIGHI, À la recherche de l’état mondial, Actuel Marx n°40.
• Articles de Giovanni ARRIGHI, Scribd.
• Giovanni ARRIGHI, Johns Hopkins UniversityWikipédia.
Revue de presse Chine 2011, Monde en Question.
Dossier documentaire Chine, Monde en Question.


[1] Lire :
• Serge LEFORT, La Chine vue par MARX et ENGELS, Chine en Question.
• Serge LEFORT, Lire MARX et ENGELS, Monde en Question.
[2] Sélection des passages sur la Chine dans Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations.

Pourquoi l’Amérique a besoin de diaboliser la Chine


Le World politics review a publié le 17 janvier un article de Thomas P.M. Barnett intitulé « Pourquoi les États-Unis ont besoin de diaboliser la Chine ? ».

Après que le développement des forces militaires de la Chine ait été récemment dévoilé, la propagande sur la menace chinoise de Washington a atteint un niveau furieux, qui égale la peur des Américains de la croissance de l’économie chinoise. Quant aux relations américano-chinoises, il existe 10 raisons pour lesquelles Washington ne ménage pas sa peine pour diaboliser la Chine :

1. On ne peut s’empêcher d’être dépensiers et on a besoin de l’aide de la Chine. Les Américains ont l’habitude de dépenser plus qu’ils gagnent et c’est pourquoi les États-Unis souhaitent soulager leurs déséquilibres commerciaux avec le monde via une réévaluation du RMB. Les 700 millions de Chinois pauvres dans les villages attendent encore le développement économique. Pourtant, cela ne suffit pas à persuader les 535 députés américains qui pensent surtout à eux.

2. La Chine souhaite maintenir un équilibre commercial avec les États-Unis, alors que ces derniers ont toujours tendance à prendre la Chine comme ennemie. Washington limite l’exportation des hautes technologies vers la Chine et empêche la Chine d’investir dans les industries « sensibles » des États-Unis. Tout cela parce que les États-Unis sont persuadés que la Chine sera un éventuel ennemi dans les futurs combats entre grands pays.

3. Dans les années 80 du siècle dernier, la Chine est entrée sur la voie d’un développement rapide et pacifique. Les Chinois n’hésitent pas à promouvoir la liberté économique et continuent à soutenir le système politique de la Chine.

4. C’est en 1972 que nous avons affirmé à Beijing qu’il y n’a qu’une seule Chine. Cependant, depuis ce moment-là, nous avons commencé à vendre sans cesse des armes à Taiwan.

5. Depuis 65 ans, les armes nucléaires empêchent les guerres entre les grands pays et il faudrait que les armes nucléaires existent toujours. La Chine est pour ce point de vue et c’est pourquoi elle n’a pas sanctionné l’Iran et la Corée du Nord en ne suivant pas les États-Unis.

6. Les gens du Pentagone serrent la Chine de près et suivent de près chaque progrès militaire de la Chine. Ensuite, ils diront complaisamment : « Je t’ai dit que ce sera comme ça. »

7. La frénésie de la « domination » existe toujours à Washington. Quelqu’un a dit que ce n’est pas suffisant que les dépenses militaires des États-Unis dépassent celles du monde entier, il faut encore dominer la Chine dans le secteur militaire près de ce pays.

8. Les avocats des « grandes guerres » du Pentagone rêvent toujours de guerres entre les grands pays sans armes nucléaires.

9. Nous vivons dans une époque politique basée sur la peur. Chaque progrès militaire chinois, même s’il est encore très loin d’être appliqué dans l’avenir, est exagéré par la presse, qui dit qu’il sera « utilisé tout de suite ».

10. Au lieu de croire la réalité, nous préférons considérer la Chine comme un pays mystérieux qui connaît peu de changements.

17/01/2011
Thomas P.M. Barnett
World politics review
Renmin Ribao

Lire aussi :
• Articles sur la Chine, Thomas P.M. Barnett’s Globlogization.
Dossier documentaire & Bibliographie Chine, Monde en Question.

