Chine en Question

Blog dédié au Monde asiatique

Les 100 mots de la Chine


 

Depuis quelques années la Chine vole de record en record, créant la surprise, l’inquiétude aussi, avec sa puissance et sa capacité d’achat d’entreprises, avec l’indépendance qu’elle affiche dans les rencontres internationales et, maintenant, avec le risque de bulles spéculatives qu’elle abrite, dans l’immobilier ou à la Bourse de Shanghai. La Chine est devenue le partenaire incontournable de toutes les grandes rencontres et, désormais, de toutes les grandes décisions si l’on veut qu’elles aient un sens.

Mais la Chine n’est pas simple à appréhender, à l’aune de sa taille – immense – et de sa (très) longue histoire. Essayer de connaître ce grand pays et tenter de mieux le comprendre sont devenus cruciaux. De Mah-Jong à Tian An Men, du Changjiang (Yang Tse) à la SASAC, voici 100 mots pour commencer.

La présentation de cet ouvrage ne peut s’empêcher de véhiculer le discours de propagande habituel concernant la Chine (mots en gras).
Le premier mot étudié, zhōng guó, est correctement traduit par « pays du milieu » et non par « Empire du Milieu » comme le font habituellement les médias dominants qui révèlent ainsi leur ignorance crasse et leur volonté de propagande anti-chinoise .

André CHIENG, Jean-Paul BETBÈZE, Les 100 mots de la Chine, QSJ PUF, 2010 [Texte en ligne].

Lire aussi :
Dossier documentaire Langue chinoise, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.

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Une réponse à “Les 100 mots de la Chine

  1. Helun 13/02/2015 à 11:43

    Décidément, la traduction de 中国 pose toujours problème sur ce site! C’est vrai, ce mot ne comprend pas la notion d’empire. J’ai même lu dans « Sur les traces d’un jésuite en Chine » (Magellan et Cie – 2007) la phrase « Depuis un demi-siècle, la Chine est une république… ». Rappelons que la Révolution de 1911 a mis fin à l’empire, et aussi que le Père Huc dont il question dans ce livre n’était pas jésuite!
    Quelques commentaires sur ce fameux Zhongguo, nom usuel donné à leur pays par les Chinois. Ce n’est pas l’appellation officielle; celle-ci est « Zhonghua Renmin Gongheguo » et « Zhonghua Minguo » de l’autre côté du détroit de Taiwan. Il semblerait que l’utilisation du mot « Zhongguo pour désigner ce que nous entendons par « Chine » soit historiquement assez récent.
    Avant 1911, le nom officiel de l’empire était « Dacin Gurun », mot mandchou, ou son équivalent chinois « Da Qing Guo » .Eh oui, quand les jeunes puissances agressives européennes ont envahi la Chine, celle-ci était déjà envahie depuis 2 siécles!
    Le terme « Zhonghua » est une ancienne dénomination remise au goût du jour.
    « Minguo » est sans doute un néologisme créé par les Chinois pour désigner « république ».
    En 1949, le terme « Zhonghua » est conservé, le mot « Renmin » est ajouté (pour traduire « populaire ») et la traduction de « République » est modifiée. On préfère alors prendre le terme d’origine japonaise, créé comme beaucoup avec des racines chinoises, « Gongheguo ». Le mot « gonghe » a été pris par les Japonais dans le « Shiji » de Sima Qian (prononciation japonaise « Kyowa »).
    Voilà où j’en suis dans mes recherches sur le mot « Zhongguo ». Si certains ont des commentaires ou des corrections, ils sont les bienvenus!
    Revenons à cette distinction République/Empire. Les termes « pays, nation, état , république, royaume, empire » sont des mots de notre langue utilisés parfois l’un pour l’autre de façon fautive et qui n’ont pas d’équivalents stricts dans la langue liée à une civilisation et une histoire très différente de la notre. J’ai lu sur certains sites que la Chine était un état-nation. C’est faux! La constitution chinoise précise que la Chine est un état multinational.
    Je cite un article d’un sinologue suisse à propos de ce problème:
    « Un juriste chinois de Genève, M. Zhang Yafei, prétend que « la théorie de l’Etat-nation, culture ethnique des Etats européens, n’est pas un modèle universel » ; la Chine serait un type d’Etat différent, de nature géographique et non nationale, et les Occidentaux se tromperaient « en donnant à une notion géographique une coloration ethnique ». La Chine étant pluriethnique, le Tibet y trouverait en quelque sorte naturellement sa place. Cette idée reprend un argument fréquemment mis en avant par les autorités chinoises pour justifier leur mainmise sur les régions périphériques du pays. M. Zhang et les propagandistes du régime ont raison sur un point : la Chine n’est pas un Etat-nation. Mais ils se trompent sur un autre : les Européens ont connu ce modèle plurinational durant leur histoire. Ce modèle porte même un nom bien connu – celui d’« Empire ». La Chine actuelle est un Empire pluriethnique, au même titre que l’étaient l’Empire romain ou l’Empire napoléonien, par exemple. »
    Ce texte demande réflexion. Du côté chinois, je n’ai pas connaissance de protestations chinoises quant à des articles ou livres utilisant le mot « Empire » (merci de rectifier si besoin est) et la structure impériale de gouvernement correspond à des périodes où la Chine fut particulièrement prospère (Tang et Song par exemple).
    Cordialement.

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