Chine en Question

Blog dédié au Monde asiatique

Hommage à Jacques PIMPANEAU


 

Intéressez-vous à la Chine, ce n’est pas moi qui vous dirai le contraire, mais rappelez-vous que si cette culture est fascinante, c’est pour la sagesse qu’elle a élaborée. Ses penseurs savaient qu’une anecdote est plus probante que la logique d’un discours et je souhaite que les histoires que je vais vous rapporter vous aident à vous servir de votre intelligence pour mieux vivre, car sinon à quoi bon être intelligent !

En ces temps où il est politiquement correct d’avoir une opinion sur tout sans savoir de quoi il retourne et de blablater dans le sens des croyances de la majorité au lieu de s’en tenir aux faits, la lecture de la Lettre à une jeune fille qui voudrait partir en Chine ravira ceux qui aiment voyager hors des sentiers battus.

Le sens de la lettre

Un soir, un fonctionnaire écrivait une lettre au premier ministre à la lumière d’une lampe. Comme il ne voyait pas bien, il dit à son serviteur : « Mets la lampe plus haut », et, par erreur, il écrivit cette phrase dans sa lettre.

Quand le premier ministre la lut, il alla trouver le roi : « Ce fonctionnaire me conseille de mettre la lampe plus haut, ceci signifie élever la lumière, c’est-à-dire donner une haute position aux sages. » Le roi suivit ce conseil et put ainsi bien gouverner son pays.

Bien gouverner est une chose, mais ceci n’avait rien à voir avec le sens de la lettre. Beaucoup de lettrés aujourd’hui sont comme ce premier premier ministre : même s’il en résulte un bienfait, leurs idées sont souvent basées sur des erreurs, qui n’ont aucun rapport avec la réalité.

Jacques Pimpaneau, qui a le sens de l’humour, se présente comme « peut-être un montreur d’ombres, un conteur de fadaises, mais surtout pas un sinologue » (p.33).

Jacques Pimpaneau suggère, pour apprendre le chinois « de commencer par ces poèmes datant de la dynastie Chang, que tous les Chinois connaissent par cœur » (p.37).
Ces passionnantes leçons de chinois constituent une excellente introduction à l’étude la langue chinoise.

Jacques PIMPANEAU, Lettre à une jeune fille qui voudrait partir en Chine, Philippe Picquier, 1990.

12/07/2011
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi :
• Jacques PIMPANEAU, Wikipédia.
• Jacques Pimpaneau le passeur, L’Express.
Dossier documentaire & Bibliographie Langue chinoise, Monde en Question.
Dossier documentaire & Bibliographie Littérature chinoise, Monde en Question.
Revue de presse Chine 2011, Monde en Question.

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Une réponse à “Hommage à Jacques PIMPANEAU

  1. Movitcity 23/07/2011 à 08:05

    Cette petite histoire d’une lanterne à tenir élevée pour qu’elle diffuse mieux sa lumière souligne surtout que la pensée chinoise cherche (ou cherchait) toujours à s’inspirer de situations concrètes en se méfiant des « concepts purs » en se souvenant que c’est depuis notre existence concrète que nous sommes capables de penser. Cette attitude est à l’opposé de la pensée judéo-chrétienne qui tente de s’approcher de Dieu et qui se sent engluée dans la réalité. Loin de considérer son corps comme un obstacle à la pensée pure, l’Asie le soigne car elle en est le réceptacle et la source de connaissance.

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