Chine-Occident XVIe-XXIe siècle


ZHENG Lu-nian, Daniel HABER, Chine-Ocident – Le grand malentendu du XXIe siècle, L’Harmattan, 2010.

L’avènement de la Chine en tant que grande puissance, et bientôt hyper-puissance, pose la question, renouvelée, de ses rapports avec l’Occident. Pour la première fois depuis 500 ans, c’est-à-dire depuis la Renaissance européenne, l’Occident n’a plus le monopole de l’efficacité.
L’émergence de la Chine parachève celle de toute l’Asie, du Japon à l’Inde. La relation des deux civilisations entrées dans la modernité, l’occidentale et l’asiatique (dont la Chine est la matrice), devient cruciale pour la réussite de la globalisation. Or, les deux rencontres précédentes, aux XVIe et XIXe siècles, ont été de vrais chocs de civilisations.
La troisième rencontre, depuis l’ouverture de la Chine en 1978, est le sujet de ce livre : elle avait bien commencé avec le passage de la Chine à l’économie de marché et la confiance des investisseurs étrangers venus massivement en Chine.
Ce qui s’est passé juste avant les Jeux olympiques d’août 2008 noircit le tableau : l’affaire du Tibet, celle de la flamme olympique «attaquée», le mot de boycott des JO prononcé, tout cela a révélé des sentiments très complexes, mêlés de peur, de perplexité et de jalousie, qu’éprouve l’Occident face au réveil de ce «Dragon géant de l’Orient» prédit par Napoléon. Quant à la Chine, elle constate avec amertume que son entrée dans le concert des nations suscite encore doutes et critiques et se montre désormais vigilante face au complot supposé des «forces hostiles à la Chine» et réticente à adhérer aux «valeurs universelles» défendues par l’Occident.

Cet ouvrage n’est pas le premier qui traite des rapports Chine/Occident, mais c’est le plus récent. Écrit par un chinois et un français, il a l’avantage de clarifier les positions. Ainsi, le chinois traduit naturellement zhōng guó par « pays du milieu » alors que le français s’obstine à nommer la Chine « Empire du Milieu » – ce qui relève d’une ignorance crasse ou d’une propagande anti-chinoise car la Chine est une République depuis 1912. Qu’on se le dise !

Au XVIe siècle, l’Europe voulait imposer la religion chrétienne à la Chine. Au XIXe siècle, elle a imposé le commerce de l’opium via l’occupation militaire. Au XXe siècle, elle veut imposer la démocratie avec le même aveuglement des valeurs de la civilisation chinoise et la même logique impérialiste qui prétend que l’économie de marché et la démocratie serait des «valeurs universelles» et compatibles entre elles.

Les pages écrites par Daniel HABER, consultant en management interculturel (Jésuite du XXIe siècle), ressassent tous les poncifs et les griefs contre la Chine au nom des prétendues valeurs occidentales, qui se résument au droit du plus fort – au droit colonial – imposé en Amérique, en Afrique et en Asie. À l’heure où les dictatures africaines, soutenues par les gouvernements de droite et de gauche, vacillent, et où la Chine rachètent en dollar la dette des pays européens, il est temps de regarder la réalité en face.

Les pages écrites par ZHENG Lu-nian permettent de comprendre non seulement le point de vue chinois sur les tentatives de colonisation – cent ans d’humiliation et de douleur – de son territoire par les barbares européens qui causa des millions de morts [1] mais aussi la philosophie chinoise concernant ses responsabilités de grande puissance et très prochainement de première puissance mondiale – place qu’elle avait avant l’invasion anglo-française. En 1820, la Chine représentait 32% de l’économie mondiale et l’Inde 23%.

