Chine en Question

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Obama et la guerre économique


Le numéro 2 d’Al-Qaïda traite Obama d' »esclave noir » au service des Blancs, AFP – Yahoo! Actualités

L’enregistrement intitulé « le départ de Bush et l’arrivée d’Obama » qualifie le premier Noir à accéder à la présidence et d’autres Noirs occupant ou ayant occupé d’importantes fonctions aux États-Unis « d’esclaves noirs domestiques », qui vivaient dans la maison de leurs maîtres blancs.

« Ce que Malcolm X disait au sujet des esclaves employés de maison s’applique à vous et à des gens comme vous », a dit Zawahiri mentionnant l’ancien secrétaire d’État Colin Powell et son successeur Condoleezza Rice.

Commentaires :
1) Supposons que cette information, fournie par le centre américain de surveillance de sites islamistes (SITE Institute), soit authentique.
2) Libération titre cette dépêche AFP « Quand le numéro 2 d’Al-Qaeda insulte Obama » sans préciser la nature de l’insulte.
3) Espérons que Libération ou d’autres ne fassent pas du racisme à l’envers pour faire taire toute critique d’Obama.

Les spéculations sur la composition de la future administration d’Obama vont toujours bon train [1] alors que l’information la plus importante est justement l’absence de communication à ce sujet depuis la victoire d’Obama le 4 novembre. Les spéculations courent aussi sur la future politique étrangère de l’administration d’Obama [2] alors que le « changement » n’est pas attendu dans ce domaine.

En attendant, les marchés américains creusent leurs pertes à la suite à de nouvelles statistiques inquiétantes qui confirment la dégradation de l’économie (Le Journal des Finances) et la Chine devient le plus grand pays détenteur de dettes publiques des États-Unis (Le Quotidien du PeupleAFP – Yahoo! Actualités) et souhaite poursuivre le dialogue économique stratégique avec les États-Unis (Xinhua – Le Quotidien du Peuple).

On en sait un peu plus aujourd’hui sur les accords que Hu Jintao a signé avec Raúl Castro (AFP – Yahoo! Actualités) :

Dans le cadre des accords conclus entre les deux présidents, la Chine accorde un crédit de 70 millions de dollars pour la modernisation des hôpitaux de la capitale cubaine, un don de 10 M USD pour des projets socio-économiques, et accepte de restructurer la dette cubaine contractée dans les années 1990.

Commentaires : Un don exige un contre-don, mais ne connaissons pas les termes de l’échange sinon la volonté politique de contrer les États-Unis en « Amérique Latine, une zone que Washington considère comme sa chasse gardée » (AFP – Aujourd’hui la Chine).

Sur le G20, cet article de la presse russe est riche d’enseignements (RIA Novosti) :

Samedi dernier encore, Dmitri Medvedev savourait aux côtés des participants du sommet de Washington le triomphe sur les divergences et déclarait que la Russie était satisfaite des décisions adoptées lors du sommet. Cependant, le premier ministre russe a remis en question dès le lundi suivant un des principaux résultats du sommet : la parole de « gentleman » de renoncer au protectionnisme.
[…]
Medvedev a confirmé hier, en ouvrant une séance du Conseil d’État consacrée à la lutte anticrise à Ijevsk, que la Russie appliquerait les accords intervenus au sommet du G20. Il a toutefois évoqué au cours de la réunion les intérêts nationaux, un soutien à l’industrie automobile russe et une aide aux exportations, une tâche ardue « dans un contexte où les États appliqueront des mesures protectionnistes malgré toutes sortes d’engagements ».

Soit le président russe avait déjà cette idée en tête en signant les décisions du G20, soit il y a réfléchi après son retour en Russie. A Ijevsk, les problèmes de l’industrie automobile russe semblent plus proches que vus de Washington. Pourtant, rien n’est vraiment surprenant ni spécifiquement russe dans cette situation: la grande politique suppose un certain cynisme ainsi qu’un talent à retourner sa chemise et à faire son mea culpa. Des collègues plus expérimentés sont toujours là pour rattraper le coup.

Lire aussi : Après le Sommet du G20, Monde en Question.


[1] De puissants lobbyistes, une banquière ayant mis la clé sous la porte, des spéculateurs, des membres du complexe militaro-industriel… Elle est belle l’équipe de transition de Barack Obama !, Bakchich.
[2] Obama, les mollahs et le big bargain, affaires-strategiques.info.

 

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