Chine en Question

Blog dédié au Monde asiatique

KUROSAWA Akira (1910-1998)


Articles
• Olivier AMOUR-MAYEUR, Shakespeare entre Nô et Kabuki : ou l’art dramatique élisabéthain cadré par Kurosawa Akira, Actes des congrès de la Société française Shakespeare nº27, 2009.
• Marcel JEAN, Akira Kurosawa : un humaniste dans les ténèbres, Séquences nº124, 1986.
• Marcel JEAN, Akira Kurosawa 1910-198 : l’adieu au maître, 24 images nº95, 1998-1999.
• Akira Kurosawa répond aux questions, Séquences nº101, 1980.
• Serge CHAUVIN, Le labyrinthe et les nuées : les espaces aberrants de Kurosawa, Actes des congrès de la Société française Shakespeare nº16, 1998.

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Revues
• Charles TESSON, Akira Kurosawa, Cahiers du cinéma, 2008.

Livres
• Tassone ALDO, Akira Kurosawa, Champs Flammarion, 1994.
• Alain BONFAND, Le cinema d’Akira, Vrin, 2011.
e cinéma d’Akira Kurosawa : une oeuvre d’une rare violence, ne reculant pas devant la brutalité. Pour le comprendre, Alain Bonfand n’a pas hésité à transposer dans son écriture ce que ce cinéma comporte de folie. Le tissu même de son Livre communique au lecteur, en l’incarnant, la sauvagerie de la gestuelle et du montage de ce cinéaste. Que l’on soit ou non connaisseur de Kurosawa, le texte de Bonfand dégage une extraordinaire autorité. Le savoir n’est pas mis en avant pour lui-même, quoique une évidente familiarité avec la culture japonaise entre ici pour beaucoup dans le sentiment de justesse des analyses. Mais l’essentiel est une étonnante lecture en profondeur, qui fait vivre tout autrement ce cinéma qui n’a souvent été apprécié que pour les plus mauvaises raisons. La construction du livre est limpide. Chaque partie gravite autour d’un centre : la figure, le motif, le phénomène, l’immontrable, la théorie des genres, la magnifique intuition, surtout, de « ce qui aveugle ». La guerre est associée au thème surprenant de la « maladie de la terre »; le kamikaze (« vent divin »), à la tuberculose, si importante chez Kurosawa ; l’aveuglement, à la mort et à l’impossible, bien sûr, mais aussi à cent motifs particuliers. Cette pratique à la fois soutenue et légère de l’analyse, ces démonstrations économiques et concrètes de ce que c’est qu’une mise en scène orientée par une puissance figurative libérée de la thématisation, proposent pour finir une thèse fondamentale : l’idée esthétique donne plus que le concept. Il est exceptionnel qu’une monographie d’auteur se situe à ce niveau de pensée, d’écriture et de charme. C’est une expérience emballante, qui donne la sensation d’être emporté « sur un balai de sorcière ».
• Collectif, Akira Kurosawa, Paris Musées, 2008.
Akira Kurosawa, (1910-1998) est universellement connu comme un des cinéastes les plus éminents de la seconde moitié du XXe siècle. Grâce à une rétrospective inédite en France, regroupant 87 dessins, conçus pour ses derniers films, le Petit Palais, souhaite révéler au public le fabuleux dessinateur qu’il a aussi été. Cette exposition révèle une facette méconnue du cinéaste, dessinateur exceptionnel, mettant le trait et la couleur au service d’une force émotionnelle rare. Ces dessins ne peuvent se résumer à un travail préparatoire à la réalisation de ses films. Conçus comme des oeuvres autonomes, ils sont accessibles à tous y compris à ceux qui n’auraient pas la chance d’avoir vu ses films. Synthèse originale des cultures orientales et occidentales, par leur force expressionniste, ces dessins reflètent la personnalité de Kurosawa, son enracinement dans le patrimoine japonais comme son admiration pour l’art de Van Gogh, Cézanne, Chagall ou Rouault et la lecture de Shakespeare, Dostoïevski ou Tolstoï. Descendant de samouraïs, Kurosawa est né dans le Japon de l’ère Meiji. C’est indéniablement cette atmosphère particulière, son environnement qui le poussent très tôt à assouvir sa soif pour l’art occidental. Les dessins ici rassemblés contiennent la même charge émotionnelle que les films de l’artiste. Le choix savant des coloris, mettant l’accent sur les psychologies ou dramatisant certaines scènes, est sans doute le secret de l’admiration qu’il a réussi à susciter.
• Akira KUROSAWA, Comme une autobiographie, Cahiers du cinéma, 1997.
• Hubert NIOGRET, Kurosawa , Rivages, 1995.
Du réalisme social des films de l’immédiat après-guerre (Un merveilleux dimanche. L’Ange ivre. Un chien enragé) aux réalisations plus introspectives des années quatre-vingt-dix (Rêves, Rhapsodie en août. Maadayo), l’oeuvre d’Akira Kurosawa frappe par son ampleur et sa diversité. Inaugurée en 1943 avec La Légende du grand judo, elle a rapidement connu une grande renommée dans son pays, puis, dès le milieu des années cinquante, une résonance internationale avec une succession de chefs-d’œuvre qui ont marqué l’histoire du septième art : Rashomon, L’Idiot, Vivre. Les Sept Samouraïs. Le Château de l’araignée. Guère soucieux de théorie, ouvert à tous les genres (policier. comédie, mélodrame), curieux de la petite comme de la grande histoire. l’«empereur» du cinéma japonais s’impose par la générosité sans faille de son humanisme, ainsi que par une écriture qui emprunte à tous les arts (théâtre, peinture, poésie, musique) et circule sans gêne entre Shakespeare et le Japon moderne, tout en témoignant d’une exceptionnelle cohérence formelle. Pour évaluer l’originalité et la beauté de ce style, c’est d’abord à la mise en scène de Kurosawa qu’Hubert Niogret s’intéresse ici : dispositifs, dramaturgie, textures, tempo, espaces – expression d’un regard unique, mais offert à tous les hommes et à tous les temps.
• The Films of Akira Kurosawa, University of California Press, 1999.
• Benjamin THOMAS, Le cinéma japonais d’aujourd’hui, Presses universitaires de Rennes, 2009.

Audio-Vidéo
• Charles TESSON, Qui êtes-vous Akira Kurosawa ?, Canal-U, 24/06/2010.

12/05/2014
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi :
Filmographie KUROSAWA Akira réalisateur, Ciné Monde.
Dossier documentaire Cinéma japonais, Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.

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