Ces 60 pages valent à elles seules l’achat du livre. L’auteur analyse trois caractères qui résument la pensée chinoise :
中 zhōng centre / milieu
易 yì mutation / transformation / changement
心 xīn cœur

20/01/2011
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

• HU Jintao en Amérique : sinophobie, fantasmes et realpolitik, France Culture.
• ZHENG Lu-nian, DailymotionTexte Web TV CultureVidéo Web TV Culture.
Dossier documentaire & Bibliographie Chine-Occident, Monde en Question.


[1] L’étendue des désastres liés aux guerres de l’opium, et plus généralement, à la destruction des institutions impériales chinoises est massivement ignorée par la plupart des chercheurs et des hommes politiques français. Ces pillages, famines, répressions, durèrent un siècle, de 1840, la défaite chinoise devant les troupes anglaises, à 1949, l’arrivée des communistes au pouvoir. Les chercheurs anglo-saxons, bien meilleurs connaisseurs de cette période, évaluent le nombre des victimes dans une fourchette oscillant entre 120 et 150 millions en un siècle.
• TIBON-CORNILLOT Michel, Les guerres de l’opium ou l’écrasement de la Chine, Dedefensa.
• TIBON-CORNILLOT Michel, La Chine en enfer : pillages et génocides blancs, Dedefensa.

L’im-Monde propagande pro-américaine


L’éditorial du Monde, paru dans l’édition du 27/11/2010, est un chef-d’œuvre de la propagande du temps de la guerre froide et dans le style de celui de Jean-Marie Colombani publié après l’écroulement des tours du World Trade Center à New York, symbole de la puissance américaine et de la prétention capitaliste à coloniser le monde [1].

L’éditorial du Monde débute par un mensonge :

Dans l’opinion internationale, particulièrement en Europe, la Corée du Nord échappe aux jugements les plus sévères.

Mensonge car les médias dominants, Slate, dont le Directeur de la publication est Jean-Marie Colombani, Libération, Rue89, tous condamnent a priori la Corée du Nord [2].

L’im-Monde reproche en fait la faiblesse de la riposte américaine :

La réprobation a été quasi-unanime. La Maison Blanche a «fermement condamné» le bombardement nord-coréen. La Chine, principal allié de Pyongyang dans la région, a de son côté fait part de sa «préoccupation». Les deux pays ont ensuite expliqué souhaiter que «la retenue soit exercée».
Plus tard, les États-Unis ont jugé «prématuré» à ce stade d’envisager une quelconque action militaire après le bombardement, selon un porte-parole du Pentagone, le colonel David Lapan. «Nous surveillons la situation et discutons avec nos alliés», a-t-il ajouté, précisant que le secrétaire à la Défense, Robert Gates, devait s’entretenir dans la matinée avec son homologue sud-coréen.
Libération

L’éditorial du Monde enchaîne sur une interprétation des faits selon la rhétorique jésuitique propre à ce quotidien [3] :

La vérité est qu’il s’agit d’un régime belliciste et belliqueux. Il vient encore de le prouver, mardi 23 novembre, en faisant bombarder par son artillerie l’île sud-coréenne de Yongpyong, en mer Jaune. Quatre ressortissants sud-coréens ont été tués dans cette agression gratuite. Elle fait suite au torpillage d’une corvette sud-coréenne en mars, toujours en mer Jaune, au cours duquel 46 marins ont trouvé la mort.

Même si le régime de Pyongyang est une dictature, les choses ne sont pas aussi simples :

Les tirs ont eu lieu sur fond d’exercices militaires sud-coréens dans la région. L’armée nord-coréenne avait envoyé un message aux forces armées sud-coréennes tôt mardi matin pour exiger l’arrêt des exercices, mais Séoul les a poursuivis, a précisé un responsable de l’état-major interarmes sud-coréen.
L’artillerie nord-coréenne a frappé la petite île de Yeonpyeong, située à environ 120km à l’ouest de la côte, qui abrite des installations militaires et compte entre 1.200 et 1.300 habitants.
AP-Yahoo! Actualités

L’éditorial du L’im-Monde poursuit par un nouveau mensonge :

Peu de pays se permettent d’agir ainsi sans susciter une tempête de protestations internationales.

