Chine en Question

Blog dédié au Monde asiatique

FUKASAKU Kinji (1930–2003)


Une carrière prolifique construite sous le règne de la politique des genres des grands studios japonais. Kinji Fukasaku s’est d’abord affirmé comme le spécialiste du film de gangsters (yakusas) à la japonaise, dès le début des années 1960 avec des titres comme Gangsters en plein jour. La décennie suivante, il réalise des œuvres qui constitueront une véritable relecture critique (la série des Combats sans code d’honneur, Le Cimetière de la morale) où seront brocardées les mythologies traditionnelles. Sa mise en scène, souvent spectaculaire, est au service de la peinture d’un univers chaotique, dénué de règles, métaphore du capitalisme moderne. Fukasaku s’est, par ailleurs, illustré dans le cinéma dit « de sabre » et la science-fiction.


Rétrospective Kinji Fukasaku du 2 juillet au 3 août 2014 à la Cinémathèque française

Articles
• Hommage à Kinji Fukasaku, Séquences nº225, 2003.

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Livres
• Olivier HADOUCHI, Kinji Fukasaku : un cinéaste critique dans le chaos du XXe siècle, L’Harmattan, 2009 [1895East Asia].
Cet essai constitue la première monographie entièrement consacrée à Kinji Fukasaku en dehors du Japon. Ces oeuvres révèlent un cinéaste inventif et audacieux. Souvent iconoclaste, il porte un regard très critique sur le présent et le passé de son pays, sur une société qui pratique la fuite en avant dans la consommation effrénée.
• Benjamin THOMAS, Le cinéma japonais d’aujourd’hui, Presses universitaires de Rennes, 2009.
De la forme cinématographique, ordonnatrice d’univers, d’histoires et de décors, jusqu’aux corps des personnages, constructions de chair, d’imaginaire, de social et de celluloïd, le cinéma japonais contemporain se saisit toujours d’une manière ou d’une autre d’une problématique identité japonaise moderne, mais dit aussi le besoin impérieux de la penser par le biais de l’art. Car cet élément contextuel ne s’est pas incarné dans la matière filmique en n’y trouvant qu’une écorce passive. Altérations de la transparence du langage cinématographique, interrogations de la temporalité, fascination inquiète de l’altérité et de la dépossession de soi, figures du double et de l’amnésique, images du corps au prisme du butô : au cœur du cinéma japonais d’aujourd’hui, le questionnement des cadres esthétiques ne se déprend jamais d’une réflexion sur l’incertitude des cadres sociaux et identitaires. L’élan qui porte les cinéastes vers le cinéma semble toujours relancer, au Japon, cette question anxieuse de Kiyoshi Kurosawa : « Mon point de départ, c’est toujours moi-même, être humain habitant à Tôkyô. Mais ce « moi », qu’est-ce que c’est précisément ? De quoi est faite mon identité ? » Cette interrogation, fil conducteur tissé d’angoisses et d’espoirs, sera aussi un fil d’Ariane guidant l’exploration d’un vaste territoire cinématographique : le cinéma japonais de 1989 à aujourd’hui.

26/06/2014
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi :
Filmographie FUKASAKU Kinji réalisateur, Ciné Monde.
Dossier documentaire Cinéma japonais, Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.

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