Chine en Question

Blog dédié au Monde asiatique

Le pire n’est jamais sûr


L’inflation des réunions de crise :

  • Fortis au premier plan durant le mini-G4 européen, Chronique Agora.
  • La crise financière et le G7, NouvelsObs.
  • Crise financière : Dmitri Medvedev soutient l’idée d’un sommet extraordinaire du G8, RIA Novosti.
  • Un G16 plutôt qu’un simple G8, Telos.
  • Pourquoi pas un G192 ?Nouvelles victimes du krach boursier, Chronique Agora

    Les commentateurs tentent de s’y retrouver mais ne trouvent guère de métaphores convaincantes pour décrire une situation sans précédent dans l’histoire — et qui demeurera maintenant, quoi qu’il arrive, le plus sévère krach depuis 1929. Non pas un simple krach boursier… mais un krach systémique global, se propageant à la vitesse de frappe des opérateurs sur leurs claviers d’ordinateurs, qui puisse sa source dans le collapsus du système financier américain.

    L’action coordonnée des banques centrales occidentales mercredi midi s’avère un échec complet.

    La situation est tellement critique que les marchés peuvent difficilement imaginer que le G7, déjà largement délégitimé, fasse étalage de ses divisions et de son impuissance… Cependant, il ne peut prendre le risque d’agir sans l’assentiment d’une majorité des membres du G20, et notamment de la Chine, de la Russie, de l’Inde ou du Brésil.

    Les nationalisations des banques en période de crise financière, La Bataille socialiste

    L’avancement la crise financière a entraîné de nouvelles attitudes recourant à l’État comme garantie: émetteur de plans de socialisation des pertes, et maintenant actionnaire de secours. La mode du jour est à la nationalisation des banques, mot d’ordre de gauche mis en œuvre par les libéraux. Que faut-il en penser?

    ZIZEK Slavoj, Lutte des classes à Wall Street, Le Monde

    La première chose qui saute aux yeux lorsqu’on observe les réactions actuelles à l’effondrement financier, c’est que… personne ne sait vraiment ce qu’il faut faire.

    Mais puisqu’on ne cesse de nous répéter que la confiance et la croyance sont déterminantes, nous devrions aussi nous demander dans quelle mesure le fait que l’administration américaine ait, dans la panique, rehaussé les enjeux, n’a pas aggravé le danger qu’elle tente de conjurer. Il est aisé de remarquer la similarité du langage utilisé par le président Bush dans son allocution au peuple américain après le 11-Septembre et dans celle qui a suivi l’effondrement financier : on dirait deux versions du même discours.

    Revenons au 15 juillet dernier, quand le sénateur républicain Jim Bunning attaquait le président de la Réserve fédérale des États-Unis, Ben Bernanke, en affirmant que sa proposition prouvait que « le socialisme est bel et bien vivant en Amérique » : « La Fed veut désormais être le régulateur de risque systémique. Mais la Fed est le risque systémique. Accroître le pouvoir de la Fed revient à donner au gamin qui a brisé votre fenêtre en jouant au base-ball dans la rue une batte plus grande, et à considérer que cela résoudra le problème. »

    Bunning a été le premier à exposer publiquement les grandes lignes du raisonnement justifiant la révolte du Parti républicain contre le plan de sauvetage fédéral. Ce raisonnement mérite que nous y regardions de plus près. Nous pouvons ainsi remarquer que la résistance au plan de sauvetage a été formulée en termes de « lutte des classes » : la Bourse, Wall Street, contre la rue, Main Street. Pourquoi devrions-nous aider les responsables de la crise (« Wall Street »), et laisser les simples emprunteurs (dans « Main Street ») payer le prix fort ?

    Donc le plan de sauvetage est-il réellement une mesure « socialiste », l’aube du socialisme d’État aux États-Unis ? Si tel est le cas, c’est en un sens bien singulier : une mesure « socialiste » dont le but premier n’est pas de venir en aide aux pauvres, mais aux riches, non pas à ceux qui empruntent, mais à ceux qui prêtent. L’ironie suprême réside ainsi dans le fait que la « socialisation » du système bancaire est acceptable lorsqu’elle sert à sauver le capitalisme : le socialisme est néfaste – sauf lorsqu’il permet de stabiliser le capitalisme.

    Lorsque nous sommes soumis à un chantage tel que le plan de sauvetage, nous devons garder à l’esprit qu’il s’agit d’un chantage, et nous efforcer alors de résister à la tentation populiste de donner expression à notre colère et ainsi de nous asséner des coups. Au lieu de céder à une telle expression impuissante, nous devrions maîtriser notre colère pour la transformer en une ferme résolution de penser, de réfléchir d’une manière réellement radicale, de se demander quelle est cette société que nous sommes en train de quitter qui rend possible ce genre de chantage.

    Insolites procureurs du capitalisme financier, Le Monde diplomatique

    On est à peine surpris d’apprendre que les docteurs convoqués par les médias au chevet du capitalisme comptent souvent au nombre de ceux qui, il y a à peine quelques mois, vénéraient le « libéralisme », voire exigeaient que la gauche s‘y convertisse sans tarder.

    Quant à M. Peyrelevade, ancien patron du Crédit lyonnais, aujourd’hui conseiller économique de M. François Bayrou, interrogé sur la crise financière par le mensuel Capital, il livrait le diagnostic suivant : « Grâce à [leur] réactivité, les États-Unis devraient parvenir à garder sous contrôle leur crise immobilière » ; « Je ne crois pas que la faillite de Lehman Brothers annonce un tsunami financier mondial. » Cet entretien est paru dans le numéro… d’octobre 2008.

    Commentaires : Les gourous pullulent en situation de crise pour dire aujourd’hui le contraire de ce qu’ils avaient dit hier ou pour chanter la berceuse « y’a qu’à »…

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