On se souvient pourtant que l’État d’Israël a bombardé la population de Gaza du 27 décembre 2008 au 3 janvier 2009 sans susciter beaucoup de condamnations alors que le bilan de ce crime de guerre s’établit à 1455 Palestiniens tués, dont plus de 410 enfants et 100 femmes, et 5350 Palestiniens blessés [4].

L’éditorial du Monde use contre la Corée du Nord de l’argument qui servit de prétexte à la guerre contre l’Irak :

Mais le régime de Pyongyang n’est pas que cela. Il est l’une des plus épouvantables dictatures de la planète. Il entretient la terreur et la misère parmi une population de 23 millions d’habitants qui peine à survivre. Lorsqu’il s’effondrera – le plus tôt sera le mieux -, on découvrira l’existence d’atroces colonies pénitentiaires : par dizaines de milliers, sinon par centaines de milliers, des malheureux y sont condamnés à une mort lente, soumis à la famine et à la torture.

L’im-Monde, qui vantait les liens d’amitiés entre Jacques Chirac et Saddam Hussein quand la France vendait des armes au dictateur de Bagdad, a fait campagne contre Saddam Hussein quand il s’affronta à son protecteur américain sur la question du Koweït. De même, en septembre 2001, L’im-Monde oublia les liens d’amitiés entre la famille Bush et Ben Laden quand ce dernier se retourna contre son protecteur américain qui l’aida à constituer son réseau islamique en Afghanistan pour combattre l’armée rouge.

L’éditorial du Monde fait le lien, sans le dire explicitement, entre la Corée du Nord et l’Iran :

Le plus grave dans cette affaire est son impact sur la prolifération nucléaire. L’impunité du régime de Pyongyang est la preuve que l’arme atomique protège. Cette impunité a des allures d’encouragement à tous les candidats au nucléaire militaire.

L’im-Monde se fait le champion de l’hypocrisie des puissances occidentales qui se sont dotées de l’arme nucléaire à la fin de la Seconde guerre mondiale comme d’une arme de dissuasion entre elles et comme d’une arme stratégique contre tous les autres pays, en particulier pour maintenir leur empire colonial.
Les temps ont changé puisque les États des peuples colonisés ont acquis l’arme nucléaire (Chine, Corée du Nord, Inde et Pakistan) et que d’autres cherchent ou sont soupçonnés de vouloir l’acquérir (Algérie, Arabie saoudite, Brésil, Iran, Maroc, Syrie, etc.).

Deux autres remarques concernant l’hypocrisie des puissances occidentales :
L’État d’Israël possède l’arme atomique, mais ne l’avoue pas officiellement afin de ne pas signer le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.
Le seul État qui a utilisé l’arme nucléaire à ce jour pour terroriser la population civile – autre crime de guerre non condamné – sont les États-Unis les 6 et 9 août 1945 à Hiroshima et Nagasaki.

L’éditorial du Monde défend rétroactivement la légitimité de la présence militaire américaine en Corée du Sud et dans les eaux de la mer de Chine depuis 1945 :

Soutenue par la communauté internationale, la Corée du Sud – la péninsule coréenne a été divisée au début des années 1950, durant la guerre froide – a réagi avec modération.

Or c’est bien la légitimité de la présence militaire américaine qui est remise en cause aujourd’hui par la Chine.

