Chine en Question

Blog dédié au Monde asiatique

Que penser de l’accident nucléaire au Japon ?


Alors que les médias dominants en Occident instrumentalise la peur comme dans l’affaire de la grippe AH1N1, il est intéressant de savoir ce qui signifie le niveau 4 d’alerte nucléaire. C’est dans la presse chinoise qu’on trouve l’explication claire et détaillée. Qu’on se le dise !

14/03/2011
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Suite au violent séisme qui a frappé le Japon le onze mars, le réacteur n°1 de la centrale nucléaire de Fukushima a connu des fuites radioactives. Le gouvernement japonais a déjà classé cet accident au niveau 4 sur une échelle de 0 à 7. Que signifie cet accident ? Qu’en est-il de la sécurité nucléaire ?

Selon l’échelle internationale des événements nucléaires (INES en anglais), les événements de niveau 1 à 3 sont qualifiés d’incidents ; à partir du niveau 4, on passe au statut d’accident. Le niveau 1 signale une anomalie sans conséquence. Le niveau 2 est un incident sans impact sur l’extérieur, mais qui expose les employés de la centrale à des radiations importantes. Le niveau 3 décrit un incident grave, avec un très faible rejet hors du site, mais provoquant des effets aigus sur la santé des employés.

Lorsqu’on atteint le niveau 4, on parle d’accident. Il y a un rejet mineur à l’extérieur, qui expose le public à des radiations équivalentes aux limites prescrites. Le réacteur et ses barrières biologiques sont considérablement endommagés, mettant même en danger la vie des travailleurs. Le niveau 5 est qualifié d’accident entraînant un risque hors du site, avec un rejet limité et des dommages graves du réacteur et de ses barrières biologiques. Les niveaux 6 et 7 désignent respectivement des accidents graves et majeurs.

L’accident le plus grave de l’Histoire s’est produit en 1986 ; la catastrophe de Tchernobyl en URSS est la seule classée au niveau 7. L’explosion du réacteur n°4 a entraîné le relâchement de 8 tonnes de matière radioactive dans l’atmosphère, contaminant immédiatement une zone de 60 000 km2 autour de la centrale et exposant plus de 3,2 millions de personnes. En 1979, la fusion partielle d’un réacteur à Three Mile Island aux États-Unis a été classée au niveau 5. La panne du système de refroidissement a causé une importante fuite radioactive qui a nécessité l’évacuation d’au moins 150 000 résidents.

Renmin Ribao

Lire aussi :
• Eliseo VERON, Construire l’événement – Les médias et l’accident de Three Mile Island, Minuit, 1981.
Dossier documentaire & Bibliographie Eliseo VERON, Monde en Question.
Dossier documentaire & Bibliographie Crise & Gestion de crise, Monde en Question.
Dossier documentaire & Bibliographie Risque & Gestion du risque, Monde en Question.

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