La Chine a mis en garde vendredi 26 novembre contre des manoeuvres militaires, prévues à partir de dimanche par les Etats-Unis et la Corée du Sud, qui se dérouleraient dans sa zone économique exclusive, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
« Nous sommes opposés à toute action militaire non autorisée à l’intérieur de la zone économique exclusive de la Chine », a déclaré le porte-parole du ministère, Hong Lei.
« La situation actuelle dans la péninsule coréenne est compliqué et sensible, toutes les parties doivent faire preuve de retenue, oeuvrer dans le sens d’une détente et du maintien de la paix et de la stabilité de la péninsule, et non le contraire », a ajouté le porte-parole.
NouvelObs

L’éditorial du Monde conclut en donnant des leçons à la Chine :

Pékin tient à bout de bras le régime nord-coréen et redoute son effondrement. Il provoquerait la fuite de millions de Nord-Coréens vers la Chine. Une réunification non négociée verrait les troupes américaines stationnées aux portes d’une des frontières chinoises. Mais, en ne dénonçant pas Pyongyang, la Chine l’incite à d’autres aventures guerrières ; elle manifeste son impuissance à modérer son protégé. C’est un signe de faiblesse.

Mais la Chine, qui n’est pas Haïti, a une appréciation plus réaliste du rapport de force géoéconomique, géopolitique et géostratégique :

Le Président américain Barack Obama a quant à lui déclaré que les États-Unis défendraient la Corée du Sud après ce que la Maison Blanche a qualifié d’« attaque scandaleuse » de la Corée du Nord sur son voisin. Ne disposant cependant que d’options limitées, les États-Unis souhaitent plutôt chercher une solution diplomatique plutôt qu’une réponse militaire à ce qui est un des affrontements les plus inquiétants entre les deux Corées.
Renmin Ribao

26/11/2010
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi :
• Face à face USA/Chine en Corée, Monde en Question.
Dossier documentaire & Bibliographie Chine, Monde en Question.
Dossier documentaire & Bibliographie Propagande, Monde en Question.


[1] Références :
• Editorial : Les provocations meurtrières de la Corée du Nord, Le Monde, 27/11/2010.
• Editorial : Jean-Marie Colombani, Nous sommes tous Américains, Le Monde, 13/09/2001.
[2] Revue de presse :
• A quoi joue la Corée du nord ?, Slate – Mentions légales, Slate.
• Derrière les tensions entre les deux Corée, il y a Pyongyang, Rue89.
• Revue de presseNouvelObs.
[3] L’art jésuitique de la rhétorique :
Quelle est la différence entre un Bénédictin et un Jésuite ?
Deux moines, l’un Bénédictin, l’autre Jésuite, se demandent s’il peuvent fumer. Ils vont demander l’autorisation au Père abbé.
Le bénédictin va donc voir le Père abbé et lui demande : « Est-ce que quand je prie, je peux fumer ? » « Pas question ! » répond le Père.
Le Jésuite va à son tour voir le Père abbé et lui demande : « Est-ce que quand je fume, je peux prier ? » « Bien évidemment » répond le Père « Vous pouvez prier dans tous les moments de votre vie quotidienne. »
Jésuitisme, Wikipédia.
[4]Revue de presse :
• Guerre de Gaza, Monde en Question.
• Chronique de la Colonisation de la Palestine 2008, Monde en Question.
• Chronique de la Colonisation de la Palestine 2009, Monde en Question.

Face à face USA/Chine en Corée


Les faits

Comme d’habitude, il n’est pas facile d’établir clairement les faits. Les médias dominants s’empressent de commenter, toujours dans le même sens, des faits incertains voire douteux. Prenant prétexte d’une escarmouche entre les deux Corées, ils répètent le même discours de propagande contre la Corée du Nord dans lequel se mêlent un anticommunisme dans le style de la guerre froide à un mépris colonial des peuples asiatiques.

Même si le régime de Pyongyang est une dictature, les choses ne sont pas aussi simples :

Les tirs ont eu lieu sur fond d’exercices militaires sud-coréens dans la région. L’armée nord-coréenne avait envoyé un message aux forces armées sud-coréennes tôt mardi matin pour exiger l’arrêt des exercices, mais Séoul les a poursuivis, a précisé un responsable de l’état-major interarmes sud-coréen.
L’artillerie nord-coréenne a frappé la petite île de Yeonpyeong, située à environ 120km à l’ouest de la côte, qui abrite des installations militaires et compte entre 1.200 et 1.300 habitants.
AP-Yahoo! Actualités

Comme l’exprime Jean-Christophe Ploquin :

La question coréenne est (…) d’autant plus compliquée à régler qu’elle s’inscrit dans le rapport de force opposant les États-Unis et la Chine. Depuis la guerre de Corée (…) les Américains sont la puissance protectrice de la Corée du Sud, où sont stationnés 28 000 GI’s. La Chine, de son côté, est le bouclier diplomatique et la soupape commerciale de la Corée du Nord, dard communiste pointé également vers le Japon. Avec la Russie, ces cinq pays mènent des discussions tortueuses et souvent vaines pour encadrer le programme nucléaire nord-coréen.
La Croix

Cette tension intervient alors que les États-Unis et la Corée du Sud s’apprêtent à organiser des manoeuvres aéronavales conjointes à partir du dimanche 28 novembre et prévues avant cet événement.

À qui profite le crime ?

Il semble que cette escarmouche entre les deux Corées soit une manœuvre militaire utile aux deux camps pour faire pression sur leurs alliés respectifs : États-Unis (Corée du Sud) et Chine (Corée du Nord). Qu’importe alors de savoir qui a commencé puisque les deux ont intérêt à une escalade… limitée.

Il y a un détail troublant que personne n’explique :

Le ministre sud-coréen de la Défense, Kim Tae-young, a présenté sa démission au président Lee Myung-bak, qui l’a acceptée, « dans le but d’assainir le climat régnant au sein de l’armée et de gérer la série d’incidents ».
Reuters-Yahoo! Actualités

L’analyse de Yves Harté est intéressante quoique idéaliste sur les intentions des États-Unis :

La vérité est que personne ne veut de la Corée du Nord. Que ferait-on de ses 23 millions d’habitants qui brusquement se retrouveraient à la charge d’une Corée du Sud peu capable de les prendre sous son aile ? La Chine préfère un régime sous tutelle et ne tient pas à des colonnes de réfugiés se dirigeant vers sa frontière. L’Amérique qui voulait réduire ses effectifs dans la région se verrait obligée de les renforcer. Alors que peut signifier ce brusque et insensé bombardement ? Sinon de demander une aide, un peu comme une communauté aux abois menace de tout faire sauter si on ne s’intéresse pas à elle. Voilà le nouveau chantage du régime de Pyongyang.
Sud Ouest

La Corée du Nord est un épouvantail utile aux États-Unis pour justifier leur présence militaire en Corée du Sud et dans les eaux de la mer de Chine alors qu’elle est un voisin encombrant pour la Chine dont l’intérêt vital est le maintien de la paix et de la stabilité, c’est-à-dire d’un climat international favorable à son développement économique, mais un voisin plus tolérable qu’une Corée réunifiée car cela reviendrait à partager 1400 km de frontière avec un allié des États-Unis.

Les mots et les actes

La Chine a été priée par les États-Unis et le Japon dʼintervenir auprès de son allié nord-coréen pour éviter toute escalade du conflit. Washington refuse dʼévoquer une intervention militaire, tout en insistant sur la nécessité dʼassurer la sécurité de la Corée du Sud.
RFI

Cette supplique est révélatrice de la faiblesse économique, politique et militaire des États-Unis aujourd’hui qui n’ont plus les moyens d’imposer le coup de force militaire de 1945.

Le Président américain Barack Obama a quant à lui déclaré que les États-Unis défendraient la Corée du Sud après ce que la Maison Blanche a qualifié d’« attaque scandaleuse » de la Corée du Nord sur son voisin. Ne disposant cependant que d’options limitées, les États-Unis souhaitent plutôt chercher une solution diplomatique plutôt qu’une réponse militaire à ce qui est un des affrontements les plus inquiétants entre les deux Corées.
Renmin Ribao

25/11/2010
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi :
Dossier documentaire & Bibliographie Chine, Monde en Question.